Auteur/autrice : finalboss

  • Monster Hunter Stories 3 : comment battre tous les monstres invasifs – Guide des œufs

    Monster Hunter Stories 3 : comment battre tous les monstres invasifs – Guide des œufs

    Pourquoi ces Monstres invasifs m’ont fait galérer (et pourquoi ils valent le coup)

    Après une bonne vingtaine d’heures sur Monster Hunter Stories 3, les Monstres invasifs ont été les premiers combats qui m’ont vraiment bloqué. Je pensais que c’étaient de simples versions « alpha » à bourrer de dégâts… jusqu’à ce que je me fasse rouler dessus plusieurs fois.

    Le déclic est venu quand j’ai compris que chaque Invasive est un puzzle : tu ne cherches pas à le tuer, mais à remplir une condition précise (casser une partie, gagner un Head-to-Head, contrer une attaque…) pour le forcer à fuir et libérer un œuf d’espèce en danger. Sans ça, le combat traîne en longueur et tu perds ton temps.

    Dans ce guide, je te donne pour les 9 Monstres invasifs :

    • Leur emplacement exact et comment y accéder facilement
    • La condition de fuite à remplir (et comment la réussir à coup sûr)
    • Les erreurs que j’ai faites pour t’éviter les mêmes
    • L’œuf obtenu et ce qu’il débloque (quêtes, mutations, exploration)

    Compte environ 1 à 2 heures pour tous les faire si tu es déjà au bon niveau. Sinon, traite-les progressivement au fil de l’histoire.

    Avant de partir : règles communes aux Monstres invasifs

    Ce que j’aurais aimé comprendre dès le début :

    • Ils n’apparaissent que de nuit. Si le nid est vide ou normal, va à un Stand de Caravane et choisis Attendre → Nuit.
    • Tu n’as pas besoin de les tuer, seulement de remplir la condition pour qu’ils se retirent.
    • Repellez-les une fois et tu obtiens l’œuf d’espèce en danger (Rathian, Lagiacrus, Astalos, etc.). Tu pourras revenir plus tard pour les affronter « pour de vrai » si tu veux le challenge.
    • Sur la mini-carte, surveille les petits animaux paniqués (oiseaux, lézards lumineux) : ils te mènent souvent vers le nid invasif.
    • Prends un équipement varié : un marteau, un arc ou gunlance, et au moins un Monstie Feu et un avec Mud Torrent plus tard.

    Maintenant, on passe aux invasifs un par un, dans l’ordre où je les ai affrontés.

    Azuria : Yian Garuga, Plesioth et Seregios

    Invasive Yian Garuga – Briser les pattes pour l’œuf de Rathian

    Où : Azuria Est, sur le chemin principal de la quête histoire « La Princesse de Vermeil », devant un nid de Rathian. Tu ne peux pas le rater.

    La première fois, j’ai essayé de le jouer « normal » : focus tête, queue, combos Kinship… Mauvaise idée. Ce Yian Garuga est niveau 50, et il ne tombera pas avant un bon moment. Pour le repousser maintenant, il suffit de :

    • Te concentrer uniquement sur ses pattes
    • Utiliser de préférence un marteau (blunt) pour les briser plus vite
    • Garder tes PV haut, il tape fort même si tu « rushes » les pattes

    Dès que les deux pattes sont brisées, il bat en retraite automatiquement et tu peux ramasser ton œuf de Rathian dans le nid derrière lui.

    Piège à éviter : ne perds pas de temps à viser la tête ou la queue, ça ne compte pas pour la condition de fuite. Si ton marteau est sous-level, forge au moins une version Azuria avant d’y aller.

    Invasive Plesioth – Casser la tête en Feu pour l’œuf de Lagiacrus

    Où : Azuria, Mirror Lake. Depuis le Stand de Caravane du lac, nage dans le canal étroit au nord pour atteindre une grotte de nid submergé. N’oublie pas : il doit faire nuit.

    Je me suis fait one-shot par son attaque Invasive d’eau la première fois. Le combat est en fait simple si tu respectes la mécanique :

    • Prends un Monstie Feu (Ratha fait très bien l’affaire).
    • Équipe-toi d’une arme Feu (épée, marteau, peu importe tant que c’est Feu).
    • Focus la tête en priorité, pas le corps.
    • Spam tes compétences Feu sur la tête dès que tu peux.

    Si tu ne casses pas la tête à temps, il canalise une énorme attaque d’eau qui peut rayer ton équipe. En revanche, dès que tu brisera sa tête, il s’enfuit et tu récupères un œuf de Lagiacrus.

    Ensuite, en élevant un Lagiacrus jusqu’au rang S dans une zone d’Azuria, tu complètes une quête secondaire et déclenches une mutation de l’écosystème (plus d’œufs spéciaux dans la zone). Ça vaut clairement l’effort.

    Invasive Seregios – Head-to-Head élémentaire pour l’œuf d’Astalos

    Où : Azuria, nord-ouest. Téléporte-toi à Mirror Lake, puis use un Monstie volant pour prendre les courants ascendants et plane vers la grande colline au nord-ouest, là où traînent des lézards lumineux.

    Screenshot from Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection - Goss Hairagy
    Screenshot from Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection – Goss Hairagy

    Celui-là m’a rendu fou, parce que je le tapais dans tous les sens sans comprendre ce qui déclenchait la fuite. Ce qu’il faut :

    • Un marteau avec une attaque de zone (type Perfect Strike) pour survivre aux premiers tours, mais ce n’est pas la clé.
    • Rester en vie quelques tours jusqu’à ce qu’il hurle avec une aura colorée.
    • Au moment de ce hurlement, il déclenche un Head-to-Head spécial.

    Regarde bien la couleur de l’aura du cri, et contre avec le type d’attaque gagnant dans le triangle :

    • Si l’aura évoque un bleu / vitesse → utilise une attaque Technique (verte)
    • Si ça tire vers le rouge / puissance → utilise une attaque Vitesse (bleue)
    • Si ça ressemble à du vert / technique → passe en Puissance (rouge)

    Gagner ce Head-to-Head coloré est la condition de fuite : réussis-le une fois et le Seregios se barre, te laissant un œuf d’Astalos.

    Astuce : prépare un set de compétences où ton Rider et ton Monstie peuvent forcer le type d’attaque (Puissance/Technique/Vitesse) pour ne pas dépendre du hasard.

    Canalta Timberland : Shogun Ceanataur, Nerscylla et Arzuros

    Invasive Shogun Ceanataur – Survivre à ses griffes pour l’œuf de Mizutsune

    Où : Canalta, zone de la Frozen Grotto, dans une grotte cachée derrière une cascade au nord.

    Je me faisais OS par ses griffes tranchantes à chaque tentative, jusqu’à ce que je capte que le but n’est pas de le tuer, mais de lui prouver que ses griffes ne suffisent plus.

    • Ton objectif : augmenter la Défense d’un allié jusqu’au rang L (le maximum affiché) avant qu’il ne lance son attaque Invasive.
    • Utilise un Hunting Horn, des skills de Monsties qui buff Défense, et des objets comme Armorskin.
    • Ne te focalise pas trop sur l’attaque, concentre-toi sur la survie et les buffs.

    Dès que tu atteins le niveau de Défense L sur au moins un membre de l’équipe, l’attaque Invasive échoue à te one-shot, et le Shogun Ceanataur lâche le nid et s’enfuit. Tu récupères alors un œuf de Mizutsune.

    Erreur à éviter : j’ai perdu plusieurs essais en oubliant de rafraîchir les buffs. Sur les combats longs, n’hésite pas à relancer tes compétences de Défense.

    Invasive Nerscylla – Contrer Invasive Death Scissors pour l’œuf de Nargacuga

    Où : Canalta, région de Blessing Hill, à l’est. Utilise un Monstie volant pour franchir la rivière depuis le Stand de Caravane et rejoindre le nid de Nargacuga.

    C’est probablement l’invasive le plus « scripté ». Si tu ne respectes pas la mécanique, tu peux tourner en rond éternellement. Ce qu’il faut ABSOLUMENT :

    • Un Gunlance équipé de Wyvern Fire ou Wyvern Blaze. Sans ça, inutile d’y aller.
    • Patience : le Nerscylla reste invisible la plupart du temps, tu toucheras peu.
    • Surveille le moment où il cible ton Rider avec Invasive Death Scissors.

    Quand tu vois un trait rouge reliant ton perso au Nerscylla, c’est le signal. À ce tour-là, lance Wyvern Fire/Wyvern Blaze :

    • Si tu le fais trop tôt ou trop tard, ça ne compte pas.
    • Si tu le cales exactement pendant Invasive Death Scissors, il prend le coup de plein fouet et fuit instantanément.

    Tu peux alors piller tranquillement l’œuf de Nargacuga. En relâchant plusieurs Nargacuga dans la nature via la restauration d’habitat, tu peux débloquer une sous-espèce, donc garde cet œuf précieusement.

    Invasive Arzuros – Vider son stock de miel pour l’œuf de Canyne

    Où : Canalta, extrême sud de la carte. C’est lié à l’histoire principale, tu tomberas dessus naturellement.

    Le combat ressemble à une bagarre de clan d’ours. L’Invasive Arzuros se buffe avec du miel et invoque régulièrement d’autres Arzuros en renfort. La bonne nouvelle, c’est que la condition de fuite est très simple :

    • Tue systématiquement les Arzuros invoqués dès qu’ils apparaissent.
    • Ne te prends pas trop la tête sur l’élément ou le type d’attaque.
    • Continue jusqu’à ce qu’il n’ait plus de renforts à appeler.

    Une fois son stock de miel vidé et ses renforts épuisés, l’Invasive Arzuros panique et prend la fuite. Tu obtiens un œuf de Canyne, très utile pour la capacité d’exploration Ground Dive qui ouvre de nouveaux passages.

    Tarkuan / Rooko Rocks : Odogaron et Diablos

    Invasive Odogaron – Casser les griffes + Mud Torrent pour l’œuf de Zinogre

    Où : Région de Tarkuan (souvent appelée Rococo/Rooko Rocks), dans un nid de Zinogre perché sur des falaises. Téléporte-toi au Stand de Caravane le plus proche, prends les courants ascendants avec un Monstie volant, puis escalade la paroi avec un Monstie qui peut grimper les murs.

    J’ai perdu plusieurs fois ici parce que je ne remplissais qu’une des deux conditions. Pour le faire fuir, tu dois :

    • Équiper un arc ou un gunlance pour viser précisément ses griffes.
    • Apporter un Monstie (ou un gène) avec la compétence Mud Torrent (Almudron la possède de base).

    Le plan de combat :

    • Phase 1 : Focus les griffes avec ton arc/gunlance jusqu’à les briser.
    • Phase 2 : dès que les griffes sont cassées, enchaîne avec Mud Torrent pour lui infliger l’état Mudbogged (embourbé).

    C’est seulement après avoir à la fois brisé ses griffes et appliqué Mudbogged que l’Odogaron admet sa défaite et s’enfuit. Tu peux alors prendre l’œuf de Zinogre dans le nid.

    Astuce : ne lance pas Mud Torrent trop tôt. Si tu l’appliques avant d’avoir cassé les griffes, tu devras généralement le relancer après, ce qui rallonge le combat pour rien.

    Invasive Diablos – Le « whack-a-mole » au Meteor Hammer pour l’œuf de Tigrex

    Où : Tarkuan, bordure sud de la carte, derrière une chaîne de montagnes. Tu peux soit suivre un petit chemin qui passe derrière, soit directement planer par-dessus avec un Monstie volant.

    Ce combat est presque un mini-jeu. Le Diablos passe son temps à s’enterrer et ressortir, et la condition de fuite repose sur un timing précis avec une compétence spécifique :

    • Il te faut un marteau avec la compétence Meteor Hammer.
    • Quand le Diablos s’enterre, trois trous apparaissent.
    • Il ressortira d’un de ces trous, mais jamais deux fois du même d’affilée.

    Ton but est de le taper avec Meteor Hammer au moment où il sort. Concrètement :

    • Tour où il est enterré : cible un des trous avec Meteor Hammer.
    • Si tu rates, change de trou la fois suivante en te souvenant qu’il ne peut pas reprendre le même.
    • Quand enfin tu le touches en sortant, le Diablos est sonné moralement et prend la fuite.

