Crimson Desert – Mon Avis Après la Démo : Bastons Épiques, Contrôles Casse-Tête
Alerte, les fans de RPG médiévaux et de combat technique ! J’ai pu jouer l’heure complète de Crimson Desert à Summer Game Fest et, franchement : je suis encore partagé entre enthousiasme débordant et envie de balancer ma manette par la fenêtre. Voici ce qu’un vieux de la baston (et amoureux de Shenmue) a réellement ressenti, manette en mains, quand le spectacle a viré au ridicule et que la magie menaçait de se dissoudre dans un océan de combos à trois boutons.
- Combat inspiré des jeux de fight : puissance et claque immédiate, mais il faut dompter la bête.
- Ambiance médiévale ultra-sérieuse brisée par un système de mouvements quasi-cartoon, un vrai grand écart !
- Interactions et manipulations franchement laborieuses : combo de touches qui fait sauter l’immersion.
- Graphismes à tomber, batailles de masse spectaculaires – on sent la technique derrière.
- La hype reste malgré tout bien présente, mais si Pearl Abyss ne simplifie pas les contrôles, attention à la sortie de route.
Ma Première Rencontre avec Crimson Desert : Grosse Hype et Gros Doutes
Jeudi dernier à Los Angeles – Summer Game Fest, chaleur de plomb, badge presse autour du cou et cœur qui bat plus vite que dans un combat de Guilty Gear quand j’aperçois enfin une démo jouable de Crimson Desert. Faut dire, Pearl Abyss, je les mate depuis Black Desert, et j’attendais de retrouver ce feeling unique de MMO coréen, mais dopé à l’épique solo. Direct en lançant la démo : on incarne Kliff Macduff, nom à la fois badass et tartignolle, mais dont la présence à l’écran m’a tout de suite évoqué ces héros brisés que j’adore (Ryo Hazuki, t’es pas si loin).
Première claque : la DA. Des montagnes couleur or au lointain, des forêts denses où la lumière perce comme dans une cinématique Next-Gen. On n’est pas là pour faire de la déco, mais franchement, c’est le genre de monde qui donne envie de s’arrêter juste pour regarder.
Combats : Le Choc du Serious Game et des Mouvements Délirants
Au début, j’étais prêt : “OK, c’est un open world médiéval, ça va jouer rugueux, genre Witcher ou Dragon’s Dogma.” Mais la première escarmouche me fait perdre le fil du sérieux ! J’envoie Kliff sauter à la Mario sur un mur, dégommer un ennemi à coups de super prises dignes d’un match de Street Fighter, et balancer un RKO à la WWE à un type en armure. Sérieusement ? Dans la même minute, je passe d’un combat tactique à une séquence où je dégomme trois gus d’un seul coup en faisant le tourniquet.
J’ai toujours aimé cette école de design où chaque bouton a son utilité, mais là, Crimson Desert va plus loin. Adieu l’automatisme des combos à deux coups, place à des double combos façon jeu de baston : “Maintiens L1 + X et Carré pour une projection”, “Libère Triangle pendant une roulade”, et même des inputs où il faut presser les deux sticks en même temps (?!). C’est grisant… quand ça marche.
Petite parenthèse : je joue principalement à la manette sur PC – au combo classique stick gauche + A ou carré pour courser et interagir. Ici, impossible de ne pas s’emmêler les pinceaux sur un coup spécial en pleine mêlée. Je me revois, après quatre heures de prise en main, enfin réussir LA prise de catch d’apparat. Petite victoire perso, mais à quel prix ?

Des Batailles Massives à Couper le Souffle, Mais…
Côté spectacle, rien à redire. Les batailles rangées sont impressionnantes : vagues d’ennemis, drapeaux Greymane qui claquent au vent, canons qui rugissent, barils explosifs qui te rappellent les meilleures scènes de Berserk ou d’un vieux Total War. Tu peux foncer tout droit, snober plein d’ennemis, ou t’arrêter et tester chaque coup spécial. Ça fait plaisir d’avoir le choix.
Mais la surcouche d’explosions et l’intensité environnante cachent parfois la vraie galère : la gestion des interactions. Vouloir ouvrir une porte, parler à un PNJ, ou brandir l’emblème d’un clan ? Il faut dans bien trop de cas “viser” la cible avec L1 puis appuyer sur un combo de boutons contextuels. Pourquoi pas, mais je n’ai jamais autant regretté le vieux bouton “A” contextuel de Shenmue ou Fable. Perdre cinq secondes à comprendre sur quel bouton insister alors qu’une pluie de flèches tombe autour de moi, c’est la fausse bonne idée.
Moment de Rage : Mon Combat Contre la Bannière (et contre les Contrôles…)
Là, obligé d’en parler, car ce moment m’a hanté toute la nuit suivante. Au tout début de la démo, mission : ramasser la grande bannière de mon clan et la planter dans un socle pour revendiquer l’avant-poste. Facile ? Sauf que non :

