Pourquoi la liste des meilleurs jeux 2026 d’IGN m’obsède déjà
La première fois que j’ai ouvert la page “Best Games of 2026 So Far” d’IGN, j’étais littéralement entre deux wipes sur un boss de Nioh 3. Alt+Tab, un œil sur mon build, l’autre sur leurs 8+/10. Ce genre de liste, je m’en sers depuis des années comme boussole pour mon backlog, mais jamais comme évangile. 2026 ne fait pas exception : IGN a déjà sorti 14 jeux du lot, et j’en ai retourné une bonne partie manette en main.
Plutôt que de simplement répéter leurs notes, j’ai pris leurs chouchous de 2026 (tous notés au moins 8/10 chez eux) et je les ai classés comme je les vis vraiment : nuits blanches comprises, coups de cœur, petites déceptions, et ces moments très précis où tu te dis “ok, là on tient un jeu de l’année”. Remakes d’horreur, soulslike en monde ouvert, roguelike de chats mutants, RPG de gros monstres ou baston 2D pour puristes : 2026 part dans tous les sens, et c’est précisément ce qui la rend excitante.
Voici, dans mon ordre à moi, les 12 jeux de la liste 8+/10 d’IGN qui définissent déjà 2026. Certains méritent chaque décimale de leur note, d’autres m’ont surpris à des endroits où IGN reste plus timide. Mais tous ont ce truc qui fait qu’on y pense encore une fois la console éteinte.
1. Resident Evil Requiem

Resident Evil Requiem, c’est le moment où 2026 a vraiment commencé pour moi. IGN lui colle un 9,5/10, et pour une fois je suis presque d’accord au centième près. Le jeu ouvre sur un retour à Raccoon City qu’on croit connaître par cœur, avant de te faire traverser une ruelle noyée de pluie où chaque reflet peut cacher quelque chose qui bouge. La première fois que j’ai vu un zombie se relever alors que je le pensais “géré”, j’ai senti ce vieux réflexe RE4 : recharger à l’aveugle en reculant, juste guidé par le son de ses grognements.
Requiem réussit un truc que peu de remakes osent : mélanger vraiment deux philosophies de la série. Les couloirs oppressants et méthodiques des épisodes “classiques” s’enchaînent avec des setpieces bien plus explosifs, presque à la RE5, mais sans perdre la sensation de vulnérabilité. Le retour d’une figure culte (que je ne spoilerai pas) est utilisé intelligemment : pas juste du fan service, mais un vrai pivot de narration qui réécrit ta façon de voir Umbrella. Je revois encore cette séquence d’hôpital assiégé, où chaque balle compte, avant que tout parte en déflagration façon film de siège.
Est-ce parfait ? Non. La deuxième moitié bascule clairement vers l’action, et après la tension quasi insupportable des 4-5 premières heures, ça fait un peu “décompression forcée”. Mais même quand ça mitraille, l’horreur reste viscérale, notamment via un bestiaire qui repousse encore la barre du dérangeant. Entre l’idée de certains boss (le combat final titanique vaut à lui seul le prix du ticket) et l’utilisation de la RE Engine poussée dans ses retranchements, c’est pour l’instant le jeu 2026 qui m’a le plus scotché à l’écran. Ignorer Requiem quand on parle des meilleurs jeux de l’année serait juste malhonnête.
2. Elden Ring: Shadow Realm