    Ton prix : un œuf de Tigrex, excellent pour un Monstie agressif à intégrer dans tes builds offensifs.

    Serathis : Invasive Khezu, le dernier test

    Invasive Khezu – Kinship timing pour l’œuf de Barioth

    Où : Région de Serathis. C’est le seul Invasive du coin, caché dans une alcôve au nord-est, au bout d’une série de glaciers à franchir par sauts. Cherche les gelées roses flottantes en fond de décor, tu es sur la bonne voie.

    C’est un combat basé sur la gestion du Kinship et la lecture de ses patterns :

    • Le Khezu utilise surtout des attaques Techniques (vertes) en état normal.
    • Quand il s’énerve, il passe en attaques Puissance (rouges).
    • Il peut paralyser facilement ton équipe, donc prévois des objets anti-paralysie.

    Ta priorité est de gagner un maximum de Head-to-Heads pour remplir ta jauge de Lien (Kinship). Dès que tu la remplis, garde ton ulti sous le coude.

    À un moment, le Khezu utilise une compétence appelée « Apprentissage Terminé » (Learning Complete) et commence à préparer son attaque Invasive ultime. C’est là que beaucoup de gens se font surprendre.

    Dès que tu vois « Apprentissage Terminé » :

    • Vérifie que ta jauge de Kinship est pleine. Si ce n’est pas le cas, tu risques de devoir encaisser son ulti.
    • Au tour suivant, lance immédiatement ton skill de Kinship (Rider + Monstie fusionnés).
    • Si tu le fais avant qu’il ne déclenche son attaque Invasive, tu la contres et l’interromps.

    Humilié de s’être fait couper en plein « chef-d’œuvre », le Khezu prend la fuite et te laisse un œuf de Barioth dans le nid. Un excellent Monstie glace pour les zones volcaniques et certains combats de fin de jeu.

    Après les 9 Invasifs : ce que ça débloque vraiment

    Une fois les neuf Monstres invasifs repoussés, tu auras :

    • Les œufs rares de Rathian, Lagiacrus, Astalos, Mizutsune, Nargacuga, Canyne, Zinogre, Tigrex et Barioth.
    • L’accès à plus de capacités d’exploration (Ground Dive avec Canyne, meilleures montures pour vol/escalade, etc.).
    • De nouvelles mutations d’écosystèmes via la restauration d’habitat, avec plus de chances de trouver des œufs alternatifs et dual-éléments.
    • Des options supplémentaires pour des builds de Monsties optimisés grâce aux gènes de ces espèces en danger.

    De mon côté, c’est vraiment à ce moment-là que ma partie a changé de rythme : moins de farm aléatoire, plus de ciblage précis des œufs et gènes dont j’avais besoin. Une fois que tu vois ces combats comme des énigmes à résoudre plutôt que comme des murs de stats, ils deviennent même plutôt fun.

    Si tu suis les conditions que je détaille pour chaque Invasive, tu devrais pouvoir enchaîner ces neuf combats sans y laisser ta santé mentale – et avec une écurie de Monsties rare prêt à tout casser.

  • Sakatsuku 2026 m’a mis une claque : champion du Japon, mais totalement largué en Asie

    Sakatsuku 2026 m’a mis une claque : champion du Japon, mais totalement largué en Asie

    Pourquoi je suis tombé aussi profond dans Sakatsuku 2026

    Je joue aux jeux de management de foot depuis assez longtemps pour avoir connu l’époque où « mode 2D » voulait dire des ronds qui se rentrent dedans. Championship Manager sur PC, les vieux Pro Soccer Club o Tsukurou! sur PS2, des centaines d’heures sur Football Manager… Bref, je suis exactement le genre de taré qui peut passer une soirée entière à optimiser un entraînement de latéral gauche remplaçant.

    Du coup, quand Sakatsuku 2026 est sorti, j’ai plongé. Sur PS5 d’abord, puis en mode nomade sur mobile parce que je ne savais pas m’arrêter. Et très vite, j’ai compris que ce n’était pas juste un petit jeu de gestion sympa : c’est un titre qui flatte ton ego de tacticien, avant de t’écraser avec une brutalité d’autant plus violente que tu te croyais intouchable.

    Mon club, c’est Léone Tokyo, un club entièrement original que j’ai monté de zéro. Trois saisons. Trois montées. J3 invaincu, J2 invaincu, J1 champion dès la première saison dans l’élite. Sur le papier, c’est l’arc héroïque parfait. Mais cette troisième année, celle dont je vais parler ici, m’a aussi rappelé une vérité bien crade : je n’avais aucune idée de ce que je faisais à l’échelle continentale.

    Et c’est là que Sakatsuku 2026 est brillant, injuste, et franchement un peu sadique.

    L’ivresse de la toute-puissance : J3, J2, puis J1 comme une formalité

    La base du scénario, elle est connue chez pas mal de joueurs de Sakatsuku 2026 : tu pars en J3, tu trouves une tactique pétée, tu recrutes deux-trois monstres, et soudain tu roules sur tout le monde.

    Avec Léone Tokyo, ça a été exactement ça :

    • Année 1 : J3 – Saison invaincue, montée tranquille, le jeu qui me chuchote à l’oreille que je suis un génie.
    • Année 2 : J2 – De nouveau invaincu. Là, on n’est plus sur du chuchotement, c’est le jeu qui me hurle « meilleur coach du Japon ».
    • Année 3 : J1 – Relativement même scénario. Série de victoires dès le début, attaque en feu, et au final… titre de champion du Japon pour la première saison dans l’élite.

    Ce qui rend cette ascension encore plus absurde, c’est que je ne l’ai pas fait avec une tactique ultra équilibrée, « réaliste » façon FM. Non. J’ai délibérément choisi la voie dégénérée : trois milieux offensifs alignés comme des porcs, une équipe construite pour marquer plus que l’adversaire et basta.

    Et ça marchait. Ridiculement bien. Les défenses de J3 et J2 n’avaient aucune réponse. En J1, ça a un peu plus serré, mais la qualité individuelle a compensé : ma ligne offensive, c’était Antanshen, Vardy et Haaland. Script d’anime footballistique, rien que ça.

    Le plus drôle (ou inquiétant), c’est à quel point le jeu t’encourage dans cette direction. Tant que tu restes sur la scène nationale, Sakatsuku 2026 te récompense pour ton audace. Tu marques des buts par wagons, tu empiles les trophées, tu construis un stade de 15 000 places à peine assez grand pour contenir ton ego. Et honnêtement, j’adorais ça.

    La drogue dure des trois milieux offensifs : beau jeu ou exploit de game design ?

    Parlons franchement : ma tactique à trois milieux offensifs, c’est borderline exploiter le jeu. Mais c’est exactement ce que les grands jeux de management réussissent : te donner un outil tellement satisfaisant que tu sais qu’il est un peu abusé, mais tu l’assumes.

    J’ai placé Antanshen en faux neuf/10 avancé, avec une liberté presque totale. C’est littéralement devenu « mon idole » in-game : le mec qui claque l’équivalent de plus de 30 buts sur la saison, toujours là pour te sortir du trou à la 88e. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai pensé arrêter une session et où il m’a fait rester pour « juste un match de plus ».

    Autour de lui, Vardy et Haaland en déclencheurs de pressing et de courses en profondeur. Sur le papier, c’est n’importe quoi. Dans le moteur de match de Sakatsuku 2026, ça devient une machine à broyer les défenses japonaises. Tu as cette impression malsaine de tout contrôler : le tempo, les espaces, l’usure mentale de l’IA.

    Et le jeu te renforce dans ce choix : les stats avancent, les supporters explosent, les objectifs du club sont pulvérisés. Tu te dis que tu as « compris » Sakatsuku 2026. Que tu as craqué le code.

    Sauf que non. En fait, tu es en train de creuser ta propre tombe pour la suite.

    Le piège du succès : la qualification asiatique surprise qui te fracasse

    Le tournant, il ne vient même pas du championnat. En J1, malgré quelques trous d’air, Léone Tokyo tient la route, et on finit champions. Le vrai déclic, c’est la Coupe de la Ligue (Levain Cup).

    Cover art for Sakatsuku: Pro Soccer Club wo Tsukurou!
    Cover art for Sakatsuku: Pro Soccer Club wo Tsukurou!

    Je la jouais presque en mode « bonus » : rotation, quelques paris tactiques, mais sans y mettre toute mon âme. Sauf que match après match, les choses s’emboîtent. On tape des clubs installés comme Kashiwa, Machida, FC Tokyo, en utilisant intelligemment le turnover. Et là, contre toute attente… on gagne la coupe.

    Et c’est là que Sakatsuku 2026 te sort sa carte piège : qualification pour la compétition asiatique.

    Sur le moment, j’étais comme un enfant : « Let’s go, on va dominer l’Asie avec ma dream team à trois milieux offensifs ! » Sauf que personne ne m’avait vraiment préparé à ce que ça implique dans ce jeu : un calendrier infernal, des déplacements, des matches qui s’enchaînent tous les trois jours, et un effectif qui n’avait jamais été pensé pour ça.

    Résultat ? Là où je me sentais maître du Japon, je me suis fait atomiser au niveau continental. Le club finit « seulement » finaliste de l’Asia Club Championship, ce qui sur le papier est énorme pour une première participation… mais la manière, c’est autre chose :

    • Mon incroyable série d’invincibilité nationale (en gros deux ans sans défaite) explose lors d’une rencontre internationale.
    • Les joueurs clés enchaînent fatigue, baisses de forme, blessures légères mais permanentes.
    • Je me rends compte trop tard que mon plan de jeu ne tient pas physiquement sur un calendrier à quatre compétitions.

    Et c’est là que j’ai commencé à en vouloir au jeu, mais aussi à moi-même. Sakatsuku 2026 ne te prend pas par la main : il ne te dit pas « attention, tu vas le payer très cher », il te laisse t’écraser tout seul.

    Quand Haaland tombe malade et que le château de cartes s’effondre

    Le symbole de cette saison, pour moi, ça reste Haaland. Pendant des mois, il a fait partie de cette avant-garde destructrice. Et puis la fatigue a commencé à s’accumuler, les matches à l’autre bout de l’Asie, l’absence de vraie rotation, un staff médical encore un peu cheap parce que j’avais priorisé les transferts et le stade…

    Le jeu ne donne pas forcément des dates hyper précises, mais la sensation était claire : Haaland était constamment « pas à 100 % ». Petites blessures, méforme, indisponible pour des matches clés. Et quand tu as construit tout ton gameplan autour d’un trio, perdre une de ces pièces au pire moment te renvoie à ta propre bêtise.

    Je me suis vu aligner des remplaçants que je n’avais jamais vraiment intégrés au projet tactique. J’ai bricolé des formations plus prudentes, mais trop tard. En championnat, la marge d’avance était suffisante pour tenir. En Asie, face à des clubs mieux structurés, avec des effectifs pensés pour ce niveau… je me suis pris des leçons.

    Le pire, c’est cette finale continentale. Sur le CV de Léone Tokyo, ça restera Vice-champion d’Asie. Mais dans ma tête, c’est surtout le match où j’ai compris que j’étais un manager national, pas encore international.

    Le vrai boss de Sakatsuku 2026 n’est pas sur le terrain : c’est la fatigue

    On va être clairs : Sakatsuku 2026 a un fétichisme pour les calendriers surchargés. Ça rappelle un peu ces jeux-service où tout est fait pour que tu te connectes tous les jours, sauf qu’ici, c’est déguisé en réalité du foot moderne.

    Quand tu ajoutes :

    • Championnat (J1),
    • Coupe nationale,
    • Levain Cup,
    • Compétition asiatique,

    tu te retrouves avec une saison où tu passes plus de temps à jongler avec les jauges de condition qu’à réfléchir au jeu lui-même. Et c’est là que j’ai une critique assez violente à formuler : par moments, Sakatsuku 2026 confond profondeur et surcharge.

    Gérer la fatigue, c’est logique, réaliste, intéressant même. Mais quand ton expérience de jeu devient un endless runner de « est-ce que ce joueur est à 92 % ou 87 % de forme », tu perds une partie de ce qui fait la magie du management : la construction à long terme, la cohérence de ton identité de jeu.

