REMATCH : Sloclap tente le pari du “Rocket League sans voitures”

J’avoue, l’annonce de REMATCH m’a tout de suite intrigué. En tant que joueur qui a passé des heures sur Rocket League à enchainer les buts improbables en l’air (et à rager sur des mates AFK), je me demandais sincèrement : est-ce qu’un jeu qui retire les voitures tout en promettant le même fun peut vraiment fonctionner ? Surtout quand ça vient du studio derrière SIFU, un titre exigeant qui respire la maîtrise du gameplay. Alors, simple effet d’annonce ou vraie révolution dans les jeux de sport compétitifs ? Décryptage.

REMATCH : Le Rocket League sans moteur, mais pas sans adrénaline

  • Exit les voitures, place au freestyle football : REMATCH veut préserver l’intensité et la créativité des matchs de Rocket League, mais dans un format 100% humain et acrobatique – un vrai FIFA Street sous stéroïdes.
  • Pas de microtransactions “pay-to-win” : Seuls des cosmétiques sont proposés, avec une promesse claire : aucun avantage compétitif à acheter.
  • Sortie assurée sur Game Pass day-one : Stratégie maligne pour construire une base de joueurs dès le lancement, surtout sur un concept multijoueur qui dépend à fond de la communauté.
  • Open beta en mai et lancement en juin 2025 : Le jeu s’offre une démo ouverte juste avant la sortie officielle. On pourra rapidement juger sur pièce !
FeatureSpecification
PublisherSloclap
Release Date19 juin 2025
GenresFootball freestyle, Arcade, Compétitif en ligne
PlatformsPS5, Xbox Series, PC (Game Pass day-one)

Sloclap, c’est le genre de studio qui ne fait rien comme les autres. Après avoir époustouflé la scène indé avec SIFU, un beat’em up ultra technique et stylisé, ils changent de registre pour s’attaquer à la scène compétitive du foot arcade. Et franchement, mixer l’ADN des jeux de baston (maîtrise, réflexes, créativité) avec le format foot multijoueur à la Rocket League, c’est un pari qui peut faire mouche… à condition que l’exécution suive.

Mais revenons à la proposition de REMATCH. Ici, pas de voitures ni de gadgets, juste un avatar humain (ou du moins ultra-athlétique) dans une équipe de 3 à 5 joueurs. On peut switcher de style à la volée, tenter des tricks aériens, défendre ou attaquer selon l’action, tout ça sans poste imposé. Résultat : des matchs qui promettent d’être ultra dynamiques, où la communication et la créativité collective priment sur le placement classique à la FIFA. À mes yeux, c’est là que REMATCH peut réellement creuser sa place, en misant sur l’improvisation et les highlights façon street foot.

Ce qui retient aussi mon attention, c’est le choix d’un prix d’entrée à 24,99 € (bien inférieur aux standards FIFA/EA FC) et l’absence de microtransactions à la Fortnite ou FIFA Ultimate Team. Seuls les cosmétiques sont payants – c’est devenu la norme dans le free-to-play, mais ici on garde un ticket d’entrée pour éviter la toxicité du “tout gratuit, tout jetable”. Et, franchement, ça rassure : pas de pay-to-win, et aucun risque de voir le jeu se transformer en cash grab déguisé.

L’autre coup malin, c’est la sortie sur Xbox Game Pass dès le jour 1. Pour un jeu multijoueur compétitif qui a besoin d’un max de joueurs pour fonctionner, c’est quasi indispensable aujourd’hui. Ça rappelle l’approche de Rocket League à ses débuts, passé par le PS Plus et devenu viral en quelques semaines. Si REMATCH arrive à séduire cette communauté, il tient peut-être la recette pour éviter les lobbies vides… et l’oubli rapide.

Mais attention à l’écueil du “concept cool, exécution moyenne”. Contrôler un avatar humain, c’est potentiellement beaucoup plus complexe (animations, physique, maniabilité) qu’une voiture qui glisse sur l’arène. Le fun immédiat de Rocket League venait de sa prise en main ultra simple et de sa profondeur cachée. Sloclap devra trouver le bon équilibre entre accessibilité et skill ceiling pour éviter de frustrer les nouveaux venus tout en captant les tryharders.

Derrière l’effet d’annonce, reste donc pas mal de questions : le gameplay sera-t-il aussi fun qu’il en a l’air ? La physique du ballon et des joueurs sera-t-elle crédible et satisfaisante ? L’absence de rôles fixes va-t-elle dynamiser ou désorganiser les matchs ?

À quoi s’attendre pour les joueurs ?

Si vous aimez la compétition mais que FIFA vous sort par les yeux ou que Rocket League vous lasse, REMATCH propose une alternative franchement alléchante. On peut enfin retrouver l’esprit “arcade” du sport, avec une dimension freestyle plus poussée. Pour les fans de SIFU, c’est aussi l’occasion de voir si Sloclap peut maîtriser une tout autre dynamique, tout en gardant cette exigence sur le game feel.

La béta ouverte du 28 au 30 mai sera le vrai crash test : si le jeu est fun entre potes, fluide et addictif, il a de grandes chances de cartonner, surtout avec la rampe de lancement Game Pass. Mais si le gameplay manque de personnalité ou de profondeur, l’effet nouveauté risque de s’essouffler vite. Perso, j’attends de voir si la promesse “Rocket League sans bagnoles” tient sur la longueur… ou si c’est juste un one shot hype.

TL;DR – REMATCH, une vraie alternative ou simple curiosité ?

REMATCH tente un pari audacieux : mixer la frénésie de Rocket League avec le freestyle foot et l’expertise d’un studio reconnu pour ses mécaniques pointues. Si la prise en main est réussie, ça peut devenir le nouveau rendez-vous fun, compétitif et créatif de 2025. Mais l’absence de voitures pourrait bien révéler des limites inattendues côté gameplay. Quoi qu’il arrive, ça vaut le détour pour tous ceux qui cherchent une nouvelle façon de s’éclater en équipe – sans être bloqué par les microtransactions ou l’éternel duel FIFA vs. Rocket League.

Source: Sloclap via GamesPress

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