J’admets que j’ai levé un sourcil curieux quand j’ai vu débarquer l’annonce d’End of Abyss, un nouveau projet d’action-aventure signé Section 9 Interactive et propulsé par Epic Games Publishing. Pourquoi ? Parce que malgré l’avalanche de jeux qui tentent de surfer sur la vague « science-fiction lugubre + monstres + couloirs angoissants », celui-ci semble vouloir en faire plus qu’un simple shooter d’ambiance. Il y a une volonté palpable de mixer horreur, exploration et montée en puissance, avec ce petit parfum d’inconnu qui rend le tout difficile à cerner… et franchement intrigant pour quiconque aime se faire peur pad en main.
End of Abyss : une formule action-horreur qui vise l’immersion, mais pourra-t-elle surprendre ?
- Section 9 Interactive, un studio jeune mais prometteur, veut bousculer le genre action-aventure avec un vrai feeling d’exploration oppressante.
- La progression « métroidvania » et les upgrades d’équipement pourraient apporter de la profondeur, à condition d’éviter la routine des clones d’action-sci-fi.
- Le décor souterrain, le scanner et les secrets à dénicher laissent espérer une expérience où la curiosité du joueur est récompensée.
- L’engagement d’Epic Games Publishing indique une ambition certaine, mais soulève aussi la question de l’exclusivité temporaire PC.
| Feature | Specification |
|---|---|
| Publisher | Epic Games Publishing |
| Release Date | 2025 (date exacte à confirmer) |
| Genres | Action-aventure, horreur, exploration, science-fiction |
| Platforms | PC (Epic Games Store), PS5, Xbox Series X/S |
Ce qui me frappe d’entrée, c’est l’identité visuelle du projet, entre technologie délabrée et lumières froides sur fond de créatures difformes. L’équipe de Section 9 Interactive, basée à Malmö, n’a pas encore de gros faits d’armes à son actif, mais la fiche du jeu évoque une vraie envie de créer cette ambiance de huis clos inquiétant, qu’on a pu savourer dans des classiques comme Dead Space ou The Persistence. C’est un terrain miné : difficile de marquer les esprits là où beaucoup se sont cassés les dents à force de copier sans comprendre ce qui fait la magie d’un bon jeu d’horreur.
Le personnage que l’on incarnera, Cel, n’est pas le vétéran typique blindé de testostérone, mais une technicienne de combat qui devra improviser pour survivre. D’entrée, cela change la donne côté narration et identification. Par contre, le discours marketing sur la « progression nerveuse », les « combats tendus » et l’ambiance « immersive » sent un peu la surenchère : qui, en 2024, ne promet pas ça pour son TPS/survival ? La vraie question, c’est de savoir si End of Abyss saura faire monter la tension sans tomber dans la répétitivité ni jouer uniquement sur le jumpscare facile. J’attends de voir si le level design exploitera vraiment les mécaniques d’exploration, de backtracking et de secrets, ou si tout ça se contentera d’être un prétexte à gonfler la durée de vie.
Côté gameplay, la promesse d’un scanner pour révéler des zones cachées et la possibilité d’améliorer son équipement à mesure qu’on s’enfonce dans l’abîme rappellent le meilleur du genre : Metroid, Prey, voire certains Resident Evil modernes. Mais avec cet héritage, la barre est haute. Il faudra un vrai sens du rythme, des moments de tension bien placés et, surtout, un bestiaire assez varié pour éviter la lassitude. Les développeurs restent encore très secrets sur la diversité des ennemis ou la profondeur de l’arbre de compétences. Espérons qu’on ne sera pas cantonnés à marteler la même séquence combat/scanner/upgrade ad vitam æternam.
Un point non négligeable : l’implication d’Epic Games Publishing. D’un côté, c’est un gage de moyens (et donc, potentiellement, de finition technique et de polish). De l’autre, cela signifie sortie PC exclusive sur l’Epic Games Store dans un premier temps… ce qui (on le sait tous) fait toujours grincer des dents une partie de la communauté PC, même si les versions consoles sont prévues day one. Il faudra voir si le jeu saura compenser cette frustration par une expérience suffisamment marquante pour motiver les joueurs à sauter le pas.
Pour les joueurs : pourquoi surveiller End of Abyss ?
Si comme moi, vous êtes friands d’expériences où l’exploration prime sur la simple chasse au jump scare, End of Abyss pourrait bien être une bonne surprise. Certes, le danger du « déjà-vu » guette, mais le mélange promu de progression, de secrets et de tension permanente a de quoi séduire. Le choix d’un personnage principal moins stéréotypé est un vrai plus pour l’immersion, surtout si la narration se montre à la hauteur. Reste à espérer que la direction artistique et le sound design seront à la hauteur des ambitions affichées : c’est souvent là que la différence se fait entre un « survival lambda » et une expérience qui marque durablement.
En bref : End of Abyss a tout du projet à surveiller de près, mais il devra prouver qu’il sait apporter une vraie touche personnelle au genre. Si Section 9 Interactive parvient à ne pas se perdre dans la soupe des clones sci-fi-horreur, on pourrait bien tenir là une perle à explorer manette en main, surtout pour les amateurs de frissons et de mystères enfouis sous des tonnes de métal froid.
TL;DR : End of Abyss, ce qu’il faut retenir
End of Abyss fusionne action, exploration et ambiance horrifique en promettant une progression à la Metroidvania dans un complexe souterrain angoissant. Beaucoup de promesses sur l’immersion et la montée en puissance, mais des questions subsistent sur la fraîcheur du gameplay et la capacité du jeu à se différencier. À surveiller de près pour les amateurs de science-fiction dark, en espérant que Section 9 Interactive saura éviter les pièges du genre et livrer un vrai coup de frayeur maîtrisé.
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