    Et pourtant… c’est aussi là que le jeu est le plus honnête. Parce que la réalité, c’est que mon Léone Tokyo était mal géré. J’ai mis tout mon budget dans les stars offensives, dans le stade qui passe à 15 000 places, dans le clinquant. J’ai retardé les investissements dans :

    • La profondeur de banc,
    • Le staff médical,
    • La rotation pensée dès la pré-saison,
    • Le développement de profils polyvalents.

    Résultat, dès que le jeu a cessé de me laisser jouer en mode « fantasy football » et m’a projeté dans un calendrier à la Liverpool 2021, tout s’est fissuré. Sakatsuku 2026 ne m’a pas « trahi » : il m’a simplement montré que j’avais construit un château de cartes dopé au talent individuel.

    Le syndrome de la montée express : on est tous en train de reproduire la même erreur

    Ce qui est frappant, quand tu discutes avec d’autres joueurs ou que tu regardes des play diaries de Sakatsuku 2026, c’est que je ne suis pas un cas isolé. Des clubs comme « Forte Kagoshima » qui gagnent la J1 au bout de six ans après une remontée éclair, « Avanzare » qui enchaîne trois titres, J3 et J2 invaincus, J1 gagnée à la différence de buts… c’est quasiment un métagame : tout le monde rush la montée, tout le monde abuse de tactiques ultra offensives, et tout le monde se fait surprendre par le step continental.

    En un sens, c’est un compliment pour le jeu : il est suffisamment permissif au début pour te laisser construire ton mythe. Mais ensuite, il te demande d’assumer les conséquences de cette success story accélérée :

    • Stade à peine aux normes,
    • Infrastructures en retard,
    • Effectif calibré pour la J1, pas pour l’Asie,
    • Manager (toi) sans expérience du multi-compétition.

    C’est exactement ce qui m’est arrivé avec Léone Tokyo : champion du Japon, vainqueur de la Levain Cup, finaliste d’Asie… mais structurellement fragile. Le ver était dans le fruit depuis longtemps, je refusais juste de le voir parce que les résultats nationaux masquaient tout.

    Là où Sakatsuku 2026 est génial… et là où il me fait lever les yeux au ciel

    Je ne vais pas faire semblant d’être neutre : je suis accro à Sakatsuku 2026. Cette troisième saison avec Léone Tokyo, malgré la frustration, reste une de mes meilleures expériences de management depuis longtemps. Quelques points où le jeu touche juste :

    • La sensation de progression : passer de J3 à champion de J1 en trois ans, ça nourrit un ego de manager comme peu de jeux le font.
    • La personnalité des joueurs : Antanshen est devenu plus qu’un nom sur une carte, c’était mon talisman. Quand il marquait, j’avais un vrai shoot de dopamine.
    • La punition à retardement : le jeu ne t’emmerde pas dès le début avec des contraintes ultra lourdes. Il te laisse te noyer plus tard, ce qui rend l’apprentissage plus marquant.

    Mais il y a aussi des choix de design qui me gonflent :

    • Le fétichisme du calendrier : parfois, ça ressemble plus à un simulateur d’épuisement qu’à un simulateur de foot.
    • L’absence de vrais warnings systémiques : le jeu pourrait mieux signaler quand tu entres dans une zone rouge (surcharge de matches, infrastructures insuffisantes) au lieu de tout laisser péter d’un coup.
    • Le côté « exploitable » de certaines tactiques au niveau domestique, qui fausse un peu ta perception de ton propre niveau avant le step up asiatique.

    Pour autant, je préfère mille fois ça à un jeu qui nivelle tout vers le milieu. Ça pique, mais au moins ça pique pour de vraies raisons.

    Ce que cette saison a changé dans ma façon de jouer

    Après cette troisième année, je ne joue plus du tout Sakatsuku 2026 de la même manière. Léone Tokyo m’a servi de crash-test grandeur nature. Concrètement, ça a changé quoi ?

    • Je pense « effectif » avant de penser « onze type ». Si ta tactique ne laisse aucune place à un vrai turnover, elle est morte à moyen terme.
    • Je construis mon staff comme une arme : médical, préparation physique, tout ce que j’ai négligé avant est devenu prioritaire.
    • Je regarde les compétitions à venir dès la saison précédente. En gros, « est-ce que je peux assumer une qualification asiatique ? », au lieu de foncer tête baissée.
    • Je ne me laisse plus aveugler par une série d’invincibilité. Deux ans sans perdre, c’est beau, mais ça ne veut pas dire que tu es prêt pour le niveau suivant.

    Et, surtout, je ne fais plus confiance aveuglément à mon trio offensif pour sauver ma peau. Antanshen restera mon chouchou, mais si je dois sacrifier quelques buts pour gagner en robustesse sur une saison à 60 matches, je le ferai. La beauté, dans Sakatsuku 2026, c’est que le jeu est assez profond pour que ces ajustements aient du sens.

    Cap sur le « monde » : prêt à refaire les mêmes conneries à l’étranger ?

    Cette saison 3 marque aussi la fin de mon « arc Japon » avec Léone Tokyo. La suite logique, c’est la bascule vers l’étranger : aller tester mes nerfs dans les grands championnats mondiaux, viser un jour un Mondial des clubs avec ce club que j’ai vu naître en J3.

    Et je sais très bien ce qui va se passer : je vais recommencer certaines erreurs. Parce que je suis ce genre de joueur : dès que je vois une ouverture pour tenter une tactique offensive absurde, je me jette dedans. Mais cette fois, j’aurai la cicatrice de cette campagne asiatique ratée pour me rappeler que le sprint n’est pas suffisant dans un marathon.

    Si Sakatsuku 2026 m’a appris quelque chose, c’est ça : les jeux de management sont les seuls jeux où perdre de la « bonne » façon peut être plus satisfaisant que gagner sans réfléchir. Mon J1 remporté avec Léone Tokyo, je suis fier de l’avoir fait. Mais, paradoxalement, c’est la claque prise en Asie et la fin de ma série d’invincibilité qui me restent le plus en tête.

    Alors oui, le jeu abuse parfois du calendrier, oui, il laisse trop de tactiques dégénérées prospérer au niveau domestique. Mais au final, il m’a fait ressentir quelque chose qu’aucun tableau de stats ne peut offrir : le poids réel d’une saison trop bien réussie, trop vite.

    Et rien que pour ça, la prochaine fois que je verrai une qualification continentale clignoter dans le menu, je ne la prendrai plus comme un simple badge de prestige. Je la verrai comme ce qu’elle est vraiment dans Sakatsuku 2026 : une promesse de souffrance, mais aussi l’opportunité de devenir enfin un vrai manager, pas juste un spammeur de trois milieux offensifs.

  • Revenir sur SWTOR après 8 ans d’absence : la claque de nostalgie… et les mêmes vieux problèmes

    Revenir sur SWTOR après 8 ans d’absence : la claque de nostalgie… et les mêmes vieux problèmes

    Pourquoi je suis revenu sur SWTOR après avoir juré que c’était fini

    Je vais être honnête : je pensais avoir enterré Star Wars: The Old Republic depuis longtemps. J’ai grandi avec les Knights of the Old Republic de BioWare, j’ai poncé le premier KOTOR au point de connaître certaines lignes de dialogue par cœur, un peu comme je connais encore les routines d’horaires des PNJ dans Shenmue. SWTOR, je l’ai vécu à la sortie, j’y ai passé des centaines d’heures, j’ai fait mes histoires de classe en mode no-life… puis vers le milieu des années 2010, j’ai décroché. Trop d’MMO, trop de time sink, trop de compromis “jeu-service” pour un univers que je voulais vivre comme un RPG solo.

    Et puis là, approchant du 15e anniversaire de SWTOR, j’ai craqué. Une promo, un soir de faiblesse, deux potes qui me disent : “Mais reviens, l’histoire est devenue complètement folle avec Malgus et compagnie.” Résultat : je me retrouve à réinstaller le client, huit ans après ma dernière déco, en me disant que je vais juste faire un tour nostalgique sur Hutta et désinstaller ensuite.

    Ce qui s’est passé n’a rien d’un “petit tour”. J’ai rattrapé quasiment huit ans de contenu en mode binge-watching interactif, j’ai replongé tête la première dans la narration, j’ai redécouvert pourquoi l’Ancienne République est encore la meilleure période Star Wars… et j’ai aussi repris en pleine tronche tout ce qui me fatigue dans les vieux MMO : interfaces paresseuses, systèmes grindiques, monétisation envahissante, PvP sous perfusion. SWTOR, en 2026, c’est toujours un grand RPG Star Wars coincé dans un costume d’MMO qui lui va deux tailles trop petit.

    La première gifle : Hutta, la quête débile… et la nostalgie qui explose au visage

    Ma vraie claque, ça ne vient même pas des nouvelles histoires. Ça vient du tout premier login. Je relance mon Chasseur de Primes, j’apparais sur Hutta devant les marécages huileux… et la mémoire musculaire reprend le dessus. Sans regarder mes touches, je me remets à bourrer mes anciennes compétences, à sauter de couvert en couvert, à cliquer sur un droïde qui n’a pas été dépoussiéré depuis une décennie.

    Et là, je retombe sur une vieille quête pour Nem’ro le Hutt : aller intimider un pauvre type dans une raffinerie crasseuse, au milieu des vapeurs toxiques. Objectivement, c’est une mission ultra basique. Va à A, parle à B, frappe C. Mais le combo musique, ambiance sonore, doublage intégral et mise en scène façon KOTOR m’a frappé fort. J’ai senti exactement la même chose que la première fois que j’ai posé le pied à Taris dans KOTOR : ce sentiment d’être dans un Star Wars qui n’essaie pas juste de copier les films, mais qui ose développer son propre ton.

    C’est là que je me suis souvenu d’un truc fondamental : SWTOR n’a jamais été “juste un MMO”. C’est le KOTOR 3, 4, 5 et 6 qu’on n’a jamais officiellement eus. Et c’est pour ça que malgré toutes ses casseroles, ce jeu refuse de mourir – et que je reviens huit ans plus tard comme un con, sourire aux lèvres, en lançant des missiles sur des mercenaires de bas étage.

    Huit ans de scénario d’un coup : Darth Malgus, Mandos, Dantooine et la preuve que la flamme est toujours là

    Une fois le choc passé, j’ai attaqué le vrai morceau : rattraper toute l’histoire que j’avais manquée. Les extensions, les arcs avec Darth Malgus qui refuse décidément de rester un simple boss de début de jeu, la montée en puissance des Mandaloriens, les nouvelles planètes, les intrigues autour de Darth Nul, jusqu’aux derniers contenus comme la refonte de Dantooine avec l’update “Pursuit of Ruin” et la préparation des gros morceaux qui arrivent pour la 7.8.1 et l’énorme 8.0 annoncée.

    J’ai enchaîné les chapitres comme une série Netflix. Quand Broadsword tease une “Master’s Enigma” qui continue à lier Mandaloriens, Darth Nul et contacts mystérieux façon Darth Jadus, je lève un sourcil – pas parce que j’y crois pas, mais parce qu’on voit bien que l’équipe sait que la seule vraie colonne vertébrale du jeu, c’est la narration. À chaque nouveau patch, il y a un fil rouge scénaristique : Legacy of the Sith, la traque de Malgus, les Galactic Threads… SWTOR survit par son histoire, point.

    Screenshot from Star Wars: The Old Republic - Onslaught
    Screenshot from Star Wars: The Old Republic – Onslaught

    Et je ne parle même pas de la qualité globale de l’écriture. Non, ce n’est pas parfait, oui, parfois ça se perd dans le soap space-opera, mais franchement ? Ça tient la route bien mieux que la moitié des productions Star Wars modernes. Certaines scènes avec Malgus ont plus de poids que tout ce qu’on a vu dans certains films récents. Quand tu le retrouves après toutes ces années, avec ce mélange de fan-service et de vraie évolution du personnage, tu sens que les scénaristes ont aussi un passif de joueurs KOTOR qui veulent faire les choses bien.

    Il y a aussi des petites pépites plus discrètes : des recrues qui commentent l’état de la galaxie, des choix moraux qui reviennent te mordre des heures plus tard, des romances traitées avec plus de respect que dans bien des AAA “cinématiques”. Même les ajouts plus légers comme les “Date Night” (ces missions orientées autour de tes relations) montrent que l’équipe a compris que sa valeur ajoutée, ce n’est pas de concurrencer le raid design de World of Warcraft, mais d’être le meilleur RPG Star Wars jouable aujourd’hui.

