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  • Baldur’s Gate 3 prouve que les héros « vierges » ruinent nos RPG

    Baldur’s Gate 3 prouve que les héros « vierges » ruinent nos RPG

    Les héros « vierges », c’est le plus gros mensonge qu’on nous vend en RPG

    On nous répète depuis vingt ans que les protagonistes « vierges » – ces avatars sans passé, sans personnalité, juste un slider de nez et trois points de stats – sont la quintessence du jeu de rôle. « Tu peux être qui tu veux. » Non. Dans 90 % des cas, tu peux juste être un mannequin anonyme qui sauve le monde numéro 347 avec une narration en pilotage automatique.

    Je dis ça après avoir grandi avec Baldur’s Gate, Fallout, Morrowind, Oblivion, Skyrim, tous les grands noms qui ont bâti ce fantasme du héros façonné par le joueur. Et surtout après avoir passé des centaines d’heures sur Baldur’s Gate 3, à comparer ce que ça fait de jouer un perso custom par rapport à un Origin. Une fois que tu as goûté à ce que donne un protagoniste réellement écrit, avec des enjeux personnels et une voix claire, revenir à l’avatar générique, c’est comme repasser du whisky à l’eau tiède.

    Les RPG fonctionnent mieux avec des personnages définis ou avec des feuilles blanches ? Franchement, pour moi, la question est presque tranchée : le « blank slate » pur, tel qu’on nous le vend, est surestimé. Le futur du RPG, il est du côté de Geralt, de Harry Du Bois, des Origins de BG3 – pas du côté du mannequin muet qui s’appelle Dragonborn ou « SurfeurNumérique69 ».

    La grande illusion de la feuille blanche : liberté mécanique, vide émotionnel

    Je me souviens de Skyrim à sa sortie. J’ai poncé l’éditeur de personnage pendant une heure pour créer un Dunmer assassin-mage capable de crocheter tout ce qui bouge. Sur le papier, j’avais une liberté folle : n’importe quel build, n’importe quelle faction, je pouvais devenir archimage, chef de la Confrérie noire, chef des Compagnons, Dovahkiin, tout en même temps. Liberté totale. Et pourtant, aucun de ces rôles ne me collait à la peau.

    Pourquoi ? Parce que mon perso n’existait que mécaniquement. Narrativement, c’était un trou noir. Le jeu ne savait pas qui j’étais, ne pouvait pas vraiment s’y intéresser. Impossible d’écrire des dialogues qui partent de mes motivations, de mon passé, de mes contradictions. Résultat : un monde incroyable, rempli de quêtes cool… et un héros aussi charismatique qu’un PNJ généré procéduralement.

    Fallout 3, même problème. Tu es « le Fils de l’Abri », ok, et juste après la sortie du Vault, tu redeviens ce même avatar générique à qui tout le monde répète « toi, étranger ». Fallout: New Vegas sauve un peu les meubles avec son pitch du Courier laissé pour mort, quelques accroches intéressantes… mais, soyons honnêtes, à part dans les dialogues où tu forces le roleplay toi-même, le jeu ne sait jamais vraiment qui est ce Courier. Il s’adapte à tes choix de factions, pas à une personnalité.

    C’est là le cœur du problème : la fameuse « agency » des feuilles blanches est majoritairement mécanique — builds, routes, compétences. Elle est rarement psychologique ou émotionnelle. Tu peux être un guerrier ou un mage, chaotique ou loyal, mais le jeu parle à ton build, pas à ton personnage. Tu changes d’équipement, pas de peau.

    Quand un héros écrit te cloue au siège

    À l’opposé, prends Geralt dans The Witcher 3. Tu ne le crées pas. Tu ne choisis pas sa race, son passé, son statut. Tu es coincé avec un sorceleur déjà défini, avec une voix, une histoire, des relations. Et pourtant, les choix que tu fais avec lui ont plus de poids que n’importe quel « crève, bandits » spam dans un open world Bethesda.

    La fameuse quête du Baron sanglant, je m’en souviens encore comme d’une claque. Pas parce que j’ai pu décider d’être « gentil » ou « méchant » dans un arbre de dialogue. Mais parce que je sentais vraiment Geralt coincé entre ses principes, sa fatigue morale et sa façon pragmatique de gérer des humains pourris. J’avais le sentiment de jouer un rôle dans une pièce écrite, pas de cliquer dans un menu de moralité binaire.

    Disco Elysium pousse ça au niveau supérieur. Harry Du Bois est un désastre ambulant, déjà écrit jusque dans ses addictions, son humour, ses traumas. Tu ne choisis pas s’il est un flic « sympa » ou « méchant » au sens manichéen ; tu navigues entre toutes ses fractures mentales. Et paradoxalement, je n’ai jamais eu autant l’impression de façonner un personnage. Mes choix n’étaient pas de simples interrupteurs de réputation ; ils redessinaient peu à peu qui était Harry, comment il se voyait, comment le monde le regardait.

    Screenshot from Baldur's Gate III
    Screenshot from Baldur’s Gate III

    Planescape Torment, même combat : le Sans-Nom a un passé gigantesque déjà posé, mais ton run définit ce qu’il devient face à ce passé. Mass Effect fait pareil avec Shepard : militaire, héros de guerre, déjà cadré. Ça n’empêche pas que mon Shepard renégat, prêt à balancer un coéquipier par la fenêtre pour faire parler un prisonnier, soit aussi « moi » que n’importe quel Breton de Skyrim.

    Ce qu’ont compris ces jeux-là, c’est qu’un protagoniste défini ne tue pas la liberté ; il lui donne un squelette. Au lieu d’être une feuille blanche meta, tu as une base solide, un angle d’attaque. Et c’est là que la narration peut enfin te frapper en plein cœur.

    Baldur’s Gate 3 : le jour où mon perso custom s’est fait voler la vedette

    Baldur’s Gate 3, c’est le point de bascule qui m’a fait perdre toute patience pour les avatars génériques. Larian te vend la promesse ultime : soit tu crées ton perso (le fameux Tav), soit tu incarnes un Origin, un membre du groupe avec son histoire propre (Astarion, Shadowheart, Lae’zel, etc.). Sur le papier, l’option custom, c’est le fantasme D&D : tu arrives à la table avec ton build, ton background, ton RP.

    Ma première run, j’ai fait exactement ça. Moine demi-elfe, alignement chaotique neutre, background artiste. Je me suis inventé toute une histoire dans ma tête, façon MJ de salon. Et pourtant, très vite, je me suis rendu compte que ce n’était pas « mon » histoire qui me captivait… mais celle des autres. Astarion qui gère son passé d’esclave vampire, Shadowheart qui se déchire entre Shar et Selûne, Karlach brisée par l’Enfer. Chaque Origin avait une trajectoire claire, tendue, avec des pay-offs monstrueux.

    Mon Tav, lui, était surtout une caméra mobile avec une bonne CA. Certes, le jeu me laisse beaucoup de marge dans les choix, avec ce système d’approbation/désapprobation, ces jets de persuasion qui déterminent si le groupe me suit dans mes décisions. Mais comparé à l’intensité des arcs d’Origins, mon protagoniste custom était une ombre. Je poussais les autres en avant plutôt que d’être au centre de la scène.

    Deuxième run : j’ai pris un Origin. Et là, le déclic. Tout à coup, le jeu parlait de moi. Pas seulement du « leader » abstrait du groupe, mais de mon passé, de ma culpabilité, de mes peurs. Les mêmes scènes prenaient un autre goût parce que j’étais à la fois acteur et sujet. Larian ne pouvait pas écrire ça pour un héros totalement vague, c’est techniquement impossible. Le studio l’a d’ailleurs reconnu : même avec un système de réputation plutôt simple, ils auraient « travaillé sur le jeu pour toujours » s’ils avaient essayé de tout décliner pour un héros 100 % libre.

    Screenshot from Baldur's Gate III
    Screenshot from Baldur’s Gate III

    Résultat : la meilleure version de BG3, ce n’est pas le fantasme de la page blanche totale. C’est ce compromis assumé où le jeu est honnête : tu peux bricoler un Tav sympa, mais la narration est conçue, rythmée, structurée autour de personnages forts qui ont une histoire à raconter. Et tu sais quoi ? Ça marche mille fois mieux que tous les open worlds qui m’appellent « Héros » sans jamais savoir qui je suis.

    « Sois qui tu veux » : le bouclier marketing pour ne pas écrire de héros

    Il faut aussi dire les choses crûment : l’argument « on vous laisse être qui vous voulez » sert souvent à masquer une paresse d’écriture. Écrire un protagoniste, c’est difficile. Ça oblige à prendre des risques, à se mettre une partie du public à dos. Un Geralt trop cynique, un Harry trop dépressif, ça ne plaira pas à tout le monde. Du coup, beaucoup de studios préfèrent ce héros sans aspérités, entièrement pliable… et totalement oubliable.

    On l’a vu dans une tonne de RPG AA ou AAA : tu peux choisir entre trois backgrounds, quelques lignes de biographie, et ensuite le jeu passe 40 heures à faire comme si tout le monde connaissait « le légendaire toi », alors que tu n’es persona non grata nulle part. Tu as des arbres de dialogues immenses qui ne disent rien de concret sur ce que ton perso veut, pense, ou ressent. Juste des variations de : « J’accepte la quête », « Je fais une blague », « Je refuse mais je vais finir par accepter de toute façon ».

    Ce n’est pas de la liberté, c’est du vide habillé en liberté. Le jeu ne te demande jamais : « Qui es-tu vraiment ? Qu’est-ce que tu es prêt à sacrifier ? » Parce qu’il ne peut tout simplement pas se permettre de le prendre en compte dans sa structure. Alors on se retrouve avec ces RPG énormes, remplis de contenu, mais émotionnellement plats. Tu coches des cases au lieu de vivre une trajectoire.

    Oui, la feuille blanche a sa place… mais pas là où on nous la vend

    Évidemment, il y a des genres où le « blank slate » fonctionne. Dans un sandbox pur comme Minecraft, dans un survival, dans certains immersive sims, ton personnage est juste un vecteur pour ton propre récit emergent. Là, ça a du sens. Dans un MMO, incarner « ton » avatar socialement, avec un RP que tu construis avec d’autres joueurs, c’est une autre forme de narration, plus organique.

    Et même dans le CRPG classique, il existe de bons exemples d’équilibre. Dragon Age: Origins te donne un protagoniste silencieux mais pas totalement vide : ton origine (nain noble, elfe de cité, mage du Cercle…) te donne une vraie couleur, des réactions spécifiques du monde. Pillars of Eternity joue intelligemment avec l’idée de réincarnation et de cycles d’âmes : ton perso a une place dans la métaphysique du monde, même si tu le modèles sur le long terme.

    Le problème, c’est quand on applique la logique « avatar neutre » à des jeux qui se veulent ultra narratifs. Des Open World qui te bombardent de cutscenes, de monologues, de grands dilemmes moraux… mais dont le héros n’a aucune existence propre. Là, l’illusion craque. Quand je passe plus de temps à remplir des quêtes FedEx qu’à explorer l’âme de mon personnage, ne venez pas me parler de « jeu de rôle ».

    Screenshot from Baldur's Gate III
    Screenshot from Baldur’s Gate III

    Le vrai futur du RPG : des protagonistes forts avec de vraies marges de manœuvre

    En regardant ce qui marche vraiment aujourd’hui — Baldur’s Gate 3, Disco Elysium, The Witcher 3, même des jeux plus modestes comme GreedFall qui misent à fond sur les conséquences de tes choix — je vois une tendance claire : les RPG qui marquent, ce sont ceux qui assument une identité forte pour leur protagoniste, tout en laissant des vraies bifurcations à l’intérieur de ce cadre.

    Je préfère mille fois un système à la Disco Elysium où mes choix sculptent la psyché d’un héros déjà esquissé, qu’un enième slider de moralité qui ne change que la couleur de l’aura en fin de jeu. Je préfère que le jeu me dise clairement : « Voilà qui tu es au début. Maintenant, qu’est-ce que tu vas en faire ? » plutôt que « Tu es tout et n’importe quoi, rien n’a vraiment de conséquences personnelles. »

    Et du point de vue pur design, c’est logique. Un protagoniste défini, c’est :

    • des dialogues plus tranchés, plus mémorables ;
    • des scènes écrites pour toi, pas pour un fantôme générique ;
    • des enjeux personnels clairs qui tirent l’histoire vers l’avant ;
    • une meilleure intégration avec les arcs des PNJ (compagnons, antagonistes, factions) ;
    • une rejouabilité basée sur des chemins narratifs divergents, pas juste des builds.

    Oui, ça demande plus de courage d’écriture. Oui, ça veut dire accepter que certains joueurs ne se reconnaîtront pas dans le protagoniste. Mais les jeux qui osent ça sont ceux dont on parle des années après. Qui se souvient du « héros » de Skyrim comme d’une personne ? À l’inverse, tout le monde a une image en tête quand tu dis Geralt, Shepard ou Harry Du Bois.

    Mon verdict : je n’achète plus les RPG qui se cachent derrière la « liberté »

    Après Baldur’s Gate 3, je ne regarde plus les RPG de la même façon. Quand un studio me vend « sois qui tu veux » comme argument principal, je traduis immédiatement par : « On n’a pas écrit de protagoniste solide, débrouille-toi avec ça ». À l’inverse, quand un jeu ose dire : « Voici ton héros, voici son passif, on va en faire quelque chose », je tends l’oreille.

    Je ne dis pas que plus jamais un avatar quasi vide ne pourra m’intéresser. Mais il devra être dans un cadre pensé pour ça : sandbox pur, émergence systémique, vrai jeu de rôle social. Pas dans ces pseudo-épopées AAA qui veulent le beurre du storytelling cinématique et l’argent du « rôle-play total » en même temps.

    Pour moi, le RPG moderne qui respecte ses joueurs doit faire un choix clair :

    • Soit tu fais un bac à sable où je construis mon histoire sans demander au jeu une dramaturgie forte — et tu l’assumes.
    • Soit tu veux me raconter une grande histoire — et dans ce cas, tu écris un vrai protagoniste, avec une voix, des failles, des désirs.

    Entre les deux, c’est le marécage des héros interchangeables et des quêtes à la chaîne. J’y ai passé assez d’heures de ma vie. Après Baldur’s Gate 3, Disco Elysium, The Witcher 3 et compagnie, je sais ce que j’attends : des personnages, pas des silhouettes. Des trajectoires, pas des to-do lists.

    Alors oui, je vais le dire sans détour : la feuille blanche comme idéal suprême du RPG, c’est terminé pour moi. Donnez-moi des héros écrits, imparfaits, qui existent en dehors de mon inventaire, ou gardez vos mondes vides. Je préfère de très loin être quelqu’un de précis dans une grande histoire, plutôt que personne dans un océan de quêtes sans visage.

  • The Seven Deadly Sins: Origin – How to Clear Act 4 Eternal Rest

    The Seven Deadly Sins: Origin – How to Clear Act 4 Eternal Rest

    Acte 4 « Repos éternel » : vue d’ensemble et prérequis

    Sur ma première traversée de l’Acte 4, je pensais que ce serait une simple suite de combats. En réalité, « Repos éternel » mélange gestion de vagues, escorte fragile, section chronométrée en bateau et nouvelles compétences de Constellation (Purification et Restauration) indispensables pour terminer le chapitre. Compte environ 45 à 60 minutes si tu lis les dialogues, un peu moins si tu rushes.

    L’objectif global est le suivant :

    • Repousser les Abysses autour d’une Abyss Flower dans la Forêt du Roi des Fées.
    • Enquêter à Liones, puis à la Plage Ouest, et nettoyer une nouvelle fleur.
    • Rejoindre l’Île des Adieux via une traversée en bateau avec un parcours chronométré.
    • Protéger Daisy pendant plusieurs vagues d’ennemis, puis battre un boss Abyssal.
    • Obtenir et utiliser Purification et Restauration pour nettoyer les fleurs et réparer une stèle.
    • Retourner à la Forêt du Roi des Fées pour purifier la première Abyss Flower et conclure l’acte.

    Je détaille ci-dessous chaque étape avec les zones, les quantités d’ennemis à vaincre, et comment utiliser concrètement Purification et Restauration.

    Étape 1 – Abyss Flower dans la Forêt du Roi des Fées

    Après la fin de l’Acte 3-B, le jeu t’envoie automatiquement vers la Forêt du Roi des Fées. Tu y découvres une Abyss Flower déjà bien développée, prête à éclore, avec Daisy sur place.

    Un petit groupe d’ennemis de l’Abîme apparaît sous la fleur. Ton objectif est simple :

    • Vaincre 5 ennemis Abyss pour progresser.

    À ce stade, il n’y a pas de mécanique spéciale : concentre-toi sur les ennemis qui s’approchent le plus de toi et profite de tes attaques de zone pour nettoyer rapidement. Sur ma première tentative, je me suis un peu trop éparpillé entre les cibles, ce qui rallonge le combat pour rien. Focus sur un ennemi à la fois avec tes skills les plus larges.

    Une fois les 5 ennemis éliminés, Harlequin (King) arrive. Il propose de rester pour surveiller la fleur pendant que Tristan et les autres cherchent un moyen de les purifier. Tristan propose alors d’aller récupérer les journaux de recherche de Clotho afin que Daisy puisse exploiter le Livre des Étoiles.