- Presser les deux sticks pour activer la “super force”
- Viser à la main le drapeau avec L1
- Combo X + Carré pour sélectionner le drapeau
- Marteler X pour le soulever
- Maintenir Triangle pour le caler sur l’épaule
- Avancer (en évitant les ennemis)
- Reviser le socle avec L1
- Appuyer R1 pour placer la bannière
Voilà, tout ça juste pour planter un fichu drapeau. Le pompon, c’est que la même séquence infernale revient lors du boss final contre Cassius Morton. Sauf que cette fois, c’est un pilier effondré qu’il faut soulever en une poignée de secondes, tandis que le boss te traque sans pitié. Je vous jure, j’ai failli hurler. Je l’ai eu, mais le fun était loin du stress positif d’un vrai duel – plus celui d’un mini-jeu infernal sur PS2.
Graphismes, Technique et Immersion : Ça Déchire… Quand Rien ne Gâche le Trip
Aucun souci sur ce plan : c’est magnifique. Particules, Scènes nocturnes qui flamboient au gré des explosions, animation hyper fluide même quand il y a la foule. Je n’ai relevé aucun bug, et le framerate m’a semblé stable sur la config du stand – sûrement du gros PC de compétition. Les effets de lumière dans la forêt sont bluffants, la météo influence l’ambiance générale. Là-dessus, c’est digne d’un triple A moderne, ni plus ni moins.
Côté son, sans grande révolution, mais la nervosité des effets et la montée en tension lors des escarmouches renforcent l’immersion. Mais une plainte tout de même : si on doit rester autant concentré sur la manette et la gymnastique de doigts, difficile de profiter de ces détails…
Pour Qui ? Faut-il Sauter sur Crimson Desert ?
Si vous adorez les “jeux baston” et les RPG qui sortent un peu des rails de la pure reconstitution médiévale, Crimson Desert va vous régaler. Les fans de combos viennent pour la nouveauté, ceux qui aiment l’exploration trouveront un open world sublime (même si, sur la démo, je n’ai pu que rêver à ce qu’il réserve en dehors des zones de combat dirigées).
Par contre, les allergiques aux contrôles encombrés ou ceux qui veulent un bouton = une action, tournez-vous plutôt vers un RPG plus classique. Crimson Desert n’est pas là pour simplifier l’expérience.

Conclusion : Du Panache, Des Bastons, Mais Trop de Chichis
Après une heure intense, je reste fasciné par la proposition : un RPG médiéval aussi sérieux qu’absurde, capable de basculer du JRPG sobre au festival de coups spéciaux en une fraction de seconde. Mais il faut que Pearl Abyss entende la complainte des pauvres pouces ! La surenchère de manipulations casse la dynamique, et le plaisir de la prise en main s’en trouve grignoté.
La démo prouve que Crimson Desert peut être un chef-d’œuvre – mais avec moins de boutons pour plus d’intensité. Simplifiez-moi tout ce bazar, et je reviens semaine 1 à la sortie sans hésiter.
Note Finale et TL;DR
Ma note : 7/10 – Combat technique jouissif et Open World splendide, mais la complexité des commandes risque de finir certains joueurs… KO ! À suivre de près, surtout si Pearl Abyss révise sa copie avant la sortie.
- Bagarres épiques et inventives, ambiance marquante
- Contrôles surchargés : fun instantané mais frustrant sur la durée
- Techniquement impressionnant
- À réserver aux curieux du genre ou aux experts en combos !
Voilà, c’était mon compte-rendu sans filtre après 60 minutes passées dans Crimson Desert – hâte de voir si le studio corrige le tir d’ici la version finale.

Laisser un commentaire