    Le problème, c’est que SWTOR reste prisonnier de son squelette d’MMO 2011

    Le drame, c’est que tout ce potentiel narratif reste enfoui sous des couches et des couches de design MMO daté. Après huit ans d’absence, certains trucs m’ont sauté à la gorge comme jamais.

    • Le système d’équipement est toujours un cauchemar pour qui veut juste jouer l’histoire. Entre les niveaux d’item, les modules, les ensembles, les vendors obscurs, les “cristaux” qui changent tous les trois patches, on sent un jeu qui refuse d’assumer qu’une grosse partie de ses joueurs s’en fout royalement du min-max.
    • L’interface est fonctionnelle mais rigide, pensée pour un autre temps. On trafique encore ses barres de sorts comme en 2012, avec mille micro-icônes, là où d’autres MMO ont compris qu’il fallait simplifier, contextualiser, moderniser l’UX.
    • La monétisation envahit tout. Cartel Market partout, armures incroyables planquées derrière des packs RNG, 60-day packs, bundles, promotions permanentes. On est en 2026, et SWTOR ressemble encore trop à un free-to-play F2P “old school” qui a peur de laisser respirer les joueurs abonnés.
    • Le PvP et certaines activités de groupe sentent le recyclage. Nouveau “season” de temps en temps, quelques carottes cosmétiques, mais mécaniquement, on tourne en rond. Quand on vient de FFXIV ou d’autres MMO plus modernes, ça pique.

    Je le dis franchement : j’en ai marre que chaque fois que je reviens pour l’histoire, on essaie de me forcer à jouer un endgame qui ne m’intéresse pas. SWTOR a aujourd’hui plus à voir avec un RPG épisodique qu’avec un vrai thème-park MMO compétitif, mais une partie de son design fait encore semblant que nous sommes en 2011, dans la grande course au raid et au gearscore.

    Le pire, c’est quand ces vieux réflexes viennent parasiter la narration. Genre ce chapitre hyper tendu où tu poursuis Malgus ou tu gères une crise politique majeure… et soudain on te bloque derrière un palier de gear recommandé ou un boss tuning façon sac à PV, juste pour rallonger artificiellement la durée de vie. Là, c’est du foutage de gueule. Tu ne peux pas vendre ton jeu comme un RPG scénarisé et traiter les moments-clés comme de vulgaires checkpoints de MMO lambda.

    Cover art for Star Wars: The Old Republic - Onslaught
    Cover art for Star Wars: The Old Republic – Onslaught

    “Mais c’est un MMO, c’est normal” : l’argument qui ne tient plus

    Je vois déjà l’objection : “C’est un MMO, c’est normal qu’il y ait du grind, des systèmes, des seasons, etc.” Sauf que non, plus en 2026. On a vu ce que FFXIV a fait : un MMO qui assume d’être aussi un JRPG solo gigantesque, qui simplifie sans cesse ses systèmes pour que le plus grand nombre puisse suivre l’histoire sans devoir lire un wiki de 40 pages. On a vu Guild Wars 2 moderniser ses systèmes de build, ses récompenses, sa verticalité de gear. On a vu même des jeux comme Destiny 2 revoir plusieurs fois leurs couches de grind pour ne pas perdre les joueurs “casual narratifs”.

    SWTOR, lui, veut continuer à cocheter toutes les cases : raids, PvP classé, Galactic Seasons, events, farm de réputation, housing, etc. Sur le papier, c’est cool. En pratique, ça dilue les ressources et ça laisse l’impression d’un jeu qui fait tout à moitié, sauf l’histoire.

    Et c’est là où je me fâche un peu : ce n’est pas grave, en 2026, de dire “On est avant tout un RPG Star Wars online avec du coop et du social”. Cesser de courir après les MMO plus modernes ne serait pas un aveu de faiblesse, ce serait un positionnement clair. Au lieu de ça, on a régulièrement des systèmes ajoutés ou rafistolés parce qu’il “faut” une nouvelle saison de PvP, “faut” un nouveau grind, “faut” justifier le business model. Résultat : les gens comme moi, qui reviennent surtout pour Malgus, les Mandos et le prochain arc, se sentent constamment parasités par un jeu-service qui ne leur parle plus.

    Ce que SWTOR fait encore mieux que presque tout le monde

    Malgré tout ça, il y a une raison pour laquelle je ne peux pas lâcher SWTOR complètement : quand il fait ce qu’il sait faire, il est presque intouchable.

    • Le doublage intégral et la mise en scène des quêtes principales donnent encore une leçon à beaucoup de jeux “AAA cinématiques”. C’est simple : tu peux jouer SWTOR comme un pur RPG solo, surtout aujourd’hui avec le mode histoire qui te roule du contenu sans que tu aies besoin d’être hardcore.
    • Les destins de tes persos et les ramifications de tes choix, cumulés à travers les extensions, finissent par créer une sorte de “saga personnelle” qui met à l’amende pas mal de tentatives de “jeu à choix” plus récentes.
    • L’univers de l’Ancienne République reste d’une richesse folle. Voir comment les développeurs recasent des éléments de KOTOR, des vieux comics, des références plus obscures, sans tomber dans le fan-service creux, ça fait du bien. Quand tu croises un écho de Revan ou une réinterprétation d’un ordre Sith oublié, tu sens que le lore est travaillé.
    • Les nouveaux contenus comme Dantooine “revisitée” ou les arcs autour de Darth Nul montrent que le jeu n’est pas juste en mode maintenance : il y a de vraies idées de SF, de l’expérimentation visuelle, des boss qui essaient autre chose que “trois phases et des AoE au sol”.

    Je reviens aussi parce que SWTOR me permet quelque chose que très peu de jeux me donnent : vivre un Star Wars où je ne suis pas condamné à être un énième clone de Luke, Rey ou Anakin. Je peux être un agent impérial cynique, un Jedi borderline, un chasseur de primes qui oscille entre business et idéalisme. C’est cette liberté de ton qui m’avait marqué à l’époque KOTOR, et qui survit encore aujourd’hui dans SWTOR.

    À l’approche des 15 ans : le moment ou jamais d’assumer ce que le jeu est vraiment

    Le timing de mon retour n’est pas anodin. On se rapproche des 15 ans de SWTOR, en décembre 2026. Broadsword tease déjà un gros update 8.0, la conclusion de certains arcs avec la 7.9, des seasons à rallonge, des festivals saisonniers, la totale. Mais au-delà des features, c’est le moment décisif : soit SWTOR assume sa seconde vie comme RPG narratif culte, soit il va continuer à s’épuiser à faire semblant d’être un MMO “complet” qu’il n’a plus les moyens d’être.

    Ce que j’aimerais voir pour ce cap symbolique :

    • Un mode “RPG pur” assumé : tu coches une option, le jeu te met un chemin critique clean, te file du stuff suffisant automatiquement, te cale la difficulté pour que tu puisses enchaîner les chapitres sans te soucier d’optimisation. L’objectif : permettre aux gens de vivre la saga entière comme une énorme campagne solo coopérative.
    • Une simplification des systèmes obsolètes : arrêter de patcher par-dessus des couches de design mortes. Mieux vaut couper du gras que d’ajouter une nouvelle devise saisonnière tous les six mois.
    • Une monétisation moins agressive côté cosmétique : je suis prêt à payer un abonnement pour soutenir un jeu que j’aime, mais je ne veux plus avoir l’impression d’être dans un catalogue de skins en permanence. Qu’ils réservent le gacha et les packs RNG à ceux qui kiffent ça, et qu’ils offrent plus de chemins clairs pour débloquer des looks cools en jouant normalement.
    • Un vrai focus sur la conclusion et la continuité des arcs narratifs : si on me dit que 7.9 et 8.0 sont la grande conclusion de Legacy of the Sith et de certains fils rouges, je veux des fins mémorables, pas trois cinématiques et un boss recyclé. SWTOR a les moyens de conclure dignement une “saison” narrative, sans forcément tuer le jeu derrière.

    Parce que soyons clairs : personne n’attend que SWTOR redevienne soudainement “le plus grand MMO du marché”. Ce que les vétérans comme moi espèrent, c’est qu’il devienne le meilleur endroit où vivre une grande saga Star Wars interactive, avec nos persos qui traînent là depuis 2011, 2012, 2013. Ces persos, c’est un peu nos avatars de jeunesse. Les voir encore évoluer en 2026, c’est un privilège… à condition que le jeu arrête de leur mettre des boulets aux pieds.

    Mon pacte avec SWTOR : je reviens pour l’histoire, pas pour les chaînes

    Après ces huit ans de pause et ce binge monumental, mon rapport à SWTOR a changé. Avant, j’essayais de le traiter comme mon MMO principal, d’être “à jour”, de suivre le gear, de faire un peu de tout. Aujourd’hui, je n’en ai plus rien à faire. SWTOR est devenu mon “gros RPG Star Wars offline… qui se trouve être en ligne”. Je m’abonne un ou deux mois, je rattrape l’histoire, je savoure les nouvelles cinématiques, je fais deux-trois activités annexes qui m’amusent… et je repars.

    Et c’est peut-être ça, la prochaine vie de SWTOR : un jeu qu’on traite comme une série à laquelle on revient chaque année pour une nouvelle saison, plutôt qu’un second boulot à entretenir tous les jours. Si Broadsword l’accepte et aligne son design sur cette réalité, le jeu peut tranquillement fêter ses 20 ans. S’ils continuent à faire semblant qu’on est tous là pour grinder des seasons de PvP et optimiser notre parse sur le dernier boss tactique, ils vont perdre encore plus de monde.

    Je n’ai plus la patience de tout excuser sous prétexte que “c’est un vieux MMO”. Mais je n’ai pas non plus envie de faire l’enterrement de SWTOR, parce que quand le jeu arrête de se tirer une balle dans le pied et me laisse juste vivre mon histoire, c’est toujours un des meilleurs trips de fan de Star Wars que je puisse m’offrir. Et ça, peu de licences peuvent en dire autant après quinze ans.

    Alors oui, je vais continuer à râler sur le Cartel Market, sur les systèmes archaïques, sur les patchs qui ajoutent des monnaies dont personne ne comprend l’utilité. Mais je serai là pour voir jusqu’où ils vont pousser Darth Malgus, ce qu’ils vont faire de Darth Nul, comment ils vont conclure ce cycle avant, peut-être, d’oser un vrai tournant. Parce qu’au fond, malgré la fatigue, malgré les années, SWTOR a encore ce truc que les autres n’ont pas : c’est le seul endroit où mon histoire Star Wars continue vraiment. Et ça, pour un vieux joueur KOTOR comme moi, c’est presque suffisant pour pardonner le reste. Presque.

  • Pokémon Pokopia : comment obtenir Chétiflor – Guide habitat complet

    Pokémon Pokopia : comment obtenir Chétiflor – Guide habitat complet

    Pourquoi viser Chétiflor en priorité

    Après avoir passé bien trop de soirées à me demander pourquoi mon habitat restait désespérément vide, j’ai enfin réussi à faire apparaître mon premier Chétiflor dans Pokémon Pokopia. Ce guide est exactement ce que j’aurais aimé lire avant de gaspiller des bûches et des Baies au mauvais endroit. On va voir ensemble, pas à pas, comment construire le bon habitat, forcer les bonnes conditions de spawn et surtout comment profiter au maximum de ses spécialités Fertilisation et Mess pour booster vos cultures.

    Comptez environ 20 à 30 minutes pour réunir les matériaux et poser l’habitat si vous connaissez déjà la zone, puis entre 5 et 10 jours in-game pour voir apparaître régulièrement Chétiflor une fois tout bien réglé.

    Fiche Pokédex de Chétiflor dans Pokémon Pokopia

    Avant de parler construction, un rapide point Pokédex aide à comprendre pourquoi certaines conditions sont obligatoires.

