Difficile de trouver un Nintendo Direct plus taillé pour les fans purs et durs que celui dédié à Donkey Kong Bananza. Après des années à voir le gorille iconique se contenter de caméos et de portages, Nintendo réveille enfin la franchise, et pas avec une simple banane. Ce Direct spécial m’a happé, entre vrai sens du spectacle – Pauline s’invite vraiment à la fête – et listes de features qui font écho à tout ce qu’on espérait, sans oublier des clins d’œil bien sentis à l’histoire de DK et de ses fans.
Donkey Kong Bananza : Co-op, transformations et destruction, Nintendo sort la grosse artillerie
- Pauline enfin jouable : Elle rejoint Donkey Kong en co-op avec un système d’attaques vocales et une vraie implication dans le gameplay.
- Environnements 100% destructibles : Donkey Kong peut tout défoncer – décors, murs, sols — pour trouver secrets et butins cachés.
- Transformations Bananza et composante RPG : Plusieurs formes inédites avec des pouvoirs différents, progression par compétences et collection de cristaux « banandium ».
- Expérience Switch 2 accessible : Multijoueur même sans deux Switch 2, nouveau amiibo pour débloquer du contenu, et fonctionnalités annexes comme mode Photo et mode sculpteur DK Artist.
| Feature | Specification |
|---|---|
| Publisher | Nintendo |
| Release Date | 17 juillet 2024 |
| Genres | Action-aventure, plates-formes, co-op, RPG |
| Platforms | Switch 2 (exclusivité), local co-op supportée avec Switch classique |
Si vous suivez la saga Donkey Kong, vous savez que Nintendo n’a pas toujours su quoi faire de son singe star depuis Tropical Freeze. Voir un épisode aussi riche, pensé comme un vrai jeu pensant à la fois à la modernité (multi, RPG, customisation) et à la nostalgie (retours de Cranky, Rambi, donjons 2D), c’est clairement un événement. Mais derrière la pluie de promesses marketing, qu’est-ce qui ressort vraiment pour la communauté ?
Un duo Donkey Kong x Pauline qui promet (enfin !) un co-op plus qu’anecdotique
Le choix de remettre Pauline aux côtés de Donkey Kong, c’est à la fois malin et audacieux. Plus que simple clin d’œil rétro (remember le tout premier Donkey Kong), cela préfigure un co-op où chacun a son utilité réelle. La particularité : en duo local, le second joueur incarne Pauline, qui balance des attaques vocales via la commande souris et influence l’exploration grâce à ses chants — pas juste un “Yoshi pour les nuls” comme dans trop de co-ops Nintendo. Le fait de pouvoir partager une session même sans deuxième Switch 2, via du partage local et GameShare, c’est clairement Nintendo qui lâche la bride côté accessibilité — il était temps.

Casser le décor, vraiment casser le moule ?
Parler “d’environnements destructibles” sonne souvent comme du marketing creux, mais là, la promesse est alléchante : tout se pète, du sol aux murs, avec un DK qui arrache des rochers pour jongler entre plateformes, surf, double-sauts… Nintendo vend cette liberté comme la clef pour déterrer secrets, bananes cristallisées (la ressource “banandium”, à la sauce Zelda Tears of the Kingdom), et chemins cachés. Ce genre de terrain de jeu, c’est pile le sel des meilleurs jeux de la maison : l’exploration qui reward vraiment la curiosité (et la bourrin attitude), à voir si le level design suit.
Transformations Bananza & progression RPG : du vent ou une vraie montée en puissance ?
La plus grosse nouveauté, c’est ces “transfos Bananza” : Pauline apprend des pouvoirs auprès des vieux du coin (Cranky toujours dans la boucle), ce qui débloque des formes spéciales — Kong-zèbre plus rapide, Kong-autruche qui plane, Kong-Bananza qui tape fort. Sur le papier, c’est du pur génie… mais la vraie question, c’est si Nintendo va oser en faire des mécaniques centrales, ou si ça finira comme gadget annexe. Idem pour les points de compétences et la customisation : la promesse d’un RPG-lite, ça peut vite tourner à la demi-mesure façon Mario RPG récent si ça manque de vraie profondeur. Mais si l’équilibrage est là, ça peut vraiment renouveler l’expérience DK pour la première fois depuis des lustres.

Pour les collectionneurs et créatifs, amiibo et DK Artist sont là (mais gare au merchandising)
Impossible de passer à côté du nouveau duo d’amiibo Donkey Kong & Pauline, livré avec tenue et bonus exclusifs. Nintendo capitalise sur le plaisir du déblocage, une recette qui fonctionne… tant qu’on ne tombe pas dans la surenchère à la figurine-paywall. Heureusement, tous les amiibo seront “utiles”, même ceux des autres séries, pour plus de goodies. Quant au mode Photo et DK Artist, c’est pile le genre de features bonus qu’on lance pour s’amuser, à condition que ça reste un plus et non un cache-misère pour gonfler la durée de vie.
L’avis qui compte : à quoi peuvent s’attendre vraiment les joueurs Switch 2 ?
Pour une fois, on sent que Nintendo prend Donkey Kong au sérieux. Oui, la promesse de “jeu d’action-aventure/rpg total” file le vertige, surtout face au précédent stratagème marketing derrière Mario Wonder ou Luigi’s Mansion 3. Mais la somme des détails ici donne vraiment envie : co-op pensé jusqu’au bout, univers qui invite à l’exploration et à la destruction, transformations qui pourraient changer le rythme — et une vraie générosité dans le contenu, du moins sur le papier. Si l’équilibrage est bon et que le nouveau hardware Switch 2 suit, on pourrait bien tenir l’épisode Donkey Kong le plus audacieux depuis deux décades. Reste à voir si Nintendo peut gérer un tel cocktail d’idées sans tomber dans le brouillon. La hype est là, cette fois — et pas juste nostalgique.

TL;DR : Donkey Kong Bananza ambitionne vraiment de moderniser la saga : co-op avec Pauline vraiment utile, environnements destructibles qui récompensent la curiosité, transformations inédites et progression rpg-lite… et tout ça sans barrer l’accès aux joueurs non équipés de Switch 2. Nintendo joue gros — c’est peut-être le moment historique de DK qu’on attendait depuis trop longtemps. Rendez-vous le 17 juillet pour vérifier si la banane tient ses promesses !

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