Resident Evil Requiem: Comment choisir Elpis – fins et canon

Pourquoi le choix d’Elpis est crucial (et comment je m’y suis pris)

Après un peu plus de 30 heures sur Resident Evil Requiem, je me suis retrouvé, comme toi, devant le terminal d’Elpis à l’ARK, avec cette question qui clignote : « What does the creator desire? ». J’avais peur de me tromper de fin, de louper le boss final et surtout le scénario canonique qui sera probablement la base du prochain Resident Evil.

Ce guide est là pour te détailler, sans blabla inutile :

  • ce qui arrive si tu choisis de détruire Elpis (fin courte, non canonique, Leon meurt) ;
  • ce qui arrive si tu choisis de libérer Elpis (fin longue, boss final contre Victor Gideon, scène post‑générique, Leon survit) ;
  • comment voir les deux fins sans te ruiner ta sauvegarde ;
  • les pièges du terminal (bouton prolongé, mot de passe HOPE, autosave) à éviter.

Tout ce qui suit est évidemment plein de spoilers. Si tu n’es pas encore arrivé à la raffinerie centrale PANDORA et à l’ARK, garde ce guide pour plus tard.

Avant le terminal : bien se préparer (sauvegarde, inventaire, collectibles)

La première fois, j’ai foncé vers l’ascenseur final sans trop réfléchir… et j’ai failli me retrouver coincé avec un autosave juste après avoir validé la mauvaise fin. Ne fais pas la même erreur.

Voici ce que je recommande de faire avant de monter dans l’ascenseur vers la salle d’Elpis :

  • Créer une sauvegarde manuelle séparée à la salle de typewriter juste avant l’ascenseur. Sur console, ouvre le menu avec Options / Menu, puis Save. Sur PC, même chose via Échap → Sauvegarder. Garde ce slot intact jusqu’à avoir vu les deux fins.
  • Finir tes collectibles si tu vises le 100 % : les Mr. Raccoon et les Charms ne dépendent pas de ta progression narrative finale. Une fois un Raccoon détruit, il l’est définitivement sur cette sauvegarde, quelle que soit la fin que tu choisis.
  • Préparer ton inventaire pour un éventuel boss final :
    • au moins 3 soins (sprays ou mélanges complets) ;
    • ton arme principale au max (chez moi, fusil à pompe upgradé) + munitions de secours ;
    • quelques grenades ou mines pour gérer les phases où Victor Gideon devient très agressif ;
    • éventuelle arme lourde (magnum, lance‑roquettes bonus) si tu en as une.

Techniquement, tu peux revenir au point du choix après la mauvaise fin grâce à une option de replay, mais ne te fie jamais uniquement à l’autosave : si tu écrases le mauvais moment, tu devras rejouer une bonne partie de la fin.

Fin 1 – Détruire Elpis : la « mauvaise » fin non canonique

C’est le choix que Leon te demande de promettre à Grace : détruire Elpis pour que plus personne ne puisse en abuser. Quand j’ai choisi cette option par curiosité, j’ai vite compris que Capcom en avait fait la fin sombre, destinée surtout à être vue une fois pour le choc émotionnel.

Ce qui se passe si tu détruis Elpis

Une fois « Destroy Elpis » validé au terminal :

  • Le complexe ARK se met en auto‑destruction.
  • Leon réussit à hisser Grace sur une passerelle supérieure pour la mettre à l’abri.
  • Zeno surgit, s’en prend à Leon ; après un court échange, il finit par le tuer d’une balle dans la tête.
  • La plateforme avec Leon et Zeno chute dans le puits et explose. On suppose que Zeno y reste aussi, mais comme toujours avec ce genre de méchant, ce n’est jamais 100 % clair.
  • Grace parvient à rejoindre l’hélicoptère que Leon avait appelé plus tôt et s’échappe seule pendant que l’ARK est engloutie par les explosions.

Crédit de fin, quelques plans de destruction, et c’est terminé. Pas de boss supplémentaire, pas de post‑générique, aucune mention d’éventuels remèdes globaux : l’histoire s’arrête net sur ce sacrifice.

Durée, récompenses et indice de non‑canonicité

Sur ma partie, de la validation « Destroy » jusqu’au retour au menu, j’ai chronométré environ 5 à 7 minutes. C’est très court comparé à l’autre fin.

Screenshot from Resident Evil Requiem
Screenshot from Resident Evil Requiem
  • Aucun boss final jouable ;
  • pas de scène post‑générique ;
  • pas de nouveau contenu majeur débloqué ;
  • le jeu te propose immédiatement un message du genre : « Revenir avant la décision ? » pour que tu puisses choisir l’autre option.

