Impossible d’ignorer le buzz : le Future Games Show revient à gamescom 2025 avec non pas un, mais trois événements numériques. En tant que vieux briscard des shows estivaux interchangeables, j’ai d’abord tiqué… puis je me suis laissé intriguer. Avec la multiplication des world premieres et des bandes-annonces, faut-il encore croire à la magie ? Ou Future parviendra-t-il à surprendre pour de vrai cette année ?
1. Trois formats pour un seul rendez-vous
- Showcase flagship le 20 août : annonces majeures et exclusivités
- FGS Live juste après : interviews et coulisses en direct
- FGS Best Of le 24 août : balade virtuelle dans les allées de gamescom avec démos jouables
Objectif affiché : world premieres, exclusivités multiplateformes et “demo drops” pour tester les jeux avant tout le monde. Avec 16,6 millions de vues l’an dernier et plus de 800 titres présentés en quatre ans, l’audience ne manque pas d’appétit.
2. Impact sur l’industrie et les joueurs
Au-delà du simple défilé de trailers, ce format tente de répondre à deux enjeux :
- Dynamiser la visibilité pour les petits studios face aux mastodontes du marché.
- Redonner du concret à l’annonce, en proposant du gameplay en live et en ouvrant le co-streaming aux créateurs de contenu.
Si les éditeurs misent sur la diversité (nouvelles IP, docus de développeurs, sessions Q&A), ils doivent aussi contrer la fatigue du spectateur, lassé d’une hype sans suite tangible.

3. Exemples marquants des éditions précédentes
Le FGS s’est déjà illustré en révélant : Immortality (document interactif qui a fait mouche), l’envoûtant Blue Prince, mais aussi des surprises comme Sable et le RPG d’action The Last Faith. Sans oublier Lakeburg Legacies, qui a bénéficié d’une démo jouable dès son annonce.
Ces coups d’éclat montrent que le format peut propulser un titre “moyen+” au-delà de son cercle de niche. Reste à savoir si la tendance se confirmera avec cette triplette de shows.

4. Avantages et pièges du format
Les points forts :
- Multiplication des points de contact pour toucher divers publics.
- Possibilité de tester réellement les jeux via un “Best Of” en live.
- Ouverture aux co-streams et interactions directes avec les développeurs.
Les écueils à surveiller :
- Syndrome de la surabondance : trois shows en cinq jours, c’est beaucoup.
- Risque de dilution de l’impact si chaque annonce ressemble à la précédente.
- Difficulté à assurer un flux de gameplay inédit plutôt qu’une succession de cinématiques.
5. Que retenir pour les gamers ?
Pour nous, joueurs, c’est l’occasion de repérer les pépites de fin d’été – à condition que le FGS privilégie le gameplay brut aux trailers scénarisés. Si les formules “demo drops” et “Best Of” permettent de poser les doigts sur les manettes dès l’annonce, on tiendra un rendez-vous estival à suivre.
En revanche, si l’on retombe dans les codes habituels (cinématiques sans substance), on risque de vite tourner la page. Avis aux streameurs et modérateurs : un pack de co-streaming est disponible pour transformer chaque émission en moment interactif.

TL;DR
Future Games Show triple la mise à gamescom 2025 avec trois shows numériques, world premieres et démos jouables. Le succès dépendra de la part accordée au gameplay et à l’interaction. Un feu d’artifice bienvenu… si le concret suit.

Laisser un commentaire