Blighted : DrinkBox Studios se lance dans le western psychédélique

Impossible d’ignorer l’annonce de Blighted quand on a suivi le parcours de DrinkBox Studios, les créateurs de la série Guacamelee!. Leur nouveau projet, un action-game teinté de western halluciné, promet d’être leur “plus ambitieux à ce jour”. Ces mots-là, on les entend tout le temps dans le jeu vidéo – mais avec DrinkBox, mon niveau de curiosité monte direct d’un cran. Après tout, ces devs n’ont jamais eu peur de bousculer les codes, et là, ils visent carrément un cauchemar psychédélique dans l’Ouest… Mais qu’est-ce que ça cache vraiment ?

Blighted : Quand le western hallucinatoire rencontre la chasse aux souvenirs

  • Un hommage barré au western : DrinkBox ose mélanger folklore, mémoire et visions morbides pour s’éloigner radicalement de Guacamelee!.
  • Système de difficulté dynamique (le “Fléau”) : Chaque combat évolue selon vos actions, l’état du monde et même votre propre corruption.
  • Mécanique centrale : dévorer les cerveaux ennemis pour acquérir pouvoirs et souvenirs – un choix audacieux qui risque de diviser.
  • Solo ou coop à deux, le tout servi par la patte sonore de Jim Guthrie (Superbrothers, Nobody Saves the World).
Feature Specification
Publisher DrinkBox Studios
Release Date 2026 (à confirmer)
Genres Action, Aventure, Western psychédélique
Platforms PC (Steam)

Un pitch qui tranche dans le paysage indé
DrinkBox n’a jamais connu l’échec critique : Guacamelee! a redéfini la fusion entre Metroidvania et humour mexicain, Severed a osé la prise de risque tactile, Nobody Saves the World s’est amusé avec les systèmes de transformation. Blighted marque toutefois un virage plus sombre et délibérément étrange. L’idée d’un monde où les souvenirs circulent via des fruits poussant sur les crânes des défunts, jusqu’à ce qu’un certain Sorcisto vienne tout profaner, c’est du jamais-vu, même pour un studio connu pour ses idées farfelues.

Mais surtout, le studio tease un système de difficulté dynamique lié au “Fléau” : ici, plus vous consommez de cerveaux, plus la corruption progresse, modifiant à la fois vos capacités, le comportement des ennemis et l’environnement. Ce n’est pas juste une mécanique punitive à la FromSoftware, mais une tentative de fusionner narration, progression et challenge. Je trouve ça franchement intriguant, même si la promesse d’un monde “qui s’adapte sans cesse” s’est souvent révélée plus marketing que révolutionnaire dans d’autres jeux indés.

Screenshot from Blighted
Screenshot from Blighted

La promesse d’un gameplay viscéral… et potentiellement clivant
D’après le premier résumé, Blighted va au-delà du simple action-aventure : on nous parle d’attaques à timing, combos, coups de grâce… et surtout, d’une mécanique centrale où l’on absorbe les cerveaux de ses adversaires pour en acquérir les pouvoirs et les souvenirs. Impossible de ne pas penser à Mega Man ou Sekiro pour l’aspect “vol de techniques”, mais avec une ambiance bien plus dérangeante.

Ce choix de game design peut faire mouche comme rebuter : accepter d’incarner un héros rongé par le Fléau, obligé de “devenir le monstre” pour survivre, c’est un pari narratif risqué. D’autant que la DA très “psychedelic western” semble vouloir trancher avec les couleurs chatoyantes de Guacamelee!, pour quelque chose de plus sordide. Je suis curieux de voir si DrinkBox gardera ce sens du rythme et du fun qui a fait leur force… ou s’ils vont trop s’enfermer dans l’expérimental.

Screenshot from Blighted
Screenshot from Blighted

Solo, coop et musique sur mesure : une expérience taillée pour l’expérimentation ?
Bonne surprise, Blighted proposera un mode coop à deux (en local ou en ligne), ce qui n’était pas gagné vu l’ambiance plus sombre. La présence du compositeur Jim Guthrie est aussi un vrai plus quand on se souvient du charme sonore de Superbrothers: Sword & Sworcery EP ou Below. Cela évoque la volonté de DrinkBox de pousser l’immersion, même dans un univers franchement malsain.

Pourquoi cette annonce compte pour les joueurs (et pas que les fans de Guacamelee!)

Derrière le pitch étrange, Blighted incarne une tendance que j’observe depuis un moment dans l’indé : la volonté d’explorer des gameplays vraiment différents, quitte à dérouter. Là où beaucoup de studios jouent la sécurité, DrinkBox semble prêt à prendre des risques pour renouveler le genre action-aventure.
Pour les joueurs, ça veut dire quoi ? Probablement une expérience tout sauf tiède : si le Fléau tient ses promesses, on pourrait se retrouver face à un jeu qui vous pousse constamment à réévaluer vos choix, à adapter votre façon de jouer, et à accepter des dilemmes moraux plus présents que d’habitude dans ce type de jeu.

Screenshot from Blighted
Screenshot from Blighted

Reste évidemment des points à surveiller : le système de difficulté dynamique peut vite devenir frustrant s’il n’est pas parfaitement dosé ; et la DA pourrait dérouter les fans de Guacamelee! habitués à l’humour et à la couleur. Mais pour ceux qui cherchent à sortir de la routine, ce Blighted pourrait bien être le pari le plus excitant de DrinkBox à ce jour.

TL;DR : Un pari osé, mais la hype est justifiée… pour l’instant

Blighted intrigue par son mélange de western halluciné, de mécanique de mémoire cannibale et d’action nerveuse. DrinkBox joue la carte du risque avec un système de difficulté dynamique et une atmosphère plus sombre que jamais. Pas de quoi s’emballer sans voir tourner le jeu, mais voilà enfin une annonce qui ose autre chose que la nostalgie ou la surenchère procédurale. À surveiller de près en 2026, surtout si vous aimez voir les studios sortir de leur zone de confort.

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