Rien que ce dernier point est un énorme drapeau : le jeu lui‑même te pousse à considérer cette fin comme un embranchement alternatif, non canon. C’est cohérent avec la tradition Resident Evil : la « mauvaise fin » est souvent celle où un personnage clé meurt et où le virus/antidote disparaît.

Quand choisir Détruire Elpis ? À mon avis :

  • Si tu veux voir toutes les cinématiques et trophées possibles ;
  • si tu tiens à respecter la promesse faite à Leon dans le rôle‑play de ta première run ;
  • mais fais‑le en sachant que tu reviendras tout de suite après pour la vraie fin.

Fin 2 – Libérer Elpis : la conclusion canonique (et la plus intéressante)

Libérer Elpis, c’est clairement la fin sur laquelle Capcom a mis tous ses œufs : gros boss final, révélations de lore, plusieurs personnages sauvés, et une scène post‑crédits qui pose des questions pour la suite de la série. D’après ce que j’ai pu constater dans la communauté, l’écrasante majorité des joueurs (90 %+) gardent cette fin comme « leur » conclusion officielle.

Elpis révélée : d’arme ultime à antiviral d’Oswell Spencer

Quand tu choisis de libérer Elpis au terminal, Zeno s’en empare, persuadé qu’il tient l’arme biologique ultime. Il se l’injecte pour devenir un monstre imbattable… et c’est là que le jeu retourne la table : Elpis n’est pas une arme, mais un nouvel antiviral, conçu à l’origine par Oswell Spencer lui‑même.

Résultat : au lieu de se transformer en dieu de la peste, Zeno se voit arracher ses pouvoirs. Pendant ce temps, Grace use Elpis pour stabiliser Leon et l’arracher à son infection. Leur dynamique prend un ton très différent de la mauvaise fin : ici, tout est construit pour les faire survivre ensemble.

Si tu tapes le mot de passe HOPE sur le terminal de l’ARK avant de valider ta décision (ce que j’ai découvert seulement à ma deuxième run…), tu débloques des logs supplémentaires sur la vraie nature d’Elpis et d’Oswell Spencer, et le trophée/succès associé (« Hope and Requiem »). C’est un détail facile à rater, mais essentiel pour les fans de lore.

Screenshot from Resident Evil Requiem
Screenshot from Resident Evil Requiem

Le retour de Victor Gideon et le boss final

Libérer Elpis ne règle pas tout : Victor Gideon revient dans la partie, mutilé mais bien décidé à faire payer tout le monde. Il décapite Zeno (définitivement, cette fois) et se transforme en une abomination qui devient ton vrai boss final.

Sans te gâcher toutes les surprises de mise en scène, le combat se déroule en plusieurs phases. Ce qui m’a vraiment aidé :

  • Phase 1 (forme encore « humaine ») : reste mobile en cercle autour de lui, profite de ses longs télégraphes de mêlée pour viser la tête. J’utilisais principalement le fusil à pompe : deux coups dans la tête après une esquive bien timée, puis recul.
  • Phase 2 (mutation avancée) : il commence à spammer des attaques de zone et des charges. Utilise l’environnement (piliers, structures) pour casser sa ligne de vue. C’est là que les grenades font la différence : balance‑les lorsqu’il s’immobilise pour charger une attaque.
  • Phase 3 (set‑piece + QTE) : le jeu passe en mode séquence scriptée, avec des prompts de QTE (type Appuyer répétément sur X / A ou maintenir une gâchette). Sur ma première tentative, j’ai failli rater une séquence parce que je relâchais la touche trop tôt. Regarde bien les indications à l’écran : certaines te demandent de maintenir la touche, pas de la tapoter.

Au total, le combat m’a pris environ 10 à 15 minutes sur ma première victoire, en mode normal, avec quelques décès pour comprendre ses patterns. La bonne nouvelle : il ne réinitialise pas totalement ta progression si tu meurs, et ta préparation avant l’ascenseur fait vraiment la différence.

Qui survit et ce que montre l’épilogue canon

Une fois Gideon vaincu :

  • La BSAA intervient et exfiltre Leon et Grace hors de l’ARK.
  • Elpis est utilisée comme cure à grande échelle :
    • Leon est stabilisé et débarrassé de son infection ;
    • Emily est sauvée elle aussi (on la voit « pré‑monstre », sous la garde de Grace) ;
    • Sherry est finalement guérie du Syndrome de Raccoon City.
  • Umbrella et ses successeurs sont exposés à un niveau encore plus large, même si le jeu laisse quelques mystères parmi les ruines de l’ARK.

