Ce premier vrai contact avec MIO: Memories in Orbit a immédiatement attiré mon attention, et pas uniquement à cause de son esthétique envoûtante. Ce metroidvania indépendant, façonné par Douze Dixièmes, dévoile dès les premières minutes un mélange d’exigence, d’originalité et de mystère qui pourrait bien séduire les amateurs du genre… ou les mettre à l’épreuve. Après une prise en main à la Paris Games Week sur une séquence avancée, cette preview nous laisse enfin entrer dans la peau de MIO, de son tout premier réveil à l’exploration de ses biomes d’ouverture. Voici pourquoi ce titre pourrait bien s’imposer comme l’un des pretendants sérieux à la couronne du metroidvania en 2024.
MIO: Memories in Orbit – Exploration, exigence et mystères sur l’Arche
- Exploration sans filet : Pas de carte accessible à la volée, la mémoire et l’orientation sont mises à l’épreuve, un vrai retour aux sources du genre.
- Difficulté modulable et intelligente : Douze Dixièmes propose des options originales comme le mode « Pacifiste » ou l’affaiblissement progressif des boss.
- Mécaniques de gameplay précises et exigeantes : Les combats, les phases de plateforme, et surtout le grappin ne pardonnent pas l’imprécision, tout en évitant l’injustice.
- Direction artistique et ambiance sonore remarquables : L’aquarelle et les nappes ambient créent un univers qui sort du lot.
| Feature | Specification |
|---|---|
| Publisher | Douze Dixièmes |
| Release Date | 2024 (à préciser) |
| Genres | Metroidvania, Action-Plateforme, Exploration |
| Platforms | PC, Consoles (plateformes finales à confirmer) |
Pour beaucoup de joueurs, un metroidvania réussi, c’est avant tout une carte à parcourir, explorer, mémoriser, et revisitée au fil des nouveaux pouvoirs. MIO: Memories in Orbit prend ce postulat… et le tord avec intelligence. Dès le réveil de notre androïde dans l’Arche, un immense vaisseau mystérieux, la sensation de dépaysement est totale : la carte n’est pas consultable à tout moment. Pour la consulter, il faut passer par Shii, un PNJ qui monnaye ses services contre des « gouttes de nacres » récoltées sur les ennemis. On est donc obligé de vraiment retenir les chemins, de s’orienter, et d’explorer en mode « old-school ». Ça m’a d’emblée rappelé la sensation de découverte des premiers Castlevania ou Metroid, avant l’ère des minimaps omniprésentes.
Au niveau du gameplay, la découverte du grappin ajoute une dimension verticale et de la tension. Mais attention, la jauge de grappin ne se recharge que les pieds au sol, ce qui casse l’illusion d’enchaîner les swings à la Ori ou Dead Cells. C’est frustrant sur le coup, mais je comprends l’intention : forcer le joueur à anticiper et ne pas spammer la mécanique, rendant chaque saut et chaque combat plus engageant. Côté combat, la précision est au cœur de l’expérience. Le jeu ne joue pas la carte du rythme effréné à la Hollow Knight, mais chaque erreur, chaque mauvaise évaluation de hitbox (notamment contre les ennemis volants) peut se payer cher. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est punitif au point d’être injuste, mais il faudra probablement un petit temps d’adaptation pour trouver le flow, surtout avec seulement trois points de vie au départ.
Ce qui m’a surpris positivement, c’est la façon dont le studio gère la difficulté. Plutôt que d’imposer des « modes » classiques, MIO propose des modificateurs activables à la volée : rendre un boss plus vulnérable à chaque essai, désactiver l’agressivité des ennemis, ou encore moduler la réactivité du grappin. C’est malin, car ça permet de s’adapter selon le besoin, sans altérer la philosophie globale du jeu, qui reste exigeante pour ceux qui veulent s’y frotter « à la dure ».
En revanche, tout n’est pas parfait. La gestion de la carte et des points de passage pourra frustrer certains puristes, et la prise en main du grappin demande un vrai apprentissage, sous peine de finir plus souvent dans la corruption (mortelle) des parois que prévu. Mais franchement, en tant que joueur lassé des assistances à outrance, ça fait plaisir de retrouver un jeu qui fait confiance à l’intelligence du joueur.
Il faut aussi saluer la direction artistique : chaque biome visité (l’Épine isolée, la Couronne, et l’aperçu de Metropolis) est un régal visuel, avec une patte aquarelle qui rend hommage aux plus belles productions indés françaises. L’ambiance musicale, discrète mais bien dosée, ajoute à ce sentiment de traverser un univers à part, où chaque bruit, chaque lueur, raconte quelque chose.
Côté progression, il y a une vraie dimension roguelite dans la gestion de la ressource principale, les gouttes de nacre. En cas de mort, tout est perdu… sauf si l’on a eu le réflexe de cristalliser cette monnaie auprès de robots spécialisés. Cela rajoute un petit stress supplémentaire, mais rend chaque exploration payante – ou cruelle.
Là où la preview montre que Douze Dixièmes a compris les attentes des joueurs, c’est dans l’ajout de petites touches narratives et de PNJ qui enrichissent l’univers. La rencontre de Mel, qui appelle MIO « la miss » et propose des mods en échange de nacre, ouvre la porte à un système d’améliorations et de personnalisation qui pourrait vite devenir addictif pour les complétionnistes et les fans de theorycraft.
Pourquoi cet aperçu compte pour les gamers
Dans un marché saturé de metroidvania, chaque nuance compte. MIO: Memories in Orbit ne révolutionne pas tout, mais il ose proposer une navigation plus organique, une difficulté moins binaire, et une direction artistique qui ne ressemble à aucune autre. Si vous aimez vraiment explorer, mémoriser, apprendre par l’échec, sans filet de sécurité, vous allez probablement adorer. Si vous cherchez un jeu qui vous tient la main, ce sera peut-être plus rugueux. Mais en tant que passionné du genre, j’apprécie cette exigence et l’ambition de Douze Dixièmes.
Ce qui reste à voir, c’est si le rythme, le challenge et la variété tiendront sur la durée – le danger du metroidvania, c’est souvent la lassitude. Mais avec ce que j’ai vu et joué, MIO: Memories in Orbit a de solides arguments pour s’imposer, surtout auprès de ceux qui veulent un vrai challenge et un univers marquant.
TL;DR : Un metroidvania ambitieux à surveiller de près
MIO: Memories in Orbit met la barre haut avec son exploration exigeante, ses options de difficulté intelligentes et son univers visuel unique. Pas encore parfait, mais déjà très prometteur pour les joueurs qui veulent (re)découvrir le plaisir de se perdre, d’apprendre et de s’améliorer sans filet. À surveiller de très près à sa sortie.
Source: Douze Dixièmes via GamesPress
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