Sorti en accès anticipé le 22 mai 2023, City Tales: Medieval Era redéfinit les standards du city-building en mariant liberté architecturale, IA avancée et cadre narratif immersif. Après plus de 100 heures de jeu et de nombreux échanges sur Discord, nous vous proposons une analyse détaillée de ses mécaniques, de ses performances sur plusieurs configurations et de ses perspectives d’évolution, à travers retours de joueurs, études de cas et comparaisons avec deux ténors du genre.
Points clés
- Construction à main levée sans quadrillage, tracés libres et adaptatifs
- IA de compagnons inspirée de Banished, chaque ouvrier dispose d’un arbre de compétences unique
- Deux modes : Settle (bac à sable) et Bard (campagne narrative en chapitres)
- Plus de 60 bâtiments modulables, 50 ressources, événements dynamiques et saisons détaillées
- Direction artistique « enluminure vivante » et musique immersive signée Elena Rossi
- Performances solides après patch 1.1.2, mais optimisations UI et pathfinding à prévoir
- Support modding et futur mode multijoueur en bêta fermée pour 2024
1. Construction libre et courbe de difficulté
Contrairement à Foundation ou à Kingdoms and Castles, City Tales abandonne les tuiles rigides pour un tracé fluide. Routes sinueuses qui épousent la colline, remparts sculptés dans la roche, bâtiments modulaires dont chaque aile s’ajuste aux pentes : tout est conçu pour donner un aspect « vivant » à votre cité. Cette approche offre une esthétique unique, mais implique aussi une complexité accrue en fin de partie.
Par exemple, sur la carte du Plateau des Brumes, un joueur de notre communauté (alias viking78) a dû revoir son plan hydraulique trois fois pour alimenter son aqueduc perché à 150 m d’altitude. « J’ai dessiné un réseau de canalisations en spirale pour conserver la pression, » raconte-t-il. Le défi consiste à optimiser chaque centimètre carré, à prévoir des réservoirs successifs et à minimiser les pertes. Dès le chapitre 5 du mode Bard, crises climatiques, chutes de grêle et raids vikings mettent votre capacité d’anticipation à rude épreuve.
En comparaison, Foundation propose une grille plus accessible, idéale pour débuter, mais limitée pour les bâtisseurs chevronnés. Kingdoms and Castles, quant à lui, encourage la défense militaire avec des attaques régulières, là où City Tales favorise la planification et la logistique à long terme.
2. Équilibrage des ressources et IA comportementale
Le cœur du gameplay repose sur un équilibrage pointu entre récolte, production et commerce. Chaque forêt se renouvelle selon un cycle saisonnier, la vitesse de repousse variant du printemps à l’hiver. « Nous avons voulu que la nature soit un partenaire, pas une simple réserve infinie », explique Alex Turner, lead designer de Pinewood Studio. Cette vision écologique impose de disséminer plusieurs scieries en fonction des essences (chênes, pins, bouleaux).
L’IA des compagnons gère en temps réel la météo, la distance et la charge de travail. Lors d’une chute de neige abondante, un bûcheron peut renoncer à rejoindre un chantier éloigné pour déblayer en priorité une route bloquée. Ce système anti-bottleneck renforce la fluidité, même si quelques soucis de pathfinding subsistent après 30 heures de partie, notamment autour des passages étroits où l’ouvrier peut s’enliser.
Étude de cas : sur un serveur Discord, LudovicTheWise a organisé un challenge « 72 heures en campagne » dans le mode Bard. Résultat : malgré trois pics de température extrême, son économie a tenu grâce à la mise en place d’unités de stockage modulaires et à la délégation des tâches via l’IA. On note toutefois qu’une fuite mémoire mineure subsiste si on édite plus de 200 bâtiments d’un seul bloc.
3. Stratégie des compagnons et expansion à long terme
Les compagnons constituent un pilier fondamental. Ingénieurs, maçons, forgerons et guérisseurs développent un arbre de compétences spécifique, débloqué par l’expérience. Une stratégie courante consiste à spécialiser deux ingénieurs pour la construction de grandes infrastructures (ponts, fortifications) et à garder un charpentier itinérant pour les réparations d’urgence.
En fin de partie, la synergie entre compétences permet de débloquer des technologies avancées : fortifications à créneaux renforcés, aqueducs en pierre taillée, moulins hydrauliques à haut rendement. Un de nos lecteurs, Marcellus3000, affirme avoir érigé une muraille de plus de 2 km tout en maintenant 3 500 habitants grâce à une rotation programmée de ses compagnons et à l’usage de postes avancés.
Pour optimiser votre équipe :
- Formez un duo d’ingénieurs pour les grands projets et un maçon supplémentaire pour la maintenance.
- Utilisez les artefacts découverts dans les mines pour accélérer l’apprentissage (plus 20 % XP).
