HARMA : le roguelike deckbuilder narratif à guetter

Certains jeux indépendants captent instantanément l’attention des amateurs de roguelikes. HARMA, annoncé par Astrolabe Games et développé par le studio coréen INDIRECT SHINE, en fait partie. Prévu pour la fin 2025, ce deckbuilder en pixel art sombre veut se démarquer de la masse des clones de Slay the Spire en plaçant la narration et la prise de risque au cœur de l’expérience.

Pixel art et ambiance dark fantasy

À contre-courant du style cartoon souvent employé, HARMA mise sur une direction artistique brute : silhouettes ciselées, palettes de gris et de pourpre, décors en ruines. Cette esthétique renforce l’atmosphère tragique et prépare le terrain pour une mise en scène où chaque carte évoque un fragment de légende gothique.

Risk vs récompense : Focus et artefacts

Le véritable twist réside dans le système d’artefacts. Chaque relique offre un bonus aléatoire à l’activation d’une carte, mais vous pouvez aussi dépenser votre jauge de « Focus » pour transformer ce hasard en effet garanti et souvent dévastateur. Cette mécanique place le joueur face à un dilemme : céder au RNG et espérer un coup de théâtre, ou investir sa ressource la plus précieuse pour un combo maîtrisé. Le résultat ? Une tension constante entre audace et contrôle, qui renouvelle l’approche stratégique du deckbuilding.

Campagne scripted et rejouabilité

HARMA proposera une campagne en quatre actes, rythmée par des embranchements narratifs et des choix à conséquences. Chaque décision pourrait débloquer des cartes uniques ou modifier l’arbre de quêtes secondaires. Pour ceux qui préfèrent le défi pur, le mode « Dimensional Rift » se concentre sur des runs sans texte, où le but est d’optimiser sa build et de tester les limites des artefacts.

Points forts et défis à relever

  • Variety des runs : Avec 300+ cartes et artefacts, plus deux personnages jouables, les possibilités de deck sont vastes… à condition que la qualité de chaque contenu soit à la hauteur.
  • Équilibre gameplay/narration : La promesse de dialogues à choix multiples s’accompagne du risque de ralentir le flow des combats. L’enjeu est de maintenir la tension pendant les cutscenes comme dans les affrontements.
  • Polish et finition : Les plus gros érreurs des indés résident souvent dans un manque de peaufinage au lancement. HARMA devra prouver que ses mécaniques de Focus et ses embranchements ne sont pas qu’un argument marketing.

Pourquoi garder un œil dessus

La tendance actuelle des roguelike deckbuilders va vers la gravité narrative, loin de l’auto-dérision de Slay the Spire. Si HARMA parvient à articuler ses choix de lore avec ses choix tactiques—par exemple en débloquant des cartes au fil des quêtes ou en adaptant la difficulté selon les décisions—il pourrait bien attirer à la fois les stratèges et les amateurs d’histoires sombres.

En attendant une preview ou une démo jouable, misez sur ce titre si vous recherchez un deckbuilder qui ne se contente pas d’empiler des améliorations, mais veut raconter une tragédie pixelisée où chaque carte a un prix.

TL;DR

HARMA coche les cases d’un deckbuilder narratif réussi : pixel art soigné, mécaniques risk/reward originales et campagne à embranchements. Reste à voir si l’équilibre gameplay/récit tiendra la promesse. À suivre de près sur Steam fin 2025.

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