    Étape 2 – Liones et la Plage Ouest : trouver des pistes

    Retourne ensuite à Liones. Ta destination est la Bibliothèque royale, située sur le côté ouest de la ville.

    En entrant, tu trouves Clotho près des étagères. Elle t’explique brièvement la nature des Abyss Flowers, mais refuse de te donner toutes les infos. Au lieu de simplement te confier son journal, elle te redirige vers la Plage Ouest de Liones.

    Depuis le château, pars vers le nord-ouest pour atteindre cette plage. Une nouvelle Abyss Flower a pris racine, et Dreyfus est sur place. Quelques points à retenir :

    • Une nouvelle série de monstres de l’Abîme apparaît.
    • Tu dois vaincre au moins 7 ennemis pour faire avancer la quête.

    Les ennemis ne sont pas très difficiles, mais fais attention si tu joues avec une équipe assez fragile. Dans mon cas, j’ai gagné du temps en regroupant les mobs avec des attaques à large hitbox avant de déclencher mes compétences de zone.

    Une fois le combat terminé, un pêcheur arrive et raconte ce qu’il a vu sur une île voisine pleine de corruption : l’Île des Adieux. Ce lieu a une forte signification personnelle pour Daisy, qui insiste pour y aller.

    Screenshot from The Seven Deadly Sins: Origin
    Screenshot from The Seven Deadly Sins: Origin

    Étape 3 – Rejoindre l’Île des Adieux : bateau et parcours chronométré

    Juste à côté de la plage, tu trouves un navire amarré. Monte à bord pour lancer la traversée vers l’Île des Adieux. Au début, tu navigues simplement jusqu’à une petite île intermédiaire, car l’approche directe est truffée de mines de corruption.

    Une fois sur cette petite île :

    • Traverse jusqu’à l’autre côté de l’îlot.
    • Tu y trouveras plusieurs petites barques prêtes à l’emploi.
    • Interagis avec l’une d’elles (F par défaut sur PC) pour démarrer la section chronométrée.

    Réussir le parcours en moins de 5 minutes

    Au moment où tu montes dans la barque, un chrono apparaît. Dans ma partie, le délai était de 5 minutes pour atteindre le point d’arrivée. Rien n’indique pour l’instant que cette durée change d’une version à l’autre, mais garde en tête que des mises à jour pourraient l’ajuster.

    Points clés pour réussir du premier coup :

    • Utilise les vagues : les vagues de l’océan te servent de tremplin. En passant dessus avec un bon angle, tu gagnes une poussée ou fais un saut qui te permet de franchir des zones dangereuses plus vite.
    • Le bateau échoué et le tourbillon : au début du parcours, tu arrives sur une épave de navire avec un tourbillon devant elle. Évite le cœur du tourbillon en passant légèrement sur le côté.
    • Zone de corruption après l’épave : juste après le bateau, une partie de l’eau est corrompue. Tu dois sauter d’un morceau du navire à l’autre grâce aux vagues, sans tomber dans l’eau contaminée.
    • Mines de corruption : plus loin, tu entres dans une zone remplie de mines flottantes. Ralentis un peu et choisis un couloir dégagé plutôt que de zigzaguer au dernier moment.

    La première fois, j’ai raté le saut entre les deux morceaux de l’épave en prenant la vague trop en biais. Ce qui a fonctionné ensuite, c’est de viser bien au centre de la vague, d’aligner la barque dans l’axe du second morceau de bateau et de corriger la trajectoire avant de prendre l’impulsion.

    Une fois la zone de mines franchie, le reste du trajet est relativement simple : garde juste un œil sur le chrono et évite les collisions inutiles pour rejoindre enfin l’Île des Adieux.

    Étape 4 – Défendre Daisy sur l’Île des Adieux

    À l’arrivée, suis Daisy jusqu’au grand mémorial au centre de l’Île des Adieux. Tu y vois plusieurs Abyss Flowers disposées autour d’une pierre de Constellation.

    C’est ici que l’acte devient un vrai test de gestion de vagues. Ton objectif principal :

    • Protéger Daisy jusqu’à la fin du combat. Si ses PV tombent à 0, c’est l’échec.
    • Surveiller sa barre de vie, visible en haut à gauche, sous les informations de quête.

    Gérer les 15 premiers monstres de l’Abîme

    Avant le boss, tu dois vaincre au moins 15 ennemis Abyss. Ils apparaissent par vagues et certains essaient de contourner le groupe pour frapper Daisy directement.

    Ce qui m’a le plus aidé :

    • Rester près de Daisy : au lieu de courir après chaque ennemi au loin, garde ta position autour d’elle. L’IA a tendance à ramener les ennemis vers la zone centrale de toute façon.
    • Prioriser les ennemis qui ciblent Daisy : dès qu’un mob tourne clairement son attention vers elle, intercepte-le en priorité.
    • Utiliser des attaques de contrôle : si tu as des compétences qui renversent, gèlent ou repoussent, garde-les pour les groupes qui s’alignent sur Daisy.
    • Gérer ta jauge de soin : ne vide pas toutes tes potions au début. Garde-en pour une possible mauvaise vague juste avant le boss.

    Je me suis fait surprendre une fois en poursuivant un ennemi isolé trop loin ; pendant ce temps, deux autres tapaient Daisy. Reste vraiment dans un rayon proche d’elle et tu verras que les 15 ennemis passent assez vite.

    Screenshot from The Seven Deadly Sins: Origin
    Screenshot from The Seven Deadly Sins: Origin

    Boss : Serviteur hurlant de l’Abîme

    Une fois le quota d’ennemis atteint, un boss apparaît : le Serviteur hurlant de l’Abîme. Dreyfus se joint à toi au combat, mais Daisy reste une cible potentielle pour de petits adds (ennemis mineurs) qui continuent à pop.

    Points importants :

    • Attaques du boss : il utilise de larges coups de zone et des charges. Observe bien ses animations : dès qu’il recule ou lève son arme, prépare-toi à esquiver sur le côté plutôt qu’en arrière.
    • Adds pendant le combat : de petits Abysses continuent parfois de viser Daisy. Quand ils apparaissent trop près d’elle, fais un détour rapide pour les supprimer, puis reviens sur le boss.
    • Positionnement : essaye de garder le boss entre toi et Daisy. Même si ce n’est pas une mécanique officielle de bouclier, ça t’évite de perdre de vue les ennemis qui s’aventureraient vers elle.
    • Fenêtres de DPS : après certaines attaques lourdes du boss, il reste brièvement immobile. C’est là que tu peux placer tes compétences les plus longues sans trop de risque.

    À mon premier essai, j’ai trop insisté sur le boss en ignorant deux adds qui frappaient Daisy : résultat, game over alors que le boss était presque mort. Ce qui a vraiment fait la différence, c’est de considérer chaque apparition d’add près de Daisy comme la priorité absolue, même si ça casse ton cycle de DPS sur le boss.

    Une fois le Serviteur hurlant de l’Abîme vaincu, une cinématique se déclenche. Des tentacules de l’Abîme menacent Daisy, et le Livre des Étoiles gèle le temps. Tristan seul peut encore bouger, et le livre absorbe l’énergie de la pierre de Constellation centrale pour purifier les tentacules. C’est ton introduction à la compétence Purification.

    Étape 5 – Obtenir et utiliser Purification et Restauration

    Débloquer Purification

    À la fin de la cinématique, le temps reprend son cours. Interagis avec la pierre de Constellation au centre du mémorial (F sur PC) :

    • Tu obtiens officiellement la compétence de Constellation Purification.
    • Elle permet de nettoyer les Abyss Flowers marquées pour la quête.

    Le jeu te demande ensuite de purifier les quatre Abyss Flowers présentes sur l’Île des Adieux. Concrètement :

    • Approche-toi d’une Abyss Flower encore active (elle est bien visible, avec son aura corrompue).
    • Quand le prompt d’interaction s’affiche, maintiens la touche d’action pour lancer Purification. Selon ton mapping, ça passe soit par l’action contextuelle, soit par une touche liée à la compétence dans ton menu de Constellation.
    • Reste dans la zone jusqu’à la fin de l’animation de purification.

    La première fois, j’ai cru que Purification était une simple compétence à lancer n’importe où ; en réalité, il faut vraiment être à portée de l’objet ou de la fleur ciblée pour que l’action soit prise en compte. Si rien ne se passe, rapproche-toi jusqu’à voir une icône ou un halo d’interaction.

    Obtenir Restauration et réparer la stèle

    Après avoir nettoyé les fleurs, tu remarques que la grande stèle commémorative au centre est brisée. Pour la réparer, tu dois débloquer une deuxième compétence de Constellation : Restauration.

    Sur l’Île des Adieux :

    • Pars vers l’est du mémorial principal.
    • Tu y trouves une autre pierre de Constellation, à l’endroit où se trouvait précédemment une Abyss Flower.
    • Interagis avec cette pierre pour obtenir la compétence Restauration.

    Retourne ensuite au centre de la zone, là où se trouve la stèle cassée. Tu vois ses morceaux éparpillés au sol.

    Screenshot from The Seven Deadly Sins: Origin
    Screenshot from The Seven Deadly Sins: Origin

    La séquence se déroule en deux temps :

    • Scanner les morceaux : approche-toi de chaque fragment de la stèle jusqu’à voir un prompt. Maintiens la touche d’interaction pour que le Livre des Étoiles « enregistre » chaque pièce.
    • Restaurer la stèle : une fois tous les morceaux scannés, place-toi devant la base de la stèle et utilise Restauration (via le prompt ou le raccourci associé). La stèle se reforme alors entièrement.

    Je me suis longtemps demandé pourquoi l’option de Restauration ne se déclenchait pas : j’avais oublié un petit morceau derrière un rocher. Si tu ne peux pas lancer la restauration, refais le tour du cercle et vérifie que chaque fragment a bien été scanné (en général, ils perdent leur surbrillance une fois pris en compte).

    Étape 6 – Retour à la Plage Ouest, puis à la Forêt du Roi des Fées

    Après la réparation de la stèle et la conclusion de la scène avec Daisy, l’histoire t’envoie de nouveau vers la Plage Ouest de Liones, en compagnie de Dreyfus. Daisy choisit de rester sur l’Île des Adieux.

    Pour gagner du temps, ouvre ta carte et utilise le point de téléportation (Warp Point) de la Plage Ouest si tu l’as déjà activé. À ton arrivée :

    • Dreyfus reçoit une nouvelle mission et part seul vers Ferzen, une ville minière.
    • Il demande à Tristan de retourner à la Forêt du Roi des Fées pour s’occuper définitivement de l’Abyss Flower laissée au début de l’acte.

    Rejoins donc à nouveau la Forêt du Roi des Fées. Sur place, tu trouves King en plein combat contre des monstres de l’Abîme à proximité de la fleur.

    Derniers objectifs de l’acte :

    • Vaincre encore 5 ennemis de l’Abîme autour de King.
    • Purifier l’Abyss Flower de la forêt à l’aide de ta compétence Purification.

    Si, pour une raison ou une autre, tu n’as pas encore la compétence Purification (par exemple si tu as zappé une interaction ou s’il y a eu un bug), une pierre de Constellation se trouve sur la droite de la fleur. Interagis avec elle pour (ré)obtenir Purification, puis utilise-la sur la fleur comme tu l’as fait sur l’Île des Adieux.

    Une fois la fleur purifiée, la corruption se dissipe et le jeu valide la fin de l’Acte 4 « Repos éternel ».

    Résumé rapide : tout ce qu’il faut faire dans l’Acte 4

    • Forêt du Roi des Fées : vaincre 5 Abyss autour de la première Abyss Flower, puis laisser King en garde pendant que tu pars enquêter.
    • Liones – Bibliothèque : parler à Clotho pour déclencher l’enquête sur la Plage Ouest.
    • Plage Ouest de Liones : éliminer au moins 7 ennemis de l’Abîme près de la nouvelle fleur et écouter le pêcheur parler de l’Île des Adieux.
    • Traversée : prendre le navire jusqu’à la petite île, puis la barque chronométrée (environ 5 minutes) en utilisant les vagues pour franchir l’épave et éviter la zone corrompue et les mines.
    • Île des Adieux : suivre Daisy jusqu’au mémorial, protéger sa barre de PV, tuer 15 Abysses puis battre le Serviteur hurlant de l’Abîme tout en gardant un œil sur les adds.
    • Purification : après la cinématique, interagir avec la pierre de Constellation centrale pour obtenir la compétence et purifier les 4 Abyss Flowers de l’île.
    • Restauration : récupérer cette compétence sur la pierre de Constellation à l’est, scanner tous les fragments de la stèle, puis lancer Restauration pour la réparer.
    • Retour à la Plage Ouest : revenir avec Dreyfus, qui part ensuite vers Ferzen, tandis que Tristan rentre à la Forêt du Roi des Fées.
    • Clôture de l’acte : aider King à vaincre 5 ennemis de l’Abîme, puis utiliser Purification sur l’Abyss Flower de la forêt pour conclure l’Acte 4.

    En suivant cette progression et en gardant un œil sur la protection de Daisy ainsi que sur le chrono de la section en barque, tu devrais boucler « Repos éternel » sans blocage, tout en prenant en main les compétences de Purification et de Restauration qui te serviront également par la suite.

  • Solasta II accès anticipé : un RPG tactique enfin plus accueillant, mais encore trop incomplet

    Solasta II accès anticipé : un RPG tactique enfin plus accueillant, mais encore trop incomplet

    Un TPK, deux jets ratés et un rappel brutal : oui, c’est bien du Solasta

    Le moment où j’ai compris que Solasta II ne plaisantait pas, ce n’est pas devant un trailer aux Game Awards, mais quand mon clerc s’est fait pousser dans le vide par un Ka’Umm un peu trop sûr de lui. Troisième tour de combat, terrain en hauteur, passage étroit, un jet de sauvegarde foiré : chute mortelle. Derrière, effet domino, panique dans le groupe, et mon premier TPK de cette preview. J’ai quitté l’écran de défaite en souriant : Tactical Adventures n’a pas perdu la main sur le tactique. Mais au fil d’une vingtaine d’heures sur l’accès anticipé, l’enthousiasme s’est un peu calmé. La base est bonne, plus accueillante que le premier Solasta, mais on sent partout que le jeu n’est pas encore au complet.

    Pour situer le contexte : j’ai joué sur PC, via Steam, sur une machine plutôt costaud (RTX 4070, i7, 32 Go de RAM) en 1080p, détails au max avec DLSS activé. J’ai terminé l’acte 1 une première fois en difficulté « Exploration » (le mode facile rebaptisé) avec un groupe plutôt classique (guerrier, rôdeur, clerc, magicien), puis j’ai relancé une campagne en « Authentique » avec une team un peu plus tordue, histoire de tester les builds et la marge tactique. Entre les deux, quelques quêtes annexes, pas mal d’errance sur la carte hexagonale et une bonne dose de jets de dés ratés.

    Un accès anticipé cadré, mais qui montre tout de suite ses limites

    Solasta II arrive en accès anticipé depuis le 12 mars, avec une feuille de route déjà annoncée : pour l’instant, on a l’acte 1, un cap de niveau fixé à 4, pas de craft, et plusieurs systèmes promis plus tard dans l’année (dont justement ce fameux artisanat, prévu en parallèle du début de l’acte 2). L’idée se sent très clairement : poser le socle des mécaniques, tester les nouvelles règles SRD 2024 de Donjons & Dragons en jeu vidéo, et ajuster avec la communauté comme pour le premier épisode.

    Au bout d’une vingtaine d’heures, j’ai eu ce sentiment étrange d’être à la fois rassasié et frustré. Rassasié parce que l’acte 1 tient la route, avec une campagne qui démarre plutôt bien et un gameplay déjà solide. Frustré parce qu’en termes de variété de situations, de rejouabilité et de systèmes annexes, on sent très vite le plafond de verre de cette version. Pour un accès anticipé, ce n’est pas du contenu rachitique, mais il ne faut pas y aller comme si on lançait un Baldur’s Gate 3 déjà complet : on n’est pas sur le même gabarit.

    Création de personnages : enfin un éditeur qui ne décourage pas les nouveaux

    Premier gros choc en lançant une partie : l’éditeur de personnages. Le premier Solasta était très fidèle au SRD, mais aussi assez austère dans sa présentation : des listes partout, des sous-menus, et une UI qui donnait l’impression de remplir une fiche de perso papier. Là, Tactical Adventures a clairement fait un effort de modernisation.

    L’éditeur a été entièrement repensé visuellement : plus clair, plus animé, avec une organisation beaucoup plus logique. On peut passer par une personnalisation « rapide » si on veut juste se lancer vite fait, choisir parmi des archétypes préconfigurés par le studio, ou carrément demander au jeu de générer le groupe complet. J’ai testé cette option auto pour ma deuxième run : le résultat n’était pas parfait, mais largement jouable. Pratique pour quelqu’un qui ne maîtrise pas les subtilités de Donjons & Dragons.