Replonger dans Elden Ring: Shadow Realm, c’est un peu comme rouvrir un vieux carnet de notes plein de dessins de boss et de schémas de builds. On parle ici d’une suite qui ressemble à une extension géante, mais qui en pratique rebat bien plus de cartes que prévu. IGN parle de 8,8/10 et insiste sur les événements dynamiques et le co-op sans couture ; c’est exactement ce qui m’a fait perdre la notion du temps. Quand un événement mondial s’est déclenché en plein milieu d’une session jolly cooperation avec un pote, transformant littéralement notre zone en champ de bataille vivant, j’ai senti le même vertige que la première fois que j’ai mis les pieds à Caelid.
Le Shadow Realm ne se contente pas de resservir les marais empoisonnés et châteaux en ruines habituels. Les nouvelles zones jouent beaucoup sur la verticalité et sur des transitions quasi invisibles entre “overworld” et donjons instanciés. Un moment qui m’a marqué : suivre un convoi spectral de chevaliers en pleine nuit, pour découvrir qu’il servait de clé mobile vers un donjon caché. Le buildcrafting est toujours aussi vertigineux, et j’ai adoré voir mon vieux build saignement/foi devoir s’adapter à des ennemis qui punissent vraiment la roulade spam.
Ce qui le laisse en deuxième place et pas tout en haut, c’est une forme de fatigue structurelle. La formule FromSoftware reste exceptionnelle, mais certains patterns de quête (PNJ mystérieux qui disparaît, réapparaît, meurt hors champ) commencent à sentir la redite. Ça n’empêche pas Shadow Realm de s’imposer comme un des gros morceaux de 2026, surtout si on aime se faire humilier par des boss pendant trois soirées de suite. Mais là où Requiem m’a surpris à chaque virage, Shadow Realm m’a plus souvent conforté dans ce que je savais déjà aimer.
3. Nioh 3

Le jour où j’ai lancé Nioh 3, je comptais juste “tester l’ouverture”. Trois heures plus tard, je pestais en japonais approximatif contre un yokai qui m’avait one-shot à travers un combo parfait… et je me suis souvenu pourquoi la série a sa propre place dans le panthéon des soulslike. IGN le voit comme le sommet de la trilogie avec un joli 9/10, et sur le plan du combat pur, difficile de dire le contraire. Les postures, les flux de ki, la gestion des parades et des attaques yokai s’imbriquent avec une fluidité que personne d’autre n’approche dans le genre.
Le grand saut de Nioh 3, c’est son passage à une structure plus ouverte. On ne parle pas d’un monde continu façon Elden Ring, mais de grandes zones interconnectées avec secrets, mini-boss et raccourcis à la pelle. Le moment qui m’a vendu l’idée : tomber sur un sanctuaire caché au fond d’une vallée brumeuse, accessible uniquement en suivant le son d’une flûte yokai. Le combat optionnel qui suivait était atroce, mais la récompense (un talisman qui a complètement changé ma façon de jouer en posture basse) valait la sueur.
Tout n’est pas parfait : la narration, toujours fragmentée, peine à donner autant de poids au folklore yokai qu’elle le pourrait, et la structure ouverte engendre parfois un peu de grind inutile. Mais entre le système de loot enfin dompté par un auto-équipement intelligent et un New Game+ pensé pour les fous furieux du theorycrafting, c’est sans doute le soulslike le plus généreux de ce début d’année. Si les jeux exigeants sont ton truc, Nioh 3 est le compagnon de route le plus toxique (dans le bon sens) de la liste IGN 2026.
4. Mewgenics

Mewgenics est le genre de jeu qui te fait dire “encore une run” à 23h30 et vérifier l’heure suivante à 1h30 du matin, exactement comme le décrit l’avis d’IGN (8,5/10). Sur le papier, “roguelike tactique de breeding de chats mutants” ressemble à une blague de game jam. En pratique, c’est l’un des jeux les plus toxiquement addictifs de 2026. On alterne entre la gestion de sa petite maison remplie de félins dégénérés, la sélection génétique approximative (“et si je mixais ce tank borgne avec cette magicienne sans queue mais avec +crit ?”) et des combats au tour par tour où chaque clic peut condamner tout ton arbre généalogique.
Un des moments les plus cruels que j’ai vécus cette année : voir ma lignée préférée, une petite équipe spécialisée dans les dégâts de zone et les debuffs, se faire littéralement hacher menu par un nouveau type d’ennemi apparu dans une zone que je pensais safe. Retour à la maison, cimetières de photos de chats sur le mur, et cette envie malsaine de “faire mieux” avec la génération suivante. La force de Mewgenics, c’est la quantité absurde de petits systèmes qui peuvent se combiner pour produire ce genre d’histoires catastrophiques.
Clairement, ce n’est pas un jeu pour tout le monde : l’humour est volontiers crade, l’interface parfois chargée, et la courbe d’apprentissage ressemble plus à un mur qu’à une pente. Mais pour les amateurs de roguelike qui aiment comprendre leurs jeux à la loupe plutôt qu’au premier coup d’œil, c’est un incontournable de 2026. IGN souligne sa rejouabilité, mais ce qu’ils ne peuvent pas vraiment quantifier, c’est le lien bizarrement fort qu’on crée avec ses monstres à poils. Pour un jeu où tout le monde finit broyé au fond d’un donjon, c’est presque émouvant.
5. Cairn

