Full Metal Schoolgirl : le délire cyber-lycée à surveiller

Full Metal Schoolgirl : le délire cyber-lycée à surveiller

Entre la finalisation de Double Dragon Revive et son statut de vétéran du beat ’em up, Yuke’s prend tout le monde de court avec Full Metal Schoolgirl. Ici, pas de catcheurs ni de ko à la chaîne : place à une écolière cyborg en guerre contre une société dystopique. Premier sentiment ? Un cocktail délirant de satire sociale et de baston ultra nerveuse, un terrain inhabituel pour un studio habitué aux sentiers balisés.

Points clés

  • Héroïne : écolière cyborg assoiffée de vengeance face à une multinationale esclavagiste
  • Gameplay : action verticale dans un gratte-ciel bourré de pièges, d’upgrades et de streams live
  • Sortie mondiale : 23 octobre 2024 sur PC, PS5 et Switch 2
  • Localisation : pas de traduction française annoncée pour le moment
Éditeur D3 Publisher / Yuke’s
Sortie 23 octobre 2024
Genres Action, Beat ’em up, Satire sociale
Plateformes PC, PlayStation 5, Switch 2

Satire cyberpunk et ambiance dystopique

Le pitch sonne comme un mash-up entre Kill la Kill et Black Mirror : en 2089, la Fédération Unie du Japon ploie sous le joug d’une entreprise, Meternal Jobz, qui traite les humains comme de la chair à profit. Notre lycéenne métallique, armée jusqu’aux dents, part en guerre contre ses dirigeants. Derrière ce manifeste anti-corporate, Yuke’s promet une dose de second degré grinçant, un vent de fraîcheur dans un marché qui préfère souvent esquiver les sujets sensibles.

Screenshot from Full Metal Schoolgirl
Screenshot from Full Metal Schoolgirl

Gameplay et concept de streaming intégré

Attendez-vous à grimper étage après étage dans un gratte-ciel truffé de gouvernes à découper et de lasers à esquiver. Chaque palier offre upgrades et armes inédites, histoire de transformer notre héroïne en tank ambulant. Le twist : toutes vos performances sont retransmises en direct aux « abonnés » du jeu, qui peuvent financer vos améliorations. Gimmick marketing ou critique acerbe du capitalisme de surveillance ? Il faudra voir si cette mécanique s’intègre vraiment au gameplay ou reste un joli effet de manche.

À surveiller : profondeur et finition

D3 Publisher aime sortir des rails, mais la qualité peut être inégale. Le potentiel de Full Metal Schoolgirl dépendra de la variété des situations et de la richesse du système d’upgrades. Sans une dose de créativité et un level design inspiré, l’arsenal tape-à-l’œil ne suffira pas à faire tenir le jeu au-delà de son concept saisissant.

Screenshot from Full Metal Schoolgirl
Screenshot from Full Metal Schoolgirl

Import, cartouche digitale et barrière de la langue

Au Japon, Switch 2 aura droit à une « game-key card » plutôt qu’une cartouche traditionnelle, une option qui risque de diviser les collectionneurs. Et côté Steam, oubliez pour l’instant la VF : seul l’anglais est confirmé. Espérons que la demande pousse à une localisation complète, car la satire acide mérite d’être partagée au-delà du public nippon.

Screenshot from Full Metal Schoolgirl
Screenshot from Full Metal Schoolgirl

Conclusion : un OVNI à tester avec prudence

Full Metal Schoolgirl a le charisme pour bousculer la rentrée : un scénario qui pique, un gameplay survitaminé et un ton irrévérencieux. Mais attention : si la technique ou la profondeur font défaut, l’effet « waouh » s’évaporera vite. Pour les amateurs d’audaces et de frissons cyberpunk, notez la date du 23 octobre ; pour les plus sceptiques, laissez passer les premiers retours avant de craquer.

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