Et surtout, si tu restes après le générique, tu as droit à une scène post‑crédits qui tease très clairement les implications d’Elpis pour l’équilibre des forces dans le monde. Sans spoiler chaque image, le message est clair : c’est cette fin qui sert de base à la suite potentielle de la saga.

C’est aussi cette route qui débloque le trophée/succès principal lié à la conclusion (« Hope and Requiem »), ce qui est un autre indice massif de son statut canon.

Screenshot from Resident Evil Requiem
Screenshot from Resident Evil Requiem

Éviter les pièges du terminal d’Elpis (bouton prolongé, mot de passe, autosave)

La zone du terminal m’a surpris par la facilité avec laquelle on peut valider un choix sans vraiment le vouloir, surtout si, comme moi, tu as tendance à marteler Confirmer en lisant les logs.

  • Lis bien chaque prompt : le jeu aime te faire confirmer plusieurs fois, avec parfois une pression prolongée sur une touche (maintenir X / A ou Triangle / Y selon ta plateforme). Assure‑toi que le curseur est bien sur « Release Elpis » avant de maintenir.
  • Ne te fie pas à l’option par défaut : l’UI peut garder « Destroy » sélectionné si tu reviens trop vite sur l’écran de choix. Bouge le stick ou les flèches pour vérifier la surbrillance.
  • Utilise le mot de passe HOPE avant de valider ton choix, si tu veux le lore complet et le trophée associé. Tant que tu n’as pas confirmé Destroy/Release, tu peux consulter ces infos sans conséquence.
  • Ne quitte pas la zone en comptant sur un autosave « magique » : fais une sauvegarde manuelle avant de lancer le terminal, sinon l’autosave risque d’écraser ta position post‑choix.

Le système est pensé pour te laisser rejouer la décision, mais entre les QTE, la pression prolongée et l’autosave, il est très facile de se retrouver coincé si tu n’anticipes pas un minimum.

Quelle fin choisir en premier ? Mon conseil après plusieurs runs

Après avoir testé les deux ordres, je te recommande :

  • 1. D’abord : Détruire Elpis
    • Tu découvres la version la plus sombre de l’histoire, fidèle à la promesse de Leon.
    • La fin est courte, donc tu ne perds pas beaucoup de temps.
    • À la fin, le jeu te propose de revenir automatiquement au moment du choix. Accepte.
  • 2. Ensuite : Libérer Elpis
    • Tu profites pleinement du boss final et de la montée en puissance.
    • Tu vois la version « réparatrice » après avoir subi la fin tragique, ce qui fonctionne très bien émotionnellement.
    • Tu obtiens le contenu canon, la scène post‑crédits et les trophées associés.

Bon à savoir : ce choix n’a aucun impact sur un éventuel New Game+ ou sur tes futures parties, au‑delà des trophées et de ce que tu gardes comme « ta » vérité personnelle. Le système est vraiment conçu pour que tu voies les deux sans te punir.

Résumé rapide : conséquences de détruire ou libérer Elpis

  • Détruire Elpis
    • Leon meurt, Grace s’échappe seule en hélico.
    • L’ARK s’auto‑détruit, Elpis disparaît.
    • Pas de boss final, pas de scène post‑générique.
    • Fin courte, pensée comme « mauvaise fin » non canonique.
    • Le jeu te propose de revenir immédiatement au point du choix.
  • Libérer Elpis
    • Zeno perd ses pouvoirs, Gideon revient et le décapite.
    • Leon est soigné grâce à Elpis ; combat final multi‑phases contre Victor Gideon.
    • Elpis est révélé comme antiviral créé par Oswell Spencer.
    • Emily et Sherry sont sauvées, Grace devient la gardienne d’Emily.
    • Extraction par la BSAA, exposition accrue d’Umbrella.
    • Scène post‑générique importante pour la suite de la série.
    • Débloque le trophée/succès « Hope and Requiem » (avec le mot de passe HOPE en bonus de lore).

Si tu tiens à suivre la chronologie la plus crédible pour de futurs épisodes (ou un éventuel DLC), considère la libération d’Elpis comme la fin canonique de Resident Evil Requiem. Mais fais‑toi plaisir : vois aussi la destruction au moins une fois, pour mesurer à quel point la route canonique change le destin de Leon et des autres.

En prenant le temps de faire une bonne sauvegarde avant l’ascenseur, de taper HOPE au terminal, et de préparer correctement ton inventaire pour Gideon, tu peux boucler les deux fins en moins d’une heure réelle, sans stress ni re‑farm inutile.

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