    Si on aime fouiller, il y a quand même de quoi passer une heure dans l’éditeur avancé. Genre (avec option non-binaire), visage, cicatrices, tatouages, voix, personnalité, origines, classes, ascendances, historiques, répartition des stats, dons, styles de combat, sorts et même les langues connues : tout y est, mais mieux expliqué. Chaque choix est accompagné d’un petit texte clair, bien plus digeste que dans le premier jeu. En tant que joueur qui trimballe ses souvenirs de parties de DD3.5 et de la 5e édition, j’ai tout de suite senti cette volonté de désacraliser un peu les règles sans les trahir.

    Le jeu repose désormais sur les règles SRD 2024, ce qui amène quelques ajustements par rapport au premier Solasta. Rien de révolutionnaire si vous ne suivez pas religieusement chaque évolution du système papier, mais assez pour susciter des comparaisons quand on commence à monter de niveau. La spécialisation de classe au niveau 3 est toujours un moment charnière, et la possibilité d’apprendre une classe supplémentaire dès le niveau 2, si les stats suivent, ouvre des combos intéressants. Malheureusement, avec un cap de niveau limité à 4, on a tout juste le temps de sentir le potentiel, avant de se prendre un « Revenez plus tard » en pleine figure.

    Une campagne familiale plus intime, portée par de bons doublages

    Sur le plan narratif, Solasta II ne cherche pas à réinventer la roue, mais il pose un cadre plus intime que la grande mission diplomatique du premier épisode. Nos quatre héros et héroïnes sont d’anciens orphelins recueillis par la famille Colwall. Des années plus tard, on les retrouve réunis pour les funérailles de leur mère adoptive, dans un coin reculé de Solasta. La cérémonie part évidemment en vrille et sert de rampe de lancement au voyage vers Neokos, le nouveau continent mystérieux.

    Screenshot from Solasta II
    Screenshot from Solasta II

    Ce qui fonctionne bien, c’est la dynamique de groupe et les personnages secondaires. Le jeu s’appuie sur un casting de doublage anglais très solide, avec notamment Devora Wilde et Ben Starr dans des rôles importants. Les dialogues sont plutôt bien écrits, avec ce ton légèrement théâtral propre à Solasta, mais moins forcé que dans certains passages du premier. Les échanges entre Deorcas, Rickard, Dame Anabasia, le clan Ka’Umm ou le vagabond Siklas donnent rapidement de la couleur à l’univers, sans avoir besoin de tartines de codex.

    Après une grosse dizaine d’heures, l’acte 1 m’a laissé une impression agréable : une aventure « heroic fantasy » classique, mais bien tenue, avec quelques mystères intrigants autour de Neokos et de l’antagoniste Shadwyn, dont chaque apparition est vraiment mise en scène pour créer un malaise. La bande-son fait le boulot, la mise en scène est plus maîtrisée et on sent que le studio a appris de son premier jeu.

    En revanche, deux réserves sérieuses. D’abord, la rejouabilité de cette campagne, à ce stade, m’a paru limitée. Les choix de dialogues et les jets de dés pendant les conversations donnent l’illusion de branches alternatives, mais en pratique, les écarts restent assez mineurs sur l’acte 1. Ensuite, j’ai littéralement déclenché un spoil involontaire lors d’un long échange avec des membres du clan Ka’Umm : certaines lignes faisaient référence à des événements que je n’avais pas encore vécus. Bug de condition de dialogue ou erreur de design, peu importe : dans un RPG qui mise sur la narration, se faire divulgâcher des pans d’histoire par un PNJ trop bavard, ça fait tache.

    Exploration hexagonale : une bonne idée qui demande encore du carburant

    Grosse nouveauté par rapport à Solasta: Crown of the Magister : la manière d’explorer le monde. Fini le système de voyage automatique d’un point A à un point B avec une barre de temps qui avance toute seule. Désormais, la carte du monde est découpée en hexagones, et on déplace physiquement notre groupe de case en case, en dépensant des points de déplacement quotidiens.

    Sur le papier, c’est une excellente idée. En pratique, ça marche plutôt bien pour donner la sensation de vraiment tracer sa route à travers Neokos. J’ai aimé ces moments où je regardais la carte en me demandant si je tentais un détour par cette montagne suspecte, au risque d’épuiser mes rations et de me coltiner un long repos forcé au pire endroit possible. La gestion de la fatigue et des malus lié au manque de repos force à planifier un minimum son itinéraire, surtout en difficulté « Authentique ».

    En avançant, on tombe régulièrement sur des événements aléatoires ou semi-scriptés : rencontres, petites scènes narratives, loot, dangers environnementaux… Rien de renversant pour l’instant, mais ça donne du relief au voyage et évite que la carte du monde ne se transforme en simple menu déguisé. Le vrai point d’interrogation, c’est la capacité de ce système à se renouveler sur 40 ou 50 heures dans la version finale. Sur l’acte 1, on commence déjà à revoir certains patterns d’événements, et ça pourrait vite devenir répétitif si la 1.0 ne pousse pas plus loin la variété.

    Screenshot from Solasta II
    Screenshot from Solasta II

    Combats au tour par tour : du solide, du lisible… et encore perfectible

    Là où Solasta II m’a vraiment accroché, c’est toujours sur les combats. On reste sur un système au tour par tour très pur, qui s’appuie lourdement sur la verticalité, les lignes de vue, les avantages/désavantages, les jets de dés derrière chaque action. C’est du tactique assumé, pas du RPG action vaguement ralenti.

    La bonne nouvelle, c’est que l’interface a fait un bon en avant net : plus épurée, plus lisible, avec des icônes plus claires et des informations clés mieux mises en avant. Comprendre pourquoi on a tel bonus ou malus sur une attaque, visualiser les cônes de sorts de zone ou anticiper les attaques d’opportunité est beaucoup plus facile qu’en 2021. Pour quelqu’un qui passe déjà sa vie à calculer les probabilités de toucher dans les jeux tactiques, c’est un vrai confort.

    En termes de feeling, les combats sont légèrement plus dynamiques que dans le premier opus, sans perdre leur côté méthodique. Les animations restent un peu raides par moments, mais les effets sonores et la caméra font mieux ressortir l’impact. La difficulté, elle, est bien dosée en « Authentique » : quelques rencontres m’ont obligé à repenser complètement ma position initiale, à abuser des hauteurs, des couverts, ou à forcer des ennemis à passer par des goulots d’étranglement piégés.

    En revanche, j’ai parfois eu l’impression que le jeu pouvait se permettre d’accélérer encore un peu le tempo, surtout sur les combats avec beaucoup de créatures faibles. Les tours des ennemis restent parfois un poil longs, surtout dans les grandes escarmouches. Rien de dramatique, mais quand on enchaîne les affrontements, la lassitude pointe sur la fin de session.

    Dernier point : l’équilibrage. À ce stade de l’early access, certaines rencontres m’ont paru étrangement faciles, d’autres brutalement punitives pour un acte 1, notamment quand la RNG décide de s’acharner. Ce n’est pas illogique sur un jeu fondé sur les dés, mais j’espère que la 1.0 ajustera un peu certains pics de difficulté, ou au moins proposera des options plus fines pour régler les curseurs.

    Un loot qui sert surtout de déco en attendant le crafting

    Gros angle mort de cette version : l’artisanat. On ramasse des composants, des matériaux, des herbes, des ingrédients… et, pour l’instant, on les revend ou on les laisse prendre la poussière. Le loot sert surtout à améliorer un peu l’équipement via les marchands, à remplir ses poches d’or et à nourrir le groupe en rations de voyage. C’est fonctionnel, mais quand on voit la quantité d’objets potentiellement liés au crafting, on ressent une vraie frustration.

    Sur mes 20h de jeu, j’ai fini par moins ramasser, simplement parce que je savais que tout ça ne me mènerait à rien d’autre qu’au prochain marchand. Il manque clairement cette boucle de gameplay supplémentaire qui donnerait une saveur différente à l’exploration et au loot. Tactical Adventures a déjà annoncé que le système de craft arriverait plus tard dans l’année, mais pour l’instant, c’est un pan entier du jeu qui est fantomatique.

    Screenshot from Solasta II
    Screenshot from Solasta II

    Technique et bugs : propre dans l’ensemble, mais quelques accrocs gênants

    Sur le plan technique, l’expérience a été globalement stable chez moi. En réglages élevés avec DLSS en mode équilibré, Solasta II tourne très bien, avec des temps de chargement raisonnables et aucune chute de framerate vraiment gênante. Visuellement, ce n’est pas un monstre de modernité, mais la direction artistique fait le travail, avec des environnements plus variés et un éclairage plus flatteur que dans le premier jeu. On reste sur une production AA : pas de claque graphique, mais une cohérence visuelle agréable.

    Côté bugs, j’en ai croisé quelques-uns : PNJ figés en position étrange, dialogues qui se répètent ou se coupent trop tôt, trajectoires de personnages un peu aberrantes pendant certains combats. Rien qui m’ait bloqué la progression, mais l’affaire des dialogues du clan Ka’Umm qui spoilent des événements futurs, elle, m’a vraiment gêné. Pour un accès anticipé, ça reste dans la norme, mais il faudra que Tactical Adventures nettoie tout ça avant la sortie finale.

    Pour qui vaut-il le coup en accès anticipé ?

    Après ces 20h, j’en suis arrivé à une conclusion assez simple : Solasta II en accès anticipé, c’est un terrain de jeu déjà très intéressant pour les amateurs de RPG tactiques à la sauce Donjons & Dragons, mais pas encore un « must-play » si vous attendez un gros RPG narratif complet.

    • Si vous avez aimé Solasta: Crown of the Magister et que vous êtes curieux de voir ce que donnent les règles SRD 2024 dans un jeu vidéo, vous pouvez foncer. L’interface bien retravaillée, les combats solides, la carte hexagonale et les bons doublages offrent déjà de quoi s’amuser.
    • Si vous cherchez « le nouveau Baldur’s Gate 3 » avec une campagne riche, des choix narratifs massifs et une rejouabilité folle, l’accès anticipé va probablement vous laisser sur votre faim. Le contenu se limite à un acte 1 prometteur mais court à l’échelle d’un CRPG, avec une rejouabilité encore timide.
    • Si les systèmes de craft, l’optimisation de build sur la durée et la variété des activités annexes sont vos moteurs principaux, attendez clairement la 1.0 ou au moins la mise à jour qui ajoutera l’artisanat et l’acte 2.

    Verdict provisoire : une base solide, mais l’enthousiasme en suspens

    Solasta II donne le sentiment d’un studio qui a bien compris ce qui fonctionnait dans son premier jeu, et qui essaie honnêtement de le rendre plus accueillant sans l’édulcorer. L’éditeur de personnages repensé, l’interface plus claire, les combats au tour par tour toujours aussi exigeants et cette exploration hexagonale qui a du potentiel : tout ça, c’est de la bonne matière.

    Mais en l’état, il manque trop de pièces au puzzle pour que je sois totalement emballé. L’absence de crafting, la progression limitée au niveau 4, une rejouabilité encore timide et quelques bugs narratifs malvenus maintiennent le jeu dans une zone un peu frustrante : on voit ce qu’il veut devenir, sans pouvoir encore le juger comme un tout.

    Je ressors pourtant de cet accès anticipé avec une impression globalement positive, et surtout avec envie de revenir quand l’acte 2 arrivera. Pas pour voir si les combats tiennent, ça, je suis déjà convaincu, mais pour savoir si la campagne va réussir à tenir la distance, à multiplier les chemins possibles et à exploiter vraiment ce nouveau système de voyage et de loot.

    Note provisoire (accès anticipé) : 7/10 – un très bon squelette de RPG tactique, déjà fun à jouer, mais qui a absolument besoin de ses systèmes manquants et de plus de contenu pour prétendre à autre chose qu’un statut de « promesse intéressante ».

    TL;DR – Faut-il y aller maintenant ou attendre ?

    • Les plus : excellent système de combat au tour par tour, interface largement améliorée, éditeur de personnages accueillant mais complet, adoption réussie des règles SRD 2024, bons doublages et ambiance sonore efficace, exploration hexagonale prometteuse.
    • Les moins : contenu limité à l’acte 1 et au niveau 4, rejouabilité encore faible, crafting totalement absent pour l’instant, quelques bugs (dont des dialogues qui spoilent), certaines rencontres un peu mal calibrées en difficulté.
    • Recommandation pratique : achetez-le en accès anticipé si vous voulez soutenir le projet et que vous aimez déjà le premier Solasta ou les CRPG tactiques exigeants. Sinon, gardez-le sur votre liste de souhaits et repassez quand l’acte 2 et le système de craft seront en place : c’est là qu’on saura vraiment si Solasta II tient toutes ses promesses.
  • Minecraft Dungeons II devient l’arme tranquille de Microsoft pour verrouiller le Game Pass cet

    Minecraft Dungeons II devient l’arme tranquille de Microsoft pour verrouiller le Game Pass cet

    Ce n’est pas juste un nouveau spin-off Minecraft : en calant Minecraft Dungeons II en sortie day one dans le Game Pass cet automne, Microsoft vient de désigner son ARPG coop “pick up & play” comme aimant principal à abonnés pour la fin 2026.

    • Sortie à l’automne 2026, annoncée le 21 mars via Xbox Wire / YouTube, avec disponibilité immédiate dans Xbox Game Pass Ultimate et PC Game Pass.
    • Suite directe de l’ARPG coop de 2020 : toujours vue isométrique, jusqu’à quatre joueurs, loot à gogo et progression étendue, mais ton nettement plus sombre.
    • Menace “à l’échelle du monde” et zones inédites (Ténèbres profondes, cités antiques) pour étendre le lore Minecraft côté dungeon crawler.
    • Stratégie Xbox : mise sur l’accessibilité via l’abonnement plutôt que sur l’exclusivité stricte, avec une vraie confusion actuelle sur l’existence de versions PS5 / Switch.

    Minecraft Dungeons II vise le rôle de gros aimant à abonnés Game Pass

    Le message de Microsoft est clair : si tu paies déjà le Game Pass, Minecraft Dungeons II fait partie du pack, dès le jour 1 à l’automne 2026. L’info est répétée noir sur blanc sur les canaux Xbox officiels : sortie simultanée sur Xbox Series X|S et PC Windows 10/11, intégrée d’office à Xbox Game Pass Ultimate et PC Game Pass, avec support Xbox Play Anywhere pour alterner entre console et PC sur un seul achat hors abonnement.

    Ce n’est pas nouveau pour la licence : le premier Minecraft Dungeons était lui aussi disponible dans le Game Pass au lancement, ce qui a largement contribué à ses dizaines de millions de joueurs. Mais le contexte a changé. En 2020, Dungeons servait surtout de bonus sympathique autour du mastodonte Minecraft. En 2026, Microsoft a besoin de têtes d’affiche claires pour maintenir la courbe d’abonnements dans le vert, après plusieurs années de “day one” plus ou moins réguliers.

    Un ARPG coop, familial mais suffisamment profond pour accrocher les amateurs de loot, est pile le genre de jeu qui coche toutes les cases d’une stratégie Game Pass moderne : facile à lancer pour une soirée, plus tentant à garder installé qu’un solo one-shot, et parfait pour occuper un foyer entier sur un même abonnement. La mention d’une optimisation pour le jeu sur appareils portables côté Xbox renforce ce rôle de “jeu serviceable partout” dans l’écosystème.

    La vraie question que je poserais au PR Xbox : est-ce que vous prévoyez de monétiser la suite via une avalanche de DLC comme le premier, alors que la majorité du public passera par le Game Pass ? Parce que l’équilibre entre valeur offerte à l’abonné et marge dégagée sur les contenus additionnels, c’est la ligne de crête que Microsoft n’a pas toujours bien gérée.

    Screenshot from Minecraft Dungeons II
    Screenshot from Minecraft Dungeons II

    Une suite plus sombre, mais toujours pensée pour le coop immédiat

    Les différentes previews convergent sur un point : Minecraft Dungeons II garde le squelette du premier, mais tord le ton et l’ampleur. Le teaser montre le village-hub emblématique en flammes, ravagé après les événements de l’Arch-Illageois. La description officielle parle de “désordre qui s’installe” et d’une menace “sans précédent” prête à s’abattre sur le monde.

    Côté lore, les indices pointent vers les Ténèbres profondes (Deep Dark) et les cités antiques comme nouvelles zones majeures. Pour tout joueur de Minecraft, ça évoque immédiatement le Gardien et ce gameplay tendu où chaque bruit peut te condamner. On n’a pas encore de détail concret, mais les formules “rencontres à haut risque” et “défis exaltants” laissent entendre que Mojang et Double Eleven cherchent à apporter un peu plus de dents à la formule sans la rendre punitive.

    Sur le gameplay pur, les studios restent sages dans leurs promesses publiques : toujours de l’action-RPG top-down, jusqu’à quatre joueurs en coop, énormément de butin et d’options de progression, avec “de nouveaux équipements, récompenses et possibilités d’évolution”. Le cross-play en ligne est annoncé de retour dans les articles qui reprennent la communication officielle, ce qui est indispensable si le jeu doit vivre comme un titre multi-plateforme centré sur le coop.

