Un nouveau jeu de casse, oui, mais avec des flashs d’appareil photo et du glamour à la pelle : voilà ce qui m’a fait lever un sourcil devant l’annonce de Snap & Grab au Day of the Devs 2025. Derrière ce projet, No Goblin, studio indépendant connu pour ses ovnis vidéoludiques comme 100ft Robot Golf et Roundabout, s’allie une fois de plus à l’éditeur Annapurna Interactive, notable pour ses pépites narratives à contre-courant. Autant dire que ça sent le jeu qui va vouloir sortir du lot, et ça, dans un genre saturé comme celui du heist game, ça ne passe pas inaperçu.
Snap & Grab : le casses de l’année façon 80’s, humour et photo
- Un twist original sur le heist game : On planifie le casse via des photos, pas en infiltrant soi-même chaque recoin. Enfin un jeu de braquage qui mise sur la préparation et l’humour, pas le shoot bête et méchant.
- No Goblin + Annapurna : Ce duo promet une aventure pleine de personnalité et de créativité, loin des clones AAA fades du genre.
- Direction artistique assumée : Esthétique 80’s, humour décalé et un casting qui sort des sentiers battus : ça change des brutes silencieuses vues mille fois.
- Xbox Game Pass Day One : L’arrivée directe sur le Game Pass pourrait lui donner une audience bien plus large que ce que ce type d’OVNI aurait pu espérer il y a quelques années.
| Feature | Specification |
|---|---|
| Publisher | Annapurna Interactive |
| Release Date | 2026 |
| Genres | Stratégie, Aventure, Heist, Humour |
| Platforms | PC, PS5, Xbox Series X|S (Xbox Game Pass jour 1) |
Ce qui m’a frappé avec Snap & Grab, c’est à quel point il prend le contre-pied des codes habituels du jeu de casse. Oubliez le sempiternel cambrioleur en tenue noire : ici, on incarne Nifty Nevada, photographe de mode ultra-glamour dans les années 80, accessoirement génie du crime. Votre mission ? Photographier des objets de valeur et repérer les menaces dans des lieux aussi stylés que Kyoto à bord d’un train de luxe ou un hôtel de glace au Caire. Toute la préparation du casse passe par la photo et la planification, avant d’envoyer votre bande de bras cassés exécuter le plan. On sent déjà que le jeu va s’amuser avec la notion de contrôle indirect et le chaos qui en découle – ce qui rappelle le joyeux bazar de Roundabout, un jeu à la fois absurde et addictif.
Cet angle photo/planning est un vrai bol d’air dans un genre souvent coincé entre infiltration sérieuse et gunfights stériles. Ici, la promesse c’est de se sentir vraiment comme le cerveau derrière le casse, pas juste un exécutant. Le jeu s’annonce moins comme un énième clone d’Ocean’s Eleven et plus comme une comédie de casse, où la réussite dépend moins de réflexes que de flair (et d’humour). Et connaissant No Goblin, le jeu n’aura probablement pas peur de rire de ses propres mécaniques. La description officielle n’hésite pas à ironiser : « Ils vont très bien s’en sortir. Vos plans ne provoqueront absolument aucun chaos ni problème. Ne vous inquiétez pas ! » On sent déjà que la catastrophe fait partie du fun.
Côté narration, on n’est pas en reste : une rivalité/romance se profile entre Nifty Nevada et la détective d’INTERPOL Rio Rivers. Clairement inspiré des comédies de casse à l’ancienne (vous aussi vous pensez à Attrape-moi si tu peux ?), le jeu promet des dialogues savoureux et une dynamique bien plus fun que les rivalités policières habituelles. Rajoutez la possibilité de décorer son appart avec les objets volés (statues, tableaux, pets, robots majordomes…) et vous avez le genre d’humour qui fait mouche chez une communauté en manque de second degré.
Mais attention, l’enthousiasme ne dispense pas de rester vigilant : la formule risque-t-elle de s’épuiser si la variété des cibles ou la profondeur stratégique ne sont pas au rendez-vous ? No Goblin a toujours privilégié la personnalité de ses jeux à leur polish technique : leur humour et leur originalité peuvent parfois masquer un gameplay qui tourne en rond. L’éditeur Annapurna est gage de qualité narrative, mais pas forcément d’expérience longue ou sans accroc. Et le fait que le jeu sorte day one sur Game Pass pourrait aussi indiquer un pari sur la viralité plus que sur la profondeur – ce qui n’est pas un mal en soi, mais à surveiller pour ceux qui aiment la rejouabilité solide.
Pourquoi Snap & Grab pourrait faire mouche auprès des gamers
Ce qui me parle le plus, c’est l’envie de tordre le cou à la formule du jeu de casse classique. L’approche décalée (humour, photo, années 80) et la mise en avant de la personnalité des personnages promettent plus qu’un simple puzzle game déguisé. Pour les fans de titres comme Untitled Goose Game, Papers, Please ou même Persona 5 (pour le charme des « crimes stylés »), Snap & Grab coche beaucoup de cases : de l’originalité, des personnages marquants, un ton décalé et, espérons-le, une liberté d’approche suffisante pour que chaque casse ait sa saveur. Et puis, on va pas se mentir : pouvoir créer son musée d’objets volés dans son appart, ça titille le collectionneur-nostalgique qui sommeille dans pas mal d’entre nous.
La date de sortie (2026) laisse le temps de peaufiner l’ensemble, mais on surveillera de près la capacité du jeu à renouveler ses situations et à offrir de vrais moments de créativité, pas juste de l’humour gadget. Avec la concurrence féroce sur le Game Pass et l’avalanche de jeux narratifs ces temps-ci, Snap & Grab devra réellement tenir ses promesses de fun et de variété pour ne pas finir relégué à la page « bizarres curiosités » du service.
TL;DR : Snap & Grab intrigue par son twist photo/planification, son esthétique 80’s et son humour made in No Goblin. Sur un marché saturé de jeux de casses ultra-sérieux, il promet un vent de fraîcheur, à condition que la variété et la profondeur suivent. Arrivée day one sur Game Pass : à surveiller pour tous ceux qui aiment les jeux malins, drôles et un brin décalés.
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