Malys – Mon verdict sur le deckbuilder néo-noir de David Gaider
Points forts & points à peaufiner
- Ambiance visuelle et sonore immersive, coup de cœur instantané
- Système de cartes audacieux, mais parfois un brin familier
- Progression “grindy” qui ravira les acharnés de la relance
- Pics de tension et boss mémorables, mais peu de surprises
- Rejouabilité freinée par la répétition des séquences
- Narration gothique intégrée au gameplay, un vrai plus
- Early Access à prix correct, équilibre à ajuster
Première immersion : synthwave et orgue gothique
J’avoue, j’étais sceptique en lançant Malys sur mon vieux PC déjà à bout de souffle. Deckbuilder ? Encore ? Mais l’identité “David Gaider” et la promesse d’une ville néo-dystopique peuplée de démons ont suffi à me titiller. Dix minutes plus tard, entre synthwave à la Perturbator et orgue façon Castlevania, j’étais séduit par l’ambiance sonore et visuelle.
Dans la chair putréfiée du Lower Stacks
On incarne Noah, exorciste à la dérive, missionné pour neutraliser l’entité Malys au cœur d’un quartier en décrépitude. Les textes latéraux, écrits comme un roman noir, dépeignent ruelles crasseuses et bâtiments saturés de vapeurs putrides. Chaque rencontre gagne en tension grâce à des PNJ qui ne mâchent pas leurs mots.
Combats stratégiques : entre sacrifices et candlelight
Le cœur du gameplay repose sur un dilemme permanent : jouer une carte puissante ou la “brûler” pour générer de la candlelight. Premier boss, j’ai balancé mon prêtre trop vite, ignorant qu’il déclenchait des bonus à chaque sort posé. Ces archétypes à débloquer par l’échec font le sel du deckbuilder.
Bonus dramaturgie : chaque attaque de Noah s’accompagne d’un réquisitoire à l’âme corrompue, un effet théâtral qui renforce la tension face aux possédés.

Le piège de la répétition
Au bout de deux heures, les couloirs du Lower Stacks se sont mis à se ressembler, et les rencontres aléatoires revenaient mot pour mot. En accès anticipé, c’est pardonnable, mais on attend plus d’inventivité de l’auteur de campagnes mythiques.
Technique & optimisation en Early Access
Sur ma configuration modeste, GPU à 90 °C et ventilateurs à donf ont ponctué mes sessions. Bilan : un seul crash et une interface claire, façon Baldur’s Gate. En revanche, les temps de chargement entre deux pièces identiques restent un peu lourds.
Pour qui est fait Malys ?
Si tu fuies les deckbuilders ou que la répétition te sort par les yeux, passe ton chemin. Par contre, les mordus d’ambiance gothique, de dialogues ciselés et de “runs” punitives y trouveront leur compte.

Verdict après 15 heures
Avec un carnet de combos griffonné à la hâte, je salue l’audace et le style. Mais la répétitivité m’a fait pester plus d’une fois après un run foiré. Malys a une âme forte, il lui manque juste un enrichissement du contenu pour durer.
Conclusion & note finale
Malys, c’est ce vin rouge corsé qu’on déguste dans une cave obscure : surprenant, brûlant, plein de caractère, mais en quête d’affinage. Note : 7/10. À surveiller, surtout si vous aimez la routine gothique.
TL;DR – Malys résumé en une main
- + Immersion visuelle et sonore soignée
- + Système de cartes intelligent et punitif
- + Narration gothique et dialogues mordants
- – Environnements rapidement répétitifs
- – Optimisation perfectible en Early Access
- – Contenu à enrichir pour rivaliser avec les grands

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