One-Eyed Likho : le folk horror slave en noir et blanc

One-Eyed Likho : un conte noir à la russe

Quand Morteshka dévoile un nouveau projet, on s’attend à un voyage hors des sentiers battus. Après Black Book et The Mooseman, voilà One-Eyed Likho : une aventure horrifique en noir et blanc, prévue sur Steam le 28 juillet 2025. Le studio russe promet une plongée dans une Russie du XIXe siècle hantée par la créature légendaire du Likho, symbole du malheur dans le folklore slave.

Fiche technique

  • Éditeur : Morteshka
  • Date de sortie : 28 juillet 2025 (Steam)
  • Genres : Folk horror, Aventure, Puzzle narratif
  • Plateforme : PC (Steam)

Retour aux sources du folk horror

Morteshka puise dans une légende slave rarement exploitée en jeu vidéo occidental. Là où beaucoup s’inspirent de mythes nordiques ou celtiques, One-Eyed Likho mise sur un démon croque-mitaine qui incarne la malédiction. Cette base culturelle permet au studio de proposer une atmosphère authentique et dérangeante, rappelant l’approche immersive de The Mooseman mais en y injectant davantage de tension dramatique.

Gameplay : entre allumettes et énigmes

Le cœur du gameplay repose sur une mécanique d’allumettes : vous devez gérer vos ressources lumineuses pour explorer, déjouer des pièges et activer des énigmes fondées sur le feu. Ce principe minimaliste évoque certaines mécaniques de Limbo ou de White Night, où l’éclairage devient un personnage à part entière. Le défi sera d’éviter la redondance : diversité des puzzles, dynamisme des décors et intégration cohérente du folklore seront déterminants pour maintenir l’intérêt sur toute la durée de vie.

Screenshot from One-Eyed Likho
Screenshot from One-Eyed Likho

Une esthétique monochrome risquée

Le choix du noir et blanc est un pari audacieux. D’un côté, il renforce le contraste entre ombre et lumière, accentuant la dimension oppressante du Likho. De l’autre, il peut nuire à la lisibilité et à la variété visuelle si les environnements ne se distinguent pas clairement. À l’instar de Return of the Obra Dinn, où le monochrome sert l’enquête, One-Eyed Likho devra jouer sur les textures, les formes et la mise en scène pour éviter la monotonie.

Screenshot from One-Eyed Likho
Screenshot from One-Eyed Likho

Narration et rejouabilité

Sur le plan narratif, Morteshka promet une progression guidée par l’exploration, avec des embranchements discrets et des choix moraux influençant le dénouement. Le studio a déjà montré un certain sens du rythme dans Black Book, mais la linéarité de The Mooseman avait limité l’impact des décisions du joueur. Pour vraiment surprendre, One-Eyed Likho devra étoffer ses ramifications scénaristiques et offrir plusieurs fins crédibles.

Points forts et défis à venir

  • Atouts : Identité culturelle forte, ambiance immersive, puzzles originaux autour de la lumière.
  • Risques : Allumettes-gimmick, uniformité visuelle, rejouabilité limitée sans vrais choix narratifs.

À quel public s’adresse One-Eyed Likho ?

Les amateurs de folk horror et de récits sombres trouveront ici un souffle nouveau, loin des clichés anglo-saxons. Ceux qui ont apprécié l’atmosphère soignée de Black Book ou le minimalisme contemplatif de Limbo y verront une promesse de tension soutenue et de puzzles cohérents. Reste à surveiller si Morteshka parviendra à équilibrer son parti pris esthétique avec une progression suffisamment variée.

Screenshot from One-Eyed Likho
Screenshot from One-Eyed Likho

Conclusion

One-Eyed Likho coche déjà plusieurs cases : un folklore slave inédit, une direction artistique tranchée et une approche puzzle-narrative ambitieuse. Les mécaniques d’allumettes et le monochrome renforcent l’identité du jeu, à condition de ne pas tomber dans la redite. Si Morteshka parvient à diversifier ses énigmes et à étoffer ses embranchements, on pourrait tenir un incontournable du genre. À suivre de près le 28 juillet 2025.

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