J’avoue, l’annonce d’Aniimo pendant le Xbox Games Showcase a piqué ma curiosité, et ce n’est pas tous les jours qu’un « Pokémon-like » parvient à sortir du lot sans marcher dans les traces déjà brûlées par Nintendo ou sans jouer la carte du « Palworld + armes ». Mais Pawprint Studio semble croire dur comme fer à son projet : un action-RPG next-gen en monde ouvert où il ne s’agit pas juste de capturer des créatures, mais aussi d’explorer, résoudre des énigmes et surtout, de se frotter à des combats dynamiques en temps réel. La question qui me trotte en tête : Aniimo peut-il vraiment faire bouger une formule usée jusqu’à la corde ?
Aniimo : Un challenger sérieux pour le trône du « catch ‘em all » ?
- Des combats en temps réel avec esquives/combo : enfin un gameplay qui promet du rythme dans la confrontation de créatures, loin du tour par tour à l’ancienne.
- Focus sur l’exploration et la résolution d’énigmes : un angle plus « aventure » rarement exploité dans le genre.
- Direction artistique colorée et technique soignée : Pawprint Studio vise les faiblesses visuelles historiques de Pokémon.
- Free-to-play cross-plateforme, avec PvE/PvP : la formule tente de fédérer une vraie communauté dès le lancement.
| Feature | Specification |
|---|---|
| Publisher | Pawprint Studio |
| Release Date | 2026 (bêta fermée PC fin 2024) |
| Genres | Action-RPG, Open World, Collection de créatures |
| Platforms | PC, Xbox Series |
On ne va pas se mentir : le jeu de collection de monstres reste ultra-dominé par Pokémon, malgré ses faiblesses techniques, et plus récemment par Palworld, qui a su tabler sur le chaos du multijoueur et la hype pour détourner la recette. Aniimo arrive donc face à deux géants – ou plutôt, un géant et un phénomène viral -, mais avec quelques arguments qui me parlent directement en tant que vieux de la vieille du genre.
Premier point qui saute aux yeux (et qui me rassure après la douche froide graphique de Pokémon Écarlate & Violet) : Pawprint Studio mise sur une vraie patte visuelle. Les couleurs claquent, les créatures ont du peps, et les environnements semblent proposer enfin plus qu’une plaine vide à la Breath of the Wild en plus fadasse. Si vous suivez la scène, vous savez que ça fait des années qu’on rêve d’un Pokémon « next-gen » qui ressemble à autre chose qu’un titre sous Unreal Engine 3. Sur ce plan, Aniimo veut prendre le contre-pied.

Là où Aniimo attire vraiment mon attention, c’est sur l’approche action-RPG : on parle de combats dynamiques, avec esquives, enchaînements de combos… Bref, on se rapproche plus d’un Tales of ou d’un FF VII Remake dans l’intensité (toutes proportions gardées) que du traditionnel « attaque »/« sac »/« fuite ». Pour les férus d’action qui trouvent qu’on s’endort sur les arènes Pokémon, c’est une promesse à surveiller de près. Par contre, il va falloir voir comment ça s’équilibre : un système de combat plus nerveux, c’est aussi plus difficile à rendre lisible, surtout avec plus d’une créature sur le terrain.
Autre point qui m’intrigue : l’exploration en open world avec énigmes et donjons. Là, Aniimo lorgne presque du côté de Genshin Impact ou même des derniers Zelda, tout en cherchant à garder l’essence du jeu de collection. Reste à savoir si ces « donjons antiques » ne se transforment pas en couloirs sans inspiration ou si l’ambition d’aventure n’éclipsera pas l’objectif de la collection. Même Nintendo n’a jamais vraiment réussi à rendre sa map Pokémon intéressante à explorer, alors on surveille.
Le game-as-a-service, c’est là que le bât pourrait blesser. Aniimo sera free-to-play, et ça balance tout de suite la hype dans le camp de la méfiance. Parce que « free-to-play » sur un jeu de collection, on sait tous ce que ça peut vouloir dire : créatures planquées derrière un gacha, progression entravée pour pousser à l’achat, cosmétique bridé… On croise les doigts pour que Pawprint Studio évite l’écueil du pay-to-win, mais aucun détail concret sur la monétisation pour l’instant. Surveillance maximale de ce côté-là.
Le multijoueur, lui, est vendu comme central : PvE, PvP… Sur le papier, tout pour créer une commu bien vivante – mais encore une fois, la concurrence avec Palworld sera féroce, surtout si le ton reste trop sage face à l’humour et à la démesure du titre de Pocketpair.
Ce que ça change (ou pas) pour les joueurs qui en veulent plus que Pokémon
Honnêtement, Aniimo coche les cases que beaucoup réclament dans le genre : plus d’action, plus d’exploration, une DA moderne. À voir maintenant si le fond suit la forme, surtout sur l’équilibrage du free-to-play et la richesse du monde. Le fait d’avoir une bêta PC cette année, c’est déjà un bon signe de transparence — et une opportunité pour la communauté de serrer la vis, point que peu de projets japonais osent réellement mettre en avant. Mais il reste tout à prouver côté contenu et équilibre. Si Pawprint Studio livre la promesse d’un monde vivant avec une progression juste et des combats qui tiennent la route, Aniimo pourrait secouer un peu l’oligopole Pokémon/Palworld… ou finir direct dans la pile des clones oubliés.
TL;DR
Aniimo promet un vrai vent frais dans le genre Pokémon-like avec du combat dynamique et une DA vraiment aboutie, en plus d’oser le free-to-play et la cross-plateforme. Mais attention aux pièges du modèle économique, et reste à voir si l’exploration/donjons ne sont pas juste du flan. La bêta PC de fin d’année sera clairement le premier crash test pour voir si ce challenger peut vraiment devenir l’alternative que de nombreux joueurs attendent.

Laisser un commentaire