Resident Evil Requiem : comment finir sans soin ni craft – run en moins de 4h

Pourquoi ce guide speedrun sans soin ni craft est utile

Après plusieurs soirées à enchaîner les essais, j’ai fini par stabiliser un run de Resident Evil Requiem autour des 3 heures en respectant trois contraintes en même temps : finir l’histoire principale en moins de 4h (En ligne droite), ne jamais utiliser de soin (Je ne touche pas à ça) et ne jamais crafter avec le collecteur de Grace (Minimaliste). Le routing que je détaille ici est basé sur un run complet chronométré à 2h55:35, donc avec une bonne marge pour les petites erreurs.

Au début j’avais l’impression que cumuler ces contraintes serait infernal. Le déclic est venu quand j’ai compris deux choses : d’abord, la difficulté Facile offre une petite régénération de vie passive, ensuite le jeu laisse utiliser les armes bonus du magasin (comme le couteau durable) sans bloquer les trophées. À partir de là, tout devient une question de sécurité de route : savoir où courir, quoi ignorer et quand accepter de perdre 3 secondes plutôt que risquer un game over à 2h de jeu.

Préparatifs avant de lancer le speedrun

1. Faire une première partie tranquille

Avant de viser un sub-4h, il est très important d’avoir terminé au moins une fois le jeu en mode normal, sans contrainte. Non seulement tu connaîtras déjà les énigmes et les scripts, mais surtout tu auras accumulé assez de points pour acheter les bons outils dans la boutique bonus.

Profite de cette première run pour apprendre :

  • les chemins « naturels » qui mènent aux objectifs (sans fouiller chaque pièce) ;
  • les patterns des ennemis clefs (gros infectés, soldats armés, stalker type Mr. X) ;
  • les quelques énigmes qui peuvent te bloquer mentalement si tu dois réfléchir en plein speedrun.

2. Acheter et bien utiliser le couteau « Côté dessous »

Avant de lancer ta sauvegarde « trophées », passe par le magasin et achète le couteau spécial « Côté dessous » (5000 PC). C’est la pièce la plus importante du setup, parce que tu ne pourras ni te soigner, ni crafter des munitions avec Grace.

Ce couteau a deux rôles clés :

  • Dégager les grabs : quand un zombie t’attrape, plante le couteau pour t’en sortir instantanément sans perdre trop de vie.
  • Économiser des balles : sur les ennemis isolés, surtout avec Leon, tu peux finir au couteau après un stagger au pistolet.

Attention toutefois : une fois planté dans un zombie, le couteau reste dans le corps. Il faut absolument penser à le récupérer, sinon tu te retrouveras plus loin dans le jeu sans ton joker. Je me suis déjà fait piéger deux chapitres plus tard en me rendant compte que mon couteau dormait dans un couloir du début.

3. Choisir la difficulté et les options

Pour ce type de run, je conseille clairement le mode Facile, et cela pour deux raisons concrètes que j’ai testées :

  • Les boss et les groupes d’ennemis tombent plus vite, ce qui fait gagner plusieurs minutes sur l’ensemble du jeu.
  • Tu profites d’une régénération de vie passive : en temporisant un peu quand ta santé est dans le rouge, tu récupères environ un quart de ta barre sans consommer de soin.

Côté options, voici ce que j’use :

  • Vue troisième personne pour Grace : on voit beaucoup mieux l’espace pour zigzaguer et éviter les touches inutiles.
  • Saut de cinématique sur le bouton Options / Start pour les skipper dès qu’elles commencent.
  • Sensibilité de caméra légèrement augmentée afin de pivoter plus vite dans les couloirs.

Important : le temps de jeu continue à tourner dans l’inventaire, mais s’arrête dans le vrai menu pause. Donc, pour faire une pause, appuie sur Options ou Esc, jamais sur le menu sacoche.

4. Nettoyer l’inventaire et surveiller les défis

Dès le début de la partie et tout au long du run, adopte une règle stricte : tout objet de soin ramassé est immédiatement jeté. Herbes, injecteurs, kits, peu importe, ils doivent disparaître pour éviter un soin accidentel via la gâchette de soin rapide.

