Absolum : le rogue ‘em up de Dotemu promet de révolutionner le beat ‘em up

Il y a des annonces qui, même dans la masse des nouveaux jeux indés, font lever un sourcil chez les fans de beat ‘em up old school. Quand j’ai vu Dotemu sortir Absolum de son chapeau – avec Guard Crush Games et Supamonks à la baguette – j’ai tout de suite su qu’on tenait là un projet qui ne se contentait pas de recycler la nostalgie. Ce nouveau trailer centré sur Cider, la dernière combattante jouable révélée, confirme : Absolum ne fait pas juste du neuf avec du vieux, il tente carrément d’injecter une (grosse) dose d’innovation dans un genre souvent figé.

Absolum : Le beat ‘em up rencontre le rogue-lite et l’aventure narrative

  • Un vrai renouveau pour le beat ‘em up : Dotemu et Guard Crush Games tentent un pari risqué : mélanger l’ADN des Streets of Rage avec des mécaniques rogue-lite et une narration solide.
  • Démo jouable pendant le Steam Next Fest : Trois persos jouables, des capacités à débloquer, exploration, quêtes et un boss fight qui s’annonce mémorable.
  • Une DA portée par Supamonks et une BO de rêve : L’animation et la musique réunissent des talents de Ori, Doom, Elden Ring, et plus – du jamais vu pour un jeu du genre.
  • Une volonté de casser les codes : Branching paths, progression persistante, construction narrative… Absolum ne se contente pas d’un hommage, il veut redéfinir l’expérience brawler.
FeatureSpecification
PublisherDotemu
Release Date2025
GenresBeat ‘em up, Rogue-lite, Action-aventure
PlatformsPC, Nintendo Switch, PS5, PS4

Ce qui m’a frappé, au-delà du look stylisé et du pedigree de l’équipe, c’est cette ambition de rendre le beat ‘em up bien plus vivant qu’une simple succession de combats de rue. Absolum promet une aventure où chaque run est différent, où l’on progresse non seulement en réflexes mais aussi en choix stratégiques. La promesse de « hand-crafted stages » et de branches narratives évoque plus Hades ou Dead Cells que Final Fight. Est-ce que ça va marcher ? Ce n’est clairement pas gagné d’avance, mais l’équipe a déjà prouvé sur Streets of Rage 4 qu’elle savait moderniser en gardant l’essence.

La révélation de Cider, personnage à la croisée des genres (mi-humaine, mi-poupée mécanique, avec un moveset entre brawler acrobatique et gadgets magiques), souligne à quel point les devs veulent éviter le déjà-vu. J’ai vu passer beaucoup de « nouveaux persos jouables » ces derniers temps, mais rarement avec une proposition aussi marquée côté gameplay et background. Ce n’est pas juste un skin, c’est une vraie proposition de diversité dans la manière de jouer et d’aborder la map – un point faible habituel du genre, qui se contente trop souvent de changer la couleur de la casquette du héros.

La démo prévue pour le Steam Next Fest (9-16 juin) sera un test crucial. Trois fighters, du loot, de l’exploration, des quêtes annexes et un boss qui ne ressemble pas à la traditionnelle brute lambda : c’est exactement ce qu’il faut pour jauger si Absolum tiendra ses promesses de variété. Je note aussi l’importance de la progression permanente “à la rogue-lite”, qui change radicalement la donne pour ceux qui se lassent des brawlers traditionnels où la mort efface tout. L’annonce d’une BO composée par Gareth Coker (Ori, Prince of Persia) et épaulée par Mick Gordon, Yuka Kitamura ou Motoi Sakuraba, c’est aussi un signal fort sur l’ambition du projet (et pas juste un argument marketing : ces noms-là font rarement semblant).

Pourquoi cet Absolum mérite qu’on surveille ? Parce qu’il aborde le beat ‘em up comme une aventure totale, où l’on explore un monde, où la narration a du poids, où la progression s’inscrit dans la durée – bref, tout ce que le genre n’avait jamais réussi à marier aussi frontalement. Les influences vont de Golden Axe à Chronicles of Mystara, mais la structure lorgne clairement du côté des Hades et consorts. En 2025, ce sera peut-être le brawler qui donnera enfin une raison aux joueurs solo comme coop’ de revenir, run après run, sans que ce soit que pour le scoring.

Pour les fans de la scène indé et du brawler à l’ancienne, c’est un vrai laboratoire : est-ce que la greffe rogue-lite/narration va prendre ? Est-ce qu’on gardera le punch et le “flow” des combats façon Streets of Rage 4 ? Et la coop à deux joueurs, souvent bâclée dans les jeux modernes, sera-t-elle enfin à la hauteur ? En tout cas, Dotemu prouve une fois de plus qu’ils écoutent leur communauté : l’envie de casser la routine, de donner du sens à chaque combat, et de proposer un vrai terrain de jeu pour le skill comme pour l’exploration. À une époque où beaucoup de beat ‘em up se contentent de recycler la même formule, Absolum ose le grand écart et tente la synthèse.

TL;DR

Absolum, c’est le projet qui veut sortir le beat ‘em up de ses rails, en s’appuyant sur le savoir-faire de Dotemu et Guard Crush Games, une DA léchée grâce à Supamonks, et une ambition musicale rare dans le secteur. Si la démo confirme ses promesses, on pourrait bien tenir le prochain grand rendez-vous des amateurs de baston, d’aventure et de challenge persistant. Rendez-vous au Steam Next Fest pour juger sur pièce.

Source: Dotemu via GamesPress

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