Je n’oublierai jamais cette chute dans Cairn. Plus de quarante minutes de progression, chaque prise réfléchie, la météo qui tourne au vinaigre, et puis une micro-erreur de timing : la main glisse, le mousqueton cède, et la caméra accompagne un vol plané qui donne presque mal au ventre. IGN lui donne un 9/10, en insistant sur le voyage plutôt que sur la destination. C’est exactement ça : chaque mètre grimpé avec Aava, chaque décision sur quand s’arrêter, quand pousser malgré la fatigue, crée un lien étrange avec un avatar qui n’a finalement que peu de mots.
Cairn n’essaie pas de gamifier l’alpinisme à coups de QTE. Le jeu repose sur un système de prises très lisible, une gestion fine de l’endurance et de la météo, et une ergonomie volontairement exigeante. J’ai passé des minutes à simplement planifier une voie, en observant la paroi et en jouant mentalement la séquence de touches avant de tenter. Quand tu réussis un passage au-dessus d’un vide béant en pleine nuit, éclairé seulement par la frontale, la satisfaction est physique. Les petits campements où l’on soigne les mains d’Aava et où l’on cuisine avec trois bouts de ficelle deviennent de véritables récompenses émotionnelles.
Ce qui le rend un peu moins “grand public” que les mastodontes de cette liste, c’est justement ce refus de faire des concessions. Mourir parce qu’on a eu les yeux plus gros que le ventre sur une section facultative, ça peut frustrer sec. Mais dans le paysage 2026 où tout cherche à être plus grand, plus long, plus généreux, Cairn brille par son focus quasi obsessionnel sur une seule chose : l’acte de grimper, et ce que ça raconte de nous. Pour moi, c’est le jeu “zen mais pas trop” de l’année, parfait entre deux sessions de soulslike.
6. Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection

