Il y a des annonces qui, même noyées dans la masse des showcases estivaux, te forcent à tendre l’oreille. Holy Shoot, le nouveau projet des Turcs de Tale Era Interactive, dévoilé au MIX Summer Game Showcase 2025, fait clairement partie de celles qui titillent ma fibre de gamer à la recherche de nouveautés qui ne prennent pas tout au sérieux. FPS, roguelike, et satire infernale : voilà un cocktail qui sent la sueur, les punchlines et le loot improbable – mais qu’est-ce que ça signifie vraiment pour nous, joueurs aguerris ?
Holy Shoot : l’enfer version rogue, humour et ambition persistent
- Un FPS roguelike en enfer satirique : Premiers pas dans un univers qui promet autant l’action nerveuse que l’ironie grinçante.
- Progression persistante : Un hub central (le Sanctum) pour garder un vrai sentiment d’évolution, même après la mort.
- Personnalisation et diversité : Plusieurs héros sanctifiés, chacun avec ses pouvoirs et son gameplay… enfin un vrai choix stratégique ?
- Risques et promesses : Un mélange généreux d’éléments déjà vus ailleurs, mais rassemblés avec une identité visuelle et un humour qui pourraient bien faire la différence… ou tomber à plat si ce n’est pas maîtrisé.
| Feature | Specification |
|---|---|
| Publisher | Tale Era Interactive |
| Release Date | À venir (2025) |
| Genres | FPS, Roguelike, Action |
| Platforms | PC (Steam) |
Ce qui m’a immédiatement frappé dans l’annonce de Holy Shoot, c’est ce positionnement décalé : un FPS roguelike où l’on incarne des membres d’un Ordre sacré dans un enfer parodique, missionnés pour récupérer sept artefacts aux mains de démons qui incarnent les péchés capitaux. Oui, ça sent la référence à Hades, à Binding of Isaac ou à Enter the Gungeon, mais avec une sauce first-person shooter bien épicée.
Les développeurs insistent sur la génération procédurale des niveaux, la progression persistante via le hub du Sanctum, et une galerie de personnages “angélique-mais-pas-trop” qui promettent des gameplays radicalement différents. Ça, c’est le genre de promesse qu’on a tous entendue mille fois – mais la clé, ce sera la profondeur réelle de ces variations et l’impact sur les runs.
Le pitch du combat dynamique – “objectifs de salle, loot aléatoire, pouvoirs élémentaires” – évoque immédiatement des souvenirs de Risk of Rain 2, Dead Cells ou même Doom Eternal pour l’intensité. Mais là où Holy Shoot veut se démarquer, c’est sur le ton satirique et l’humour noir : un enfer qui ne se prend jamais au sérieux, une DA “offbeat” et des dialogues qui, espérons-le, feront mouche… Si la comédie tombe à plat, on sait à quel point ça peut plomber l’ambiance.
La structure roguelite (mort = retour au hub, mais avec des upgrades permanents) est devenue un standard, mais j’attends de voir si le Sanctum proposera de vraies options de build et de méta-progression ou si on restera sur du skin/unlock gadget. Tale Era promet une “robust upgrade system” – clairement, les attentes sont élevées sur la personnalisation et la sensation de montée en puissance au fil des runs.
Ce qui tranche aussi, c’est le roster : chaque personnage serait censé offrir une expérience radicalement différente, du vétéran bourrin au créateur d’armes high-tech. Si c’est bien fait, ça peut vraiment renouveler l’intérêt sur la durée, et ça répond clairement à la frustration qu’on peut avoir face aux héros “copiés-collés” dans certains concurrents.
Pour l’instant, on n’a pas encore vu le jeu tourner longuement, et on sent que Tale Era Interactive capitalise sur la hype du MIX pour susciter les wishlists Steam. Impossible de juger sur la seule promesse, mais le studio montre une vraie ambition créative – surtout pour une équipe basée à Istanbul, dans une scène indie turque encore peu connue internationalement.
La vraie question, c’est : est-ce que Holy Shoot saura se différencier réellement, ou va-t-il simplement empiler les références ? La génération procédurale et la méta-progression, c’est devenu la base – il faudra que l’identité visuelle, l’humour et la variété des builds tiennent la route pour que les joueurs ne s’en détournent pas après quelques runs. Le potentiel pour un roguelike FPS “feelgood” et décomplexé existe, mais la barre est haute.
Ce que ça change pour nous, joueurs passionnés
Pour les fans de FPS nerveux qui veulent du challenge sans se prendre la tête sur le lore, Holy Shoot pourrait être la surprise “plaisir coupable” de 2025. Si la satire fonctionne, ça peut devenir un jeu culte à streamer, à speedrunner et à modder. Mais si la boucle de gameplay tourne vite en rond ou si la DA ne convainc pas, ça restera une curiosité de plus dans le flot des roguelikes.
En tout cas, je garde un œil dessus : un studio qui ose mélanger FPS nerveux, progression persistante et auto-dérision, ça mérite d’être surveillé… mais ils n’auront pas droit à l’erreur sur le rythme, l’équilibrage et l’humour. À suivre sur Steam, où la page wishlist est déjà active.
TL;DR
Holy Shoot tente de briser la routine du roguelike FPS avec un univers satirique, des personnages variés, et une progression centrale pensée pour les accros du “une run de plus”. J’attends de voir si Tale Era Interactive tiendra ses promesses sur la personnalisation et l’humour, mais le concept a tout pour plaire à ceux qui veulent un shooter différent, fun et sans prise de tête. Reste maintenant au studio à transformer cette hype en vrai plaisir de jeu.
Source: Tale Era Interactive via GamesPress
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