    Screenshot from Minecraft Dungeons II
    Screenshot from Minecraft Dungeons II

    C’est ici que le day one Game Pass prend tout son sens : un jeu coop survit grâce au nombre, et un abonnement à plusieurs dizaines de millions d’utilisateurs offre un bassin de joueurs garanti, un matchmaking moins désert, et une excuse en or pour convaincre trois potes de “tester un run” un soir. Si Mojang veut pousser des builds plus complexes, des difficultés élevées ou des raids de fin de jeu, c’est beaucoup plus simple avec ce genre de rampe d’accès.

    La question que personne ne clarifie : exclusivité Xbox ou multi-plateforme ?

    C’est là que les signaux deviennent brouillés. Les articles de Vandal, IGN Brésil et RPGamer indiquent tous la même chose : Minecraft Dungeons II sortirait en 2026 sur PC, Xbox Series X|S mais aussi PS5, Nintendo Switch et même la supposée “Switch 2”. Dit autrement : on resterait sur une stratégie Minecraft classique, multi-plateforme large dès le départ.

    À l’inverse, la communication côté Xbox que résument d’autres sources se concentre exclusivement sur l’écosystème maison : Xbox Series, Windows, Game Pass, Play Anywhere, aucune mention de PlayStation ou de consoles Nintendo. Les bullet points officiels autour du day-one Game Pass parlent de “titre majeur pour l’abonnement”, mais pas d’exclusivité, ni temporaire ni définitive.

    On est donc face à une vraie incertitude, pas à un simple détail oublié : soit certains médias ont publié un line-up de plateformes en se basant sur des infos communiquées à Minecraft Live qui ne sont pas encore reprises par Xbox Wire, soit Microsoft garde volontairement flou le sujet des versions non Xbox dans sa communication centrée Game Pass. Historiquement, le premier Minecraft Dungeons est arrivé partout (PC, Xbox, PS4, Switch), ce qui rend crédible le scénario multi-plateforme.

    Screenshot from Minecraft Dungeons II
    Screenshot from Minecraft Dungeons II

    Mais même dans ce cas, l’angle reste le même pour Microsoft : l’argument principal, ce n’est plus “seul Xbox a Minecraft Dungeons II”, c’est “sur Xbox, tu l’as dans ton abonnement dès le jour 1”. C’est exactement ce qu’on voit déjà avec le Minecraft “principal” : dispo presque partout, mais plus intégré et plus mis en avant dans l’écosystème Xbox. Pour un joueur PlayStation ou Switch, la question ne sera pas “est-ce que j’ai le jeu ?”, mais “est-ce que je préfère le payer plein pot plutôt que de le prendre dans un abonnement Xbox que j’ai déjà pour d’autres titres ?”.

    Si j’avais Mojang en face, la question serait simple : pouvez-vous confirmer noir sur blanc la liste des plateformes et l’éventuelle existence de fenêtres d’exclusivité console, ou est-ce juste un multi-plateforme classique où seule l’offre Game Pass change la donne ? Pour l’instant, personne ne veut l’écrire clairement.

    À surveiller dans les prochains mois

    • Un vrai trailer de gameplay (probable autour de juin 2026, type Summer Game Fest / showcase Xbox) pour voir ce qui change réellement côté systèmes, difficulté et structure des niveaux.
    • La confirmation officielle des plateformes : si PS5 et Switch / Switch 2 sont listées sur le site Minecraft ou dans une FAQ, on saura que Microsoft joue à fond la carte “value Game Pass” plutôt que l’exclusivité.
    • La politique de contenu post-lancement : nombre de DLC, rythme de sorties, et ce qui est inclus ou non dans le Game Pass, au regard du précédent Dungeons qui a vécu sur une série d’extensions payantes.
    • Un éventuel accès anticipé ou bêta via Game Pass (Insiders, essais limités) qui serait un bon indicateur de jusqu’où Microsoft veut pousser ce titre comme pilier de son service.

    TL;DR

    Minecraft Dungeons II arrive à l’automne 2026 et sera disponible dès le jour 1 dans Xbox Game Pass Ultimate et PC Game Pass, en reprenant la formule ARPG coop du premier avec un ton plus sombre et une menace à l’échelle du monde. Microsoft mise clairement sur ce spin-off comme gros aimant à abonnés plutôt que comme exclusivité verrouillée, au point que la communication officielle est plus focalisée sur l’abonnement que sur la liste complète des plateformes. À surveiller : un vrai trailer de gameplay et une confirmation propre des versions PS5 / Switch, qui diront à quel point ce “day one Game Pass” est un bonus ou l’argument central du jeu.

  • Marathon : Comment dominer le mode Ranked – guide Holotags & enjeux

    Marathon : Comment dominer le mode Ranked – guide Holotags & enjeux

    Pourquoi le Ranked de Marathon m’a retourné le cerveau

    Après trois week-ends à ne faire presque que du Ranked dans Marathon, je peux dire un truc : ce n’est pas juste “le même jeu avec un classement”. Entre le gear ante, les Holotags et les files Low/High Stakes, j’ai passé les deux premiers soirs à perdre des rangs parce que je ne comprenais pas vraiment comment le scoring fonctionnait. Le déclic est venu quand j’ai arrêté de penser “kill / pas kill” et que j’ai commencé à jouer “objectif de valeur / extraction”.

    Ce guide condense ce que j’aurais aimé qu’on m’explique dès le début : comment choisir la bonne file, quel Holotag prendre, quand pousser pour plus de loot et quand se barrer immédiatement, et comment protéger tes points de classement (Ranked Points) sans jouer comme une larve apeurée.

    Les bases du mode Ranked de Marathon

    Avant d’entrer dans les détails, rappelons le cadre :

    • Disponible uniquement le week-end (fenêtre limitée, donc chaque session compte).
    • Niveau 25 minimum requis pour y accéder.
    • Rotation de cartes : Perimeter, Dire Marsh ou Outpost (pas de Cryo Archive en Ranked pour l’instant).
    • Tous les formats d’équipe sont mélangés : solo, duo, trio dans la même file. En solo, tu peux tomber sur une stack de trois.
    • 6 rangs, chacun avec 3 paliers : Bronze, Silver, Gold, Platinum, Diamond, Pinnacle.

    Tu montes et descends ces rangs en gagnant/perdant des Ranked Points (RP) selon :

    • Si ton équipe atteint l’objectif de valeur fixé par vos Holotags et extrait vivante.
    • Combien de Holotags ennemis et de Tag Chips vous ramassez.
    • Si tu meurs ou rates l’exfil, auquel cas tu prends un gros malus basé sur ton Holotag.

    À la fin de la saison, tu reçois des récompenses basées sur le rang le plus élevé que tu as atteint (emblème de rang, cosmétiques, plus des bundles de loot et de clés de salles verrouillées à chaque nouveau rang). Donc pas besoin de stresser si tu redescends un peu ensuite.

    Gear ante et files Low / High Stakes : bien choisir sa mise

    Le premier truc qui m’a surpris, c’est le système de gear ante : tu dois “mettre en jeu” une valeur minimale de matos pour juste pouvoir entrer en Ranked. Ce n’est pas gratuit, et ça inclut aussi les consommables.

    Tu as deux files distinctes :

    • Low Stakes
      – Gear ante minimum : 3 000 crédits
      – Holotags disponibles : Bronze, Silver, Gold
      – En pratique : un set vert correct avec quelques pièces bleues.
    • High Stakes
      – Gear ante minimum : 10 000 crédits
      – Holotags disponibles : Platinum, Diamond, Pinnacle
      – En pratique : plusieurs bleus et violets, build bien plus cher.

    Ne fais pas mon erreur de brûler tout ton stash en High Stakes dès le début. La première fois que j’ai vu “High Stakes”, j’ai pensé “plus de points, allons-y”. Résultat : trois parties, trois morts, un trou énorme dans mes crédits, et aucun vrai progrès de rang.

    Recommandation perso :

    • Si tu découvres le Ranked ou que ton éco est fragile : reste en Low Stakes au moins le temps de stabiliser un bon stock d’armes/armures/consommables.
    • Ne passe en High Stakes que quand :
      • Tu connais bien la carte en rotation (angles, exfils, spots de loot).
      • Tu as suffisamment de gear pour perdre 2–3 runs de suite sans te ruiner.
      • Ton squad est stable (en solo, High Stakes punit très fort la moindre erreur).

    Garde en tête que le gear ante comprend les consommables. Bordées, grenades, stims, tout compte. J’ai commencé à optimiser en remplaçant certains consommables chers par des options plus budget, juste pour passer le seuil sans surinvestir.

    Holotags : la clé du score Ranked

    Les Holotags, c’est LE système qui fait que le Ranked de Marathon n’est pas juste “loot & survive”. Chaque team doit en emporter au moins un, acheté en Armurerie → Holotags ou volé à un autre joueur.

    Screenshot from Marathon Recompiled
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    • Un Holotag est exclusif au Ranked.
    • Il fixe un objectif de valeur de loot pour ton équipe (le “score target”).
    • Il fixe aussi une pénalité de perte de RP si tu meurs.
    • En équipe, le jeu combine les Holotags pour déterminer une cible de score d’escouade et le pool de matchmaking.
    • Tu ne peux acheter que des Holotags jusqu’à ton rang actuel : un joueur Gold ne peut acheter que des tags Gold, par exemple.

    Exemple concret : en Pinnacle, un Holotag a un objectif d’environ 20 000 points de valeur de loot et une pénalité de perte équivalente. Autrement dit, chaque run Pinnacle peut te faire gagner ou perdre une quantité massive de RP. Plus tu montes, plus le système devient binaire et exigeant.

    Ce qu’il faut comprendre, c’est que le choix du Holotag est ton curseur de risque. Dans les rangs bas (Bronze/Silver), les objectifs et les pénalités sont assez tolérants ; tu peux t’en sortir avec un run “safe” en lootant des caisses basiques + un event et en sortant vite. Plus haut, le jeu t’oblige à :

    • Participer aux events de carte.
    • Contester les zones de haute valeur.
    • Pousser le PvP pour voler des Holotags ennemis.

    Quel Holotag choisir selon ta situation

    Après pas mal de tests (et de chokes), voici la logique qui m’a le plus aidé :

    • En début de rang (ex : tout juste Gold 1) : prends un Holotag du tier correspondant à ton rang, mais plutôt “bas” si tu as l’option. Tu veux d’abord sécuriser le rang et apprendre le feeling de la nouvelle bande de joueurs.
    • Au milieu de ton rang : tu peux te permettre d’augmenter un peu la mise, surtout si tu joues avec une escouade coordonnée. Plus d’objectif = plus de potentiel de RP, mais seulement si tu joues propre.
    • À une game de la promotion : je repasse souvent sur un Holotag plus “safe”. Mieux vaut une montée garantie qu’un all-in raté qui t’oblige à grind trois runs de plus.

    Retient surtout : un Holotag trop ambitieux quand tu découvres un nouveau rang est la manière la plus rapide de redescendre.

    Une partie Ranked, étape par étape

    1. Préparation au lobby

    Avant de cliquer sur “Lancer”, je fais systématiquement ce check :

    • Valeur de loadout : vérifier que j’atteins le gear ante requis sans surinvestir (souvent je descends un consommable violet pour un bleu).
    • Holotag équipé : bon tier, bien dans l’inventaire (j’ai déjà lancé sans tag → perte de temps).
    • Rôle dans l’équipe : qui porte le stuff le plus cher, qui est “scout”, qui garde des slots libres pour le loot.
    • Contrats/Factions : un ou deux contrats alignés avec la zone pour rentabiliser chaque run en dehors des RP.

    2. Early game : sécuriser de la valeur “gratuite”

    Les premières minutes, je joue ultra discipliné :

    • Éviter les POI évidents où les squads se jettent dès le spawn.
    • En solo, courir arme rengainée pour profiter du bonus de vitesse (gérer la chaleur avec l’eau quand c’est nécessaire).
    • Ramasser tout ce qui a une bonne densité de valeur / poids et qui matche les prix du marché que tu connais.
    • Écouter en permanence : en Ranked, quasiment tout le monde a un gear intéressant, donc chaque pas ennemi est une opportunité… ou un danger.

    Objectif : atteindre rapidement ~40–60 % de ton objectif Holotag sans t’exposer au centre de la carte. C’est la “couche de sécurité” qui rendra les décisions suivantes plus confortables.

    3. Mid game : décision “event / PvP / extraction”

    C’est là que je prenais les pires décisions au début. Maintenant, je pose toujours ces trois questions une fois passé le mid game :

    • Où en est-on par rapport à l’objectif Holotag ?
      – Si on est déjà proches (80–90 %) : on vise un petit event safe ou un kill facile, puis on sort.
      – Si on est loin (<50 %) : il faut accepter plus de risque (gros event, contest de zone, chasse de runners).
    • Combien reste-t-il de temps avant la dernière fenêtre d’exfil ?
      Plus tu t’approches de la fin, plus une mort est dramatique (pas le temps de te refaire sur une autre game du week-end).
    • Quel est l’état de l’escouade et des munitions ?
      Des armes à moitié vides et des plaques d’armure détruites ne valent pas un push gourmand pour 10 % de valeur en plus.

    Très souvent, la bonne décision, c’est : on a atteint l’objectif ? On sort. Tu ne gagnes presque rien de plus à sur-looter des items standards une fois la cible atteinte. Les vrais bonus viennent :

    • Des Holotags ennemis récupérés sur les corps.
    • Des Tag Chips dropés par l’IA ou liés à des events.

    Donc si tu veux vraiment “overperform”, concentre-toi sur ces sources plutôt que de vider chaque tiroir du bâtiment.

    4. Late game : savoir renoncer (ou appuyer sur l’accélérateur)

    La plus grosse erreur que je vois (et que j’ai faite en boucle), c’est de refuser d’extraire sans avoir atteint l’objectif Holotag. Tu as l’impression que tu “dois” y arriver, et tu t’entêtes jusqu’à mourir près d’un point d’exfil…

    Règle que j’applique désormais :

    • Si je suis loin de l’objectif et que la situation se dégrade (mauvaise position, manque de muns, troisième squad qui arrive) : je priorise ma survie. Extraire sans atteindre l’objectif = 0 RP, mais aucune perte. C’est infiniment mieux que –X milliers de RP à cause de la pénalité de mort.
    • Si je suis au-dessus de l’objectif et que j’ai déjà looté 1–2 Holotags ennemis : j’arrête de greed. On se regroupe, on nettoie autour de l’exfil, et on sort. Ces runs-là sont ceux qui font monter ta saison, inutile de les mettre en péril pour quelques Tag Chips supplémentaires.

    Solo vs escouade : adapter sa façon de jouer

    Comme Marathon mélange solos, duos et trios dans la même file Ranked, ta façon de jouer doit changer selon que tu es seul ou non.

    • En solo :
      • Je privilégie les Holotags modestes et la file Low Stakes tant que mon placement map et mes 1v2 ne sont pas ultra solides.
      • Je joue beaucoup plus autour du son et de la troisième équipe : laisser deux squads se battre, puis ramasser les miettes (Holotags et loot) et filer.
      • Je choisis des builds qui maximisent la mobilité et la discrétion plutôt que le pur TTK.
    • En escouade coordonnée :
      • On répartit les rôles : un “mule” qui porte le plus gros loot, un “entry” avec plus de plaques/consommables, un “overwatch” si la map s’y prête.
      • On décide avant le drop : “run de value safe” ou “run agressif Holotags/chips”. Ça évite les hésitations au moment critique.
      • On n’hésite pas à utiliser les events volontairement bruyants comme appâts à squads pour des embuscades, surtout en High Stakes.

    Gérer son économie et ses loadouts pour tenir la saison

    Le Ranked, surtout en High Stakes, peut vider ton coffre plus vite qu’un mauvais soir en Cryo Archive. Quelques principes qui m’ont sauvé la saison :

    • Alterner Ranked et parties non classées pour refaire ton éco quand tu sors de 2–3 mauvaises games.
    • Farmer quelques contrats/factions faciles sur les mêmes maps que la rotation Ranked pour apprendre les routes de loot optimales.
    • Utiliser des loadouts hybrides de munitions pour ne pas être à sec trop vite, et profiter au maximum des caisses de muns trouvées.
    • Débloquer tôt une bonne armure avec bouclier via les factions : en Ranked, survivre à un burst de trop peut sauver littéralement une division de rang.
    • Garder une “banque de secours” : quelques sets moyens mais complets réservés au Ranked Low Stakes, au cas où tu casserais toute ta top gear en High Stakes.

    Le but n’est pas d’être toujours en full purple, mais d’avoir assez de matos stable pour enchaîner les week-ends Ranked sans devoir tout recommencer à zéro après un tilt.

    Récompenses de saison : jouer le long terme

    Les récompenses Ranked de la Saison 1 se débloquent en fonction du pic de rang que tu atteins, pas ton rang final. Concrètement :

    • Un emblème unique lié au plus haut rang atteint (Bronze à Pinnacle).
    • Des cosmétiques et ornements spécifiques au Ranked (détails encore sujets à ajustement selon Bungie).
    • À chaque nouveau rang (par ex. Gold III → Gold II), des bundles de loot avec équipement et clés de salles verrouillées, un peu comme les packages de factions.

