Collectionneur de beat’em ups chevronné et amateur de rogue-lites épurés, j’ai levé un sourcil en apprenant que Sobaka Studio lançait KIBORG en édition physique sur PlayStation 5. L’équipe derrière Redeemer et 9 Monkeys of Shaolin s’attaque à un univers carcéral cyberpunk, entre couloirs générés procéduralement et pluie de néons. Mais derrière l’élégance d’un boîtier collectors se cache-t-il un gameplay à la hauteur des attentes ?
KIBORG sur PS5 : une édition boîte dans un marché dématérialisé
À l’heure où le démat’ règne sans partage, sortir une édition physique à 34,99 € avec goodies (artbook, bande-son, steelbook ?) est à la fois un pari marketing et un clin d’œil aux purs collectionneurs. Reste à confirmer le contenu exact de ces bonus pour mesurer le rapport qualité-prix. L’absence de simple code de téléchargement est déjà un point positif pour ceux qui aiment sentir l’objet entre les mains.
Mécaniques de jeu : combos violents et progression roguelite
Vous incarnez Morgan Lee, un détenu innocent plongé dans une prison futuriste digne d’Escape From Butcher Bay dopée aux implants cybernétiques. Le cœur du gameplay repose sur :

- Combos nerveux : enchaînements à base de poings énergétiques, violents uppercuts et chutes verticales. Le timing pad en main doit récompenser précision et anticipation.
- Arsenal modulable : poings augmentés, lames sous-cutanées et grenades électro-magnétiques. Chaque arme propose des attaques primaires et spéciales, que l’on débloque au fil des runs.
- Progression roguelite : couloirs générés aléatoirement, choix de mutations (puissance d’attaque vs vitesse de frappe) et système de persistance via crédits glanés en fin de session.
À chaque mort, on relance l’épreuve avec quelques améliorations permanentes, comme des grenades larguées ou un bouclier temporaire. L’équilibre entre répétition et renouveau sera déterminant pour éviter la lassitude.
Points forts et limites : originalité et rejouabilité
Ce que KIBORG a dans le ventre :
- Sensation de puissance : les feedbacks sonores et visuels cherchent à rendre chaque coup satisfaisant.
- Diversité d’ennemis : drones voltigeurs, gardiens blindés ou mutants à l’épiderme fuselé, imposant des patterns variés.
- Défi ajustable : difficulté progressive et punitions justes, selon les premières impressions.
Risques à surveiller :
- Surcharge visuelle : trop d’effets néons peuvent nuire à la lisibilité des combats, comme on le voit parfois chez les indés trop bariolés.
- Répétition des salles : malgré la génération procédurale, un level-design trop proche de copier-coller fait vite chuter la tension.
- Courbe de progression : si le tuning d’armes et de compétences n’est pas assez profond, on retombe dans du simple button-mashing.
Comparatif : à quel rang face aux poids lourds du beat’em up ?
Face à des références comme Hades ou Dead Cells en termes de roguelite, et à un Streets of Rage IV ou River City Ransom pour la baston, KIBORG doit justifier son positionnement. Son atout : un esthétique carcéral cyberpunk rarement exploré dans le genre, et des développeurs qui connaissent le rythme d’un bon beat’em up. Reste à voir si l’équilibre entre action brute et rejouabilité profonde sera tenu.

TL;DR : à surveiller de près
KIBORG en édition physique PS5 joue la carte du collectionneur tout en promettant des combats sauvages et un système roguelite classique. Si la sensation de puissance et la variété d’ennemis tiennent leurs promesses, ce brawler pourra se démarquer. Mais face à la concurrence féroce des indés et des mastodontes du genre, il faudra plus qu’un bel écrin pour briller.

Leave a Reply