Ce qui m’a accroché tout de suite avec Dark Atlas: Infernum, c’est cet équilibre rare entre l’ambiance claustro d’un vrai survival horror et la volonté de bousculer nos repères psychologiques. Le nouveau trailer dévoilé par SelectaPlay et Dark Council Studio est plus qu’un simple teaser : il donne envie de comprendre ce qui se cache derrière la démence et le décorum crasseux du jeu. Dans un paysage où beaucoup de titres d’horreur semblent recycler les mêmes ficelles, Dark Atlas semble vouloir aller plus loin-et c’est exactement ce que j’ai envie de voir (et de tester, la démo PC étant déjà dispo sur Steam !).
Dark Atlas: Infernum – Quand l’Horreur Descend sur la Psyché des Joueurs
- La démo PC jouable dès maintenant permet de juger sur pièce les ambitions et l’atmosphère étouffante promises.
- Une narration psychologique profonde, portée par une voix espagnole reconnue, pour les fans d’histoires déstructurées et de “lore” torturé.
- Stealth, énigmes, collectibles et survie : la recette classique du survival horror, mais la promesse d’un malaise psychologique en plus.
- Premier jeu du studio espagnol Dark Council, financé sur Kickstarter, avec un vrai suivi de la communauté-un pari audacieux pour un premier essai.
| Feature | Specification |
|---|---|
| Publisher | SelectaPlay |
| Release Date | Fin 2025 |
| Genres | Survival Horror psychologique, Aventure narrative |
| Platforms | PC (Steam), PlayStation 5, Xbox Series X|S |
En épluchant le trailer, difficile de ne pas penser à des classiques comme Silent Hill ou Amnesia, mais Dark Atlas: Infernum a l’intelligence de ne jamais tomber dans le pastiche. Le pitch : un monde ravagé, où les “Imprints”, vestiges fantomatiques des morts, hantent des ruines dévastées. Le joueur, perdu entre réel et cauchemar, doit survivre, se cacher, résoudre des énigmes et fouiller son propre esprit pour avancer. Ajoutez à ça une narration inspirée de la “Saga Radiata” d’Álvaro Aparicio, une DA plombée d’une bande-son qui promet de vous poursuivre hors-jeu, et vous avez quelque chose qui mérite qu’on s’y attarde sérieusement.
Mais ce qui retient vraiment mon attention, c’est la façon dont le jeu promet de traiter la descente psychologique. Quand SelectaPlay parle d’“Infernum”, ce n’est pas juste pour frimer : chaque porte poussée semble être un aller simple vers un malaise personnel. Le jeu prend le pari de ne pas donner toutes les réponses, quitte à perdre certains joueurs en route-et ça, c’est assez rare pour être signalé. La narration est portée par la voix d’Alberto « Láudano » Martínez, une figure de la scène audio espagnole, ce qui ajoute une touche d’authenticité qu’on ne retrouve pas souvent dans le genre, dominé par les productions anglo-saxonnes.
Je note aussi la volonté de Dark Council Studio de s’impliquer auprès de la communauté : campagne Kickstarter réussie, nominations à plusieurs prix (Best Narrative, Best Soundtrack), soutien des institutions espagnoles… On sent une vraie histoire derrière ce projet. Pour un premier jeu, ils ne choisissent pas la facilité, surtout avec un genre où les ratés sont vite sanctionnés par les joueurs exigeants de la scène horror.
Du côté des mécaniques, pas de révolution, mais de l’efficacité attendue : infiltration, énigmes, collectibles bien planqués, et des succès Steam à débloquer pour les plus téméraires. Là où j’attends le jeu au tournant, c’est sur sa capacité à rendre la progression vraiment angoissante, sans tomber dans le “jumpscare” gratuit ou l’ennuie d’un gameplay trop linéaire. L’équilibre entre peur psychologique et challenge ludique reste le vrai nerf de la guerre ici.
Et pour ceux qui aiment décortiquer le lore, la place laissée à la mythologie interne (le fameux “Corona Radiata”, livre interdit source de toutes les convoitises) promet des discussions animées entre joueurs. C’est le genre de jeu qui pourrait fédérer une petite communauté de passionnés, à condition que l’expérience soit à la hauteur des ambitions.
Ce que ça change pour nous, les joueurs : On tient peut-être là le retour du vrai survival horror indé européen, exigeant et inventif. Le fait que la démo soit déjà dispo sur Steam permet de se faire une première idée concrète—et c’est exactement le genre de transparence qu’on demande aux studios émergents. Pour ceux qui en ont marre des clones AAA sans âme, Dark Atlas a clairement une carte à jouer, mais devra prouver qu’il ne s’essouffle pas sur la longueur et que son récit garde toute sa puissance jusqu’au bout.
TL;DR : Dark Atlas: Infernum intrigue et inquiète par la qualité de son ambiance et ses risques narratifs. Premier jeu d’un studio espagnol, il assume son héritage et tente de s’imposer dans un genre où l’originalité paie autant que la maîtrise technique. Avec une démo PC déjà dispo, c’est le moment de se faire sa propre idée—et, franchement, je suis prêt à plonger dans cet enfer pour voir si la descente en vaut la chandelle.
Source: SelectaPlay via GamesPress
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