WUCHANG: Fallen Feathers – Un Souls-like Ambitieux entre Histoire, Folklore et Risques Répétés

Un souls-like inspiré de la Chine impériale du XVIe siècle ? Voilà un pitch qui, forcément, fait lever un sourcil au vieux joueur que je suis. À Summer Game Fest, l’annonce de WUCHANG: Fallen Feathers par 505 Games et Leenzee Games m’a immédiatement interpellé, non seulement pour son cadre, mais aussi parce que le trailer sentait aussi bien le respect du folklore chinois que les écueils déjà vus dans le genre. À l’heure où l’on croule sous les clones de FromSoftware, qu’est-ce qui rend vraiment ce titre digne de notre attention ? Voyons ce que cache vraiment cette nouvelle promesse venue d’Orient.

WUCHANG: Fallen Feathers – Un Souls-like à la sauce Ming, entre ambition et prudence

  • Le jeu s’inspire vraiment du folklore et de l’histoire chinoise, là où tant d’autres se contentent d’un skin vaguement asiatique.
  • Arrivée directe dans le Game Pass : un aveu de prudence… ou le signal d’une vraie confiance dans la capacité du titre à séduire ?
  • Système de combat mis en avant, mais le trailer laisse planer la question sur la profondeur réelle par rapport aux cadors du genre.
  • Ambiance visuelle marquante, mais faudra-t-il supporter encore un gameplay trop rigide ou une copie conforme de Sekiro ?

Feature Specification
Publisher 505 Games
Release Date 24 juillet 2025
Genres Action RPG, Souls-like
Platforms Xbox Series X/S, PlayStation 5, PC (Steam, Epic, Windows), Xbox Game Pass

On ne va pas tourner autour du pot : depuis le raz-de-marée Elden Ring, chaque nouveau souls-like prétend révolutionner le genre ou, au mieux, jouer sur la corde du « même combat, autre décor ». Sur le papier, WUCHANG : Fallen Feathers promet exactement ce qu’un amateur de jeux exigeants souhaite : combats punitifs, univers sombre, monstres déviants issus d’un folklore bien distinct – ici, celui de la Chine de la fin des Ming, gangrenée par les guerres de factions et une étrange maladie. Le trailer est stylé, les décors ont de la gueule (forêts de bambous moites, villages en cendres, temples imprégnés de brume et d’ancestrale superstition), et la narration ose s’imprégner de la culture locale plutôt que de singer les mythes européens façon Lordran bis.

Screenshot from Wuchang: Fallen Feathers
Screenshot from Wuchang: Fallen Feathers

Mais au-delà des apparences, deux questions s’imposent : est-ce que l’expérience ira plus loin que l’enfilade de boss coriaces et de ruelles sinistres ? Et surtout, est-ce que le gameplay saura apporter une vraie personnalité ? Car si Wuchang mise sur « un système de combat dynamique et des environnements à couper le souffle », la méfiance reste de mise. La concurrence est rude : Lies of P, Wo Long Fallen Dynasty – tous deux sortis récemment et ayant prouvé qu’il ne suffit plus de durcir la difficulté pour tenir sur la longueur ou convaincre la communauté passionnée (et impitoyable) des fans de souls-like.

Du côté du studio Leenzee, le CV n’est pas celui d’une équipe à la réputation solidement établie (WUCHANG est leur premier gros projet connu hors de Chine). C’est à lire à double tranchant : chance de fraîcheur, ou piège des ambitions démesurées ? La présence de 505 Games au publishing pourrait cependant garantir un minimum de finition et d’ambition internationale, élément qui manque encore aux perles de l’industrie chinoise sur console.

Screenshot from Wuchang: Fallen Feathers
Screenshot from Wuchang: Fallen Feathers

L’intégration dès le lancement dans le Game Pass, c’est toujours bon à prendre pour ceux qui aiment découvrir sans se ruiner… mais ça pose inévitablement la question du niveau de confiance des éditeurs sur le potentiel commercial du jeu. On connaît la musique : des sorties day one sur Game Pass sont parfois des chefs d’œuvre inattendus (Hi-Fi Rush !), parfois des titres sympathiques mais oubliables. Ma vraie curiosité : le jeu va-t-il oser aller plus loin dans l’exploration de son folklore, pousser la narration à fond, et surtout, éviter le piège d’un souls-like générique aux mécaniques trop familières ? Le trailer intrigue, mais ne dévoile pas tout – et c’est peut-être tant mieux.

Pour les passionnés de récits historiques revisités à la sauce dark fantasy et de « challenge à la Sekiro », ce WUCHANG a clairement de quoi donner envie de se frotter à la bête. Mais pour ceux qui attendent une vraie bousculade dans la rue des souls-like, il va falloir guetter les premières reviews et retours joueurs. En tout cas, le parti-pris visuel et culturel me donne déjà envie d’aller plus loin. Encore faudra-t-il que la maniabilité soit à la hauteur du mythe… et pas seulement une vitrine pour screens stylés sur Twitter.

Screenshot from Wuchang: Fallen Feathers
Screenshot from Wuchang: Fallen Feathers

Ce que ça veut vraiment dire pour les joueurs

En clair : si vous êtes amateurs d’ambiances inédites et que le folklore chinois vous parle, la proposition vaut le détour, d’autant plus via le Game Pass (on limite le risque financier du flop). Mais attention, ni 505 Games ni Leenzee ne sont (encore) FromSoftware : la déception est possible si vous espérez une expérience d’experts inégalée. Préparez-vous à découvrir de nouveaux démons, mais gardez une bonne dose d’esprit critique avant de proclamer WUCHANG comme l’héritier du trône des souls-like.

TL;DR – Un Souls-like ambitieux à surveiller, mais pas sans réserves

WUCHANG : Fallen Feathers séduit par son univers historique rare et la promesse de combats nerveux, mais la concurrence est féroce et le trailer laisse certaines zones d’ombre. L’intégration Game Pass le rend accessible, mais aussi suspect pour les vétérans du genre : à tenter pour voir si la sauce prend, tout en gardant à l’esprit qu’on n’est pas forcément face à un nouveau Sekiro ou Bloodborne. Attente prudente, mais réelle curiosité.

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