J’ai un faible assumé pour les spin-off de Monster Hunter, et Stories 3: Twisted Reflection coche exactement les cases que j’espérais. IGN lui attribue un gros 9/10 en parlant d’une boucle de chasse, d’éclosion et d’optimisation parfaitement huilée. C’est exactement le sentiment que j’ai eu en regardant mon carnet de Monsties : chaque nouvelle espèce trouvée devenait moins un trophée qu’une nouvelle pièce d’un puzzle stratégique. La première fois que j’ai réussi à faire naître un Monstie hybride parfaitement taillé pour mon équipe, j’ai eu ce petit frisson que seuls les bons RPG à collection le déclenchent.
Twisted Reflection corrige beaucoup de petits irritants des deux premiers épisodes. Les combats au tour par tour sont plus lisibles, plus rapides, mais gardent cette richesse de contre-choix basée sur les types d’attaques. J’ai adoré le moment où le jeu m’a forcé à revoir tout mon équipe pour une zone spécifique, non pas parce qu’elle était “plus dure” mais parce que l’écosystème y punissait mes habitudes. Les systèmes de gènes, eux, sont suffisamment poussés pour parler aux min-maxers sans devenir illisibles pour les joueurs plus chill.
Ce qui l’empêche de monter plus haut dans ce classement, c’est une narration encore très calibrée “shōnen tout public”. Ça fonctionne, ça fait le job, mais après des jeux comme Cairn ou Requiem qui osent d’autres tonalités, ça paraît plus convenu. Reste un RPG extrêmement généreux, parfait sur le long terme, qui justifie amplement sa présence dans le club des 9/10 d’IGN pour 2026. Si tu aimes l’idée de collectionner des monstres pour autre chose que le simple Pokédex, Stories 3 est un must.
7. Pokémon Pokopia
Je ne m’attendais pas à accrocher autant à Pokémon Pokopia. IGN lui donne “seulement” 8/10, en parlant d’un simulateur de ville construit autour des monstres et de leur personnalité. Ça ressemble à un spin-off cosy, et ça l’est… jusqu’au moment où tu réalises que Pokopia n’est pas juste un autre Animal Crossing avec des Pikachu. La première fois que j’ai redessiné un quartier entier pour que mes Pokémon de type Spectre se sentent “chez eux”, en jouant avec la lumière, l’architecture et même la musique d’ambiance, j’ai compris que le jeu voulait vraiment qu’on prenne au sérieux la notion de “ville adaptée à ses habitants”.
Le cœur de Pokopia, c’est ce mélange entre construction assez libre et contraintes douces : certains Pokémon ne s’entendent pas, d’autres demandent des environnements très spécifiques, et l’économie de la ville dépend vraiment des choix que tu fais. L’élément de fusion régionale, dont parlent d’autres critiques, s’intègre intelligemment : combiner deux Pokémon pour créer une variante locale n’est pas qu’un gimmick visuel, ça influe sur leurs besoins et leur rôle dans ta communauté. Voir un hybride Plante/Acier transformer un district industriel en jardin suspendu vivant est le genre de moment qui marque.
Le gros bémol, surtout sur Switch 2, ce sont les soucis de performance. Entre micro-freezes quand ta ville devient dense et quelques bugs d’affichage, l’expérience n’est pas aussi fluide qu’elle devrait. Ça n’empêche pas Pokopia de s’imposer comme un des Pokémon les plus créatifs depuis longtemps, mais ça justifie que sa note chez IGN reste sous la barre des 9. Pour les fans qui rêvent davantage de construire un monde pour leurs créatures que de grinder la Ligue, c’est une pépite de 2026.
8. Fatal Frame II: Crimson Butterfly Remake

Fatal Frame II fait partie de ces jeux qui ont défini mon rapport à l’horreur, donc voir Crimson Butterfly Remake sur la liste 2026 d’IGN m’a instantanément fait grimper la tension artérielle. Leur critique parle d’un remake “artistiquement sublime” mais un peu moins intime à cause des ajouts modernes. Je suis complètement aligné. Visuellement, c’est une claque silencieuse : le village, les éclairages, le grain presque photographique de certains plans, tout donne l’impression de feuilleter un album maudit. Mais dès qu’on prend la manette, on sent que la Camera Obscura a gagné en punch… peut-être un peu trop.
La première fois que j’ai réussi un “Fatal Frame” parfait sur un esprit particulièrement agressif, le feedback était tellement satisfaisant que la peur a laissé place à une forme d’euphorie. Sur le moment, c’est génial. Sur la durée, on sent bien que le fait d’avoir plus d’options, plus d’upgrades, plus de mobilité rend le jeu moins claustrophobe que l’original. Les nouveaux chemins, les choix supplémentaires dans certains embranchements narratifs sont appréciables, mais ils diluent un peu cette sensation de fatalité qui faisait la force du jeu de base.
Reste que, dans le paysage 2026, c’est une leçon d’horreur atmosphérique. Là où Resident Evil Requiem joue l’horreur viscérale, Crimson Butterfly Remake reste dans le théâtre des ombres, dans le bruit d’une planche qui craque au mauvais moment. Il mérite son 8+ chez IGN, mais plus encore, il mérite qu’on le prenne pour ce qu’il est : une tentative sincère de figer un souvenir de peur et de le réinterpréter pour une génération qui n’a jamais tenu une Camera Obscura entre ses mains.
9. The Legend of Heroes: Trails Beyond the Horizon

