Difficile de ne pas être intrigué par l’annonce de Resonance: A Plague Tale Legacy. Asobo Studio, qu’on suit depuis leurs débuts sur la série A Plague Tale, ose ici un pari risqué : plonger dans les origines du mal avec un nouveau focus sur l’action, les puzzles et le mythe, tout en confiant le premier rôle à Sophia, figure secondaire préférée des fans. Une vraie rupture d’ambiance qui pourrait bien être la meilleure (ou la pire) idée pour faire évoluer la franchise…
Resonance: A Plague Tale Legacy – Quand Asobo réinvente sa saga en mode action-mythologie
- Un préquel 15 ans avant A Plague Tale : Sophia, ex-plongeuse secondaire, prend la tête de l’aventure sur une île inspirée de la mythologie minoenne, loin des rats de la France médiévale.
- Virage action assumé : Asobo promet des combats plus dynamiques, des parades et des frappes puissantes, tout en gardant l’ADN narratif de la série.
- La Macula revisitée : Nouvelle interprétation de la malédiction, qui devrait croiser mythes antiques et mal occulte façon Daedalus.
- Des énigmes et de l’exploration : Un monde plus ouvert, des puzzles à base de manipulation de lumière, et une traque permanente où chaque arrêt peut être fatal.
| Feature | Specification |
|---|---|
| Publisher | Focus Entertainment |
| Release Date | 2026 |
| Genres | Action-aventure, Puzzle, Narratif, Mythe |
| Platforms | PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S |
Ce qui m’a frappé dans cette annonce, c’est la volonté d’Asobo de pousser la série hors de sa zone de confort. Les deux premiers A Plague Tale misaient sur la tension, la vulnérabilité, et une atmosphère quasi-horrifique avec Amicia et Hugo. Mais la formule s’essoufflait par moments : puzzles linéaires, gameplay furtif répétitif, lourdeur du pathos… Ici, Sophia incarne un tout autre profil. Plus agile, moins prise au piège, et surtout portée par un passé de pilleuse qui colle parfaitement à une aventure plus explosive et moins contemplative.
Le choix de la Crète mythologique est loin d’être anodin. Ça sent l’envie de revisiter le mythe du Minotaure, de Daedalus et de son Labyrinthe, mais avec la patte sombre et sale du studio bordelais. Après l’overdose de campagnes épiques pseudo-historiques à la Assassin’s Creed ou God of War, voir Asobo explorer le mythe sous l’angle de la peste et de la fatalité, c’est tout sauf banal. Reste à voir si la sauce prendra sans tomber dans la caricature ou la surenchère.
Au rayon gameplay, le discours marketing promet “des combats intuitifs et gratifiants”, des parades, des frappes puissantes et une “nouvelle manifestation de la Macula”. Honnêtement, je demande à voir. La série n’a jamais brillé par son système de combat, et l’équilibre entre action et narration a souvent été précaire. Ce virage action n’est pas garanti : il y a un vrai risque de perdre l’identité dramatique unique de la saga, ou de livrer un système de combat trop rigide. Mais si Asobo a appris de ses maladresses passées, on peut espérer un gameplay enfin à la hauteur de leur talent de conteur.

Côté énigmes, le concept de “sphère minoenne” manipulant la lumière m’intrigue vraiment. La lumière a toujours été centrale dans Plague Tale (protéger des rats, guider le joueur…), mais cette fois, il pourrait s’agir d’un vrai moteur de gameplay, pas juste d’une mécanique contextuelle. Si Asobo pousse l’exploration et la résolution d’énigmes en profondeur, il y a moyen d’offrir un vrai renouveau et des moments de bravoure dignes de l’âge d’or d’Uncharted ou Tomb Raider.
Enfin, la promesse d’une île labyrinthique, “où très peu sont revenus”, avec une présence qui vous suit à la trace, fait clairement écho à l’angoisse des premiers jeux mais dans un décor renouvelé. Si la tension reste bien dosée et que le sentiment d’être traqué prend, on tient peut-être la fusion parfaite entre récit, mythe et action – un trip pas si éloigné de l’esprit Soulslike version puzzle-narratif.

Pourquoi ce Resonance pourrait (ou non) changer la donne pour les joueurs
Pour les fans de la première heure, le passage d’Amicia à Sophia peut surprendre, mais c’est une bonne occasion de casser la routine. Si vous aimez les jeux où la narration pèse autant que l’action, Resonance promet de soigner sa mise en scène tout en laissant enfin le joueur respirer niveau gameplay. L’idée de revisiter Macula par le prisme du mythe antique est aussi une vraie prise de risque, qui pourrait attirer un public lassé des clones d’action-aventure formatés.
Mais il reste beaucoup d’inconnues : Asobo saura-t-il éviter le piège du “ni fait ni à faire” ? Les fans de jeu d’ambiance n’y perdront-ils pas leur compte ? Et la promesse de “combat gratifiant”, est-ce du vent ou une réelle évolution ? En tout cas, difficile de ne pas saluer l’audace du studio, surtout quand tant de suites se contentent de recycler la même recette.

Perso, je garde un œil très attentif sur ce projet. Si Resonance arrive à combiner l’intensité émotionnelle et narrative d’un Plague Tale avec un gameplay qui sort enfin de sa coquille, on pourrait avoir une surprise de taille en 2026. Sinon… on aura au moins eu droit à un vrai pari, ce qui manque cruellement dans le paysage actuels des gros jeux narratifs.
TL;DR : Resonance, le pari d’Asobo pour sortir Plague Tale de sa zone de confort
Asobo Studio prend le risque de réinventer sa licence phare avec Resonance : A Plague Tale Legacy. Préquel centré sur Sophia, ambiance minoenne, action renforcée et puzzles inédits – la recette intrigue autant qu’elle inquiète. Mais pour une fois qu’un studio ose sortir de son moule, on ne peut qu’espérer qu’ils aient la maîtrise de leurs ambitions. Ce n’est peut-être pas le Plague Tale que vous attendiez, mais c’est celui dont la série avait besoin pour se renouveler.

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