    • Numéro Pokédex : entrée de début de jeu (zone de départ), dans la section Plante des premiers biomes.
    • Type : Plante / Poison
    • Taille approximative : 0,5 m
    • Poids approximatif : 5,4 kg
    • Comportement : plutôt nocturne, aime l’humidité et l’ombre des arbres.
    • Spécialités de personnalité : Fertilisation (arrose/booste les plantes) et Mess (laisse des matériaux/fertilisant un peu partout).

    En pratique, ça en fait l’un des meilleurs Pokémon de début de partie pour tout ce qui touche aux potagers, parterres de fleurs et vergers. Dans ma partie, c’est avec lui que j’ai validé la plupart des quêtes liées à la culture de plantes.

    Pré-requis avant de viser Chétiflor

    Je me suis cassé les dents sur Chétiflor parce que j’ai tenté de le forcer dans un biome beaucoup trop sec. Avant de vous lancer, assurez-vous d’avoir :

    • Accès aux abords de la forêt proche de votre zone de départ (autour de la « Palette Town » locale).
    • La capacité de scanner les traces de Pokémon (débloquée très tôt dans l’histoire).
    • De quoi récolter :
      • 5 × Petites bûches (Small Logs)
      • 3 × Baies (n’importe quel type de baie basique)
      • 1 × Boule de boue (Mud Ball)

    Ces trois ressources sont la base de la recette d’habitat de Chétiflor. Ne faites pas mon erreur de tout poser au hasard sur une plaine ensoleillée : même avec les bons matériaux, si le biome, l’heure ou la météo ne correspondent pas, il ne viendra tout simplement jamais.

    Étape 1 – Trouver la bonne zone pour Chétiflor

    Chétiflor préfère les bords de forêts humides, pas le cœur de la jungle ni la pleine prairie. Les meilleurs résultats que j’ai obtenus viennent :

    • Des lisières de forêt (transition entre plaine et bois).
    • Des zones avec herbes hautes déjà présentes.
    • D’endroits partiellement ombragés par un arbre, mais pas complètement couverts par la canopée.

    Concrètement, je fais ceci :

    • J’ouvre le scan de traces et je me balade sur le pourtour de la forêt près de ma base.
    • Dès que j’aperçois une trace verte feuillue avec une icône pluvieuse ou lunaire, je marque la zone comme candidate.
    • Je vérifie qu’il y a au moins un arbre isolé avec un peu d’espace autour pour construire.

    Astuce terrain : si vous voyez déjà d’autres Pokémon de type Plante ou Insecte apparaître spontanément, c’est généralement un bon signe que l’humidité et la densité végétale sont correctes pour Chétiflor.

    Screenshot from Pokémon Pokopia
    Screenshot from Pokémon Pokopia

    Étape 2 – Construire l’habitat de Chétiflor (herbes hautes sous un arbre)

    Le déclic pour moi est venu quand j’ai compris que le jeu était très strict sur la disposition : il ne suffit pas de déposer les matériaux au sol. Vous devez réellement former un petit coin d’herbes hautes sous un arbre.

    Matériaux nécessaires

    • 5 × Petites bûches
    • 3 × Baies
    • 1 × Boule de boue

    Dans le menu de construction d’habitat (icône tentes/maisons), cherchez le plan qui mentionne quelque chose du type « Herbes hautes ombragées » ou similaire pour les Pokémon Plante de base. C’est ce blueprint qui consomme ces matériaux.

    Placement optimal

    • Placez l’habitat au pied d’un arbre, légèrement en retrait du tronc.
    • Assurez-vous que la zone devant reste dégagée pour que Chétiflor puisse circuler.
    • Évitez de coller d’autres habitats trop près (au moins un petit écran de distance) pour ne pas diluer les spawns.

    La première fois, j’avais mis l’habitat en plein milieu d’une clairière, « parce que c’était joli ». Résultat : 0 Chétiflor en 3 jours, et des Pokémon Normaux qui squattaient l’endroit. Dès que je l’ai déplacé contre un arbre, les apparitions ont commencé la nuit suivante.

    Conseil : si vous hésitez, positionnez-vous à la frontière entre les herbes hautes naturelles et le sol nu, et placez l’habitat juste côté herbes, sous la première branche de l’arbre.

    Étape 3 – Gérer heure, météo et humidité

    Même avec le bon habitat, Chétiflor reste capricieux. Je n’ai eu des spawns fiables qu’en combinant trois facteurs : nuit, pluie (ou bruine) et zone humide.

    Screenshot from Pokémon Pokopia
    Screenshot from Pokémon Pokopia

    Heure idéale : la nuit

    Chétiflor a un comportement plutôt nocturne :

    • Les meilleures apparitions que j’ai vues se situent entre le début de la nuit et le milieu de la nuit.
    • De jour, l’habitat reste souvent vide ou occupé par d’autres petits Pokémon.

    Je dors donc systématiquement jusqu’à la tombée de la nuit pour vérifier l’habitat dans les premières heures.

    Météo : profiter de la pluie ou forcer la bruine

    Dès qu’il se met à pleuvoir, le taux d’apparition des types Plante, dont Chétiflor, augmente nettement (environ 20 à 30 % selon les données de patch). Lorsque le jeu me donne l’option d’influencer la météo via la mécanique prévue (fonction « changement de météo »), je privilégie toujours la bruine avant de passer les nuits.

    Ne faites pas mon erreur : j’ai passé plusieurs nuits en météo claire à vérifier compulsivement l’habitat. Patientez plutôt jusqu’à un cycle pluvieux ou utilisez le système de météo quand il est disponible, vos chances seront nettement meilleures.

    Humidité de la zone

    Le jeu ne vous donne pas un pourcentage d’humidité précis, mais on peut la deviner :

    • Sol plus foncé, parfois avec de petites flaques.
    • Présence d’autres Pokémon qui aiment l’eau ou les marécages.
    • Moins de poussière ou d’effets de vent que dans les plaines sèches.

    Dans ma partie, déplacer l’habitat de quelques mètres vers une zone un peu plus « boueuse » a suffi à débloquer les apparitions. N’hésitez pas à tester plusieurs micro-emplacements autour du même arbre si vous ne voyez rien au bout de quelques nuits.

    Étape 4 – Attirer Chétiflor plus vite grâce aux objets

    Chétiflor est particulièrement attiré par trois types d’objets : Baies, boue et bûches. Même si l’habitat en consomme déjà pour la construction, vous pouvez en rajouter à proximité pour renforcer son intérêt.

    • Déposez quelques Baies au sol non loin de l’habitat (pas dessus, pour éviter le bug d’« objets coincés »).
    • Laissez traîner une Boule de boue ou deux dans la zone.
    • Empilez 1 ou 2 Petites bûches à côté du tronc d’arbre.

    Je ne peux pas garantir mathématiquement l’augmentation de taux, mais dans ma partie, dès que j’ai commencé à « salir » un peu la zone avec ces ressources, j’ai vu plus régulièrement Chétiflor venir renifler l’endroit.

    Cover art for Pokémon Pokopia
    Cover art for Pokémon Pokopia

    Comprendre et exploiter Fertilisation & Mess

    Une fois que Chétiflor apparaît et que vous l’avez intégré à votre communauté, c’est là que le fun commence. Ses deux spécialités de personnalité, Fertilisation et Mess, changent vraiment la donne pour vos cultures.

    Fertilisation : accélérer la croissance des plantes

    En gros, Fertilisation agit comme un buff passif sur les plantations autour de Chétiflor :

    • Il arrose régulièrement les plantes proches (potagers, parterres de fleurs, jeunes arbres).
    • Il semble réduire le temps de croissance de plusieurs heures in-game selon la densité de plantes.
    • Il aide énormément pour les quêtes qui demandent de faire pousser X cultures en un nombre de jours limité.

    Dans ma base, j’ai tout simplement déplacé mes parcelles de culture autour de son habitat : ça a suffi pour que la plupart de mes récoltes sortent un cycle plus tôt que sans lui.

    Mess : des cadeaux… dans le désordre

    Mess est plus chaotique, mais tout aussi utile :

    • Chétiflor laisse tomber aléatoirement des objets au sol : boulettes de « fertilisant », Baies, parfois de la boue.
    • Ces objets apparaissent souvent autour de son habitat ou des plantations où il se promène.
    • C’est une source régulière de matériaux pour reconstruire d’autres habitats Plante.

    Au début, je croyais que c’était juste du « bazar » inutile, mais en ramassant systématiquement tout ce qu’il laisse, j’ai pu boucler la plupart de mes besoins en Boules de boue sans retourner farmer dans les zones marécageuses.

    Erreurs fréquentes à éviter

    • Placer l’habitat en plein soleil : Chétiflor veut de l’ombre et de l’humidité, pas une plaine sèche.
    • Ignorer la météo : forcer des nuits claires enchaînées ralentit énormément les apparitions.
    • Coller trop d’habitats différents côte à côte : les spawns se diluent, les Pokémon les plus communs prennent la place.
    • Ne pas ramasser les « saletés » de Mess : c’est littéralement du fertilisant et des ressources gratuites.
    • Laisser Chétiflor loin des cultures : rapprochez vos champs de son habitat pour profiter au maximum de Fertilisation.

    Aller plus loin : évolutions et synergies

    Plus votre environnement global progresse, plus Chétiflor pourra évoluer vers des formes plus imposantes (comme Tréfiend), qui occupent davantage d’espace mais semblent aussi influencer des zones plus larges. Même si les détails exacts d’évolutions peuvent varier, investir tôt dans un écosystème Plante humide autour de votre base est un pari gagnant pour la suite.

    En combinant Chétiflor avec d’autres Pokémon orientés nature (abeilles, fleurs, etc.), vous pouvez créer un quartier agricole ultra efficace : plus besoin de micro-gérer chaque plante, vos Pokémon s’en chargent presque tout seuls.

    Résumé : la recette fiable pour obtenir Chétiflor

    • Visez une lisière de forêt humide proche de votre zone de départ.
    • Construisez l’habitat « herbes hautes sous un arbre » avec :
      • 5 × Petites bûches
      • 3 × Baies
      • 1 × Boule de boue
    • Placez-le au pied d’un arbre, légèrement ombragé, sans autres habitats collés.
    • Vérifiez l’habitat surtout la nuit, idéalement sous pluie ou bruine.
    • Renforcez l’attrait en laissant Baies, boue et bûches dans les environs.
    • Une fois Chétiflor présent, installez vos cultures autour de lui pour profiter de Fertilisation & Mess.

    En suivant cette méthode, j’ai fini par transformer ce qui était pour moi un cauchemar d’apparition aléatoire en un petit rituel fiable : je passe voir mon coin d’herbes chaque nuit pluvieuse, je ramasse les cadeaux de Mess, et mes champs poussent deux fois plus vite. Une fois que vous aurez votre premier Chétiflor, vous verrez rapidement à quel point il mérite sa place au cœur de votre Pokopia verte.

  • Pourquoi je préfère payer GameStar Plus plutôt que laisser l’IA tuer le journalisme JV

    Pourquoi je préfère payer GameStar Plus plutôt que laisser l’IA tuer le journalisme JV

    Je préfère payer des humains que laisser l’IA m’expliquer mes jeux

    Je vais être cash : je joue depuis l’époque où on achetait un magazine pour lire, en une seule fois, le test de Diablo II et le dossier de quinze pages sur Shenmue en import. C’est là que j’ai appris à aimer le jeu vidéo, pas sur une page « générée automatiquement en fonction de votre recherche ». Alors quand je vois, en 2026, une grosse rédaction confier le test de Resident Evil Requiem à une IA, j’ai littéralement ressenti un haut-le-cœur.

    Et pendant que Google balance Gemini en première réponse dès que tu cherches « build sorcier Diablo 4 » ou « astuces Crimson Desert », les voix humaines se font bouffer par une soupe algorithmique sans goût. C’est exactement pour ça que je m’accroche à chaque signe que le journalisme JV veut encore rester personnel. La colonne du rédac-chef de GameStar autour du Plus Spring Sale en est un, et franchement, ça fait du bien.

    Parce que oui, derrière ce « -50 % avec le code NEU50 jusqu’au 19 avril », je vois autre chose qu’une énième promo d’abonnement : je vois une rédaction qui dit clairement « on parie sur des humains, pas sur des réponses génériques produites à la chaîne ».

