Clutchtime : Quand le deckbuilding rencontre le basket, par le créateur de Son of a Witch

J’avoue : quand j’ai vu l’annonce de Clutchtime, le nouveau projet solo signé Bigosaur (Son of a Witch, Watermelon Party), mon radar de joueur fan de jeux hybrides a tout de suite bipé. Pourquoi ? Parce qu’on voit rarement un deckbuilder roguelike qui ose prendre comme terrain de jeu… le basketball. On ne parle pas d’une gestion d’équipe à la Football Manager, mais d’un vrai jeu de cartes où chaque action – passe, tir, rebond, contestation auprès de l’arbitre – devient une carte à jouer. Clairement, c’est pas tous les jours qu’on tente la fusion NBA et Balatro, et je voulais absolument creuser ce que ça va donner manette (ou souris) en main.

Clutchtime : Basket et deckbuilding à la sauce roguelike – un ovni à surveiller

  • Un solo dev qui ne suit aucune recette : Après Son of a Witch, Bigosaur tente un pari risqué mais prometteur avec la fusion basket et deckbuilder.
  • Pour fans de deckbuilding et de sports, mais pas que : Clutchtime promet d’être accessible, même à ceux qui ne suivent pas la NBA.
  • Une ambiance soignée : Ambiance sonore captée dans de vraies salles, pour vraiment “vivre” les moments clés (et pas juste cliquer sur des cartes statiques).
  • Demo gratuite dès maintenant : La version « Tournoi » dispo sur Steam est un vrai crash test avant la sortie officielle l’an prochain.
Feature Specification
Publisher Bigosaur
Release Date 24 juillet 2025
Genres Deckbuilder, Roguelike, Sport (Basketball)
Platforms Windows PC (Steam)

Mettons les choses au clair : Bigosaur, c’est un studio d’un seul homme, Milan Babuškov, déjà connu pour ses impitoyables prototypes et un vrai sens de l’expérimentation. Avec Clutchtime, il poursuit sur cette voie, mais va plus loin dans le mélange des genres. Ce projet vient clairement d’un développeur passionné, qui cite d’ailleurs comme inspirations des superstars serbes comme Nikola Jokić et Boban Marjanović. On sent que le basket, ce n’est pas qu’un « skin » de plus, mais vraiment le cœur des mécaniques.

En pratique, on se retrouve donc avec un jeu où chaque équipe commence avec un deck de cinq joueurs, chacun associé à trois cartes-actions qui reflètent ses spécialités. Les parties proposent deux modes : l’Elimination façon roguelike (tout perdre et recommencer, donc) ou le mode Classic, plus axé “saison régulière” – et, oui, on peut perdre quelques matchs ici, il ne faut “juste” pas rater les playoffs. Ce qui retient vraiment l’attention, c’est la promesse de progression : entre les matchs, on pourra améliorer ses cartes, trader avec d’autres équipes, dupliquer ses actions préférées, ou encore gérer des évènements aléatoires. Un côté surprise qui manque parfois dans les deckbuilders trop mécaniques !

Mais là où le projet se distingue, c’est franchement sur l’immersion sonore. Milan a enregistré le public dans de vraies salles serbes pour dynamiser le sound design. Fini le fond sonore générique, ici, chaque dunk, block ou action d’éclat allume vraiment le public. On sait tous à quel point l’ambiance compte pour se sentir au cœur du match – et clairement, pour un deckbuilder, c’est inattendu et franchement alléchant.

Quant à la prise en main, Bigosaur promet que même les joueurs allergiques aux stats NBA ou au jargon sportif pourront s’amuser. Le tuto a été soigné pour que tout le monde pige l’essence du jeu rapide. J’attends tout de même de voir si la courbe d’apprentissage saura vraiment maintenir l’équilibre entre accessibilité (le côté “pick up & play” vanté par le dev) et approfondissement pour les vétérans du deckbuilding. Souvent, les jeux qui veulent plaire à tout le monde se retrouvent avec un gameplay trop tiède. Sauf qu’ici, Bigosaur a la réputation de soigner l’équilibre entre profondeur stratégique et fun immédiat – Son of a Witch étant un bon exemple en la matière.

Ce que ça change (ou pas) pour les gamers

Ce qui me titille surtout, c’est la tentative (rare) d’aller creuser du côté du sport en version roguelike-deckbuilder. On en a vu, de l’innovation farfelue, mais ici ce n’est pas juste un gimmick. Je vois d’ailleurs une vraie opportunité de ramener des joueurs qui d’habitude se fichent pas mal du sport… et inversement. Après l’immense vague Balatro, c’est presque courageux de chercher à sortir du carcan poker ou fantasy pour proposer une autre thématique. Il y a aussi un vrai risque : si le gameplay ne parvient pas à retranscrire la tension d’un vrai “clutch moment”, on risque vite de s’ennuyer, même si l’ambiance est là. Les joueurs, surtout fans de roguelike et de deckbuilder, sont devenus exigeants depuis la vague Slay the Spire. Chaque nouvelle entrée se doit d’avoir un vrai twist pour durer sur la wishlist – et il faudra l’essayer manette en main, car l’idée, aussi cool soit-elle, ne fait pas tout.

Autre point : ce choix du PC Windows via Steam uniquement rend l’exercice un peu élitiste – pas de Switch en 2025, vraiment dommage tant le format aurait collé à du jeu en mobilité. Peut-être que le portage suivra si le bouche-à-oreille fonctionne ? À voir…

TL;DR – Clutchtime, l’outsider à surveiller en 2025

Clutchtime a tout du projet passion audacieux : mélange improbable mais réfléchi entre basket, gameplay de cartes, progression roguelike… et ambiance sonore qui ne fait pas semblant. La preview dispo via la démo Steam “Tournament Edition” est clairement à tester pour tout curieux de jeux de cartes, ou pour tout joueur qui cherche un deckbuilder qui ose sortir du médiéval-fantastique-poker habituel. L’expérience pourrait plaire au-delà du public du sport. Après la hype Balatro, c’est un pari qui mérite d’être tenté – surtout qu’avec l’expérience de Bigosaur, il y a de l’espoir pour un vrai outsider dans la scène indie 2025. Mais c’est sur la durée qu’on jugera s’il s’agit d’un simple tour de passe-passe, ou d’un nouveau standard pour les deckbuilders sportifs.

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