Dans le menu Défis (via la pause), vérifie régulièrement deux compteurs :

  • « Je ne touche pas à ça » doit afficher 0 utilisation.
  • « Minimaliste » (lié au collecteur de Grace) doit aussi rester à 0.

Si l’un des deux affiche un chiffre, cela signifie qu’un soin ou un craft a été déclenché. Sur mon premier essai, j’ai perdu deux heures de run parce que j’avais utilisé un stabilisateur sans faire attention pendant une phase tendue. Depuis, je sauvegarde systématiquement au début de chaque gros chapitre pour pouvoir revenir en arrière en cas d’erreur.

Screenshot from Resident Evil Requiem
Screenshot from Resident Evil Requiem

Règles d’or du routing pour ce run

Avant d’entrer dans les détails par zones, voici les principes généraux qui m’ont fait gagner le plus de temps et de sécurité.

  • Ignore 90 % du loot : ne casse pas les caisses, n’ouvre pas les tiroirs, sauf si tu sais qu’un objet-clef se trouve là.
  • Coupe les cinématiques dès qu’elles commencent : martèle Options dès le fondu noir.
  • Affronte seulement ce qui bloque : si un ennemi ne ferme pas un couloir ou ne garde pas un levier, cours.
  • Utilise la carte comme GPS : vérifie l’objectif, repère la porte à ouvrir, et trace en ligne droite.
  • Accepte parfois de perdre 2 secondes : mieux vaut un grab libéré au couteau qu’une mort qui te renvoie 10 minutes en arrière.

Avec ces règles, on peut vraiment se concentrer sur l’optimisation de trajets plutôt que sur le farm de ressources, ce qui colle parfaitement avec l’interdiction de soigner ou crafter.

Début avec Grace : hôtel et centre de soin

Le prologue avec Grace est plus scripté qu’il n’y paraît, et c’est une bonne occasion de gratter quelques minutes.

Dans l’hôtel :

  • Ignore toutes les boîtes et les tiroirs dans la cuisine, il n’y a rien d’utile pour ce run.
  • File directement dans le premier bâtiment pour récupérer la lampe torche.
  • Dans la première grande pièce, vais immédiatement à gauche pour prendre la photo et la clé qui déclenchent la cinématique suivante.
  • Monte à l’étage, tourne à gauche vers la chambre 204 et récupère la pince coupante sur le chemin, indispensable pour la porte enchaînée.
  • Coupe la chaîne, supporte le screamer de la tête de cerf, puis interagis avec le lit pour la deuxième photo.

Une fois la séquence du passé avec la mère de Grace lancée, il n’y a quasiment plus d’optimisation possible : tu es obligé d’attendre qu’elle termine de cacher le dossier derrière le tableau. Pendant cette phase j’en profite souvent pour détendre un peu les mains, mais garde le doigt prêt sur Options pour skipper les cinématiques de transition.

De retour au présent, enchaîne immédiatement :

  • Descends les escaliers, tourne à droite vers le fameux tableau et le chariot.
  • Inspecte le dossier : le jeu t’oblige à ouvrir le carnet et à lire la première page avant de pouvoir prendre la disquette, ne perds pas de temps à tout feuilleter.
  • Récupère la disquette, passe la cinématique et prépare-toi pour la fuite sous les tirs.

Lors de la fuite sous le fusil à pompe, le zigzag n’est pas qu’un effet de style. J’ai testé en restant au milieu sans bouger : on peut réellement se prendre une cartouche, voire mourir en difficulté plus haute. Habitude à prendre dès maintenant : courir en S dès qu’un ennemi armé te vise en ligne droite.

Screenshot from Resident Evil Requiem
Screenshot from Resident Evil Requiem

Après la longue phase scriptée où tu ne contrôles presque rien, remonte, utilise la clé de secours sur la porte et place-toi bien dans l’axe pour éviter l’animation où Grace trébuche devant la poignée. C’est un détail, mais sur plusieurs essais ces micro-chutes finissent par coûter de longues secondes.

Premier segment de Leon : rues envahies

Le premier passage jouable avec Leon est court mais très punitif si tu te fais coincer par le troupeau de zombies. L’objectif ici est simple : minimiser les grabs sans gaspiller trop de munitions.

