Le travail annoncé sur les relations et les carrières me rassure ; le flou du calendrier me refroidit. Paralives Studio vise les systèmes qui doivent donner envie de retrouver ses Parafolks, et je préfère cette priorité à une livraison précipitée. Mais déplacer une échéance vers « 2027 » laisse les joueurs avec une attente difficile à mesurer. Ma position tient là : ce délai supplémentaire mérite de la patience uniquement si les prochaines versions rendent la simulation plus riche et les outils plus fiables.
2027 concerne la grande mise à jour, avec un calendrier encore ouvert
La première mise à jour majeure était prévue pour le quatrième trimestre 2026, soit entre octobre et décembre. Elle est désormais attendue en 2027, sans date plus précise. Rien ne permet donc de compter sur une sortie dès les premiers mois de l’année. Paralives Studio explique avoir besoin de davantage de temps pour améliorer les systèmes existants et enrichir les activités du Live Mode.
Le chantier réunit quatre axes : amélioration du Live Mode, contenu jouable supplémentaire, corrections du Build Mode et extension du Paramaker. La liste des fonctionnalités reste susceptible d’évoluer. Les compétences, métiers, vêtements et réglages présentés constituent des objectifs de développement ; leur présence dans la feuille de route ne fige ni leur ampleur ni leur livraison.
Ce report concerne une mise à jour gratuite de l’accès anticipé. La version 1.0 conserve son horizon distinct : la fiche Steam estime à environ deux ans le travail nécessaire avant la version complète, avec une durée susceptible de changer. Les animaux, voitures, péniches et outils de création de ville appartiennent à cette vision plus large. Il faut les garder hors du bilan attendu pour cette seule mise à jour.
Live Mode : les relations doivent produire des conséquences
C’est sur le Live Mode que j’attends le plus de ce délai supplémentaire. Les objectifs présentés comprennent deux nouvelles compétences, davantage de métiers, de nouvelles cartes d’histoire et Together Cards, ainsi que des déblocages liés à la progression des relations. Le travail envisagé touche aussi les interactions capables de modifier les émotions et les activités en ville.
Ces ajouts auront de la valeur s’ils se répondent. Une relation qui progresse doit ouvrir des possibilités que l’on use ensuite ; une compétence doit avoir une place dans les journées du foyer ; un métier doit nourrir une progression perceptible. Je jugerai sévèrement une mise à jour qui multiplie les entrées de menus tout en laissant les mêmes routines tourner à vide.
L’économie mérite autant d’attention. Le rééquilibrage prévu vise à rendre l’argent moins facile à obtenir, en retouchant notamment les fonds de départ, la progression des salaires et les prix des objets. Cette direction peut donner davantage de poids aux décisions du foyer. Elle peut aussi allonger artificiellement l’attente entre deux achats si les carrières et les activités ne gagnent pas en intérêt. La cohérence entre ces systèmes comptera davantage qu’un simple durcissement des chiffres.

Pour évaluer la version actuelle, le test utile consiste à suivre un même foyer pendant plusieurs journées de simulation : observer l’autonomie des Parafolks, faire évoluer une relation et une carrière, varier les activités, puis examiner ce qui persiste après un changement de foyer. Cela permet de distinguer les situations que le jeu fait émerger de celles que le joueur doit constamment fabriquer. Une démonstration de la future mise à jour devrait montrer cette continuité, plutôt qu’une succession d’interactions sélectionnées.
Build Mode : préserver une maison vaut plus qu’ajouter des meubles
Le Build Mode possède déjà des arguments concrets : placement sans grille, murs courbes, demi-niveaux, meubles redimensionnables et roue chromatique. Pour un joueur attiré avant tout par la construction, ces outils peuvent justifier de rester investi pendant que le Live Mode évolue. Leur intérêt existe dans la version jouable, indépendamment du calendrier de 2027.