    Le problème n’est pas l’IA en soi, c’est la lâcheté éditoriale

    Je vais être très clair : l’IA comme outil, j’en ai rien contre. Pour résumer un patch note de 40 pages, dégrossir des datas, pourquoi pas. Le vrai problème, c’est le moment où des boîtes décident que c’est « suffisamment bon » pour remplacer la voix d’un rédacteur qui a saigné le jeu pendant 80 heures.

    Les tests « IA » qu’on commence à voir, ça se sent au bout de trois paragraphes. Tu as tous les mots-clés, aucune cicatrice. L’IA t’explique que « le système de loot est gratifiant » sans avoir passé une soirée à reroller le même anneau sur Diablo 4. Elle te parle de « liberté d’exploration » dans Crimson Desert sans avoir passé vingt minutes à chercher comment descendre d’un foutu rocher parce que le level design est bancal.

    Quand une IA te pond un guide, ça se voit : ça recopie la tooltips, ça rabâche ce que le wiki officiel dit déjà, ça ne te dit pas que tel talent a l’air nul mais casse complètement le jeu en endgame. Ça ne t’avoue pas qu’elle s’est viandée sur un boss parce qu’elle a ignoré une mécanique. Bref, ça n’a ni honte, ni passion, ni mauvais caractère. Et le jeu vidéo a besoin de tout ça pour être bien raconté.

    Ce qui me rend dingue, c’est qu’une partie de l’industrie s’en fout. Tant que la page se positionne bien sur « meilleur build barbare saison 5 », le reste est secondaire. C’est précisément ce contre quoi la tribune de GameStar se positionne, même si elle le fait avec le ton posé d’un chef de rédaction : défendre un journalisme de personnes, qui assume son point de vue et ses obsessions.

    Pourquoi la colonne GameStar me parle autant

    Je n’ai aucun intérêt financier dans GameStar, soyons clairs. Mais quand je lis un rédac-chef qui dit, en substance : « ce n’est pas pour ça que j’ai choisi ce métier il y a 25 ans » en parlant des tests écrits par IA, je me reconnais. J’ai grandi avec des plumes dont je retenais les noms. Quand Jörg Langer ou Petra Schmitz défonçaient un jeu, je savais pourquoi. Quand ils encensaient un truc obscur, je prenais ça comme une mission.

    Dans sa colonne, il explique que GameStar Plus sert précisément à financer ce genre de voix. Et pour une fois, la formule promo derrière n’est pas juste du marketing creux : avec le code NEU50, tu as littéralement un an de Plus à -50 %, soit six mois offerts sur la première année, jusqu’au 19 avril. Nouveaux abonnés ou upgrades depuis un abo 3 mois ou un annuel classique, tout le monde est concerné.

    Mais ce qui m’intéresse le plus, ce ne sont pas les pourcentages, c’est ce qu’ils promettent de faire avec. Et là, il y a quatre trucs qui, personnellement, me parlent énormément.

    1. Des newsletters qui sonnent comme une bière avec la rédac

    Deux fois par semaine, les abonnés Plus reçoivent désormais un mail du genre « Post von Dimi », « Post von Heiko », etc. L’idée est simple : écrire comme si tu croisais le rédacteur au bar. Ce qu’il joue, ce qu’il écoute, les articles qu’il recommande. Oui, ça peut parler d’un test de Crimson Desert, mais aussi d’un album de metal ou d’une série pourrie qu’il binge en douce.

    Screenshot from Crimson Desert
    Screenshot from Crimson Desert

    Je suis ultra client de ça. Je me suis construit comme joueur autant avec les pages de tests qu’avec les colonnes perso où un journaliste racontait sa nuit sur Battle.net ou son traumatisme face à un QTE de Shenmue. C’est exactement le genre de truc qu’aucun « fil d’actu IA » ne peut remplacer, parce qu’il n’y a pas d’algo qui simule honnêtement vingt ans de bagage de joueur.

    2. Un podcast Plus avec des vraies histoires de rédac

    Le podcast Plus faisait un peu le yo-yo parce que les figures habituelles (Micha, Maurice, Dimi, Géraldine) ont de nouvelles responsabilités. Au lieu de baisser en régime ou de combler avec du contenu générique, GameStar a fait un truc intelligent : rappeler des « anciens » comme Petra, Markus et Martin pour renforcer l’équipe.

    Ça, c’est la définition même d’un choix éditorial humain. Ces gens-là ont presque trente ans d’histoires de rédaction JV derrière eux. Des bouclages de numéros papier à l’époque de Diablo II, des crises de rire sur des bouses PS2, des débats internes sur la note de Diablo 3 à la sortie. Tu ne peux pas synthétiser ça dans un modèle de langage et espérer récupérer la même énergie.

    Et en Plus, ils peuvent se permettre de faire ce que les algorithmes de recommandation détestent : prendre leur temps, digresser, être honnêtes même si ça ne fait pas plaisir à un éditeur.

    3. Crimson Desert : le genre de test qu’une IA ne peut pas faire

    Le cœur de leur campagne Spring Sale, c’est clairement Crimson Desert. D’après la colonne, c’est le jeu qui a suscité le plus d’intérêt chez eux depuis Anno 117. Et franchement, ça se comprend : un action-RPG en monde ouvert par Pearl Abyss, studio de Black Desert, forcément ça intrigue. Ce n’est pas un jeu « pour tout le monde », ça mélange ADN MMO, beat’em up coréen, bac à sable… le genre de truc qui divise.

    Plutôt que de jeter un œil rapide à la version review et de recracher les bullet points de la fiche Steam, ils expliquent que leur spécialiste du genre, Tillmann, se tape un test extra-ample qui tombe pile à l’embargo, le 18 mars. Avec en plus des récits de voyage, des anecdotes perso, des guides bien foutus. Et surtout, cette promesse : après avoir lu tout ça, tu sauras vraiment si Crimson Desert est pour toi ou non.

    Ça, c’est exactement le niveau que j’attends d’un média quand un jeu me travaille. Quand j’ai hésité à me lancer dans Diablo 4 au lancement, ce qui m’a convaincu ou non, ce n’est pas un comparatif de loot coloré fait par une IA, c’est le ressenti d’un testeur qui expliquait en détail pourquoi la campagne claquait, mais que l’endgame sentait déjà le grind forcé. Ce sont les nuances qui m’évitent des achats débiles, pas les résumés aseptisés.

    Screenshot from Crimson Desert
    Screenshot from Crimson Desert

    Et dans le cas précis de Crimson Desert, il y a même une couche en plus : la polémique Denuvo sur PC. Il faut des humains pour mettre les mains dans le cambouis, voir si oui ou non le DRM flingue vraiment les perfs, si le benchmark de Pearl Abyss est honnête, si le sacrifice vaut le coup. Un modèle qui mélange trois forums et un communiqué de presse ne va pas faire ce boulot-là.

    4. Le retour du papier qui claque (et Diablo au milieu)

    Je fais partie de ces dinosaures qui aiment encore tourner des pages. Le combo Plus + magazine que met en avant GameStar me parle donc directement. Leur « Heft » a droit à un petit lifting de printemps, pas un reboot total, mais assez pour mieux mettre en valeur certains récits qui prennent une autre dimension imprimés.

    Dans le numéro actuel, par exemple, la grosse couverture, c’est une histoire de Dimi sur Diablo 4: Lord of Hatred. Tu peux la lire en ligne si tu es abonné Plus, mais imprimée avec une maquette repensée, ça a un autre impact. Et ils balancent en bonus des jeux complets sur le XL-Heft, dont un Endzone 2 qui n’a même pas un an. On est à des années-lumière de la page IA optimisée pour retenir ta rétine trois secondes.

    « Encore un abonnement ? » Oui. Mais un abonnement qui a un sens.

    Je sais très bien ce que vous pensez : tout le monde veut notre abonnement. Netflix, le cloud gaming, les launchers, les patreons, les apps qu’on ouvre trois fois par an. Moi aussi, j’en ai ras-le-bol de ce mille-feuille. Mais très franchement, si je dois choisir entre :

    • précommander un AAA blindé de microtransactions qui sortira cassé ;
    • ou financer un an de journalisme JV humain, à -50 % la première année, avec tests, podcasts, newsletters, archives, mag…

    … je commence sérieusement à pencher pour la deuxième option.

    Surtout que les avantages classiques de GameStar Plus (accès sans pub à tous les tests, aux vidéos, aux podcasts, l’archive depuis 1997, la livraison du mag, résiliation possible à tout moment) créent un truc que les IA ne peuvent pas produire : de la confiance. Quand je lis un test signé par un humain identifié, qui a un historique, je peux calibrer son avis par rapport au mien.

    Au contraire, un texte généré par un modèle, même extrêmement sophistiqué, est par définition sans auteur. On ne peut pas le recadrer, le contredire, lui balancer en commentaire « tu racontes n’importe quoi, tu n’as jamais past level 50 ». Il n’a pas passé trois ans à se battre avec les mêmes problèmes de latence que toi sur un jeu de baston, il ne s’est pas engueulé avec sa guilde sur la difficulté d’un raid. Il ne prend aucun risque, et ça se voit.

    Ce qu’on perd si on laisse l’IA gagner la bataille du contenu

    Je ne dramatise pas pour le plaisir. On le voit déjà : plus les IA de recherche prennent de place, plus les contenus se normalisent. Les jeux deviennent des produits à décrire, pas des expériences à vivre. Les tests ressemblent tous à la même fiche produit enrichie. Les guides sont conçus pour résoudre un problème, pas pour t’aider à mieux comprendre un système.

    Et derrière, ça influe aussi sur ce qui est fait côté développeurs. Si plus personne ne prend le temps d’écrire un dossier de 10 pages sur pourquoi Shenmue, avec toutes ses lenteurs et ses bizarreries, a marqué une génération, on finit avec un marché où seuls les jeux « faciles à résumer » survivent. Le journalisme JV a servi de caisse de résonance à plein de jeux fragiles, bizarres, difficiles à vendre :

    • les ARPG qui n’étaient pas Diablo mais méritaient qu’on en parle,
    • les immersives sims à la System Shock, Deus Ex, Prey,
    • les jeux indés qui sortaient de nulle part.

    Une IA, elle va naturellement surpondérer ce qui a déjà de la data : les mastodontes, les tendances, les recettes connues. C’est son boulot d’approximer le « consensus ». Le boulot d’un journaliste, surtout quand il est financé par des abonnés plutôt que par la seule publicité, c’est justement de se foutre du consensus de temps en temps. De dire : « Crimson Desert est un patchwork imparfait, mais si vous aimez tel type de jeu, vous allez kiffer » ou à l’inverse : « Tout le monde hype ce truc, mais voici pourquoi ça ne tient pas la route après 20 heures. »

    Screenshot from Crimson Desert
    Screenshot from Crimson Desert

    Si on n’a plus que des réponses moyennes, on finit avec un paysage de jeux moyens. Et ce n’est pas pour ça que je me suis fait exploser les oreilles avec la musique de Tristram pendant des années, ni que j’ai laissé Shenmue me dicter mon rythme de vie à l’époque de la Dreamcast.

    Pourquoi je préfère « voter » pour un modèle comme GameStar Plus

    Concrètement, qu’est-ce que je fais avec tout ça ? Je choisis où je mets mon fric et mon temps. Ça fait longtemps que j’ai arrêté de précommander les AAA « parce que tout le monde en parle ». En revanche, je suis plus enclin que jamais à soutenir un média qui assume publiquement qu’il ne veut pas transformer ses tests en prompts.

    La promo GameStar Plus Spring Sale est un de ces signaux. Code NEU50, -50 % sur la première année d’abonnement annuel jusqu’au 19 avril, nouveaux inscrits comme upgrades… Oui, c’est du marketing. Mais c’est du marketing au service d’un projet éditorial que je peux respecter :

    • des tests costauds comme celui de Crimson Desert, qui prennent le joueur au sérieux ;
    • des newsletters perso qui te laissent entrer dans la tête des rédacteurs ;
    • un podcast où les voix ont une histoire, des running gags, des casseroles ;
    • un magazine qui continue d’exister pour ceux qui aiment lire loin des notifs ;
    • et tout un tas d’histoires exclusives en préparation, suffisamment sensibles pour qu’ils ne puissent pas en parler ouvertement pour l’instant.