Les jeux Trails, c’est un peu l’équivalent JRPG des séries à rallonge : si tu entres dans la danse, tu signes pour des dizaines d’heures de dialogues et de politique fictionnelle. Trails Beyond the Horizon, nouvel arc du côté de Calvard, prend cette réputation et la pousse encore plus loin. IGN souligne son côté “trop ambitieux” avec ses trois protagonistes et ses routes séparées ; c’est vrai que les premières heures donnent presque l’impression de lire trois romans en parallèle. J’ai passé un bon moment à prendre des notes mentales juste pour suivre qui complote contre qui.
Là où le jeu m’a vraiment gagné, c’est quand les routes commencent à se recouper et que des petits détails apparemment anodins dans l’histoire d’un perso prennent tout leur sens à travers le regard d’un autre. Le nouveau système de combat, mi tour par tour classique, mi temps réel, fonctionne étonnamment bien : les ajouts ne cassent pas la base déjà excellente de la série, mais offrent assez de fraîcheur pour éviter la lassitude. Une escarmouche en ville, où j’ai dû jongler entre les positions en temps réel et un ultime S-Craft déclenché au bon moment, reste un des combats les plus intenses de mon début d’année.
Le cliffhanger final va en énerver plus d’un, et c’est aussi pour ça que je le place plus bas que d’autres sur la liste IGN. On sent presque le calcul éditorial derrière ce “à suivre”. Mais en termes de worldbuilding et de constance, peu de RPG 2026 peuvent rivaliser. Si tu fais partie des gens qui aiment autant discuter avec chaque PNJ que farmer de l’XP, Beyond the Horizon est du miel, même si ce miel colle un peu.
10. Under Night In-Birth 2 Sys:Celes

Dans la galaxie des jeux de baston 2D, Under Night In-Birth 2 Sys:Celes est le jeu qui te regarde droit dans les yeux et te demande : “Tu es sûr·e de vouloir t’investir ?”. IGN le présente comme un fighter “pour gens qui aiment vraiment les fighters”, et je ne pourrais pas mieux dire. La première soirée, je l’ai passée en mode entraînement, à simplement tester les options de mon main et à comprendre ce fichu système de jauge GRD qui récompense l’initiative et le contrôle de l’espace.
Ce qui m’a bluffé, c’est la qualité des outils pédagogiques. Tutoriaux détaillés, défis de combos pensés pour t’apprendre des routes réellement utiles, relecture de replays avec prise de contrôle pour rejouer un round à partir d’une erreur… tout est là pour t’aider à devenir meilleur plutôt qu’à simplement “s’en sortir en ligne”. Et quand tu commences à appliquer tout ça en match, notamment grâce à un rollback netcode vraiment propre, tu sens la progression de manière presque tangible.
Le revers de la médaille, c’est que le jeu ne fait aucun effort pour embarquer les gens venu “pour l’histoire”. Le lore est dense à en devenir opaque, la story mode ressemble plus à un fanbook interactif qu’à une porte d’entrée. D’où sa place plus modeste dans ce top, malgré le 9/10 mérité chez IGN sur le plan purement mécanique. Pour les amateurs de baston 2D, c’est déjà un rendez-vous immanquable de 2026 ; pour les autres, c’est un club très privé, mais incroyablement accueillant si on accepte d’y passer du temps.
11. Scott Pilgrim EX

Il y a quelque chose de très méta dans le fait de jouer à Scott Pilgrim EX en 2026. IGN en parle comme d’un beat’em up qui assume son statut de revival rétro tout en rajoutant la couche de profondeur qui manquait. J’ai retrouvé exactement les sensations de la version 2010 sur mon écran cathodique de l’époque, mais avec assez de subtilités pour que ça dépasse le simple exercice de nostalgie. Le soir où on s’est réunis à quatre sur le canapé pour “tester vite fait”, on a fini le jeu d’une traite sans même s’en rendre compte.
Les ajouts RPG, même s’ils restent simples, changent la dynamique : monter de niveau, acheter de la bouffe pour booster temporairement ses stats, débloquer de nouveaux coups donne envie de reroller d’autres persos juste pour voir comment ils s’expriment en combat. Certains boss, que je connaissais par cœur, m’ont surpris avec des patterns inédits ou des phases supplémentaires, assez pour me faire lâcher un “ok, ça, c’est nouveau”. On sent que Tribute Games sait exactement d’où vient le genre et ce qui le rend encore pertinent aujourd’hui.
La raison pour laquelle je ne le place pas plus haut, malgré la très bonne impression générale, c’est qu’il reste prisonnier de certaines limites structurelles du beat’em up. En solo, la répétitivité pointe plus vite le bout de son nez, et quelques pics de difficulté semblent pensés avant tout pour le multi local. Mais dans son créneau “jeu du vendredi soir avec des potes, pizzas et vannes nulles”, Scott Pilgrim EX est quasi imbattable en 2026. Son 8+ chez IGN me paraît parfaitement calibré.
12. Menace (Early Access)

