Un hôtel britannique crasseux, des outils qui chantent, des fantômes à l’humour douteux, et un challenge de rénovation en 30 jours chrono ? Voilà un cocktail qui, franchement, ne ressemble à rien de ce qu’on trouve habituellement sur le marché. There are no Ghosts at the Grand, annoncé par Friday Sundae, m’a franchement stoppé net ce matin parmi la pluie de “simulators” insipides et de pseudo-indés calibrés pour flirter avec le viral. Enfin un concept qui ose sortir du moule, quitte à sérieusement diviser. Voici pourquoi ce projet improbable mérite de retenir l’attention des vrais curieux du jeu vidéo.
There are no Ghosts at the Grand : jeu de rénovation hanté qui ne chante pas la même chanson
- Un mélange maison/horreur inédit : Entre Powerwash Simulator et Luigi’s Mansion, chaque outil de rénovation devient aussi une arme anti-fantômes… ou un micro de karaoké !
- Ambiance musicale omniprésente : La bande-son n’est pas un simple fond sonore – chaque personnage, chaque outil y va de sa chanson, promettant une expérience aussi bizarre que vivante.
- Exploration, secrets et challenge : 30 jours et nuits pour restaurer The Grand, résoudre énigmes et échapper aux créatures surnaturelles. La pression monte dès le départ.
- Day One dans le Game Pass, multiplateforme à venir : Sortie prévue pour 2026 sur écosystème Xbox, avec promesse d’autres plateformes, donc sûrement Switch 2 et PS5 dans le viseur.
| Feature | Specification |
|---|---|
| Publisher | Friday Sundae |
| Release Date | 2026 |
| Genres | Rénovation, Simulation, Aventure, Surnaturel |
| Platforms | Xbox Series X|S, PC, Xbox Game Pass (autres à venir) |
Dans une industrie saturée de clones de House Flipper, voir émerger un jeu qui ose hybrider l’improbable (chant, rénovation, paranormal et enquête) fait franchement du bien. Le pitch : Chris David, trentenaire paumé, hérite d’un hôtel balnéaire délabré, The Grand, et doit le remettre sur pied en un mois – tout en repoussant une invasion surnaturelle. Vous imaginez Powerwash Simulator, mais où la sandblaster se plaint de votre technique et le pistolet à peinture fredonne un refrain entêtant à chaque coup de gâchette. C’est absurde, mais ça peut marcher.
Le jour, c’est rénovation textile, tapisserie, agencement et nettoyage façon “bricoleurs éméchés” sous Prozac : chaque outil est doté d’une personnalité, avec son phrasé, son délire, et parfois des passages chantés qui rappellent un vieux musical britannique. On personnalise, on range, mais la découverte de secrets planqués derrière chaque mur donne envie de farfouiller partout.

À la nuit tombée, tout vire dans l’absurde : les mêmes outils deviennent des armes plus ou moins efficaces pour chasser, capturer ou effrayer fantômes et bestioles. Passer l’aspirateur sur une entité hurlante, repeindre les traces d’un poltergeist, ou carrément balancer des canapés sur une silhouette spectrale à grands coups de canon-ameublement… Sérieusement, quel autre jeu vous propose ce genre de délire tout en gardant un soupçon de cohérence ? Même Luigi’s Mansion, référence du genre, n’a jamais osé aller aussi loin dans la parodie musicale – ni dans l’aspect customisation digne des “housing sims” actuels.
Un élément qui m’a particulièrement tapé dans l’œil, c’est ce parti-pris de “musique vivante” partout — chaque PNJ, chaque outil, chaque événement semble pousser la chansonnette. On sent une vraie envie d’éviter l’ambiance moribonde ou une tension horrifique à la Resident Evil. Ici, l’étrange est joyeux, l’horreur toujours un peu burlesque. Clairement, ça vise une génération qui préfère la bizarrerie sympathique à la peur pure.

Friday Sundae (leur premier titre remarqué, Big Catch: Fishing Adventure, respirait déjà l’originalité potache) semble aimer les mélanges improbables. Ce nouveau projet va à fond dans cette veine anti-conformiste qui, ces dernières années, prend enfin racine chez quelques devs indés (voyez Don’t Starve ou Cult of the Lamb pour d’autres réussites de ce type). Le fait que le jeu sorte directement dans le Game Pass montre que Microsoft n’a pas peur de miser sur l’ovni joyeux — un vrai signe d’ouverture à des expériences hors cadre, là où Sony et Nintendo imposent parfois leur conservatisme éditorial. Pour l’instant, ni prix ni date précise, mais la promesse de versions PS5 et Switch 2 est dans l’air : logique, vu l’engouement du public pour le genre “cosy” très populaire sur ces machines.
Pour nous, joueurs, c’est exactement le genre d’expérimentation qu’on a intérêt à surveiller. Parce que le risque, c’est aussi que derrière la fantaisie, le gameplay s’essouffle vite (syndrome House Flipper qui ne se renouvelle pas sur la durée). Le système de double gameplay (rénovation le jour, action-énigme la nuit), s’il est bien équilibré, peut offrir une vraie boucle addictive. Mais si l’un des pans tombe à plat, on se retrouvera avec un mini-jeu chantant surcoté. Un jeu qui sait rester drôle sans devenir lourd, et stimuler notre fibre créative tout en nous surprenant, c’est rare. Bref, comptez sur moi pour guetter la moindre info sur l’IA des outils et la qualité des chansons : sans ces détails, la magie pourrait retomber aussi vite.

Qu’est-ce que ça change pour nous, joueurs ?
L’époque où la rénovation de maison virtuelle rimait avec zen attitude et playlists de lofi touche peut-être à sa fin. Here, on nous promet une expérience où chaque session est différente — entre course d’aspirateur avec un chat qui se moque de vos choix d’ameublement et baston surréaliste contre des poltergeists. C’est exactement ce genre de titres singuliers qui font du Game Pass une plateforme à surveiller, surtout si vous aimez sortir des rails. Et soyons honnêtes : combien de jeux parviennent à faire rire et réfléchir sur la déco d’une pièce hantée ?
TL;DR : OVNI musical ou future claque surprise ?
There are no Ghosts at the Grand veut dépoussiérer le genre “housing simulator” à coups de chansons, de trouvailles absurdes et de double gameplay jour/nuit. La réussite dépendra de la capacité à garder l’humour piquant et les mécaniques fraîches sur la durée, mais rien qu’avec son concept, il relance l’intérêt pour le jeu indé barré. Clairement, celui-là, on l’attend de pied ferme dans le Game Pass — en espérant pouvoir pousser la chansonnette en même temps que nos outils.

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