Lorsqu’un nouveau RTS masque sa fibre entre Command & Conquer et World in Conflict, mon radar de stratège s’affole. Sorti en accès anticipé sur Steam, Broken Arrow propose plus de 300 unités, une campagne de 19 missions et un mode multijoueur XXL. Reste que le fameux escarmouche 1v1 face à l’IA manque cruellement à l’appel.
Mécaniques de jeu
Le cœur de Broken Arrow tient dans un équilibre savant entre accessibilité et profondeur tactique. Contrairement à un StarCraft où la micro-gestion règne en maître, ici la logistique – largage de drones de reconnaissance, coordination artillerie/mobile, points de ravitaillement – prime. L’absence de menus foisonnants rappelle le tempo « plug & play » de World in Conflict, mais la variété des blindés lourds, transports d’infanterie et mortiers mobiles évoque la richesse d’un WARNO. Lors de la mission d’infiltration d’un pont ferroviaire, j’ai dû profiter des bâtiments industriels pour embusquer mes fantassins : un vrai défi tactique, tout en restant accessible aux nouveaux venus.

Analyse de la campagne
Les 19 missions de la campagne alternent sabotages, assauts frontaux et opérations de défense. Dans l’une des premières cartes, vous devez protéger un convoi de ravitaillement à travers un marais – terrain idéal pour tester vos hélicoptères de reconnaissance. Plus loin, un assaut urbain oblige à jouer sur la verticalité des immeubles, en déployant artillerie automotrice et équipes de tireurs d’élite. À la différence de la campagne « bac à sable » d’un World in Conflict, chaque mission introduit progressivement une nouvelle mécanique : drone kamikaze, réseau de radars ou frappes orbitales limitées, sans jamais submerger le joueur.
Modes multijoueur
En ligne, Broken Arrow brille par ses formats massifs : 3v3, 4v4 ou 5v5 contre l’IA ou d’autres joueurs. Un bilan solide, avec plus de 27 000 joueurs simultanés dès le premier jour et 71 % d’avis positifs sur Steam. Mais le manque d’un mode escarmouche 1v1 solo reste incompréhensible. Pour l’instant, impossible de s’entraîner seul contre un bot en tête-à-tête, alors que c’est la porte d’entrée classique de tout RTS – un peu comme un deathmatch retiré dans un FPS. Les développeurs promettent une mise à jour, mais l’attente risque de freiner les amateurs de progression en solo.

Conclusion
Broken Arrow tient ses promesses : une interface claire, une profondeur tactique digne d’un WARNO sans la courbe d’apprentissage abrupte, et une campagne variée qui rappelle World in Conflict. Points forts : 300 unités, missions thématiques et multijoueur massif. Point faible : pas de skirmish 1v1 face à l’IA.
Pour les compétiteurs PvP et les mordus de coop à plusieurs, plongez sans crainte. Les stratèges solo ou les débutants en RTS auront tout intérêt à patienter le temps que l’escarmouche solo débarque – ou à s’entraîner en équipe. En l’état, Broken Arrow est prometteur, mais un faux départ solo pourrait laisser filer une partie de son public.

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