  • Sur le premier zombie, une balle dans la tête suffit à le faire vaciller. Inutile de l’achever, passe à côté aussitôt.
  • Avance en biaisant vers la droite pour contourner les groupes sur la gauche.
  • Si un zombie est vraiment sur ta trajectoire, vise le genou : un stagger rapide et tu peux sprinter au-dessus de lui.
  • Fais particulièrement attention au pompier près de la voiture accidentée. Sur mon meilleur run, il m’attrape encore une fois sur deux : sois prêt à matraquer la touche d’esquive pour te libérer.

Curieusement, un grab ici peut parfois désynchroniser légèrement la séquence suivante et t’éviter de te faire heurter par une voiture scriptée. Je ne le cherche pas volontairement, mais je préfère encaisser un grab gérable plutôt que de forcer un passage risqué entre deux zombies.

Milieu de jeu : centre, sous-sols et station d’épuration

C’est là que le run commence vraiment à se jouer. Tu alternes entre Grace et Leon, avec des zones comme le centre de soin, le sous-sol, l’hélicoptère, le toit de l’église puis la station d’épuration. La clé, c’est de toujours garder en tête l’objectif en haut de l’écran et d’ignorer tout ce qui n’y conduit pas directement.

Avec Grace au centre de soin :

  • Ne t’arrête pas pour le loot, sauf pour les clés, cartes magnétiques ou objets de puzzle qui bloquent réellement ta progression.
  • Utilise les zones sombres et le mobilier pour contourner les ennemis plutôt que de tenter la fuite en ligne droite dans un couloir étroit.
  • En cas de patrouille qui te coupe totalement la route, recule de quelques mètres pour forcer l’IA à réinitialiser son chemin, puis repasse.

Avec Leon dans les sous-sols et autour de l’hélicoptère :

  • Repère à l’avance les leviers, fusibles et interrupteurs nécessaires et fais un trajet qui les enchaîne sans aller-retour.
  • Sur les vagues d’ennemis, concentre le tir sur ceux qui gardent directement une échelle ou une porte. Les autres peuvent être ignorés en sprintant.
  • Utilise le décor : barils explosifs, transformateurs et bennes pour faire tomber plusieurs ennemis en un seul coup quand c’est sur ta route.

La station d’épuration est une zone où j’ai perdu beaucoup de runs au début : chemin peu lisible, chutes mortelles, ennemis rapides. Mon approche sécurisée : rester fidèle aux passerelles principales, suivre les panneaux lumineux, et ne descendre dans les bassins que lorsque l’objectif le demande explicitement. Mieux vaut prendre un détour sur une passerelle que rater un saut et recommencer toute la section.

Commissariat, orphelinat et Mr. X

Une fois à Raccoon City, la structure rappelle fortement le commissariat classique de la série, avec Leon qui jongle entre plusieurs ailes et un stalker qui te colle aux basques. L’erreur classique (que j’ai aussi faite) consiste à vouloir sécuriser les lieux en tuant trop d’ennemis. Dans ce run, il faut accepter que le commissariat reste dangereux et vivant.

Quelques repères qui m’ont aidé :

  • Planifie mentalement un grand circuit qui passe par tous les objectifs du commissariat sans revenir deux fois par les mêmes couloirs.
  • Ne t’arrête pas pour les tiroirs optionnels, coffres-forts secondaires ou raccourcis qui demandent une clé rare. Le temps de les ouvrir ne sera jamais compensé.
  • Quand Mr. X entre en jeu, ne le combats jamais. Garde une porte entre lui et toi, fais des détours par les pièces circulaires, et évite de te coincer dans les escaliers.
  • Si tu entends sa musique approcher juste avant une énigme importante, recule, fais un petit tour de couloir, reviens quand il a décalé sa position.

Le passage à l’orphelinat avec Grace repose davantage sur le timing que sur le combat. Là encore, connaître la disposition des salles permet de foncer d’un point clef à l’autre sans se faire coincer par les scripts d’ennemis. À ce stade du run, je préfère perdre 10 secondes à attendre qu’une patrouille tourne le dos plutôt que de risquer de me faire enchaîner sans soin possible.

