Voir Netmarble s’attaquer à une adaptation ambitieuse de The Seven Deadly Sins en RPG monde ouvert, ça capte forcément l’attention d’un fan d’anime et de jeux exigeant. La promesse est claire : « Origin » vise le triple combo technique (Unreal Engine 5), licence cultissime, et expérience multi-plateformes – mais est-ce qu’on tient autre chose qu’un simple cash grab déguisé ? Plongeons-nous dans ce que ça signifie réellement pour les gamers.
The Seven Deadly Sins: Origin – Grand spectacle ou simple RPG à collectionner ?
- Action-RPG open world basé sur une licence manga/anime ultra-populaire, développé sous Unreal Engine 5.
- Sortie simultanée annoncée sur PS5, PC (Steam), et mobile – grosse rareté pour ce type de projet.
- Multivers scénaristique inédit et roster XXL pour collectionner les héros.
- Préinscriptions déjà ouvertes, promesses de récompenses exclusives et de bêta à venir.
Publisher|Netmarble
Release Date|2025 (date exacte à venir)
Genres|Action, RPG, monde ouvert, collection de héros
Platforms|PlayStation 5, PC (Steam), Mobile (iOS/Android)
Un projet Netmarble qui veut rivaliser avec les géants… Quand j’ai vu les premières images de The Seven Deadly Sins: Origin lors du Summer Game Fest, j’ai tout de suite pensé à Genshin Impact ou à des mastodontes comme Blue Protocol – des projets qui ambitionnent de marier univers japonais, grandes licences et monde ouvert AAA. Mais Netmarble, c’est aussi l’éditeur sud-coréen derrière des jeux mobiles free-to-play très rentables… ce qui pose toujours la question du modèle économique et de l’équilibre entre ambition artistique et piège à microtransactions.
Le pedigree est là : ils sont à l’origine de The Seven Deadly Sins: Grand Cross, succès planétaire qui a cartonné côté chiffre (plus de 70 millions de téléchargements). Le studio cherche donc visiblement à réitérer l’exploit, mais cette fois en visant le public console/PC en plus du mobile, et avec un monde ouvert « premium » annoncé. Ça me rend curieux… et légèrement cynique, vu la tentation du cross-plateforme de servir d’alibi à un gameplay formaté pour le mobile d’abord.
Unreal Engine 5, immersion… et fan service à tous les étages
Les trailers dévoilés pendant le Summer Game Fest impressionnent, c’est vrai. Les environnements reprennent Britannia façon anime vivant, avec une attention aux détails surprenante : ombrages dynamiques, effets aquatiques, animations de cheveux, etc. Difficile de ne pas saluer la technique, surtout pour un action-RPG jouable aussi bien sur PS5 que mobile. Mais en 2025, avoir du visuel convaincant ne suffit plus à faire un grand jeu – et un « vrai » open world, c’est avant tout la densité de contenu, la liberté de mouvement, l’IA des ennemis, la capacité à casser la routine… et pas juste un hub déguisé en plaine.

Niveau histoire, le fait d’avoir un multivers original est intriguant : ça permet d’éviter le simple copier-coller du manga, d’ouvrir une porte à toutes sortes de surprises, et d’intégrer de nouvelles générations de héros (coucou Four Knights of the Apocalypse). Le revers ? Ce genre de scénario dit souvent : « On va recycler plein de skins et versions alternatives dans la boutique. » J’attends donc de voir si la narration sera à la hauteur des plus grands RPG – ou si elle se résume à un prétexte pour collectionner toujours plus de persos à tirer au sort.
Préinscriptions, récompenses exclusives… déjà une mécanique gacha assumée ?
Impossible de ne pas remarquer : le site officiel met le paquet sur les récompenses de pré-inscription, les fermetures de bêta, la page wishlist sur PlayStation et Steam… tout l’arsenal du jeu à services prêt à tourner non-stop dès le lancement. Pour l’instant, Netmarble reste prudent sur la monétisation, mais vu leur historique, je m’attends à voir fleurir invocations de héros à gogo, passes premium et autres coupures d’énergie. Ce qui peut refroidir les puristes du RPG, mais attire souvent une grosse partie de la fanbase gacha.
Pourquoi ces choix ? Parce que le modèle économique d’un tel titre dépend du « churn » ultra-faible : il faut accrocher le joueur… et qu’il revienne. Ça peut marcher si l’exploration du monde offre de vraies raisons de s’investir, que la progression ne coince pas derrière des murs de paiement, et que la collecte de personnages ne devient pas purement frustrante.

Qu’est-ce que ça change pour les joueurs ?
Si vous rêviez d’un vrai RPG d’action, monde ouvert, façon anime sur consoles next-gen comme sur mobile, The Seven Deadly Sins: Origin pourrait être la proposition la plus ambitieuse du genre à ce jour – notamment grâce à son soutien multilingue (12 langues au lancement) et une vraie cohérence visuelle. Mais il faudra surveiller de près les mécaniques gacha et la profondeur de l’exploration : si Netmarble évite l’écueil du « tout pour la collection », ce titre pourrait vraiment élever la barre pour les adaptations d’anime… sinon, on risque un joli skin sur du déjà-vu.
Pour ma part, je garde à l’esprit l’historique du studio et la tendance actuelle des gros free-to-play à noyer les bonnes idées sous le farming répétitif. Mais j’avoue : retrouver Meliodas, Tristan ou Tioreh avec ce niveau de qualité visuelle et une promesse d’exploration libre, ça reste tentant – à condition de ne pas se faire piéger par le modèle économique !
TL;DR – L’essentiel à retenir
- The Seven Deadly Sins: Origin veut mêler grand spectacle anime, RPG open world et recrutement de héros à la Pokémon dans un package next-gen à la Genshin Impact.
- La technique impressionne, le multi-plateforme intrigue, mais le modèle économique (et la profondeur du contenu) devront convaincre au-delà de l’effet « waouh » initial.
- Pour les fans de la licence, l’expérience solo/coop en Nouvelle-Britannia s’annonce comme une belle vitrine… à condition de rester vigilant sur la dérive gacha.

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