Rarement un reveal a autant surpris que celui de Code Vein II lors du Summer Game Fest 2025. Après un premier épisode certes imparfait mais gorgé de personnalité, Bandai Namco revient pour complètement rebattre les cartes avec une suite qui sent bon le reboot déguisé – et qui assume ses choix, même clivants. Franchement, c’est le genre d’annonce qui réveille ma curiosité de joueur, surtout tant les soulslike peinent à sortir du carcan From Software. Mais est-ce que ce virage créatif et ces nouvelles ambitions suffiront à relancer la hype sans perdre ce qui faisait le sel du premier Code Vein ? Plongée dans ce que Code Vein II promet… et dans les vraies questions que ça pose.
Code Vein II : vers une refonte complète du soulslike anime chez Bandai Namco
- Le jeu s’affranchit du passé : Nouvelle histoire, nouveaux personnages, Code Vein II évite la redite mais risque d’égarer les nostalgiques de ses débuts.
- Nouvelles mécaniques de personnalisation : Les transformations Formae et Blood Codes enrichissent la création de builds, promettant une profondeur jamais vue dans la série.
- Exploration modernisée : Monde semi-ouvert, moto pour parcourir de longues distances, zones interconnectées – fini le level design en couloir.
- Direction artistique polarisante : Plus lumineuse, moins “anime pur”, le style graphique nouveau fait déjà débat au sein de la communauté.
| Feature | Specification |
|---|---|
| Publisher | Bandai Namco |
| Release Date | 2026 (date exacte à confirmer) |
| Genres | Soulslike, Action-RPG, Aventure, Post-apocalyptique |
| Platforms | PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S |
Soulslike, mais pas trop ?
On se souvient du premier Code Vein : un “anime Dark Souls” au gameplay volontairement plus accessible, porté par un système de compagnons IA et une personnalisation avancée. Avec une technique en retrait et un level design inégal, il était loin d’être parfait, mais son univers gothique, sa DA assumée et ses mécaniques de Blood Codes intuitive avaient su séduire tout un pan de la communauté, en particulier les joueurs pas encore lassés des roule-dodge et parades à répétition. Cinq ans plus tard, Bandai Namco revient sans faire semblant : Code Vein II opère une mutation profonde, entre reboot spirituel et vraie suite solo.
Narration et world-building repensés
Là où beaucoup tablaient sur une suite directe, Code Vein II opte pour le standalone. On incarne donc un nouveau Revenant Hunter, doté d’un pouvoir de voyage temporel via sa mystérieuse acolyte Lou – un prétexte malin pour relier plusieurs époques, et surtout jouer sur la dualité passé/présent (avec des niveaux qui se transforment radicalement selon l’époque explorée). Ce twist scénaristique a du potentiel, même si j’attends encore de voir comment les conséquences temporelles seront matérialisées in-game – pour l’instant, Bandai montre surtout des extraits prometteurs, mais je reste prudent : trop souvent, les voyages dans le temps sont là pour le gimmick sans impacter réellement le gameplay ou la construction du monde.
Au rayon promesses, le jeu affiche un “hub” central plus dynamique pour renforcer l’aspect communautaire : discussions avec les survivants, liens à construire, histoires secondaires à découvrir… On sent que Bandai Namco a compris que l’immersion et la narration environnementale sont devenues la nouvelle norme, même pour les soulslike les plus obtus.

Exploration et action dépoussiérées
Réel petit coup de frais : fini le sentiment d’évoluer dans des couloirs étriqués au rythme haché. Le passage au monde semi-ouvert, compliqué à équilibrer dans le genre, offre plus de liberté sans (on l’espère) sacrifier la densité. Surtout avec la possibilité de traverser ces zones à moto – un ajout qui sent le fun arcade mais dont il faudra juger l’utilité réelle en combat ou pour l’exploration. Le pari, c’est de ne pas perdre ce côté exigeant mais gratifiant qui fait l’essence du soulslike, tout en offrant un rythme moins laborieux entre chaque boss ou donjon.
Accessibilité accrue ou standardisation ?
Bandai Namco insiste : Code Vein II vise encore plus large. Système de compagnons IA toujours présent, règles allégées, transition plus fluide entre exploration, narration et combat… Les puristes sentiront peut-être le vent de la simplification, mais pour beaucoup – et j’en fais partie – c’est l’occasion de voir la formule évoluée autrement que par la surenchère de difficulté pure et dure.
Personnalisation next-gen et Formae, la vraie révolution ?
Ce qui retient vraiment l’attention côté gameplay, ce sont les nouvelles Formae : des transformations qui modifient non seulement l’apparence du personnage, mais aussi les capacités offensives, défensives ou de soutien selon vos choix. À cela s’ajoutent les “Jails”, coups spéciaux déclinés en plusieurs styles (combat, défensif, hérité) – de quoi varier les builds de façon impressionnante. Perso, c’est là où Code Vein II pourrait vraiment marquer des points chez les fans de theorycraft et d’optimisation. Mais il faudra voir si cette profusion de combinaisons ne se fait pas au détriment de l’équilibre ou de la lisibilité en jeu.

Direction artistique : entre modernité et perte d’identité
Last but not least : la DA change radicalement. Plus colorée, plus stylisée littéralement, Code Vein II s’éloigne (un peu trop?) du style anime gothique qui faisait sa force et adopte une palette plus “grand public”. Ça me fait penser à ces suites d’anime qui changent tout à coup de studio ou de style graphique. Pour une partie des fans, la pilule ne passe pas. Mais, soyons honnêtes : ce virage ouvre la porte à une identité visuelle plus variée et, si l’univers suit, pourrait éviter la lassitude visuelle du premier.
Pourquoi ce virage Code Vein II devrait attirer (ou faire fuir) les joueurs
Bandai Namco n’essaie pas de plaire à tout le monde – et c’est tant mieux. Si vous cherchez un soulslike à l’ancienne, la direction plus accessible et stylisée risque de vous laisser froid. Mais, pour d’autres, cette suite pourrait être celle qui leur fera enfin franchir le pas du genre. Le système de Formae, la narration moins cryptique, le monde semi-ouvert sont pile dans l’air du temps côté action-RPG.
Derrière la modernisation, il y a quand même ce risque bien réel : à vouloir gommer tous les aspérités et devenir “plus fluide”, Code Vein II pourrait perdre ce qui faisait le charme un peu edgy du premier. Un équilibre subtil… mais qui, bien maîtrisé, pourrait inscrire la licence dans la cour des grands, là où d’autres tentatives se sont plantées.

En tout cas, la promesse de construire son build ultime avec un système de transformations à la carte, de naviguer une apocalypse revisitée sur une moto, et d’influencer le destin du monde à travers le temps, c’est franchement rafraîchissant – si Bandai Namco évite les pièges du récit générique et du gameplay trop aseptisé.
TL;DR : Code Vein II, entre audace, accessibilité et prise de risque graphique
Code Vein II s’annonce comme une refonte ambitieuse : entre worldbuilding remanié, customisation ultra-poussée et nouveau souffle artistique, Bandai Namco prend clairement des paris. Reste à voir si ces choix séduiront autant qu’ils dérouteront – surtout une communauté qui aime quand son soulslike a du mordant. Quoi qu’il arrive, la hype est réelle : il y a enfin du neuf du côté des soulslike japonais, et c’est tout ce qu’on demandait.

Laisser un commentaire