Impossible de rater cette annonce si, comme moi, vous avez parcouru TOEM un appareil photo à la main et le sourire aux lèvres. La suite, sobrement nommée TOEM 2, vient d’être dévoilée avec ses premières images de gameplay, et la promesse d’une évolution majeure : le passage à la 3D. Ce n’est pas rien pour une franchise indé adulée pour sa patte graphique unique, sa vibe zen et son humour bienveillant. Alors, TOEM 2 risque-t-il de tout changer… ou d’enrichir ce qui fait le charme du premier épisode ?
TOEM 2 : le feel-good indé s’offre un grand saut… en 3D
- Changement de perspective : TOEM 2 abandonne la 2D isométrique pour de véritables environnements 3D, avec escalade et exploration verticale.
- La photo comme aventure : Toujours centré sur la photographie, mais avec de nouveaux angles et secrets à dénicher grâce au level design plus ambitieux.
- Retour de l’ambiance chaleureuse : Promesse de nouvelles rencontres attachantes… et de compagnons qui accompagnent le joueur.
- Sortie lointaine, attente palpable : Prévu pour 2026, le jeu vise PC et consoles – mais la démo, elle, ne sera accessible qu’à Play Days pour l’instant.
| Feature | Specification |
|---|---|
| Publisher | Something We Made / popagenda |
| Release Date | 2026 |
| Genres | Aventure, photographie, exploration, feel-good |
| Platforms | PC, consoles (à confirmer) |
Pour les non-initiés, TOEM premier du nom (sorti en 2021) avait surpris par sa capacité à conjuguer aventure photographique et parenthèse bien-être, dans une DA noir et blanc aussi mignonne qu’iconique. Récompensé aux BAFTA, le jeu avait tapé dans l’œil des joueurs en mal de douceur, et mis sur orbite le studio suédois Something We Made, alors minuscule. S’attaquer à une suite, c’est donc marcher sur des œufs… surtout en osant la 3D, là où la touche “diorama” du premier tenait pour beaucoup dans son identité.
Côté nouveautés, la démo promise à Play Days (événement presse, donc inatteignable pour le commun des mortels) laisse entrevoir un gameplay enrichi : on grimpe, on saute, on explore enfin en hauteur pour dénicher ces points de vue qui faisaient déjà le sel de la chasse photo. Un vrai plus pour renouveler l’expérience, tant le premier pouvait parfois sembler un brin plat dans ses déplacements – même si c’était aussi son côté chill assumé. Le studio promet également plus de compagnons qui “suivent le joueur” (façon petits animaux ou amis PNJ ? Mystère), et toujours cette galerie de personnages hauts en couleur qui peuplent les différentes régions à explorer.

Ce qui me titille le plus, c’est la transition en 3D. D’un côté, cela ouvre la porte à des environnements plus vivants et à des situations photo plus variées – on imagine facilement des scènes où il faut grimper pour capturer un phénomène rare (“TOEMs”, ces événements mystérieux qui rythment l’univers du jeu). De l’autre, il sera facile de perdre l’esprit “carte postale” du premier opus, ce minimalisme qui faisait tout le charme des clichés et la lisibilité de la progression. L’équipe a-t-elle ce qu’il faut pour réinventer la formule sans la dénaturer ? On sait que Something We Made a pris son temps (cinq ans entre les deux jeux), et la croissance de l’équipe laisse espérer une ambition à la hauteur… mais la 3D, c’est aussi plus de risques techniques et artistiques pour un petit studio.
Niveau narration et ambiance, les premières infos rassurent : on incarne un aventurier un peu plus “aguerri”, motivé par la redécouverte des fameux “TOEMs”. L’idée d’amitiés durables et de compagnons qui suivent le joueur ravira ceux qui voyaient déjà TOEM comme un jeu doudou, parfait pour déconnecter. Mais, à l’heure où le marché du jeu indé feel-good semble saturé (cf. les récents Lil Gator Game, Pupperazzi, Little Kitty Big City…), TOEM 2 devra redoubler de malice pour ne pas paraître fade, ou se perdre dans la masse.

À noter que la sortie n’est pas pour tout de suite : 2026, c’est loin, mais ça laisse le temps de peaufiner l’équilibre entre nouveauté et fidélité à l’ADN du jeu. L’annonce de plateformes “PC et consoles” reste vague, mais vu le succès du premier sur Switch, on mise sans trop de doutes sur un retour sur consoles Nintendo, voire PlayStation.
Pourquoi cette suite pourrait marquer le genre… ou se prendre les pieds dans le tapis
Si Something We Made réussit son pari, TOEM 2 pourrait bien devenir une nouvelle référence du jeu photo-aventure, capable de mêler émerveillement, exploration et narration douce sans sombrer dans le déjà-vu. Mais le passage à la 3D, souvent synonyme d’écueils pour les petits studios, rend l’exercice périlleux. La vraie question : la magie TOEM survivra-t-elle à une formule plus ambitieuse ? Ou le charme ne tenait-il qu’à l’épure du premier ?

Quoi qu’il en soit, le simple fait de voir un indé qui ne se contente pas de “plus de la même chose” force le respect. Reste à voir si l’alchimie opère. Moi, j’attends la première démo publique pour juger pad en main, et voir si je retrouve ce mélange d’émerveillement et de chill qui m’a tant accroché il y a trois ans.
TL;DR : TOEM 2, évolution audacieuse ou simple suite ?
TOEM 2 tente le grand écart entre fidélité et nouveauté, en passant à la 3D et en étoffant l’exploration et la galerie de personnages attachants. Loin d’un simple “plus de la même chose”, le projet prend des risques qui pourraient faire évoluer le genre… ou décevoir les fans du premier opus. Reste à voir si la magie opère toujours, mais l’ambition est là, et l’attente justifiée.

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