    Du coup, ma stratégie est devenue beaucoup plus saine : je pousse fort au milieu de saison quand je suis chaud et que mon éco est au top, pour atteindre un pic de rang ambiteux, puis j’accepte d’être plus conservateur ensuite. Même si je redescends un peu, les récompenses du pic sont acquises.

    Bungie ajuste encore ce mode pendant la bêta de la première saison, donc certains chiffres précis (gains/pertes exacts de RP par tag, détail des récompenses) peuvent bouger, mais la philosophie de risque/récompense autour des Holotags restera, elle, au cœur du système.

    Résumé pratique : monter en Ranked sans tout perdre

    • Commence en Low Stakes jusqu’à maîtriser la map du week-end et stabiliser ton éco.
    • Choisis tes Holotags comme un curseur de risque : trop haut trop tôt = descente assurée.
    • Pense “objectif de valeur + extraction”, pas “nombre de kills”. Un 0 RP safe vaut mieux qu’un malus énorme.
    • Exploite les Holotags ennemis et Tag Chips pour les bonus, mais seulement quand la position est favorable.
    • Adapte ton style solo/escouade : en solo, évite les prises de fight frontales, joue la troisième équipe.
    • Protège ton stash : alterne Ranked et non-classé, garde toujours quelques sets moyens dédiés aux runs Ranked “de sécurité”.

    Si tu abordes le Ranked de Marathon comme un simple mode compétitif de shooter, tu vas droit dans le mur. En le jouant comme un système économique avec des paris calculés – où chaque Holotag est une mise et chaque extraction une validation de ton plan – tu vas non seulement monter en rang, mais aussi profiter beaucoup plus de chaque week-end de la saison.

  • RTX 5090 : comment choisir le meilleur CPU – Guide X3D 2026

    RTX 5090 : comment choisir le meilleur CPU – Guide X3D 2026

    Pourquoi ce guide compte si tu vises une RTX 5090

    Après avoir passé des dizaines d’heures à peaufiner trois configs autour d’une RTX 5090 (une en Ryzen 7 9800X3D, une en Ryzen 9 9950X3D et une sur plateforme Intel haut de gamme), j’ai fini par constater une chose simple : le GPU est monstrueux, mais c’est ton CPU qui décide si tu profites vraiment de la carte ou si tu la bâillonnes.

    Ma première erreur a été de me dire “à 4K le GPU fait tout, donc n’importe quel haut de gamme suffira”. Résultat : dans les jeux compétitifs (Valorant, Apex, CS2) et certains AAA lourds en scripts CPU, ma RTX 5090 se tournait les pouces pendant que le processeur galérait à suivre. Le déclic est venu quand je suis passé d’un CPU “classique” Zen 5 à un Ryzen X3D : les FPS minimums et la stabilité des frametimes ont fait un bond visible.

    Ce guide est là pour te faire gagner ce temps-là : comprendre quel CPU prendre pour une RTX 5090, pourquoi les modèles 3D V-Cache (X3D) d’AMD font une vraie différence, et comment choisir entre 9800X3D, 9950X3D et les options Intel selon ton usage et ton budget.

    Étape 1 – Clarifie ton usage : ce que tu fais vraiment avec ta RTX 5090

    Avant même de parler modèles, il faut être honnête sur ton usage réel. C’est ce qui m’aurait évité de trop dépenser dans un 16 cœurs alors que je ne montais quasiment jamais de vidéo sur cette machine.

    • Profil 1 : joueur pur – Tu joues surtout, éventuellement tu streams un peu via NVENC, mais pas de gros rendus vidéo ni 3D lourde. Tu vises du 4K ou 8K, souvent avec un écran 120-240 Hz.
    • Profil 2 : joueur + créateur – Tu joues beaucoup mais tu fais aussi du montage, streaming multi-sources, rendu 3D, dev, VM. Le CPU tourne aussi fort en dehors des jeux.
    • Profil 3 : écosystème Intel – Tu as déjà une plateforme LGA1700 ou tu préfères rester chez Intel et tu veux juste t’assurer de ne pas brider ta RTX 5090.

    Garde ça en tête pendant tout le guide : plus tu es Profil 1, plus tu dois privilégier le cache et les FPS en jeu; plus tu tends vers le Profil 2, plus les cœurs supplémentaires prennent de la valeur.

    Étape 2 – Pourquoi les Ryzen X3D sont (objectivement) les meilleurs amis de la RTX 5090

    Les Ryzen X3D (comme les Ryzen 7 9800X3D et Ryzen 9 9950X3D) utilisent la technologie 3D V-Cache : en gros, AMD a empilé une grosse couche de cache L3 directement sur le die du CPU. On parle de :

    • Ryzen 7 9800X3D : 8 cœurs / 16 threads, 96 Mo de 3D V-Cache
    • Ryzen 9 9950X3D : 16 cœurs / 32 threads, jusqu’à 128 Mo de 3D V-Cache

    En pratique, sur ma machine de test (RTX 5090, 32 Go DDR5-6400, SSD NVMe 2 To), le passage d’un Ryzen “normal” au 9800X3D m’a donné environ 10 à 25 % de mieux sur les FPS moyens et surtout sur les 1 % lows dans les jeux les plus CPU-dépendants. Ce n’est pas juste un chiffre de bench : tu le sens clairement sur la fluidité, les petits freeze disparaissent.

    Pourquoi c’est crucial avec une RTX 5090 ? Parce que cette carte pousse si fort que, même en 4K, tu te heurtes plus souvent au CPU que tu ne le crois, surtout :

    • En jeux compétitifs / esports (CS2, Valorant, Fortnite, Rainbow Six…) où tu chasses les 240+ FPS.
    • En AAA très scriptés côté CPU (simulations, mondes ouverts, jeux avec IA dense).
    • À résolutions “plus basses” (1440p compétitif) quand tu veux saturer un écran 240/360 Hz.

    Dans tous ces cas, le X3D permet au CPU de nourrir la RTX 5090 sans la laisser attendre. C’est exactement ce qui manquait à mon premier build 5090 : la carte était sous-utilisée dans des scènes très chargées alors que le GPU en lui-même ne bronche pas à 4K Ultra.

    Étape 3 – Quel CPU choisir pour ta RTX 5090 (par profil)

    Ryzen 7 9800X3D – Le meilleur choix pour le jeu pur

    C’est le processeur avec lequel ma RTX 5090 a donné les meilleurs résultats strictement en jeu. 8 cœurs / 16 threads peuvent sembler “peu” en 2026, mais la réalité, c’est que :

    • La majorité des jeux exploitent surtout 6 à 8 cœurs efficacement.
    • Le 3D V-Cache fait une énorme différence sur les FPS et la stabilité.
    • Tu as un TDP maîtrisé (autour de 120 W), donc refroidissement plus simple et moins de bruit.

    Sur mon build 9800X3D + RTX 5090 : à 4K Ultra avec DLSS/FG, je suis quasiment tout le temps GPU-limited, ce qui est exactement ce qu’on veut. Dans les jeux compétitifs, le CPU ne plafonne pas, même en poussant les FPS avec des presets moyens/bas.

    À choisir si :

    • Ton usage est à 90 % jeu.
    • Tu veux maximiser les FPS moyens et les lows pour exploiter un écran 120–240 Hz.
    • Tu veux un excellent rapport perf/prix avec une RTX 5090 (le 9800X3D tourne souvent autour de 430–480$).

    Erreur à éviter : ne te laisse pas piéger par le “plus de cœurs = mieux”. Pour jouer, mieux vaut 8 cœurs X3D qu’un 16 cœurs “classique” plus cher mais moins performant en jeu.

    Ryzen 9 9950X3D – Le mix jeu + productivité sans compromis

    Sur ma deuxième machine (RTX 5090 + Ryzen 9 9950X3D), l’objectif était différent : jouer, streamer, encoder en AV1, faire du montage 4K et des rendus 3D pour le boulot. Là, les 16 cœurs / 32 threads changent la donne.

    • En jeu pur, le 9950X3D est à peine derrière le 9800X3D dans mes tests, la différence est quasi imperceptible à l’œil.
    • En rendu, encodage, multitâche lourd, il écrase évidemment le 9800X3D grâce à ses cœurs en plus.
    • Le gros cache (jusqu’à 128 Mo de 3D V-Cache) garde l’avantage X3D côté gaming.

    À choisir si :

    • Tu es autant créateur que joueur.
    • Tu fais du montage 4K/8K, rendu 3D, dev lourd, VM, tout en voulant profiter pleinement de la RTX 5090 en jeu.
    • Tu acceptes de payer plus pour une machine vraiment “do-it-all”.

    En revanche, si tu ne touches quasiment jamais à ces workloads lourds, je préfère être honnête : j’aurais gagné de l’argent en restant sur un 9800X3D sur cette machine secondaire. J’ai clairement payé pour une puissance CPU que je n’exploite pas tous les jours.

    Rester chez Intel : Core Ultra 9 285K ou Core i9-14900K ?

    Côté Intel, j’ai eu l’occasion de tester la RTX 5090 avec un Core i9-14900K (plateforme LGA1700) et, plus récemment, un Core Ultra 9 285K sur LGA1851. Globalement, les deux tiennent la carte sans effondrement catastrophique, mais ils restent derrière les X3D d’AMD en pur gaming.

    Mon expérience :

    • Le 14900K est un 24 cœurs / 32 threads (8 P-cores + 16 E-cores) qui tient bien la route en productivité et en jeu, mais chauffe et consomme beaucoup. C’est un bon choix si tu as déjà une carte mère LGA1700 ou si tu trouves un combo CPU + CM en promo.
    • Le Core Ultra 9 285K sur LGA1851 est plus moderne, meilleure plateforme pour l’avenir, mais dans mes tests il reste derrière un 9800X3D en FPS purs malgré des perfs très solides.

    Quand choisir Intel pour une RTX 5090 :

    • Tu as déjà un setup Intel haut de gamme et tu veux juste upgrader le GPU sans tout changer.
    • Tu trouves un 14900K ou 285K + carte mère à un prix imbattable.
    • Tu as des workflows spécifiques optimisés Intel (logiciels, extensions, écosystème).

    Si tu pars de zéro et que le jeu reste ta priorité, mes tests comme ceux de la presse spécialisée vont tous dans le même sens : un Ryzen X3D donnera de meilleurs résultats en FPS et en 1 % lows avec une RTX 5090.

    Étape 4 – Plateforme, carte mère et RAM : ne te piège pas toi-même

    Un point que j’ai sous-estimé au début : à ce niveau de gamme, la plateforme est presque aussi importante que le CPU lui-même.

    • AM5 (Ryzen 7000 / 8000 / X3D) : c’est là où se trouvent les 9800X3D et 9950X3D. Avantages :
      • Support prévu sur plusieurs générations.
      • Cartes mères B850 / X870 ou même B650/X670 encore largement suffisantes.
      • PCIe 5.0 pour SSD (et parfois GPU), pratique pour la pérennité.
    • LGA1700 (Intel 12e–14e gen) :
      • Plateforme en fin de vie, mais très abordable en occasion ou promo.
      • Intéressant si tu récupères un 14900K pas cher.
    • LGA1851 (Intel Core Ultra) :
      • Nouvelle plateforme, upgradabilité probable.
      • Bon choix si tu tiens à Intel et que tu construis une config neuve.

    Côté RAM, toutes mes configs RTX 5090 tournent en 32 Go DDR5 minimum, et honnêtement je commence à être plus tranquille à 64 Go pour les projets lourds. Vise au moins de la DDR5-6000 à 6400 en CL raisonnable, surtout sur AM5.

    Étape 5 – Alimentation et refroidissement : ne néglige pas l’infrastructure

    La RTX 5090 est gloutonne. Avec un X3D ou un gros Intel, ta consommation totale peut monter très haut en charge. Après quelques frayeurs avec une alim de 850 W sur ma première config, je suis passé à plus costaud et je ne reviendrai pas en arrière.

    • Alimentation :
      • Vise un bloc de 1000 W minimum de marque sérieuse, certification Gold ou mieux.
      • Si tu comptes overclocker ou ajouter beaucoup de disques / cartes, 1200 W n’est pas de trop.
    • Refroidissement CPU :
      • Pour un 9800X3D : un bon ventirad double tour ou un AIO 240/280 mm suffit largement.
      • Pour un 9950X3D / 14900K / 285K : je recommande un AIO 360 mm ou équivalent, ces puces peuvent grimper vite en température en charge multithread.

    Ne fais pas mon erreur initiale de sous-dimensionner l’alim “parce que 850 W c’est déjà énorme”. Avec la RTX 5090, on joue dans une autre cour.

    Erreurs fréquentes que j’ai vues (et commises)

    • Sous-estimer le CPU à 4K : penser que “le GPU fait tout” et coller un CPU moyen à une 5090. Résultat : goulot CPU dans les jeux compétitifs, FPS instables.
    • Prendre un 16/24 cœurs non-X3D “pour être tranquille” alors qu’on ne fait presque que jouer. Tu paies plus pour parfois moins de FPS.
    • Ignorer la plateforme : acheter un CPU Intel haut de gamme sur LGA1700 alors qu’on part de zéro, au lieu d’aller sur AM5 et profiter de l’upgrade path.
    • Radiner sur l’alim : coil whine, plantages sous charge, et stress permanent. Avec un GPU à ce prix, ce n’est pas l’endroit où économiser.

    Résumé & feuille de route rapide

    Pour finir, voici ce que j’aurais aimé qu’on me dise avant que je me lance dans mes premiers builds RTX 5090 :

    • Si tu joues avant tout : prends un Ryzen 7 9800X3D sur AM5. C’est le meilleur match actuel pour une RTX 5090 : FPS élevés, 1 % lows solides, consommation raisonnable, prix encore “logique” dans une config à ce niveau.
    • Si tu joues + travailles lourd : opte pour un Ryzen 9 9950X3D. Tu perds à peine en FPS en jeu par rapport au 9800X3D, mais tu gagnes un monde en productivité.
    • Si tu es déjà sur Intel :
      • LGA1700 déjà en place : un Core i9-14900K reste un compagnon valable pour la 5090, surtout si tu le trouves à bon prix.
      • Nouveau build Intel : vise plutôt un Core Ultra 9 285K sur LGA1851 pour l’upgradabilité, en acceptant qu’il sera un peu derrière les X3D en pur gaming.
    • Dans tous les cas :
      • Alim de 1000 W+, RAM DDR5 rapide, carte mère solide.
      • Ne sacrifie pas le X3D si ton usage est le jeu, c’est là que se joue la différence de fluidité.

    Avec ces repères, tu peux choisir ton CPU pour RTX 5090 en connaissance de cause, sans te faire piéger par le marketing ou les chiffres de cœurs bruts. Une fois le bon couple CPU + GPU en place, le reste de la build devient beaucoup plus simple à optimiser.

  • Grind Survivors: How to Survive Early Runs – Best Early Upgrades

    Grind Survivors: How to Survive Early Runs – Best Early Upgrades

    Pourquoi vos premières runs font si mal (et comment j’ai arrêté de mourir en 5 minutes)

    Après environ 10 heures à me faire ouvrir dès la 4e ou 5e vague dans Grind Survivors, j’ai fini par comprendre que le problème ne venait pas seulement de mon skill, mais surtout de mes priorités d’upgrades. Je prenais “ce qui avait l’air cool” au lieu de construire un plan simple : ramasser plus d’XP, nettoyer les hordes efficacement, puis sécuriser ma survie avec la forge et le skill tree.

    Le déclic est venu quand j’ai commencé à traiter chaque run comme une checklist très basique :

    • Augmenter ma portée de ramassage dès que possible
    • Booster ricochet + perforation pour mes tirs
    • Me fixer sur une arme Doomforged (souvent un shotgun) et la monter via la forge
    • Rester constamment mobile en abusant du dash
    • Investir en priorité dans l’arbre Greed puis réduire le cooldown de mon actif

    Avec ce schéma, mes runs sont passées de 5-6 minutes à 15-20 minutes de manière régulière. Dans ce guide, je te détaille exactement comment reproduire ça, étape par étape.

    Étape 1 – Prioriser la portée de ramassage (le vrai multiplicateur de puissance)

    Au début, j’ignorais complètement les upgrades de pickup range parce que ça ne “faisait pas de dégâts”. Mauvaise idée. Dans un roguelike comme Grind Survivors, l’XP est ton vrai DPS : plus tu montes vite de niveau, plus tu empiles les bons perks avant que les vagues ne deviennent ingérables.

    Dès que tu vois un upgrade qui augmente la distance à laquelle tu ramasses les orbes d’XP, prends-le dans tes 2–3 premiers niveaux. L’impact est énorme :

    • Tu n’as plus besoin de traverser tout l’écran pour choper l’XP qui traîne
    • Tu peux rester dans les zones où tes tirs sont efficaces, au lieu de te jeter dans la mêlée
    • Tu récupères aussi plus facilement les coffres et ressources au milieu des mobs

    Concrètement, sur mes meilleures runs, mes premiers choix de levels ressemblent souvent à ça :

    • Niveau 2 : portée de ramassage +X%
    • Niveau 3 : encore de la portée, si proposé
    • À partir du niveau 4–5 : je commence à prendre des upgrades offensifs (ricochet, piercing…)

    Erreur à éviter : ne sacrifie pas ta première opportunité de pickup range pour un petit +dégâts à peine perceptible. Les dégâts, tu pourras toujours les récupérer ensuite. La portée, elle, va accélérer tout le reste de ta progression de run.