- Pensez aux bonus de moral liés aux foires et aux célébrations : la compétence « esprit d’équipe » se débloque après un festin royal.
4. Performances, stabilité et benchmarks
Après le patch 1.1.2, Pinewood Studio a considérablement amélioré la stabilité et réduit les fuites mémoire. Nous avons réalisé une série de benchmarks sur quatre configurations représentatives :
- PC entrée de gamme (i3-10100, GTX 1050 Ti) : 22–30 FPS en hiver, 35–45 FPS en été.
- PC milieu de gamme (i5-9600K, GTX 1660 Super) : 40–55 FPS en zone urbaine dense.
- Portable gaming (Ryzen 5 4600H, GTX 1650) : 28–38 FPS, micro-freeze lors de raids.
- PC haut de gamme (i7-9700K, RTX 2070) : 60–80 FPS, chute à 50 FPS sous pluie torrentielle.
- Ultra (i9-11900K, RTX 3080) : stable à 100+ FPS sans RT, 70 FPS avec ombres ultra et post-processing.
La mémoire occupe en moyenne 4,2 Go après 50 heures de jeu, sans crash critique. Reste à optimiser l’UI des statistiques (fenêtrage glissant) et corriger quelques superpositions de polices.
5. Direction artistique et ambiance sonore
Le style « enluminure vivante » séduit instantanément. Textures peintes à la main, transitions douces entre saisons, animations de villageois travaillant dans les champs : chaque détail renforce le sentiment de jouer dans un manuscrit médiéval. La bande-son d’Elena Rossi, composée d’airs de luth, de cornemuses et de chœurs, s’accorde aux événements dynamiques (battages de blé, marchés nocturnes, tempêtes). Par rapport à Banished, l’échelle sonore est plus vaste et les effets de post-processing plus fins.
6. Modes de jeu, comparatifs et retours
City Tales propose deux expériences distinctes :
- Settle : bac à sable sans restrictions budgétaires ni objectifs imposés, idéal pour tester la créativité.
- Bard : campagne narrative en 8 chapitres avec quêtes modulaires, crises progressives et narration interactive.
Comparaison rapide :
- Foundation : simplicité et grille carrée, parfait pour débuter, mais limité pour les joueurs recherchant un défi architectural.
- Kingdoms and Castles : raids et défense militaire fréquents, météo extrême, moins de modules décoratifs mais challenge plus agressif.
- City Tales : équilibre entre détente et tactique, plus de personnalisation esthétique, IA de compagnons poussée.
Sur Steam, 89 % des avis sont positifs. Les retours les plus fréquents : « Un vent de fraîcheur dans le city-building », « Hâte de voir les échanges commerciaux en 1.2 ». Les critiques soulignent encore quelques soucis de pathfinding et des ajouts de filtres pour la carte.
7. Multijoueur, mods et communauté
Pinewood Studio a annoncé l’arrivée d’un mode multijoueur coopératif pour fin 2024, déjà testé en alpha privée sur quelques serveurs. Les joueurs pourront construire en équipe, répartir les rôles de compagnons et déclencher des événements synchronisés. Le Workshop Steam, ouvert depuis la 1.1, compte déjà 120 mods actifs : nouvelles textures, bâtiments personnalisés, scénarios inédits.
La communauté s’organise en hubs thématiques : échanges de blueprints, compétitions de performances (temps de construction), défis de survie en biome extrême. Les développeurs partagent régulièrement des mises à jour sur Discord et GitHub, et intègrent certains mods officiels dans les future patches.
8. Conseils avancés et stratégies fin de partie
- Installez des réservoirs modulaires à chaque palier d’altitude pour stabiliser la pression d’eau.
- Constituez des groupes de cinq compagnons complémentaires (1 ingénieur, 2 maçons, 2 charpentiers) pour accélérer les méga-projets.
- Exploitez les événements narratifs (foires, invasions) pour gagner des bonus de moral et débloquer des technologies rares.
- En phase endgame, envoyez des expéditions dans les mines profondes pour récupérer des reliques et débloquer l’atelier d’ingénierie avancée.
- Maintenez un ratio production (nourriture :bois :stone) de 3:2:2 pour éviter tout goulet d’étranglement.
Conclusion et perspectives
City Tales: Medieval Era parvient à allier l’esthétique d’un conte médiéval à la rigueur tactique d’une simulation avancée. Si quelques bugs de pathfinding et d’UI subsistent, l’intégration des saisons, l’IA de compagnons et le futur mode multijoueur promettent un contenu riche et durable. À venir : extension « Routes de la soie » (printemps 2024), compétitions officielles et intégration de la diplomatie entre cités. En l’état, nous lui attribuons la note de 8,5/10. Pour les bâtisseurs en quête d’originalité et les amateurs de défis longs termes, c’est un indispensable.

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