Screenshot from Resident Evil Requiem
Screenshot from Resident Evil Requiem

Dernier acte : Ark et boss final Victor

La dernière zone (Ark, confrontation finale avec Grace puis boss Victor) est celle où le no-heal fait le plus peur, parce que la fatigue commence à se faire sentir. Pourtant, en Facile, c’est aussi l’endroit où la régénération passive te sauve littéralement la vie.

Mon approche pour Victor :

  • Arriver au combat avec un minimum de munitions de pistolet et une arme plus lourde (fusil ou magnum selon ton routing).
  • Garder le couteau en dernier recours pour briser un grab qui te mettrait à un coup de la mort.
  • Ne jamais vider un chargeur entier sans observer ses patterns : tire par salves de 2-3 balles, puis attends son animation.
  • Quand ta vie est dans le rouge mais que tu as de l’espace, tourne autour de l’arène en gardant la distance le temps que la régénération te remonte au seuil orange.

Le boss est étonnamment tolérant en Facile. Sur mon premier essai, j’ai pris plusieurs mandales que j’aurais payées cash en Standard, mais la régénération plus les fenêtres pour souffler entre deux phases ont rendu le tout très gérable, même sans une seule seringue.

Gérer ta santé sans jamais te soigner

Ce run tourne entièrement autour d’un principe : ne pas prendre de dégâts inutiles. On ne peut pas tout éviter, mais on peut lisser la difficulté.

  • Zigzag systématique dès qu’un ennemi armé t’aligne ou qu’un couloir est long et droit.
  • Écoute le son : beaucoup d’ennemis ont un grognement avant de sprinter. Dès que tu l’entends, fais un pas de côté ou une esquive.
  • Exploration minimale : chaque salle que tu n’ouvres pas est une salle où tu ne peux pas te faire surprendre.
  • Temporisation intelligente : après un gros combat ou une fuite ratée, prends 20-30 secondes pour marcher et laisser la régénération faire effet avant d’attaquer la section suivante.

En appliquant ces principes, je termine la plupart des chapitres avec une santé dans le jaune, parfois orange, mais rarement au seuil « mourant ». L’idée n’est pas de rester tout le temps en vert, simplement d’éviter les enchaînements de dégâts qui t’obligeraient à tout recommencer.

Erreurs fréquentes (que j’ai commises) et comment les éviter

  • Oublier de récupérer le couteau : après chaque grab où tu l’utilises, habitue-toi à faire demi-tour immédiatement pour le reprendre dans le cadavre.
  • Ouvrir l’inventaire pour faire « pause » : retiens bien que le chrono tourne encore, utilise uniquement le vrai menu pause.
  • Ramasser des soins par réflexe : j’ai fini par me conditionner à ne pas appuyer sur X dès que quelque chose brille, sauf si je sais que c’est un objet-clef.
  • Vouloir tout tuer au commissariat : en mode Facile, les ennemis coûtent plus de temps à tuer qu’ils n’en font perdre si tu les contournes.
  • Lancer ce run trop tôt : ma première tentative sérieuse a échoué parce que je ne connaissais pas assez bien les puzzles. Prends le temps de les maîtriser en run « d’entraînement » avant de viser les trophées.

Après le sub-4h : et ensuite

Avec ce routing et ces principes de sécurité, un temps autour de 3h-3h15 est tout à fait faisable en restant relativement prudent, ce qui suffit largement pour obtenir En ligne droite, Je ne touche pas à ça et Minimaliste en une seule partie. Une fois ce triplé validé, rien n’empêche de pousser plus loin : tenter de descendre vers les 2h59, ou reproduire la même chose en Standard pour un vrai challenge de survie sans la béquille de la régénération.

Ce qui compte surtout, c’est d’entrer dans la partie avec un plan clair : couteau durable acheté, inventaire mentalement épuré des soins, trajets principaux visualisés. Une fois que tout est en place, ce run sans soin ni craft devient moins un pari masochiste qu’un excellent moyen de redécouvrir Resident Evil Requiem en mode fluide et maîtrisé.

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