    Étape 2 – Ricochet, perforation, bouclier : les meilleurs upgrades offensifs/défensifs au début

    Une fois ta portée de ramassage en place, tu peux commencer à affûter ta puissance de feu. Après pas mal d’essais, j’ai retenu une priorité claire :

    Screenshot from Grind Survivors
    Screenshot from Grind Survivors
    • Ricochet : tes projectiles rebondissent sur d’autres ennemis. Ça permet de nettoyer des paquets entiers sans viser précisément.
    • Perforation (piercing) : tes balles traversent plusieurs cibles. Parfait pour les couloirs de mobs qui se forment naturellement quand tu “kite” les vagues.
    • Holy Shield ou équivalent de bouclier : une “seconde vie” pratique quand tu apprends encore les patterns et les timings de dash.

    Ce qui fonctionne très bien pour moi :

    • Early levels (4–8) : sécuriser au moins 1 niveau de ricochet et 1 de perforation si possible
    • Avant les grosses vagues : prendre un bouclier (Holy Shield) dès qu’il apparaît, surtout si tu joues agressif au shotgun

    Piège classique : empiler des petits bonus génériques (+5% dégâts, +crit léger) au lieu de prendre un seul upgrade structurel comme ricochet ou piercing. Ces derniers changent vraiment la façon dont ton arme se comporte face aux hordes.

    Étape 3 – Choisir la bonne arme et le bon “origin” (Doomforged + shotgun)

    Le jeu propose plusieurs types d’armes (SMG, shotgun, etc.) et surtout différents origins : Doomforged, Abyss, Infernal, Bloody, Warborn… Au début, j’ai testé un peu tout, et j’avais des runs hyper inconstantes. Ce qui a stabilisé mes parties :

    • Arme principale : shotgun pour les premières heures de jeu
    • Origin prioritaire : Doomforged, car ses statistiques sont équilibrées et ne sacrifient pas trop une stat pour booster une autre

    Le shotgun :

    • Efface les packs d’ennemis au contact, ce qui est parfait quand tu dois te frayer un chemin
    • Synergise très bien avec ricochet + piercing, transformant chaque tir en vague de mort
    • Punit lourdement les élites qui te collent

    Les armes d’autres origins peuvent être très fortes mais plus spécialisées : certaines vont sacrifier la cadence pour le burst, d’autres la précision pour plus de projectiles, etc. En early-game, cette spécialisation te punit souvent plus qu’elle ne t’aide. Doomforged reste le meilleur compromis tant que tu ne maîtrises pas encore tout.

    Mini-checklist arme / origin en début de run :

    • Tu vois un shotgun Doomforged ? Prends-le et bâtis ta run autour.
    • Tu as déjà un bon shotgun mais trouves un autre Doomforged ? Garde-le pour la forge (infusion ou recyclage).
    • Évite de mélanger trop d’origins différents au début : concentre-toi sur une arme principale et ce qui la renforce.

    Étape 4 – Utiliser la Forge tôt : infuser, sacrifier, recycler

    Je me suis longtemps contenté de looter des armes sans toucher à la forge du hub. Résultat : mes dégâts plafonnaient et les dernières vagues me roulaient dessus. Dés que j’ai intégré la forge à ma routine entre chaque run, la différence a été flagrante.

    Screenshot from Grind Survivors
    Screenshot from Grind Survivors

    Depuis le hub, ouvre le menu de la forge (typiquement via Menu → Forge) et applique ce workflow simple :

    • 1. Choisis une “arme principale” (idéalement shotgun Doomforged) et verrouille mentalement ton build autour d’elle.
    • 2. Infuse cette arme pour augmenter sa rareté et ses dégâts. Chaque upgrade rend ta prochaine run sensiblement plus facile.
    • 3. Sacrifie les armes secondaires que tu as accumulées dans ton inventaire pour donner de l’XP à ton arme principale.
    • 4. Recycle les armes dont tu n’as vraiment pas besoin pour obtenir des Ashes, la monnaie d’upgrade d’armes.

    Un cycle type après une bonne run chez moi :

    • Je garde 1–2 armes qui ont un bon potentiel pour de futures infusions
    • Je sacrifie tout ce qui est en doublon ou en-dessous de mon actuelle arme principale
    • Je recycle les vieilles armes que je sais ne plus vouloir jouer
    • Je dépense les Ashes pour monter d’un rang mon shotgun favori

    Important : commence à utiliser la forge dès tes toutes premières runs gagnantes, même modestes. Attendre un “gros loot” avant de s’y mettre est une erreur : c’est justement la forge qui va transformer tes runs moyenne en runs puissantes.

    Étape 5 – Rester mobile, abuser du dash et chasser les autels

    Grind Survivors punit le jeu statique. À chaque fois que je me posais dans un coin en espérant tenir, j’étais submergé quelques vagues plus tard. La survie vient surtout de ta capacité à :

    • Garder un mouvement constant pour “plier” les hordes en un long serpent que tu peux arroser
    • Utiliser ton dash pour passer à travers les packs quand tu es coincé
    • Traverser la map pour récupérer les buffs d’autels quand ils apparaissent

    Les autels apparaissent régulièrement et sont indiqués par un pictogramme / flèche sur les bords de l’écran. Dès qu’un autel pop :

    • Vérifie rapidement la direction de l’icône
    • Commence à kiter les ennemis dans cette direction (sans foncer tête baissée dedans)
    • use le dash pour franchir les zones trop denses juste avant d’atteindre l’autel
    • Choisis le buff le plus en phase avec ton plan (dégâts, défense, vitesse, etc.)

    Astuce pratique : apprends à “ouvrir” une brèche avec ton shotgun (tir + dash dans l’axe) puis à te retourner immédiatement pour arroser le pack qui te poursuit. Ce petit pattern m’a sauvé plus de runs que n’importe quel autre réflexe.

    Screenshot from Grind Survivors
    Screenshot from Grind Survivors

    Étape 6 – Skill tree : Greed d’abord, puis dégâts et cooldown d’ultime

    Le skill tree n’est pas énorme, mais il fait une grosse différence sur plusieurs runs. Au début je me dispersais, résultat : un peu de tout, mais rien de vraiment fort. Ce qui marche nettement mieux :

    • 1. Prioriser l’arbre Greed :
      • Il augmente tes gains et ta vitesse de leveling
      • Tu arrives plus vite au “cœur” de ton build dans chaque run
    • 2. Ensuite, investir dans Wrath (dégâts) :
      • Renforce ton arme principale et tes synergies ricochet/piercing
    • 3. Enfin, mettre des points dans Pride (cooldown d’aptitude) :
      • Réduit le temps de recharge de ton actif / ultime
      • Te permet de l’utiliser comme un vrai bouton panique régulier, pas un truc que tu gardes et oublies

    Côté gameplay, j’ai arrêté d’“économiser” mon actif. Maintenant :

    • Dès qu’il est disponible et que la densité augmente, je l’active
    • Je le considère comme un cycle naturel de mon DPS, pas comme une ressource rare
    • Les upgrades de cooldown font que je l’ai à peu près à chaque grosse montée de tension

    Résultat : bien moins de morts “bêtes” parce que j’attendais encore un peu avant de claquer mon ultime.

    Deux builds de départ simples à copier

    Pour t’éviter de tourner en rond, voici deux “squelettes” de build qui ont très bien marché pour moi en early-game :

    • Build 1 – Shotgun Doomforged agressif
      • Arme : Shotgun Doomforged
      • Priorités d’upgrades : pickup range → ricochet → piercing → Holy Shield
      • Forge : tout sacrifier pour monter le shotgun en rareté
      • Skill tree : Greed max → Wrath dégâts → Pride cooldown actif
      • Gameplay : hyper mobile, dash offensif pour ouvrir des brèches
    • Build 2 – Mitrailleuse + contrôle de zone
      • Arme : SMG Doomforged (si tu trouves un bon roll)
      • Priorités : pickup range → piercing (pour les lignes de mobs) → ricochet
      • Forge : focus sur ta meilleure SMG, recycle le reste pour les Ashes
      • Skill tree : toujours Greed d’abord, puis Wrath
      • Gameplay : tu “tisses” autour des hordes, tu les entames à distance et tu relies ton actif pour les moments critiques

    Récap rapide : la checklist pour allonger tes runs

    • Niveaux 1–5 : maximum de pickup range, puis 1 ricochet / 1 piercing si possible
    • Armes : privilégie shotgun Doomforged comme main, garde le reste pour la forge
    • Forge : choisis une arme principale, infuse-la dès que tu peux, sacrifie et recycle sans pitié
    • Gameplay : reste en mouvement, kite les hordes, utilise ton dash pour briser les encerclements
    • Autels : suis toujours les icônes, fais un crochet pour choper les buffs dès que c’est raisonnable
    • Skill tree : Greed → Wrath → Pride (cooldown d’aptitude)
    • Actif : utilise-le dès qu’il est utile, ne le garde pas éternellement “au cas où”

    En appliquant cette structure, tu te retrouveras très vite avec des runs bien plus stables, où tu as l’impression de contrôler l’escalade de difficulté plutôt que de juste subir les vagues. À partir de là, tu pourras commencer à expérimenter d’autres origins, d’autres armes et des builds plus exotiques – mais cette base restera ton meilleur filet de sécurité pour les runs difficiles.

  • Metal Gear Solid : comment jouer la saga dans l’ordre – Guide canon

    Metal Gear Solid : comment jouer la saga dans l’ordre – Guide canon

    Pourquoi l’ordre de jeu de Metal Gear est si casse‑tête

    Après plus de 200 heures passées à refaire toute la saga Metal Gear sur plusieurs générations de consoles, je me suis rendu compte que le plus dur n’était pas toujours les boss… mais de savoir par où commencer. Entre la chronologie (1964 → 2014), l’ordre de sortie, les remakes, la Master Collection et les jeux débats de canon, on se perd vite.

    J’ai testé trois approches sur différents runs (ordre de sortie, chrono pur, et un mix “Big Boss d’abord”), et chacune a ses avantages et ses pièges. Ce guide résume ce que j’aurais aimé qu’on m’explique dès le début : l’ordre canon de l’histoire, les jeux vraiment essentiels, ceux que vous pouvez mettre de côté, et surtout un ordre de jeu adapté à votre profil maintenant que Konami ressort la série avec la Master Collection Vol. 1 et le remake Metal Gear Solid Delta: Snake Eater.

    Chronologie vs ordre de sortie : ce que ça change vraiment

    La première fois que j’ai voulu “tout faire bien”, j’ai naïvement lancé la saga en pur ordre chronologique, donc en commençant par Metal Gear Solid 3. C’était cool au début… mais plus j’avançais, plus je me rendais compte que certains retournements de situation pensés pour être des surprises dans les jeux PS1/PS2 perdaient tout leur impact. Pire : revenir ensuite aux vieux épisodes MSX après MGSV donnait franchement un choc de gameplay et de rythme.

    La plupart des vétérans (et je me range dans ce camp après avoir comparé) conseillent :

    • Pour une première découverte : éviter le chrono pur et privilégier un ordre “pensé” par les sorties, ou au moins un compromis.
    • Pour un second run : s’autoriser un vrai marathon chronologique du type 1964 → 2014, une fois que vous connaissez déjà les twists majeurs.

    Avant de vous donner trois routes concrètes, posons rapidement la chronologie canon de base, parce que tout tourne autour d’elle.

    La chronologie canon Metal Gear (1964-2014)

    En se concentrant sur la trame principale (sans les spin-offs évidents), on obtient cette ligne temporelle, que j’utilise comme référence quand je (re)planifie un run :

    • 1964Metal Gear Solid 3: Snake Eater (ou Metal Gear Solid Delta en remake)
    • 1970Metal Gear Solid: Portable Ops (canon débattu)
    • 1974Metal Gear Solid: Peace Walker
    • 1975Metal Gear Solid V: Ground Zeroes
    • 1984Metal Gear Solid V: The Phantom Pain
    • 1995Metal Gear
    • 1999Metal Gear 2: Solid Snake
    • 2005Metal Gear Solid
    • 2002 (tanker) / 2009 (Big Shell)Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty
    • 2014Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots

    Portable Ops est le cas problématique : certains guides l’incluent comme pièce du puzzle Big Boss, d’autres (et pas mal de fans PC/Steam) le considèrent à la marge. Personnellement, je le traite comme “canon léger” : intéressant pour le contexte, pas indispensable pour tout comprendre.

    Les jeux suivants, je les classe clairement en hors‑canon / univers parallèle :

    • Snake’s Revenge (suite NES non supervisée par Kojima)
    • Metal Gear: Ghost Babel (Game Boy Color)
    • Metal Gear Acid 1 & 2 (tactique à base de cartes)
    • Metal Gear Rising: Revengeance (suite post‑MGS4 avec Raiden cyborg, généralement vue comme à part)
    • Metal Gear Survive (univers parallèle après un trou de ver, assumé comme spin‑off)

    Vous pouvez les faire pour le fun, mais je ne les intègre pas dans les ordres de jeu “sérieux” ci‑dessous.

    Route 1 – Nouveau joueur : commencer par le cycle Big Boss moderne

    C’est l’approche qui a le mieux fonctionné quand j’ai initié des amis à la série récemment, surtout avec le remake Delta. L’idée : profiter d’abord des jeux au gameplay moderne et des origines de Big Boss, puis remonter vers Solid Snake.

    Ordre conseillé pour un premier run moderne

    • Metal Gear Solid Delta: Snake Eater (ou MGS3 original) – 1964
    • Metal Gear Solid: Peace Walker – 1974
    • Metal Gear Solid V: Ground Zeroes – 1975
    • Metal Gear Solid V: The Phantom Pain – 1984
    • Metal Gear (via Master Collection Vol. 1) – 1995
    • Metal Gear 2: Solid Snake – 1999
    • Metal Gear Solid – 2005
    • Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty – 2002/2009
    • Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots – 2014

    Pourquoi ça marche bien :

    • Vous commencez par un jeu récent (Delta) ou au moins très solide en termes de jouabilité, ce qui évite le choc technologique.
    • Vous suivez la montée en puissance et la chute de Big Boss d’un bloc (1964–1984), ce qui rend la transition vers les jeux MSX beaucoup plus satisfaisante.
    • Arrivé aux épisodes PlayStation, vous avez déjà les bases de l’univers, mais il vous reste encore des twists majeurs intacts.

    Piège à éviter : ne faites pas mon erreur de zapper Peace Walker “parce que c’est un ancien jeu PSP”. Il est crucial pour comprendre la relation de Big Boss à ses soldats, et MGSV s’appuie constamment dessus (Mother Base, IA, certains personnages clés).

    Niveau temps, comptez environ :

    • 15–20 h pour Delta/MGS3 en prenant votre temps
    • 20–30 h pour Peace Walker si vous faites un peu de contenu annexe
    • 2–3 h pour Ground Zeroes (plus si vous farmez toutes les missions)
    • 60+ h pour The Phantom Pain si vous visez les missions secondaires importantes
    • 8–12 h par épisode pour MG1, MG2, MGS1–4 selon votre style de jeu

    Route 2 – Chronologique pur : pour un second run ou les fans de lore

    Quand j’ai fait mon marathon “full chrono” après avoir déjà fini tous les jeux au moins une fois, j’ai enfin vu à quel point la construction de la légende de Big Boss sur 50 ans était cohérente. Mais je ne recommanderais pas ça pour une toute première découverte, à cause des spoilers de certains préquels.

    Ordre chronologique complet (canon principal)

    • 1964 – MGS3 / Metal Gear Solid Delta: Snake Eater
    • 1970 – Metal Gear Solid: Portable Ops (optionnel, canon débattu)
    • 1974 – Metal Gear Solid: Peace Walker
    • 1975 – Metal Gear Solid V: Ground Zeroes
    • 1984 – Metal Gear Solid V: The Phantom Pain
    • 1995 – Metal Gear
    • 1999 – Metal Gear 2: Solid Snake
    • 2005 – Metal Gear Solid
    • 2002 / 2009 – Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty
    • 2014 – Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots

    Astuce pratique : à chaque grande rupture de période (par exemple après 1984, puis après 1999), faites une sauvegarde “propre” que vous ne toucherez plus. J’aime bien garder une sauvegarde juste avant la fin de MGSV et une autre avant le boss final de MGS1, pour pouvoir revenir facilement à ces deux moments clés de la timeline sans relancer une partie entière.

    Point d’attention : les dates exactes de MGS2 varient selon les sources (tanker vs Big Shell). Personnellement, je ne me prends pas la tête : je le place toujours entre MGS1 et MGS4, ce qui suffit pour suivre les arcs de Solid Snake et de Raiden.

    Route 3 – Ordre de sortie : l’expérience “à l’ancienne”

    Mon tout premier contact avec la série, c’était Metal Gear Solid sur PS1 chez un pote, puis seulement des années plus tard j’ai découvert les MSX via les rééditions. Refaire la saga en ordre de sortie m’a permis de retrouver cette sensation de “voir la série grandir” et, surtout, de respecter les moments de révélation tels qu’ils avaient été pensés à l’époque.

