Ce qui m’a accroché chez Soulmask, c’est son audace à vouloir bousculer les mastodontes du genre survie comme The Forest, Rust ou Conan Exiles. Avec un monde immense, des mécaniques originales de masques « volant » les compétences des PNJ, et la promesse de 500 heures de jeu, Campfire ne manque clairement pas d’ambition. Mais après une année d’accès anticipé, est-ce que Soulmask est enfin le titre qui va rafraîchir le genre ou une énième promesse à moitié tenue ?
Soulmask : un an, une résurrection et bientôt la sortie définitive
- DLC Golden Legend gratuit : une nouvelle zone sous-marine, de l’exploration de navires engloutis et de nouveaux pouvoirs de reconnaissance.
- Blueprints réutilisables et tyroliennes motorisées : la qualité de vie s’améliore pour les bâtisseurs en herbe.
- Sortie 1.0 prévue avec extension Égypte : Campfire vise une nouvelle ère pour Soulmask d’ici fin 2024.
- Entre originalité et héritage du genre : une alternative crédible mais pas (encore) un tueur de Rust/The Forest.
| Feature | Specification |
|---|---|
| Publisher | Campfire |
| Release Date | Accès anticipé mai 2024 (1.0 prévue fin 2024) |
| Genres | Survie, bac à sable, action-RPG |
| Platforms | PC (Steam) |
Je me souviens de la hype quand Soulmask est arrivé sur Steam : 45 000 joueurs simultanés au pic, des critiques « très positives »… puis une chute progressive vers les ~3 000 joueurs quotidiens. Mais pour tous ceux qui aiment explorer et bâtir, le jeu a toujours eu ce petit truc en plus. Le cœur de Soulmask, ce sont ces fameux masques qui permettent d’absorber les talents des PNJ. Ce système donne une vraie dynamique de collection et d’optimisation, façon RPG, que je n’ai pas vue ailleurs dans les survivals traditionnels.
Autre point qui m’a bluffé : la gestion des PNJ. On n’est plus obligé de tout faire soi-même (cueillette, craft, entretien de base). Grâce à un menu d’ordres, on peut déléguer aux villageois le sale boulot, un peu comme dans RimWorld ou Going Medieval, ce qui rend le grind beaucoup moins pénible et laisse plus de place à l’exploration ou à la vraie création architecturale.
Pour fêter sa première bougie, Campfire sort le DLC Golden Legend, gratuit pour tous. L’ajout d’une zone sous-marine et de l’exploration d’épaves va clairement parler aux fans de découvertes inconnues. On sent l’influence de Subnautica sur ce coup-là. Le nouveau masque de reconnaissance, lui, permet d’analyser les dangers à distance : un petit twist tactique qui peut vraiment changer le rythme des raids et de la survie en territoires hostiles.
Mais c’est surtout la gestion des constructions qui évolue : on peut enfin sauvegarder ses plans (blueprints) et les réutiliser, un vrai soulagement pour quiconque a déjà passé des heures à peaufiner une base. Et la tyrolienne motorisée ? Enfin une solution pour ceux qui aiment multiplier les avant-postes sans se taper les allers-retours fastidieux… Reste à voir si cette feature ne va pas déséquilibrer l’aspect challenge du transport de ressources, mais sur le papier, c’est un énorme gain de qualité de vie.
Côté combats, Soulmask se cherche encore une identité. Sa promesse de 75 styles de fight et 8 armes pourrait vite tourner au gimmick si l’équilibrage ne suit pas, mais les fans de PvP et de challenge tactique y trouveront de quoi s’amuser entre deux chasses ou sessions de craft intensives. Pour l’instant, ce n’est pas encore du niveau d’un Rust en termes d’adrénaline, mais le mélange hack-and-slash et inspirations à la FromSoftware a du potentiel.
Ma vraie interrogation, c’est sur le modèle économique et la durée de vie. Campfire promet un énorme contenu (500 heures, c’est colossal même pour les standards du genre) et une extension égyptienne pour la 1.0. Mais, expérience oblige, j’attends de voir si la qualité suivra la quantité. Beaucoup de jeux survie promettent monts et merveilles à la sortie d’accès anticipé, pour finalement livrer un contenu patchwork et une communauté qui s’étiole. Reste que la feuille de route est ambitieuse et que le suivi actuel (DLC gratuit, ajouts réguliers) rassure sur l’implication des devs.
Au final, Soulmask s’adresse clairement aux joueurs qui aiment prendre leur temps, bâtir, planifier et collectionner – moins à ceux qui veulent un shooter survie ultra nerveux à la DayZ. Son originalité, sa générosité en contenu et son orientation « tribu » en font un concurrent crédible à surveiller, surtout avec l’arrivée de la 1.0 et de l’extension Égypte qui pourrait renouveler l’expérience façon Assassin’s Creed Origins… mais version survie bac à sable.
Ce que ça change pour les gamers : une alternative solide, mais pas un tueur de Rust
Pour ceux qui en ont marre des survival games trop classiques, Soulmask apporte vraiment une dimension « collecte et gestion de talents » inédite. Les amoureux de construction et de micro-gestion vont se régaler avec la gestion des blueprints et la possibilité d’automatiser leur camp. Le contenu gratuit, en 2024, c’est aussi un vrai plus quand on voit la tendance générale aux microtransactions et aux season pass dans le genre.
Est-ce que Soulmask va détrôner The Forest ou Rust ? Honnêtement, pas tout de suite. Mais il s’offre une place à part, avec suffisamment d’idées fraîches pour valoir le détour si vous cherchez un survival game moins toxique, plus sandbox, et qui valorise l’ingéniosité au-delà du simple kill. On sent une volonté d’écoute de la communauté qui tranche avec l’indifférence de certains studios AAA.
TL;DR : Un vrai outsider pour les fans de survie créative
Soulmask ne révolutionne pas la survie, mais il pousse le genre dans ses retranchements : masques à collectionner, gestion de tribu, contenu généreux et roadmap ambitieuse. Si Campfire tient ses promesses pour la 1.0 et continue de privilégier l’expérience joueur, on pourrait bien voir naître ici une nouvelle référence du genre. Pas (encore) un tueur de Rust, mais un vrai outsider à surveiller.
Source: Campfire via GamesPress
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