BloodRush: Undying Wish – Le “Bloodborne pixel art” brésilien met la scène indé sous tension

En tant que joueur accro aux action-RPG exigeants, ce n’est pas tous les jours qu’un studio brésilien attire mon attention avec la promesse d’un “Bloodborne en pixel art” mâtiné de Devil May Cry. Pourtant, la dernière annonce de Lightmancer Studios autour de BloodRush: Undying Wish m’a immédiatement interpellé, non seulement par son ambition esthétique mais aussi par son approche du combat stylisé et créatif. Avec une démo déjà jouable et un accès anticipé prévu sur Steam dès le 1er juillet 2025, ce projet indépendant prend le pari de proposer une expérience qui pourrait bien parler à toute une nouvelle génération de fans d’action exigeante… et à ceux qui guettent le prochain coup d’éclat de la scène indé du pixel art.

BloodRush: Undying Wish – Quand l’action façon Devil May Cry rencontre la dark fantasy pixelisée

  • BloodRush revendique une inspiration “Devil May Cry” dans ses mécaniques de combat, bien plus qu’une simple copie de Bloodborne.
  • Le studio brésilien Lightmancer Studios signe son premier jeu, misant tout sur l’expression créative à travers les combos, builds et l’improvisation.
  • Démo Steam déjà disponible pour tester le gameplay par soi-même avant l’accès anticipé du 1er juillet 2025.
  • Sortie consoles prévue plus tard sur PS4/PS5, Xbox One/Series, et Nintendo Switch, signe d’une vraie ambition multiplateforme pour un projet indé.
FeatureSpecification
PublisherNuntius Games
Release Date1 juillet 2025 (Early Access Steam)
GenresAction, Hack & Slash, RPG, Pixel Art
PlatformsSteam (PC), PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series S/X, Nintendo Switch

Pourquoi ce projet sort du lot ? D’abord, il faut reconnaître l’audace d’un studio indépendant brésilien qui, au lieu de singer les gros hits occidentaux, ose assumer des influences tout en cherchant sa propre identité. Danilo Isamu (game designer) ne s’en cache pas : oui, visuellement, la filiation avec Bloodborne saute aux yeux. Mais côté gameplay, il assume une filiation bien plus proche de Devil May Cry, avec un accent mis sur la créativité, l’improvisation, et les combats chorégraphiés où chaque joueur peut exprimer son style. “L’objectif de BloodRush a toujours été de donner aux joueurs les outils d’expression dans le combat”, affirme Isamu. Ce n’est pas juste du marketing : on sent dans le trailer et la démo que chaque arme, chaque build peut drastiquement modifier l’expérience. Ce n’est pas si courant dans les action-RPG indés !

Un pari sur l’expression du joueur, pas sur la difficulté punitive

En tant que vétéran des Soulslike et de la scène action 2D, je vois un vrai parti pris ici : BloodRush ne cherche pas à punir le joueur façon “git gud” à tout prix, mais à encourager l’expérimentation et l’adaptation. Dozens d’armes, possibilités de combos, perks et modificateurs – on retrouve les ingrédients d’un jeu qui veut offrir un vrai “bac à sable du combat”, où chaque confrontation devient une danse personnalisée. C’est ambitieux, car beaucoup de titres indé se contentent d’imiter la difficulté sans offrir ce degré de liberté.

Le contexte : la scène brésilienne à l’assaut du monde

Le fait que Nuntius Games, éditeur fondé par des créateurs bien implantés dans la communauté gaming brésilienne, porte le projet, montre l’émergence d’une scène locale qui ne veut plus juste fournir des “petits jeux sympas”, mais s’inscrire dans la cour des grands – surtout avec un lancement multiplateforme. On sent ici le désir de prouver que la créativité ne connaît pas de frontières, et que le pixel art peut encore surprendre, même après la vague d’hommages 16 bits qui a parfois tourné à la redite ces dernières années.

À quoi doivent s’attendre les joueurs ?

Si la promesse de combos stylés et de liberté de build se confirme, BloodRush pourrait devenir un vrai terrain d’expérimentation pour les fans d’action à la recherche de profondeur, là où bien trop de jeux indés se contentent de copier la formule sans la comprendre. La disponibilité immédiate d’une démo, avant même l’accès anticipé, est un vrai point fort : cela montre que le studio assume sa vision et veut le feedback de la communauté pour affiner son bébé. On n’est pas dans la promesse creuse : le jeu existe, il se joue déjà, et il invite à la critique constructive.

Mais… la prudence reste de mise.

Reste à voir si la promesse d’expressivité ne se heurtera pas à une certaine répétitivité ou à un manque de contenu sur la durée, défauts fréquents des early access ambitieuses. J’attends de voir si la progression, le bestiaire et la narration tiendront la route. Mais le simple fait qu’un projet indé ose le comparatif “Devil May Cry x Bloodborne” et fournisse une démo jouable dès l’annonce, c’est déjà un signe d’assurance qu’on aimerait voir plus souvent dans l’industrie.

Ce que ça veut dire pour nous, gamers

BloodRush: Undying Wish pourrait bien bousculer le “dark fantasy 2D” avec sa vision du combat comme terrain d’expression créative. Si la sauce prend, on tiendrait un nouveau modèle pour la scène indé ambitieuse – et un plaisir à prendre en main pour tous ceux qui aiment peaufiner leur style et dompter un système de combat flexible. Les plus prudents testeront la démo avant de s’enflammer, mais si vous aimez l’action stylée et le pixel art bien dark, il serait dommage de passer à côté. Le potentiel est bien réel ; reste à voir si le studio saura transformer l’essai.

TL;DR : BloodRush: Undying Wish débarque avec de grosses ambitions : un système de combat libre et stylé, un pixel art dark qui évoque Bloodborne, et des inspirations Devil May Cry assumées. Ambitieux pour un studio brésilien, déjà jouable via une démo, ce titre pourrait devenir un nouveau chouchou des fans d’action-RPG créatifs… à condition de transformer l’essai et d’éviter les pièges classiques de l’early access.

Source: Nuntius Games via GamesPress

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