    Ordre de sortie des épisodes principaux

    • 1987 – Metal Gear
    • 1990 – Metal Gear 2: Solid Snake
    • 1998 – Metal Gear Solid
    • 2001 – Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty
    • 2004 – Metal Gear Solid 3: Snake Eater
    • 2008 – Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots
    • 2010 – Metal Gear Solid: Peace Walker
    • 2014 – Metal Gear Solid V: Ground Zeroes
    • 2015 – Metal Gear Solid V: The Phantom Pain

    Portable Ops (2006) se cale entre MGS3 et MGS4 si vous décidez de l’inclure, mais encore une fois, ce n’est pas dramatique de le sauter.

    Pourquoi choisir cette route :

    • C’est l’option la plus “propre” en termes de narration : aucun préquel ne vient ruiner une future révélation.
    • Vous voyez l’évolution des mécaniques d’infiltration au fil des années, ce qui est fascinant si vous aimez l’histoire du jeu vidéo.
    • Avec Master Collection Vol. 1 (2023) qui regroupe Metal Gear, Metal Gear 2, et MGS1–3, c’est beaucoup plus simple à faire aujourd’hui qu’à l’époque où il fallait chasser les vieilles versions.

    Inconvénient : si vous êtes habitué aux jeux modernes, commencer par Metal Gear peut être un peu rude. Dans ce cas, je conseille parfois un petit compromis : faire MGS1 → MGS2 → MGS3 d’abord, puis revenir sur MG1/2 via la Master Collection une fois accroché.

    Que faire des spin-offs et épisodes discutés ?

    En rejouant tout, je me suis rendu compte que je perdais beaucoup de temps à essayer de “caser” chaque spin-off dans la timeline. Honnêtement, pour un run sérieux, je fais simple :

    • À garder pour plus tard / curiosité : Portable Ops, Ghost Babel, Acid 1 & 2.
    • À traiter comme des univers à part : Rising: Revengeance, Survive, Snake’s Revenge.

    Quand j’ai tenté d’intercaler Rising juste après MGS4 pour “voir la suite de Raiden”, j’ai surtout eu l’impression de changer totalement de registre, à la limite du fan‑fiction officiel. C’est fun, mais ça casse le ton dramatique de la fin de MGS4. Je le garde donc comme dessert, loin de mon run principal.

    Conseils pratiques avec les remakes et collections récentes

    Depuis que Konami a relancé la machine avec des rééditions, l’accès à la saga est enfin beaucoup plus simple. Voilà comment je m’organise aujourd’hui suivant les plateformes :

    • Pour couvrir la base 1964–2008 : Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 1 (sortie le 24 octobre 2023) est parfaite : vous avez MG1, MG2, MGS1, MGS2 et MGS3 sur les supports modernes (PlayStation, Xbox, PC, Switch).
    • Pour un point d’entrée moderne : Metal Gear Solid V: The Phantom Pain reste, sur PC/PS4/PS5/Xbox, le plus accessible pour un public habitué aux open worlds.
    • Pour redécouvrir la naissance de Big Boss : je privilégie maintenant Metal Gear Solid Delta: Snake Eater (remake 2025) plutôt que la version PS2, sauf si vous êtes curieux de comparer les deux.

    Réglages et confort de jeu :

    • Sur PC, n’hésitez pas à passer par le menu Options → Affichage pour adapter le ratio et les filtres des vieux épisodes (surtout MGS1–2), ça change vraiment le confort visuel.
    • Sur consoles modernes, pensez à assigner Course et Accroupi sur des boutons confortables pour les vieux épisodes, surtout si vous venez de MGSV où les contrôles sont beaucoup plus fluides.
    • Je recommande aussi de désactiver ou réduire les vibrations sur les épisodes PS1/PS2 si vous jouez sur un long run ; ça fatigue moins sur la durée.

    Résumé express : quelle route choisir selon votre profil ?

    Pour terminer, voilà la synthèse que j’utilise quand un ami me demande “je commence par quoi ?” :

    • Vous êtes totalement nouveau, vous voulez un gameplay moderne : commencez par le cycle Big Boss moderne (Route 1) : Delta/MGS3 → Peace Walker → GZ → TPP, puis enchaînez sur MG1/2 et MGS1–4 via la Master Collection.
    • Vous aimez suivre l’histoire dans l’ordre, quitte à perdre quelques surprises : tentez le chronologique pur (Route 2) une fois que vous avez déjà fait au moins un ou deux épisodes.
    • Vous voulez l’expérience “comme à l’époque” et voir la série évoluer : jouez en ordre de sortie (Route 3), idéalement avec la Master Collection en base, puis ajoutez Peace Walker et MGSV à la fin.

    Peu importe la route que vous choisissez, le plus important selon mon expérience est de :

    • Ne pas se forcer à tout caser dès le premier run (laissez les spin-offs pour plus tard).
    • Garder des sauvegardes “repères” avant les grands finales, pour pouvoir revisiter facilement ces moments.
    • Accepter que certains détails de dates ou de canon (comme Portable Ops) sont volontairement flous, et que ça n’empêche pas de profiter de la saga.

    Si, comme moi, vous vous laissez happer par l’univers, vous finirez probablement par refaire la série au moins une deuxième fois, avec une autre route. Et c’est là que Metal Gear est le plus gratifiant : chaque nouvel ordre de jeu fait ressortir des détails que vous aviez ratés, et donne une autre couleur à la chute de Big Boss et au parcours de Solid Snake.

  • PC Gaming 2026: Comment choisir GPU et résolution 1080p‑4K – Guide VRAM

    PC Gaming 2026: Comment choisir GPU et résolution 1080p‑4K – Guide VRAM

    Pourquoi ta résolution doit décider de ta carte graphique

    Après des années à monter des PC pour moi et pour des potes, je me suis rendu compte que je faisais toujours la même erreur : choisir la carte graphique d’abord, puis seulement le moniteur. Résultat : soit une GPU sous-exploitée sur un écran 60 Hz, soit une config qui s’écroule dès que je passais de 1080p à WQHD. Le déclic est venu quand j’ai commencé à raisonner à l’envers : choisir d’abord la résolution et les FPS cibles, ensuite seulement le GPU et la quantité de VRAM.

    Dans ce guide, je te montre concrètement, avec mon expérience de jeu en 1080p, 1440p (WQHD) et 4K, quelle classe de carte graphique et combien de VRAM visent logiquement chaque résolution. On va aussi voir pourquoi, en 2026, 8K reste plus un délire de démo tech qu’une cible réaliste sans gros upscaling IA.

    Étape 1 – Choisir ta résolution cible (avant de regarder les GPU)

    Ne fais pas mon erreur de passer une soirée sur des fiches techniques de RTX et de Radeon avant de te demander : « Je joue à quelle résolution, sur quel écran, et à combien de FPS ? ». Pose-toi ces trois questions, dans cet ordre :

    • Résolution cible : 1080p (Full HD), 1440p (WQHD) ou 4K ?
    • Fréquence de l’écran : 60 / 75 Hz, 120 Hz, 144 Hz, 165 Hz, 240 Hz ?
    • Type de jeux : AAA solo cinématiques ou FPS compétitifs / sim racing exigeant 144+ FPS ?

    Rappel rapide des pixels à gérer par la carte graphique :

    • 1080p (1920×1080) ≈ 2,1 millions de pixels
    • 1440p / WQHD (2560×1440) ≈ 3,7 millions de pixels
    • 4K (3840×2160) ≈ 8,3 millions de pixels
    • 8K (7680×4320) ≈ 33,2 millions de pixels

    Grosso modo, à chaque saut de résolution, la charge graphique double jusqu’en 4K. C’est pour ça que monter de 1080p à 1440p est faisable avec une bonne carte milieu de gamme, alors que passer à 4K exige presque toujours du haut de gamme et un bon usage de l’upscaling (DLSS, FSR, XeSS).

    1080p (Full HD) – Quand un bon milieu de gamme suffit (et quand il ne suffit plus)

    Je joue encore beaucoup en 1080p sur mon écran 240 Hz pour les FPS compétitifs, tout simplement parce qu’atteindre 200+ FPS est beaucoup plus réaliste en Full HD. Pour cette résolution, le vrai enjeu, c’est la combinaison FPS visés + type de jeux.

    Objectif : 60-120 FPS en 1080p, détails élevés (AAA)

    • GPU Nvidia recommandés : RTX 4060 / RTX 4060 Ti ou leurs équivalents génération 50 (RTX 5060 / 5060 Ti 8–16 Go)
    • GPU AMD recommandés : Radeon RX 7600 / 7600 XT ou RX 9060 XT 8–16 Go
    • VRAM : 8 Go minimum en 2026, 12–16 Go si tu veux garder la carte 4–5 ans

    Sur ce type de carte, je tourne généralement autour de 100–160 FPS en 1080p élevé sur la plupart des AAA récents, et bien au‑delà sur les jeux e-sport (CS2, Valorant, Rocket League) une fois les options graphiques ajustées.

    Objectif : 144–240 FPS en 1080p (e-sport / compétitif)

    • Vise plutôt RTX 4060 Ti / 4070 ou RTX 5060 Ti / 5070
    • Côté AMD, pense à une RX 7700 XT / 7800 XT ou RX 9060 XT / 9070
    • VRAM : 12–16 Go, histoire d’être tranquille pour les textures HD et les futurs moteurs

    Pièges que j’ai rencontrés en 1080p :

    • GPU trop haut de gamme sur écran 60 Hz : j’ai déjà mis une RTX 4080 sur un vieux écran 1080p 60 Hz « en attendant ». Mauvaise idée : je payais pour des FPS que je ne voyais pas. Si ton écran est 60 Hz, reste sur un bon milieu de gamme.
    • VRAM trop juste : certaines cartes 6 Go paraissent encore séduisantes en promo, mais dans des AAA 2026 avec textures ultra, ça commence déjà à swapper. Je ne descends plus sous 8 Go pour 1080p, et je vise 12 Go quand le budget le permet.

    1440p / WQHD – Le vrai sweet spot en 2026

    Mon plus gros « aha moment » est venu quand je suis passé d’un 1080p 144 Hz à un 27″ WQHD 165 Hz. L’image est nettement plus nette, sans avoir besoin de grimper jusqu’en 4K, et avec la bonne carte graphique, je reste entre 120 et 165 FPS dans la plupart des jeux multi.

    Avec ~3,7 millions de pixels, il faut une GPU sensiblement plus costaud qu’en Full HD, et surtout, plus de VRAM pour gérer les textures et les assets haute résolution.

    Objectif : 60–120 FPS en WQHD, détails élevés / ultra (AAA)

    • GPU Nvidia conseillés : RTX 4070 / 4070 Super, ou de la génération suivante RTX 5070 / 5070 Ti, voire RTX 5080 si tu vises très haut en FPS
    • GPU AMD conseillés : RX 7800 XT, RX 7900 GRE, ou les nouvelles RX 9070 / 9070 XT
    • VRAM : je considère 12 Go comme le plancher, et 16 Go comme l’idéal pour être serein en 1440p sur plusieurs années

    Avec une RTX 5070 Ti ou une RX 9070 XT 16 Go, j’obtiens typiquement 120–165 FPS en WQHD dans les shooters multi modernes (avec quelques options lourdement gourmandes un peu réduites), et un bon 80–120 FPS dans les AAA en qualité élevée, surtout avec un léger coup de pouce DLSS/FSR en mode « Qualité ».

    Objectif : 144–240 FPS en WQHD (compétitif)

    • Vise une RTX 5080 ou équivalent, ou une RX 9070 XT bien refroidie
    • Tu devras accepter de baisser quelques options (ombres, post‑processing) pour maintenir les 200+ FPS
    • L’upscaling (DLSS/FSR) en mode « Performance » peut t’aider à franchir un palier de framerate sans trop perdre en netteté

    Pièges typiques en WQHD :

    • GPU 8 Go en 1440p : ça marche aujourd’hui avec des compromis, mais j’ai déjà vu des jeux saturer à plus de 8 Go de VRAM en WQHD ultra. Si tu veux éviter de baisser les textures demain, reste à 12–16 Go.
    • Sous-estimer l’impact sur les FPS : passer de 1080p à WQHD m’a parfois fait perdre 30–40 % de FPS. Ne compte pas uniquement sur l’upscaling pour « compenser » une carte trop faible.

    4K – Le royaume du haut de gamme (surtout avec Ray Tracing)

    En 4K, on passe à plus de 8 millions de pixels par image. Quand j’ai branché mon PC sur une TV 4K pour la première fois avec une carte milieu de gamme, je suis passé de 90 FPS en 1440p à 40–45 FPS en 4K dans le même jeu. C’est là que j’ai compris que, pour la 4K, il faut jouer dans la cour des grandes GPU.

    Objectif : 60+ FPS en 4K, détails élevés (AAA solo)

    • GPU Nvidia recommandés : RTX 4080 Super, RTX 5080, et pour être vraiment tranquille, RTX 5090
    • GPU AMD recommandés : RX 7900 XT / XTX, ou la gamme RX 9070 XT et au‑dessus
    • VRAM : 16 Go minimum, idéalement 20–24 Go si tu veux activer textures ultra + Ray Tracing + pack HD

    En 4K, même avec une carte très musclée, j’active presque systématiquement DLSS ou FSR en mode « Qualité ». Ça permet de gagner 30–50 % de FPS tout en gardant une image qui reste très propre à cette densité de pixels.

    Objectif : 120 FPS en 4K (usage niche)

    Là, on parle de cas très spécifiques (écran 4K 120/144 Hz, jeux compétitifs, budget énorme). Dans la pratique, même avec une RTX 5090 ou une RX 7900 XTX bien optimisée, atteindre 120 FPS en 4K dans les jeux AAA modernes exige beaucoup de compromis : détails réduits, Ray Tracing coupé, upscaling agressif. Si ton but est la fluidité extrême, je recommande plutôt de rester en WQHD.

    Pièges en 4K que j’ai vus (et parfois subis) :

    • Penser qu’une carte 12 Go suffit « parce que c’est une grosse puce » : en 4K, la mémoire vidéo devient un vrai facteur limitant. Certains jeux augmentent la qualité des textures et des LOD automatiquement, et tu te retrouves à stutter.
    • Compter uniquement sur l’upscaling : DLSS/FSR sont excellents, mais si ta carte n’atteint même pas 30 FPS natifs, l’upscaling ne fera pas de miracle.

    8K et plus – Pourquoi ce n’est pas encore pour nous

    Sur le papier, 8K fait rêver. Dans la pratique, après quelques tests sur une TV 8K chez un ami (et une carte monstrueuse), c’est clair : en 8K natif, même les GPU haut de gamme s’effondrent. On parle d’un quadruplement des pixels par rapport à 4K.

    Les seules configurations jouables que j’ai vues en 8K utilisaient un upscaling agressif (rendu interne parfois proche du 4K ou moins) avec DLSS/FSR en mode « Performance » ou « Ultra Performance ». En d’autres termes : tu ne joues pas vraiment en 8K, tu regardes une image upscalée.

    Pour l’instant, je considère l’8K comme :

    • un terrain d’expérimentation et de démo tech
    • un cas d’usage très niche (home cinéma extrême, captures, tests)
    • pas une cible réaliste pour un joueur PC qui cherche un bon rapport performances/prix

    Comment utiliser DLSS / FSR / XeSS dans ton choix de GPU

    Les technos d’upscaling actuelles (DLSS chez Nvidia, FSR chez AMD, XeSS chez Intel) changent clairement la donne, surtout en 4K. En WQHD également, j’ai gagné pas mal de FPS « gratuits » sans sacrifier vraiment la qualité.

    Voilà comment je les intègre dans ma réflexion :

    • 1080p : upscaling rarement nécessaire, je préfère la netteté native. Je l’utilise surtout pour le Ray Tracing.
    • WQHD : DLSS/FSR en mode « Qualité » est un excellent bonus : image propre, +30 % de FPS typiquement.
    • 4K : pour moi, c’est quasiment obligatoire. Sans upscaling, même les grosses cartes peinent dès qu’on active les effets lourds.

    Règle perso : je ne choisis jamais une carte en comptant sur le mode « Performance » ou « Ultra Performance » de ces technos pour rendre un jeu jouable. L’upscaling doit être un accélérateur, pas une béquille pour une carte sous-dimensionnée.

    Check‑list rapide pour choisir ta résolution et ta carte

    Quand je conseille quelqu’un IRL, je passe systématiquement par cette petite check‑list :

    • 1. Choisis la résolution de ton écran
      • 1080p si ton budget est serré ou si tu veux viser 240 FPS facilement
      • 1440p si tu veux le meilleur compromis netteté / FPS / prix
      • 4K seulement si tu as le budget pour une grosse carte et un bon écran
    • 2. Regarde la fréquence de rafraîchissement
      • 60–75 Hz : une bonne carte milieu de gamme suffit
      • 120–165 Hz : vise plutôt le haut milieu de gamme / petit haut de gamme
      • 240 Hz : pense d’abord à la CPU/GPU pour les jeux compétitifs et privilégie 1080p ou WQHD
    • 3. Fixe un objectif de FPS réaliste
      • 60 FPS : facile à atteindre à toutes les résolutions avec la bonne gamme de GPU
      • 120+ FPS : nécessite 1080p ou WQHD et une carte solide
    • 4. Détermine la VRAM minimum
      • 1080p : 8 Go minimum, 12–16 Go recommandé
      • 1440p : 12 Go minimum, 16 Go recommandé
      • 4K : 16 Go minimum, plus si possible
    • 5. Décide ton rapport natif / upscaling
      • Tu veux du natif propre : vise une gamme de GPU au‑dessus
      • Tu acceptes DLSS/FSR « Qualité » : tu peux rester sur un cran en dessous en GPU

    En résumé : quelle résolution pour quel GPU en 2026 ?