La grande mise à jour doit corriger des problèmes de construction et ajouter du mobilier. En revanche, le détail des bugs ciblés et les objectifs de stabilité restent à préciser. C’est précisément là que je veux voir le studio devenir concret : un catalogue plus fourni compense mal une manipulation peu fiable lorsque l’on consacre une soirée à une maison.
Le bon essai consiste à sauvegarder puis recharger une construction complexe, déplacer des pièces, modifier des murs courbes, changer les niveaux, redimensionner les meubles et remplacer les matériaux. Il faut ensuite vérifier que l’ensemble conserve son état. Une gêne contournable et une erreur qui empêche de poursuivre une construction n’imposent pas le même coût au joueur. Ce critère est plus utile qu’un décompte de nouveaux objets.
La version 0.1.9 du 8 octobre 2026 a intégré Unity 6, avec un gain annoncé pouvant atteindre 15 % de fréquence d’images. C’est un progrès à examiner sur sa propre machine, sans lui faire dire davantage : la fluidité et la fiabilité des constructions demandent des évaluations distinctes. Davantage d’images par seconde ne renseigne pas sur la conservation d’une maison après plusieurs modifications.
Paramaker : des silhouettes plus variées, jusque dans les animations
Le Paramaker dispose déjà d’un curseur de taille intégré, de réglages détaillés du visage et du corps et de la personnalisation des tenues. Les extensions prévues portent notamment sur la masse graisseuse, la musculature, de nouvelles coiffures et de nouveaux vêtements, dont des tenues plus amples. Voilà un chantier qui m’intéresse davantage qu’une galerie de personnages soigneusement choisis : il touche à l’éventail des silhouettes que l’outil permet réellement de créer.

La navigation a déjà évolué. Le patch 0.1.7 du 10 août 2026 a ajouté des filtres pour les vêtements et les coiffures. Le 0.1.8, publié le 24 août, a porté l’affichage jusqu’à quatre colonnes dans le Paramaker et sept dans le Build Mode. Ces changements facilitent l’accès au contenu existant ; ils ne mesurent pas la diversité des corps ou des tenues disponibles.
Pour juger les nouveaux curseurs, je veux voir les mêmes vêtements sur plusieurs morphologies, puis ces personnages en mouvement dans le Live Mode. L’amplitude des réglages, la cohérence des proportions et les éventuelles déformations comptent ensemble. Des contrôles plus fins apporteraient peu de liberté supplémentaire si les combinaisons de vêtements et les animations supportaient mal les silhouettes obtenues.
Les critères qui justifient d’attendre — ou de continuer
Paralives est disponible en accès anticipé sur Steam pour PC Windows et Mac, au tarif observé de 39,99 dollars américains. À ce prix, je recommande l’achat uniquement si la construction, la création de personnages et la simulation déjà disponibles correspondent à l’usage recherché. Les métiers, compétences et options corporelles attendus en 2027 restent une mauvaise base pour décider aujourd’hui.
Pour ceux qui possèdent déjà le jeu, voici les éléments qui donneraient du poids à la prochaine étape :
- Une démonstration suivie du Live Mode, montrant plusieurs journées et les effets durables des relations, compétences et activités.
- Des corrections de construction identifiables, avec des précisions sur les problèmes résolus et leurs conséquences pour les sauvegardes existantes.
- Des essais croisés du Paramaker, associant différentes morphologies, tenues et animations plutôt que des portraits isolés.
- Un calendrier resserré et des notes de version détaillées, pour savoir ce qui arrive effectivement et ce qui reste au programme.
Je peux défendre le choix de prendre plus de temps pour consolider ces systèmes. Je ne défendrai pas une attente entretenue par la seule ampleur de la feuille de route. Mon verdict : si votre motivation principale est la simulation de vie promise, attendez une version jouable qui en démontre la profondeur. Les outils de construction actuels peuvent mériter qu’on reste ; le Live Mode de 2027 doit encore gagner ce droit.





