On termine ce tour d’horizon avec un cas un peu à part : Menace, encore en accès anticipé au moment où IGN lui consacre un papier très positif (8/10). Le pitch : du tactical tour par tour dans un univers militaire SF aux contours encore flous, avec des escouades commandées par des leaders charismatiques. Le genre de projet qui aurait pu passer sous mon radar si je n’avais pas lancé “juste une mission” un dimanche après-midi. Trois heures plus tard, j’étais toujours là, à optimiser mes lignes de tir dans le “Wayback” et à râler contre un tir de couverture raté à 85 % de précision.
Ce que Menace fait déjà très bien, c’est tout ce qui touche au cœur du tactical. Les cartes sont lisibles, les objectifs variés, les ennemis assez différenciés pour te forcer à adapter tes compositions. J’ai particulièrement aimé la manière dont chaque chef d’escouade impose un style de jeu différent, via des compétences de commandement qui conditionnent vraiment ta manière d’aborder une mission. Une opération d’extraction qui tournait mal a été sauvée in extremis grâce à un ulti de suppression de zone que je n’avais encore jamais utilisé ; ce genre de surprise est bon signe pour un jeu pas encore finalisé.
Là où IGN pointe justement une faiblesse, c’est sur le contexte narratif. On ne sait pas encore vraiment pour qui, ni pourquoi on se bat, ce qui limite l’attachement au-delà de la simple survie de ses soldats. C’est aussi pour ça que je le garde en queue de ce classement : le potentiel est énorme, mais la partie “émotionnelle” du jeu reste à construire. Si les développeurs réussissent à combler ce vide sans perdre la clarté de leurs systèmes, Menace pourrait grimper très haut dans les listes de fin d’année.
En 2026, les 8+/10 d’IGN sont un point de départ, pas une ligne d’arrivée
Si on met toutes ces expériences côte à côte, on voit assez vite un motif se dessiner. IGN utilise son fameux seuil des 8/10 pour trier le flot de sorties 2026, mais ce que ces jeux prouvent surtout, c’est la diversité folle de ce qu’on peut appeler “un bon jeu” aujourd’hui. Entre un remake d’horreur viscéral, un soulslike ouvert, un roguelike de chats, un city-builder Pokémon et un tactical en accès anticipé, on ne parle pas du même temps d’engagement, ni des mêmes attentes. Et pourtant, tous méritent leur place.
Concrètement, comment s’en servir pour choisir quoi jouer ? Pour l’instant, je le vois comme ça :
- Tu veux un gros choc technique et narratif tout de suite ? Priorise Resident Evil Requiem et Elden Ring: Shadow Realm.
- Tu cherches des jeux “de fond” pour t’accompagner pendant des semaines ? Nioh 3, Mewgenics, Monster Hunter Stories 3 et Trails Beyond the Horizon sont ta nouvelle to-do list.
- Besoin de pauses plus contenues mais marquantes ? Cairn, Fatal Frame II Remake, Pokopia ou Scott Pilgrim EX se glissent très bien entre deux gros chantiers.
Le reste de l’année va forcément rebattre les cartes, surtout si 2026 suit le rythme de 2025 côté sorties. Mais si tu dois structurer ton année de jeu dès maintenant, partir de ces 12 titres notés 8+/10 par IGN est une stratégie solide : ils couvrent presque tout le spectre des envies possibles, de la souffrance volontaire au canapé en co-op, et disent déjà beaucoup de ce que le jeu vidéo veut être en 2026.

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