    Si je devais tout condenser pour quelqu’un qui veut juste une direction claire :

    • 1080p, 60–120 FPS : RTX 4060 / 4060 Ti ou RTX 5060 / 5060 Ti, RX 7600 / 7600 XT / 9060 XT, 8–12 Go VRAM.
    • 1080p, 144–240 FPS compétitif : RTX 4070 / 5070, RX 7800 XT / 9070, 12–16 Go VRAM.
    • 1440p, 60–120 FPS : RTX 4070 / 4070 Super / 5070 / 5070 Ti, RX 7800 XT / 7900 GRE / 9070 / 9070 XT, 12–16 Go VRAM.
    • 4K, 60+ FPS : RTX 4080 Super / 5080 / 5090, RX 7900 XT / XTX / 9070 XT+, 16–24 Go VRAM, upscaling recommandé.
    • 8K : à oublier pour le moment, sauf si tu aimes les expérimentations et que ton budget est quasi illimité.

    En bref : commence toujours par choisir la résolution et les FPS que tu vises, puis ajuste ta carte graphique et ta VRAM en conséquence. C’est ce changement de logique qui m’a enfin évité les configs déséquilibrées et les upgrades prématurés. Si tu alignes bien écran, résolution, GPU, VRAM et attentes de FPS, ton PC restera agréable à jouer pendant des années.

  • The DLSS 5 backlash is not going away | Opinion

    The DLSS 5 backlash is not going away | Opinion

    Pourquoi DLSS 5 m’a mis une vraie claque… dans le mauvais sens

    Je joue sur PC depuis les cartes 3dfx et les nuits à bidouiller les fichiers .ini de Quake 2 pour grappiller trois FPS. J’ai vu Nvidia passer de « le pote des gamers » à « méga-conglomérat IA qui vend des racks de GPU à des data centers ». J’ai acheté une GTX 1080 day one, j’ai adoré DLSS 2 dans Control, j’ai testé la génération de frames de DLSS 3 dans Cyberpunk 2077 avant de la désactiver parce que ça me donnait l’impression de jouer dans une soupe visuelle.

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    Donc quand Nvidia a dévoilé DLSS 5, j’étais prêt à être impressionné. Franchement. Je m’attendais à une nouvelle étape technique, à un truc qui pousse vraiment l’éclairage temps réel ou la densité des scènes. À la place, j’ai vu des visages transformés en mannequins d’IA, des lumières lavées, des scènes aplaties… et Jensen Huang qui nous explique que si on n’aime pas ça, on a « complètement tort ».

    Là, c’est le moment où j’ai décroché. Pas parce que « l’IA c’est le mal » en bloc – j’utilise déjà des techno IA quand elles restent à leur place – mais parce que DLSS 5 traite carrément l’intention artistique comme un paramètre secondaire. C’est une IA qui se permet de repeindre les visuels finaux, au niveau de la géométrie et de la lumière, pour coller à une moyenne statistique issue de son training. Et ça, pour quelqu’un qui aime les jeux justement pour leur personnalité visuelle, c’est une ligne rouge.

    Ce que j’ai vu dans les démos : des jeux « yassifiés » à la sauce IA

    Les extraits montrés pendant la présentation GTC étaient presque caricaturaux. Des personnages de jeux existants « améliorés » par DLSS 5 avec ce que beaucoup ont décrit comme un filtre beauté IA. Peau lissée, traits modifiés, reflets sur les yeux, lumière plus uniforme… et surtout, cette impression que tous les jeux commençaient à se ressembler.

    Ce n’est pas juste une histoire de goût. Sur plusieurs comparatifs qu’on a vus circuler, DLSS 5 change réellement des éléments de design : forme du visage, texture de la peau, maquillage, contraste des ombres. Dans certains cas, le personnage semble littéralement appartenir à un autre jeu, avec une autre direction artistique. On n’est plus dans l’upscaling ou la reconstruction de détails, on est dans la réinterprétation visuelle.

    Et là où ça devient franchement inquiétant, c’est la lumière. Dans beaucoup de scènes, le modèle IA éclaircit tout, dé-sature un peu, adoucit les contrastes. Résultat : les environnements perdent en atmosphère. Un corridor inquiétant devient un couloir de showroom. Un visage baigné dans une lumière partielle devient un visage uniformément éclairé comme dans une pub de crème de jour.

    Des développeurs l’ont souligné publiquement : ce que montre Nvidia ne se contente pas de « rajouter des détails ». DLSS 5 casse des modèles de lumière travaillés pendant des mois. Quand un concept artist d’un studio comme Gunfire Games dit que ce n’est « pas la voie que devraient prendre les jeux », ce n’est pas du conservatisme, c’est le cri de quelqu’un dont le métier est précisément de composer lumière et formes pour raconter quelque chose.

    DLSS 5 ne corrige pas l’image, il réécrit l’intention

    Je me souviens de la première fois où j’ai activé DLSS 2 dans Control. Tu regardes une rambarde, des néons, tu vois les aliasing disparaître, les détails rester là voire s’affiner, et tu te dis : « OK, la magie noire de la reconstruction d’image, je prends ». La direction artistique de Sam Lake restait intacte, c’était juste plus propre à même puissance.

    DLSS 5, c’est une autre philosophie. Nvidia le dit clairement : on parle d’IA générative qui opère au niveau de la géométrie, pas seulement des pixels. Concrètement, le modèle ne se contente plus d’inventer des détails sur une base existante, il modifie la façon dont la scène est éclairée, la façon dont les matériaux réagissent. Il « propose » sa propre version de la réalité du jeu.

    Problème : ces modèles sont entraînés sur des tonnes d’images. Ils fonctionnent en cherchant une moyenne d’apparence plausible. Par design, ils tirent tout vers un « standard » : une peau standard, une lumière standard, un contraste standard. C’est parfait pour générer des pubs génériques, c’est catastrophique quand on cherche à préserver des identités visuelles fortes, comme le noir crasseux de Bloodborne ou les couleurs désaturées mais assumées de Death Stranding 2.

    On le sent déjà dans les démos : les scènes avec DLSS 5 actif ont l’air plus « modernes » au premier coup d’œil, mais plus on regarde, plus tout a ce goût de plat réchauffé. Les visages deviennent interchangeables, les ombres perdent ce grain qui donne du relief, les sources lumineuses semblent ignorer la cohérence soigneusement construite par les level designers et les lighting artists.

    Le mythe du « ne vous inquiétez pas, les devs contrôlent tout »

    Face au backlash, la ligne officielle de Nvidia est simple : les développeurs auront des contrôles précis. Intensité, masquage, couleurs, tout serait réglable. En théorie, les studios pourraient dire à DLSS 5 : « Tu touches à ça, mais pas aux visages ; tu retravailles telle réflexion, mais tu laisses notre lumière globale tranquille. »

    Sauf que je passe ma vie à parler à des devs, à écouter des post-mortems, à lire des GDC talks. Dans la réalité d’une production, surtout AA ou indé élevé, chaque système qu’on ajoute a un coût : temps d’intégration, QA, tests sur des dizaines de configs, bugs inexpliqués trois jours avant la release. Qui, sincèrement, va avoir le luxe de faire un passe complet pour s’assurer que l’IA ne fait pas des trucs bizarres dans tous les cas ?

    Et il y a pire : le marketing Nvidia. Quand tu intègres DLSS, tu te retrouves souvent à devoir co-signer des communiqués, des trailers sponsorisés, des slides GTC. Tu crois vraiment que ces partenaires vont se permettre d’utiliser DLSS 5 comme un simple bonus discret en arrière-plan ? Il y aura une pression implicite pour « montrer » l’IA, donc pour pousser les paramètres vers un résultat visible, même si ce résultat trahit l’intention originale.

    Le fait que les démos GTC aient tourné sur des machines irréalistes – des setups à base de double RTX 5090 à plus de 8 000 dollars — n’aide pas. On nous promet qu’en 2026 tout tournera sur une seule carte, plus optimisé, tout ça. Mais le message immédiat envoyé, c’est : « On a assemblé un monstre de hardware pour produire un rendu que vous trouvez moche et inquiétant. » Niveau confiance, c’est raté.

    Nvidia n’est plus une boîte de jeux, et ça se voit

    Le plus gênant dans la sortie de Jensen Huang — « les joueurs ont complètement tort » — ce n’est pas seulement l’arrogance. C’est la lucidité involontaire. Pour Nvidia, nous sommes devenus un sous-marché. Le vrai client, c’est le data center qui commande des palettes de puces Blackwell à plusieurs dizaines de milliers de dollars pièce.

    Dans cette logique, DLSS 5 n’est pas une réponse à un besoin des créateurs de jeux. C’est un cheval de Troie : une façon de vendre le rêve que « l’IA générative est l’avenir de tout », y compris des graphismes. Le message implicite, c’est : « Regardez, même vos jeux seront plus beaux quand on laissera notre IA décider de la lumière et des détails. »

    Le problème, c’est que nous, joueurs et devs, on n’a jamais demandé ça. On a demandé des perfs plus stables, des outils de debug moins infernaux, des pilotes qui ne flinguent pas un jeu sur deux à chaque mise à jour, des solutions pour que le ray tracing ne coupe pas les FPS en deux. À la place, Nvidia pousse une techno qui réécrit le rendu pour coller à son récit corporate autour de l’IA.

    Quand des artistes et des studios entiers te disent « ça ne respecte pas notre travail », et que ta réponse c’est « vous verrez plus tard, vous avez tort », tu ne parles plus à ton public, tu parles à tes actionnaires. Et en tant que joueur qui a claqué des milliers d’euros dans leur écosystème depuis vingt ans, je le prends comme une trahison pure et simple de ce qu’était Nvidia à l’époque de la GeForce 3 ou de la 8800 GT.

    On a déjà vu ce film : frame generation et motion smoothing

    Le pire, c’est que l’histoire vient de se jouer sous nos yeux. La génération de frames de DLSS 3 était déjà un énorme signal. Techniquement impressionnante ? Sans doute. Agréable à jouer dans un FPS nerveux ? Pas du tout. Latence ressentie, flou sur les mouvements rapides, artefacts sur les particules… J’ai essayé dans Cyberpunk 2077, dans Plague Tale: Requiem, et j’ai fini par la laisser désactivée presque partout.

    Cette techno est devenue un « plus marketing » que les joueurs un minimum exigeants désactivent. Exactement comme le motion smoothing sur les télés — ce fameux mode qui transforme les films en telenovelas dégueulasses, activé par défaut et détesté par les réalisateurs. Maintenant, imaginez l’équivalent PC : un DLSS 5 qui se glisse partout, vendu comme révolution visuelle, et qui impose un rendu « IA-isé » par défaut sur la majorité des configs préassemblées.

    Oui, dans un monde parfait, on pourrait toujours tout couper. Dans la vraie vie, ce sera enfoui dans des menus, mal expliqué, lié à d’autres options, recommandé par des overlays « GeForce Experience » qui te diront que c’est le « preset optimal ». Et la plupart des joueurs ne verront même pas à quel point l’image qu’ils ont sous les yeux ne ressemble plus à ce que les artistes ont conçu.

    Il suffit d’avoir passé un peu de temps à configurer les PC de ses potes pour savoir comment ça se passe : la majorité joue avec les réglages par défaut. Si DLSS 5 devient ce nouveau défaut, l’IA se mettra entre les créateurs et leur public sans que la plupart des gens ne s’en rendent compte. Là, on dépasse le débat technique, on touche à la relation fondamentale entre un medium et ceux qui le consomment.

    L’angle mort éthique : filtre beauté, biais de training et homogénéisation

    La blague du « filtre beauté IA » sur DLSS 5 n’est pas innocente. Si l’IA tend à lisser les peaux, uniformiser les visages, éclaircir les scènes, ce n’est pas magique. C’est parce qu’elle est nourrie à un certain type d’images, d’esthétiques, de proportions considérées comme « belles » ou « réalistes » par le dataset. Et ce dataset, il vient d’où ? De photos, de ciné, d’art numérique déjà biaisé, de bank d’assets standardisées.

    Résultat : les jeux risquent de se faire normaliser visuellement selon ces biais-là. Des héroïnes vieillissantes ou marquées ? Adoucies. Des visages atypiques ? Rapprochés de la moyenne. Des lumières dures et contrastées ? Aplanies. Et tout ça sans que le joueur sache vraiment que c’est en train de se produire, parce que la tech est habillée du vocabulaire rassurant de « fidélité accrue » et de « détails supplémentaires ».

    En tant que fan de séries comme Silent Hill ou Pathologic, qui vivent de leur malaise visuel, de leurs gueules cassées, de leurs éclairages presque maladifs, l’idée de passer tout ça dans un presse-purée IA me révulse. Le jeu vidéo a mis des décennies à sortir du carcan du « beau photoréaliste » pour explorer des directions plus radicales ; DLSS 5, tel qu’il est vendu aujourd’hui, tire dans l’autre sens.

    Et ce n’est pas de la parano. Quand un CEO te dit que ce que tu vois est « complètement faux », qu’il faut faire confiance à sa vision IA au lieu de ton instinct visuel, c’est exactement le genre de discours qui ouvre la porte à une normalisation silencieuse des esthétiques. C’est une question de pouvoir sur l’image autant qu’une question de performance GPU.

    Ce que je veux, en tant que joueur PC, de la prochaine génération de graphismes

    Je ne suis pas contre l’IA dans le rendu. Vraiment pas. L’upscaling intelligent, la reconstruction de ray tracing, des systèmes qui corrigent du shimmer ou des artefacts impossibles à virer autrement : j’achète. Si DLSS 5 arrivait comme une boîte à outils ultra-modulaire, pensée dès le départ comme un truc au service des artistes, utilisé à la scalpel sur des problèmes ciblés (cheveux, reflets, occlusion), je serais probablement à fond dessus.

    Ce que je refuse, c’est l’idée qu’une IA devienne co-auteur du rendu final sans que ce soit explicite, sans que ce soit sous le contrôle total des créateurs, et sans que le joueur puisse en sortir facilement. Je ne veux pas d’un futur où un lighting artist passe trois semaines à ajuster une scène, pour qu’un modèle entraîné sur des millions de photos Instagram réinjecte du « glow » et du lissage parce que c’est ce que ses statistiques lui disent d’aimer.

    Je veux aussi que Nvidia se rappelle d’un truc simple : si ses cartes se vendent autant, ce n’est pas grâce au buzzword IA, c’est parce qu’on a passé vingt ans à associer le logo GeForce à des soirées de LAN, à des sorties de jeux qui nous scotchent la mâchoire par leur maîtrise visuelle. Ce capital-là, ils sont en train de le cramer en nous expliquant que nos yeux mentent, que nos goûts sont « complètement faux ».

    Pour l’instant, ma décision est simple : tant que DLSS 5 ressemblera à ce qui a été montré, je le désactiverai systématiquement. Et si un jour ça devient non-désactivable, ce sera très probablement le moment où je commencerai à regarder sérieusement du côté de l’AMD le plus sobre du marché, même s’il me manque quelques features. J’ai déjà arrêté de précommander les AAA day one après quelques fiascos mémorables ; je peux très bien arrêter d’acheter les GPU Nvidia « par réflexe » si on continue dans cette direction.

    Conclusion : le rejet de DLSS 5 est sain, et il doit durer

    Le discours ambiant qui voudrait réduire la colère autour de DLSS 5 à une panique irrationnelle contre « l’IA » passe complètement à côté du sujet. Ce qui est rejeté, ce n’est pas la mathématique derrière le deep learning, c’est l’usage qu’en fait Nvidia : un filtre graphique intrusif, qui dénature les jeux, casse la lumière, homogénéise les visages, tout en étant présenté comme un futur inévitable.

    En tant que joueur passionné, qui a passé des centaines d’heures à admirer des couchers de soleil dans Skyrim moddé, l’architecture malade de Dark Souls ou la pluie néon de Night City, je n’ai aucune envie de laisser une IA corporate se glisser entre moi et le travail de ces artistes. Et visiblement, beaucoup de développeurs ressentent la même chose, ce qui est rassurant.

    Si Nvidia se souvient un jour que sa crédibilité côté gaming n’est pas infinie, peut-être que DLSS 5 deviendra un vrai outil créatif, discret, respectueux. En attendant, le meilleur service qu’on puisse rendre au jeu vidéo, c’est de continuer à dire clairement que cette version-là de l’avenir, celle où chaque jeu passe par la moulinette d’un modèle IA qui « sait mieux que tout le monde », on n’en veut pas.