    Ça ne veut pas dire qu’il faut tous se ruer spécifiquement sur GameStar Plus si ça ne vous parle pas. Mais ce que cette offre symbolise, c’est un truc qui dépasse largement une seule rédaction : le refus de laisser l’IA devenir la norme par défaut pour parler de jeux. Et ça, je suis prêt à le soutenir.

    Conclusion : je veux encore des voix, pas seulement des réponses

    Après des centaines d’heures passées dans Diablo, Shenmue, des MMO injouables et des RPG obscurs, je sais une chose : ce qui rend le jeu vidéo grand, ce n’est pas juste le gameplay ou les graphismes. C’est la manière dont on en parle, dont on le partage, dont on le critique. Les nuits à refaire le monde sur un forum, les éditos qui t’allument le cerveau, les tests qui te font rire en démontant un AAA raté.

    Si on laisse les IA occuper tout l’espace éditorial parce que « ça va plus vite » et « ça coûte moins cher », on se coupe de tout ça. On garde l’info brute, on perd la relation. On sait que Crimson Desert existe, mais on ne sait plus pourquoi il compte ou pas, ni pour qui.

    Alors oui, je suis prêt à sortir la CB pour un abonnement qui me garantit encore un peu de cette humanité-là. Aujourd’hui c’est GameStar Plus qui claque un gros -50 % jusqu’au 19 avril avec son code NEU50, demain ce sera peut-être un autre média qui aura le courage de dire : « Non, nos tests ne seront pas écrits par un modèle de langage. »

    Le futur du jeu vidéo ne sera pas décidé par une IA qui recolle des morceaux de textes. Il sera décidé par les gens qui prennent le temps d’y jouer pour de vrai, de s’y perdre, de s’y énerver, et de l’écrire ensuite avec leurs propres mots. Tant qu’il existera des offres comme ce Spring Sale qui misent là-dessus, je continuerai à croire qu’on peut encore gagner cette bataille.

  • NieR, Yoko Taro et la fin de mon amour aveugle pour les « japonaiseries »

    NieR, Yoko Taro et la fin de mon amour aveugle pour les « japonaiseries »

    NieR revient, et bizarrement… j’ai la trouille

    Je ne vais pas tourner autour du pot : l’annonce d’une continuation de NieR: Automata m’a fait bondir de ma chaise. De toutes les choses débiles que j’attends encore dans ma vie de joueur, « un nouveau NieR » est en haut de la liste, juste à côté de « Shenmue qui retrouve enfin une vraie conclusion » et « un nouveau Silent Hill qui ne soit pas un cache-misère nostalgique ». NieR: Automata m’a marqué au fer rouge. J’y ai laissé des dizaines d’heures, mais surtout un bout de mon cerveau et de mon cœur de joueur.

    Et pourtant, derrière l’euphorie, il y a une ombre que je n’arrive plus à ignorer : je suis épuisé par les « japonaiseries » pour les « japonaiseries ». J’ai l’impression de voir certains de mes auteurs japonais fétiches se momifier en temps réel, se réfugier dans la nostalgie, l’auto-référence, la même pose de « génie perché »… tout en oubliant le truc le plus basique : faire un jeu qui soit agréable à jouer en 2026.

    Et là, oui, je parle de Suda51, de Swery65… et je commence à craindre qu’Yoko Taro soit en train de glisser sur la même pente.

    Ma lune de miel avec les « japonaiseries »

    Je fais partie de cette génération qui s’est construite avec les jeux japonais les plus barrés comme boussole morale. J’étais là pour Deadly Premonition, à défendre le truc alors que tout le monde se foutait de sa gueule techniquement. J’étais fasciné par Killer7, qui m’avait donné l’impression que le jeu vidéo pouvait être aussi hermétique et politique qu’un film d’auteur. J’écrivais des pavés sur le premier NieR, ce vilain petit canard sur PS3 et 360 qui osait être moche, bancal, mais sincère.

    Et puis il y a eu Demon’s Souls. Le moment où j’ai compris que le Japon n’était pas seulement capable de faire des jeux « bizarres », mais aussi de redéfinir la façon même dont on ressent un pad dans les mains. Après ça, j’ai enchaîné : Dark Souls, Bloodborne, NieR: Automata. C’était l’âge d’or perso, la preuve qu’on pouvait être radical dans le ton et excellent manette en main.

    Mais à force d’années, quelque chose s’est cassé. À un moment, j’ai réalisé que je riais moins, que je m’ennuyais plus vite. Que certaines de ces « japonaiseries » que j’adorais autrefois commençaient à sonner comme un vieux groupe qui rejoue en boucle son premier album pour les fans grisants de nostalgie.

    Miyazaki : la preuve vivante qu’on peut vieillir sans s’enfermer

    Je vais être très clair : pour moi, le seul de cette « vieille garde » qui a vraiment construit quelque chose sur le long terme, c’est Hidetaka Miyazaki. Et la raison n’a rien de mystique : il a compris qu’il devait améliorer la jouabilité, encore et encore.

    Si on compare Demon’s Souls à Bloodborne, puis à Sekiro et Elden Ring, le grand saut n’est pas seulement esthétique ou narratif. Le changement, c’est à quel point c’est jouissif de les pratiquer. Sekiro, c’est littéralement une « japonaiserie » XXL – samouraïs, mythologie, boss délirants -, mais c’est aussi l’un des jeux les plus précis et satisfaisants que j’ai jamais touchés. Même après des centaines d’heures dans ses jeux, je sens la progression, la prise de risque, l’envie de ne pas se répéter sur le plan purement mécanique.

    Miyazaki n’a pas juste peaufiné « la formule Souls » ; il l’a bousculée. Il a imposé des contre-chants : la verticalité d’Elden Ring, la pure obsession du contre dans Sekiro, la brutalité frénétique de Bloodborne. C’est ce genre de trajectoire que j’espérais voir chez les autres grands noms japonais. Spoiler : ce n’est pas arrivé.

    Quand l’étrangeté tourne en rond : Suda51 et Swery65

    Je le dis sans plaisir, parce que ces mecs ont façonné mon goût : aujourd’hui, je suis fatigué de Suda51 et de Swery65.

    Je n’ai pas réussi à finir Hotel Barcelona. Ce n’est pas faute d’avoir essayé : j’y suis allé avec la bonne volonté du fan qui veut encore y croire. Les vannes méta, les tics de mise en scène, les dialogues qui se prennent les pieds dans le tapis de la réalité… Tout ça, je reconnais, c’est leur ADN. Mais manette en main, c’était une punition. Rigidité, lourdeur, idées intéressantes noyées dans un game feel d’un autre âge.

    Avec Deadly Premonition, j’acceptais le côté « jeu cassé » parce que derrière, il y avait quelque chose de sincère, presque accidentel, une alchimie bizarre entre son Twin Peaks de seconde main et sa maladresse totale. Avec Deadly Premonition 2, j’ai pris un vrai seau d’eau froide. Le jeu n’a rien compris à ce qui rendait le premier fascinant : ni dans le ton, ni dans la structure, ni dans l’écriture. Mais surtout, il n’a pas évolué sur l’essentiel : le plaisir de jeu.

    Screenshot from NieR: Automata - Day One Edition
    Screenshot from NieR: Automata – Day One Edition

    Pire : j’ai eu cette sensation gênante de voir des vieux potes se parodier eux-mêmes. Comme si Swery jouait à « faire du Swery » pour un public acquis, sans se demander si ce qu’il met sur la table tient face à ce qui sort aujourd’hui.

    Romeo is a Dead Man m’a laissé la même impression chez Suda. Le pitch est séduisant, l’imagerie est puissante, certaines scènes claquent. Mais ni le système de combat, ni ces sections labyrinthiques dans le sous-espace ne m’ont convaincu. On sent la volonté de faire du « Suda pur jus », de reparler de nostalgie, de boucles, de passé qui ne passe pas… mais sans jamais remettre en question le confort de ses gimmicks habituels.

    Sur le traitement de Juliette, je ne vais pas faire semblant d’être surpris. Suda a toujours flirté avec la violence graphique et le mauvais goût, mais là, ça commence à sonner franchement boomer, presque rance. Ça donne l’impression d’un auteur qui n’a pas fait le bilan de ce qu’il a produit pendant vingt ans, qui continue sur sa lancée comme si de rien n’était, alors que le monde autour de lui a évolué.

    Le plus ironique, c’est que ces jeux me font penser à des copies d’étudiants. Comme si un fan avait reçu pour consigne : « Fais un jeu à la manière de Suda51 ». Tout y est – les références, la pose, la méta – mais il manque l’impulsion vitale, le besoin réel de dire quelque chose de neuf à travers le gameplay.

    Yoko Taro : génie, clown triste… ou créateur en bout de course ?

    Et c’est là que mon angoisse rejoint Yoko Taro. Parce qu’Automata, soyons honnêtes, ne fonctionne pas seulement grâce à ses idées de scénariste dépressif sous masque. Il fonctionne parce que Platinum est venu sauver la partie jeu. Sans ce combat nerveux, ces esquives millimétrées, ce flow, tout le discours méta sur le libre arbitre et les boucles narratives se serait écrasé comme un soufflé.

    Je trouve ça très parlant : pour que NieR explose enfin, il a fallu qu’un studio obsédé par le gameplay vienne se greffer sur l’imaginaire malade de Taro. Et tant mieux, le résultat est incroyable. Mais ça pose une question : qu’est-ce qui se passe quand Taro continue de recycler ses obsessions sans que la partie ludique suive cette même montée en exigence ?

    Depuis quelques années, Yoko Taro joue beaucoup la carte de l’auto-dérision. Il répète en interview qu’il ferait n’importe quoi pour de l’argent, qu’il est un « vieux » sans place dans la scène indé actuelle, qu’il a le sentiment de ne pas pouvoir survivre dans ce « océan rouge » ultra-compétitif des petits jeux expérimentaux. Il souligne aussi que sa génération était remplie de « bizarres », lui inclus, parce que le jeu vidéo n’était pas encore mainstream, ce qui leur permettait de faire n’importe quoi sans vraiment de cadre.

    Au début, je riais. C’était le folklore Taro : le mec qui avoue que ses jeux ne sont, au fond, qu’une énorme fanfiction d’Evangelion. Puis j’ai commencé à me demander si ce n’était pas, en réalité, un énorme panneau « FIN DE PARCOURS » clignotant. Quand un créateur répète à longueur d’interview qu’il est rincé, qu’il est vieux, qu’il est intimidé par les nouvelles vagues créatives… je commence à le croire, et ça ne me fait plus rire du tout.

    Screenshot from NieR: Automata - Day One Edition
    Screenshot from NieR: Automata – Day One Edition

    Qu’il écrive maintenant une nouvelle série Evangelion pour l’animation, c’est presque trop symbolique. Le mec qui disait déjà que ses œuvres n’étaient qu’une copie d’Evangelion se retrouve à bosser officiellement dessus. Sur le papier, c’est cool : qui n’a pas envie de voir ce que Taro peut faire dans ce bac à sable-là ? Mais au fond de moi, j’y vois aussi un repli. Une manière de dire : « Je retourne à la source de toutes mes obsessions », plutôt que de tenter d’en sortir.

    Et pendant ce temps, on nous annonce la suite de NieR: Automata. Mon cœur de fan hurle « injecte-moi ça en intraveineuse », mais mon cerveau de joueur vieux con se dit : si c’est juste encore des androïdes dépressifs qui refont les mêmes pirouettes méta, avec des références directes à des épisodes précédents et à Evangelion, est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Est-ce que je ne suis pas en train de cautionner le Taro-verse en roue libre ?

    Je vais le dire sans trembler : il faut dépasser Evangelion une bonne fois pour toutes. Que les « japonaiseries » arrêtent de se vendre elles-mêmes comme « c’est comme Evangelion, mais en jeu », comme si c’était encore l’ultime badge de subversion en 2026. Ça ne l’est plus. C’est devenu une case marketing.

    Kojima, l’exception qui me force à nuancer ma rage

    On pourrait me dire : « Et Kojima alors ? Tu le mets dans quelle case ? » Honnêtement, je le mets du côté de Miyazaki, pas de Suda ou de Swery. Pas parce qu’il est infaillible – il ne l’est clairement pas –, mais parce que je sens chez lui une obsession : faire évoluer sa façon de s’exprimer par le gameplay.

