Quand j’ai appris que Lost in Random revenait en mode roguelike façon Hades, mon cœur de joueur s’est arrêté deux secondes. Perso, le premier jeu m’avait complètement cueilli – un mélange unique de fable noire à la Brothers Grimm, de visuel à la Tim Burton, le tout saupoudré de mécaniques hyper originales. Alors voir Thunderful et leur nouveau studio Stormteller Games tenter l’aventure du roguelike avec Lost in Random: The Eternal Die, c’est une vraie surprise. L’annonce a un goût à la fois osé et logique, surtout vu la vague de jeux d’action roguelike qui a déferlé après le succès d’Hades. Encore mieux : le jeu est dispo maintenant sur Steam avec une démo gratuite, et même sur PC via Game Pass. Autant dire que la tentation était trop forte pour ne pas s’y pencher sérieusement.
Lost in Random The Eternal Die – La saga dark fantasy s’offre un virage Hades réussi ?
- Retour de l’ambiance dark fantasy tordue mais cette fois sur une structure roguelike nerveuse façon Hades
- Gameplay hybride entre combat en temps réel, pouvoirs via deck de cartes et upgrades par reliques élémentaires
- Free demo sur Steam et accès direct via PC Game Pass pour tester sans risque
- Un système de progression persistante entre les runs, et une histoire accessible même aux nouveaux venus
Publisher|Thunderful
Release Date|Disponible maintenant
Genres|Action roguelike, RPG, Dark fantasy
Platforms|PC (Steam), PC Game Pass
Qu’est-ce qui rend cette suite si intéressante à suivre, au-delà d’un bête changement de formule ? Le premier Lost in Random, sorti sous l’égide d’EA Originals, s’était construit une niche de fans avec son univers singulier et ses combats basés sur le hasard. Pour ce nouvel épisode, Thunderful récupère la main et laisse Stormteller Games repenser la formule pour coller à ce qu’on attend aujourd’hui d’un roguelike – des runs rapides, une progression gratifiante, et surtout, un gameplay qui pousse à tester sans arrêt de nouveaux builds. Sans surprise, l’inspiration Hades crève l’écran, aussi bien dans le côté action frénétique que dans la gestion du hub central (le Sanctuaire), le retour systématique à la case départ, et l’amélioration progressive d’un run à l’autre.
Les créateurs n’ont pas oublié l’ADN du premier opus : on garde l’idée du dé vivant – Fortune – qui accompagne maintenant la reine Aleksandra. Fini la fillette du conte de fées : on incarne carrément la souveraine, armée de quatre armes principales évolutives. Gros point fort, chaque run mélange habilement plusieurs systèmes : l’action pure, l’utilisation de cartes (15 types de pouvoirs à mixer !), les effets bonus liés au lancé de Fortune, et plus de cent reliques à incruster sur un tableau pour rendre chaque partie radicalement différente. Ce qui frappe, c’est la promesse d’un vrai buildcrafting – et pour les fans de personnalisation, c’est la garantie d’expériences variées.

En parlant de variété, les quatre biomes proposent leurs propres enjeux, avec trente types d’ennemis et des boss punitifs. Entre chaque session, retour au Sanctuaire pour débarrer de nouveaux outils, discuter avec des alliés et accepter des quêtes annexes – ça sent bon le grind « juste un dernier run » à la Hades. Si vous n’avez pas fait le premier jeu, pas de stress : l’histoire reprend juste après, mais reste accessible. Et pour ceux qui aiment se forger un avis avant de sortir la carte bleue, la démo Steam tombe à pic. C’est le genre d’attention que beaucoup d’éditeurs pourraient copier.
Mais il ne faut pas non plus tout emballer sans réserve : la mode du roguelike tire parfois sur la corde, et le switch d’une formule adventure/RPG vers une structure repensée n’est pas sans risques. D’un côté, Stormteller Games capitalise sur les codes du genre : boucle de gameplay addictive, surprises run after run, et potentiel croyable pour streamer ou speedrunner. De l’autre, il reste à voir si la magie de Lost in Random – cet univers tordu, cette ambiance féérique-détraquée – ne va pas se diluer dans la répétitivité et le rythme ultra-rapide du roguelike. Rares sont ceux qui arrivent à rester singuliers tout en adoptant une structure aussi balisée par le marché.
En tant que joueur ayant poncé Hades, Dead Cells ou Returnal, j’adore voir des studios indépendants qui tentent de décliner la recette sans tomber dans le clonage. Le vrai test ? Si le deckbuilding, les interactions carte-dés-reliques, et la diversité des zones s’imbriquent sans friction. Pour l’instant, les premiers retours laissent présager une expérience stratégiquement dense, mais tout dépendra du rythme des updates, du suivi post-lancement et de la capacité du jeu à garder son identité visuelle et narrative.

Ce que ça change vraiment pour les joueurs
Lost in Random: The Eternal Die, c’est clairement un test grandeur nature de la dark fantasy roguelike par le prisme d’un studio avec des idées (souvent brillantes) et une envie de surprendre. Ceux qui avaient craqué pour l’univers du premier retrouveront leur dose de détraqué et de hasard, mais cette fois avec un tout autre tempo. Pour les amateurs du genre roguelike, le jeu promet une difficulté honnête et des possibilités de builds vraiment originales grâce à l’équilibre entre personnalisation immédiate et progression à long terme. Et franchement, pour un titre jouable en démo gratuite et inclus dans le Game Pass PC, ça vaut largement le détour. Le vrai enjeu : saura-t-il tenir la distance, étoffer son contenu, et éviter de devenir un énième « rogue-lite sympa mais vite oublié » ? Seul le temps (et quelques lancers de dés) nous le diront.
TL;DR – Le pari risqué mais excitant de Lost in Random version roguelike
Lost in Random: The Eternal Die, c’est le retour d’un univers génial avec un gros twist Hades. Combat nerveux, combo cartes et dés, et un vrai plaisir de bidouiller ses builds run après run. J’adore la prise de risque et l’effort pour sortir un demo accessible à tous. Restent deux questions : l’identité sombre et barrée du jeu survivra-t-elle à la répétition du roguelike, et Stormteller Games pourra-t-il éviter l’écueil du buzz ephémère ? Dans tous les cas, si vous aimez la fantasy sombre remixée à la sauce Hades, il faut clairement l’essayer.

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