Towa and the Guardians of the Sacred Tree : l’action roguelite japonaise qui veut vraiment forger

Rarement un nouveau roguelite 2D a su capter mon attention autant que Towa and the Guardians of the Sacred Tree. Entre la promesse d’un univers visuel dessiné à la main, les influences de l’Asie mystique et un système de progression façon RPG old-school, tout semble cocher les cases de la hype… mais aussi des pièges classiques du genre. Dans un marché saturé de “rogue-whatever”, il est légitime de se demander : Towa est-il vraiment à surveiller, ou juste un joli écran de fumée marketing ?

Towa and the Guardians of the Sacred Tree : entre héritage nippon et ambition roguelite

  • Dualité des Gardiens : Combattre en duo avec des compétences complémentaires pourrait renouveler la formule du roguelite – ou se révéler gadget.
  • Esthétique Brownies inc. : Le studio derrière Fantasy Life et Egglia a déjà prouvé son talent pour l’enrobage mignon et chaleureux, mais peut-il marier ça à un gameplay exigeant ?
  • Village vivant et progression à long terme : Le méta-progression semble promettre plus qu’une simple suite de runs – mais cela tiendra-t-il la distance ou sera-t-on face à un village “hub” générique ?
  • Bande-son par Hitoshi Sakimoto : Un vrai argument pour les fans de RPG japonais, mais la musique fera-t-elle oublier la répétitivité ?
FeatureSpecification
PublisherBandai Namco Entertainment
Release Date19 septembre 2025
GenresAction-aventure, Roguelite, RPG
PlatformsPS5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch, PC

En dévoilant Towa and the Guardians of the Sacred Tree au Summer Game Fest, Bandai Namco et Brownies inc. ont clairement ciblé les fans de jeux d’action-aventure à la sauce RPG japonaise. Mais plus qu’un simple effet “kawaii” ou une énième déclinaison du rogue-lite, la proposition intrigue par sa manière d’entrelacer le système de combat en duo, la progression du village et l’artisanat.

Ce qui me frappe d’entrée, c’est l’héritage de Brownies : ceux qui ont touché à Fantasy Life ou Egglia savent qu’ils savent créer des mondes attachants et des personnages qu’on a envie de suivre. Mais un roguelite, c’est aussi le risque de tomber dans la répétitivité, ou de sacrifier la narration à la génération procédurale. Ici, la narration semble centrale, avec Towa, jeune prêtresse, et ses huit compagnons, dans une lutte contre Magatsu, antagoniste typique du récit initiatique japonais. Reste à voir si la promesse de liens forts avec les villageois et l’évolution du hub central résistera à l’épreuve des runs à répétition.

Le système de combat, qui mise sur la dualité : un gardien épée, un gardien bâton, chacun avec compétences et craft, c’est du déjà-vu… mais pas tant que ça dans les jeux issus de studios japonais à la Brownies. L’idée de forger ses armes et de débloquer des capacités à la fois dans les donjons et dans le village rappelle ce qui se fait de mieux en matière de méta-progression (pensez à Hades ou Children of Morta), mais avec une patte artistique bien plus marquée. Ça peut vraiment fonctionner si le rythme et la variété des runs suivent, et surtout si chaque duo de gardiens change radicalement l’approche des combats.

Un point qui m’intrigue : la promesse de “traverser différentes timelines” et de voir le village évoluer sur plusieurs générations. Là, soit on a un simple changement cosmétique entre runs, soit Brownies va enfin apporter au genre ce sentiment de “legacy” qui manque souvent aux rogue-lites nippons. Je suis curieux de voir si les liens tissés dans le village auront un vrai impact sur le gameplay – ou si cela restera un simple enrobage narratif pour justifier la boucle de jeu.

Et puis, impossible de ne pas mentionner Hitoshi Sakimoto à la composition : l’homme derrière les musiques de Final Fantasy Tactics ou Vagrant Story. Si la bande-son tient ses promesses, elle pourrait bien transcender la répétition inhérente au genre — mais il faudra un réel équilibre entre challenge, narration et ambiance pour éviter de tomber dans le syndrome “beau mais creux”.

Pourquoi ce jeu pourrait faire la différence (ou pas) pour les gamers

Pour les fans de RPG artisanaux, d’univers chaleureux et de progression sur le long terme, Towa and the Guardians of the Sacred Tree coche beaucoup de cases. L’approche “deux gardiens, deux styles” peut donner lieu à des expérimentations de gameplay vraiment rafraîchissantes, surtout si Brownies ose sortir des sentiers battus. Mais la vraie question, c’est : le jeu aura-t-il la profondeur et l’équilibre pour tenir sur la durée, ou va-t-on vite tourner en rond après quelques dizaines de runs ? Et surtout, le gameplay saura-t-il éviter la monotonie qui plombe tant de rogue-lites visuellement séduisants mais ludiquement creux ?

Enfin, il y a le contexte : Bandai Namco capitalise de plus en plus sur des jeux à la direction artistique forte (Ni no Kuni, Tales of), mais n’a pas toujours su éviter le piège des jeux “belle vitrine, contenu léger”. Towa devra donc convaincre sur la longueur, et pas juste au premier coup d’œil.

TL;DR : Un futur coup de cœur, ou simple mirage nippon ?

Si vous aimez les mondes dessinés à la main, les systèmes de progression à tiroirs et la musique qui fait voyager, gardez un œil sur Towa and the Guardians of the Sacred Tree. La patte Brownies inc., le duo de combat, et la promesse d’un village évolutif ont de quoi séduire. Mais il faudra attendre la sortie pour savoir si la magie opère vraiment, ou si ce n’est qu’un bel emballage pour un rogue-lite de plus dans la pile. Personnellement, j’attends de voir si la boucle de gameplay saura tenir la distance… et si le cœur de Shinju Village battra aussi fort que le marketing veut nous le faire croire.

Source: Bandai Namco Entertainment via GamesPress

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