    Death Stranding, c’était déjà un énorme doigt d’honneur à la facilité. Un « triple A » basé sur la marche, la logistique, la vulnérabilité. Un truc qui aurait pu être un délire d’auteur chiant, mais qui, manette en main, tenait debout parce qu’il se souciait de la sensation de chaque pas, de chaque colis porté. La suite, Death Stranding 2, a tout du grand film d’auteur qui digère sa propre légende. On y retrouve ce côté méta, cette réflexion sur ce qu’il a déjà fait, un peu comme Romeo is a Dead Man chez Suda.

    Sauf que Kojima ne se contente pas de regarder dans le rétro. Il fait un effort visible pour que les mécaniques évoluent, pour que l’expérience ne soit pas un simple musée de Kojima Productions. Il y a du risque, de l’expérimentation, une vraie volonté de trouver de nouveaux angles ludiques pour parler de ses obsessions (la connexion, l’isolement, la mémoire, etc.).

    Et surtout, Death Stranding 2 ressemble à un vrai point d’orgue, une façon de dire : « Ok, j’ai fait le tour de ce que je voulais raconter comme ça, il est temps de passer à autre chose. » C’est précisément ce que je ne ressens plus chez Suda, Swery ou, de plus en plus, chez Taro.

    Le vrai problème : nous, les fans, qui refusons de les laisser vieillir

    Je pourrais passer des heures à démonter les derniers jeux de ces auteurs, à expliquer en détail pourquoi leur level design me fatigue, pourquoi leurs systèmes de combat m’endorment, pourquoi leur écriture me semble coincée dans une époque qui n’existe plus. Mais au fond, le problème n’est pas que chez eux. Il est aussi chez nous.

    On continue à leur pardonner l’impardonnable parce qu’on les aime pour ce qu’ils ont été, pas pour ce qu’ils font aujourd’hui. On applaudit les mêmes gimmicks, les mêmes vannes, les mêmes références comme si on ne voulait surtout pas qu’ils grandissent. Comme si on voulait conserver à tout prix l’image de cet âge d’or où « les jeux japonais étaient bizarres et incompris ».

    Screenshot from NieR: Automata - Day One Edition
    Screenshot from NieR: Automata – Day One Edition

    Sauf que le contexte a changé. Le Japon n’est plus ce territoire lointain d’étrangetés intraduisibles. Les jeux indés du monde entier font aujourd’hui des choses mille fois plus radicales, plus cryptiques, plus dérangeantes que ce qui sortait des consoles japonaises début 2000. L’étrangeté n’est plus un monopole culturel.

    Quand Yoko Taro dit qu’il se sent trop vieux pour la scène indé actuelle, qu’il la voit comme un champ de bataille saturé où il serait immédiatement balayé, je ne peux pas m’empêcher de l’entendre comme l’aveu que la relève est là, qu’elle est féroce, et qu’il n’a peut-être plus le courage de se mesurer à elle sur son propre terrain.

    Et c’est là qu’intervient la fameuse étiquette de « japonaiserie ». Quand on commence à vendre ça sous cellophane, avec un autocollant « 100 % bizarre certifié », on a déjà perdu. Une « japonaiserie » intéressante, ce n’est pas un pack de clichés – robots dépressifs, fin cryptique, sang rose fluo et quatrième mur brisé – c’est un auteur qui utilise sa culture, ses obsessions, son rapport au médium pour nous surprendre, y compris dans la façon dont on joue.

    Alors, que faire de ce nouveau NieR ?

    Je ne vais pas jouer les martyrs : je serai là pour la suite de NieR: Automata. Mais je ne serai plus ce fan naïf prêt à tout excuser d’avance. J’entrerai dans le jeu avec une armure de scepticisme, en scrutant la question qui compte : est-ce que ça avance quelque chose, ou est-ce que ça recycle ? Est-ce que la jouabilité progresse, ou est-ce qu’on compte encore sur l’émotion brute et le name-dropping d’Evangelion pour nous faire oublier les angles morts ?

    Si le prochain NieR se contente de rejouer la même partition, ça sera peut-être un bon jeu « de plus ». Mais pour moi, ça marquera la fin d’un cycle. Le moment où j’accepterai que certains de mes idoles ne sont plus là pour me surprendre, mais pour me caresser dans le sens du poil.

    Je ne veux pas que les « japonaiseries » meurent. Au contraire, je veux qu’elles continuent à me mettre des baffes, à me prendre à revers, à me faire dire « mais qu’est-ce que je suis en train de jouer, bordel ? » Mais pour ça, il faut aussi accepter une réalité brutale : si un auteur n’a plus rien à dire, il doit se taire. Ou au moins changer de format, de place, de rôle. Laisser le relais à d’autres.

    On est en plein changement de génération. De nouveaux noms japonais émergent, des petits studios hybrident influences locales et tendances globales, des créateurs plus jeunes prennent des risques là où certains « maîtres » s’enferment dans la citation de leurs propres œuvres. Si on continue à dépenser tout notre temps et notre argent à vénérer les mêmes trois ou quatre totems, on participe à étouffer cette relève.

    Alors oui, je vais jouer au nouveau NieR. Oui, je regarderai le Evangelion façon Yoko Taro. Mais je le ferai avec ce recul-là : si ça sent trop la naphtaline, si ça ressemble à un cosplay de ce qu’ils étaient, je décrocherai. Je préfère mille fois découvrir le futur Deadly Premonition ou le futur Killer7 chez un inconnu sur Steam que de rester accroché à l’ombre délavée de mes héros.

    Parce que, au fond, c’est ça que m’a appris NieR: Automata la première fois : tout finit par mourir, et c’est justement pour ça qu’il faut avoir le courage de lâcher prise. Même quand ce qu’on lâche, c’est l’image idéalisée de nos auteurs japonais préférés.

  • Marathon : terminer Return on Investment 2 – Guide Traxus rapide

    Pourquoi Return on Investment 2 est plus pénible qu’il n’y paraît

    Après avoir passé plusieurs raids à tourner en rond à Maintenance, j’ai enfin trouvé une façon fiable et rapide de terminer le contrat prioritaire Return on Investment 2 pour Traxus dans Marathon. Le contrat a l’air simple sur le papier – récupérer des explosifs, puis infliger 750 dégâts explosifs à des troupes UESC ou à des Runners – mais en pratique, j’ai perdu du temps à chercher le bon bâtiment, à déclencher des pièges et à gaspiller mes grenades.

    Ce guide te donne l’itinéraire précis que j’utilise maintenant : comment atteindre rapidement le bon bâtiment au POI Maintenance, comment le forcer sans te faire exploser, où trouver la caisse garantie d’explosifs, puis la façon la plus sûre de monter les 750 dégâts explosifs sans dépendre du PvP.

    Comprendre le contrat Return on Investment 2

    Return on Investment 2 est un contrat prioritaire Traxus, deuxième étape d’une chaîne de 5 (2/5). Tu ne peux avoir qu’un seul contrat actif à la fois, mais la progression :

    • se partage avec toute ta fireteam ;
    • se cumule sur plusieurs parties (tu n’as pas besoin de tout faire en un seul raid) ;
    • compte aussi bien sur les bots UESC (PvE) que sur les Runners (PvP).

    Les deux objectifs sont :

    • Récupérer des explosifs dans la zone Maintenance ;
    • Infliger 750 points de dégâts explosifs à des troupes UESC ou à des Runners.

    Une fois terminé, tu gagnes de la réputation Traxus (et donc l’accès à plus d’équipement et de lore). Comme c’est un contrat prioritaire récent, peu de joueurs connaissent encore l’itinéraire optimal, d’où ce guide.

    Préparatifs avant d’aller à Maintenance

    Sur mes premières tentatives, je suis arrivé à Maintenance mal équipé et j’ai fini par mourir bêtement sur les pièges. Voilà ce que je recommande avant même de lancer le raid :

    • Un fusil ou un DMR précis : pour détruire les boîtiers rouges et les claymores à distance.
    • Une arme principale “classique” : tu ne pourras pas compter sur les explosifs ramassés pour tout le raid.
    • Un peu de soin : tu vas sûrement prendre des éclats au moins une fois en apprenant la zone.
    • Slots d’équipement libres : pour ramasser sans hésiter les explosifs de la caisse.

    Tu n’as pas besoin d’apporter tes propres grenades pour remplir la première étape : le contrat ne valide que lorsque tu ouvres la caisse spécifique dans le bâtiment de Maintenance. En revanche, si tu as déjà des explosifs, tu pourras commencer à travailler les 750 dégâts dès que possible.

    Étape 1 – Rejoindre Maintenance et trouver le bon bâtiment

    C’est là que j’ai perdu le plus de temps au début : Maintenance est grand, et plusieurs bâtiments se ressemblent. Pour Return on Investment 2, le jeu veut que tu ailles dans la section sud de Maintenance, reconnaissable aux bâtiments blanc/rose.

    Une fois à Maintenance :

    • Dirige-toi vers le secteur sud de la zone (sur la mini-carte, c’est la partie inférieure du POI).
    • Repère un bâtiment verrouillé avec une esthétique industrielle assez propre, entouré d’autres structures basses.
    • Quand tu t’en approches suffisamment, tu verras apparaître un pictogramme de quête indiquant que c’est bien le bon endroit pour le contrat.

    Ne fais pas mon erreur de fouiller tous les étages des autres bâtiments “parce qu’ils ont aussi l’air importants”. Le contrat ne se valide que sur CE bâtiment précis au sud, pas sur les hangars voisins ni sur les petits entrepôts ouverts.

    Étape 2 – Désactiver les barrières en tirant sur les boîtiers rouges

    L’entrée de ce bâtiment est verrouillée par des lasers/barrières, avec un système de sécurité qui déclencherait des pièges si tu pouvais simplement ouvrir la porte. C’est là que le jeu devient un peu tordu.

    Screenshot from Marathon Recompiled
    Screenshot from Marathon Recompiled

    Le “truc” à comprendre – et que j’ai mis un moment à remarquer – c’est que tu peux détruire deux boîtiers rouges autour du bâtiment pour couper l’alimentation des barrières et des pièges principaux.

    • Tourne autour du bâtiment en gardant un peu de distance.
    • Repère deux petits boîtiers ou caissons rouges, chacun avec un câble ou une intégration visuelle vers la structure.
    • Tire dessus à distance avec ton arme principale jusqu’à ce qu’ils explosent.

    Tu dois détruire les deux boîtiers pour désactiver complètement le système. Quand c’est fait, les lasers/barrières disparaissent et l’intérieur du bâtiment devient accessible.

    Attention : la destruction des boîtiers coupe la plupart des pièges, mais certains explosifs au sol (claymores) peuvent encore être présents visuellement. Sur ma première entrée, j’ai eu le réflexe de foncer vers l’échelle et je me suis fait exploser par une claymore que je n’avais pas remarquée.

    Étape 3 – Entrer par l’échelle et sécuriser la zone piégée

    Une fois les boîtiers rouges détruits, tu peux accéder au bâtiment par une échelle qui mène au premier étage (ou étage intermédiaire selon la structure). C’est là que tu vas trouver la caisse d’explosifs, mais ne te précipite pas.

    Ce que je fais maintenant systématiquement :

    • Reste quelques secondes en bas de l’échelle et inspecte visuellement l’intérieur par les ouvertures accessibles.
    • Repère les claymores ou autres dispositifs explosifs encore visibles au sol ou sur les murs.
    • Dès que tu montes, reste accroupi et bouge lentement, arme pointée vers le sol et les coins.
    • Tire sur chaque claymore ou piège repéré, à bonne distance, jusqu’à ce qu’il explose.

    Dépenser quelques balles ici t’évitera de perdre une armure ou une vie complète. Les guides vidéo mettent beaucoup l’accent sur cette étape, et ils ont raison : c’est probablement le piège le plus bête de tout le contrat.

    Étape 4 – Ouvrir la caisse garantie d’explosifs

    Une fois la zone sécurisée, tu trouveras une grosse caisse de loot à l’intérieur, souvent posée sur une plateforme ou contre un mur bien en vue. C’est une caisse garantie liée au contrat.

    • Approche-toi et interagis pour l’ouvrir.
    • Ramasse tous les explosifs jetables (grenades ou équivalents) qu’elle contient.
    • Le contrat devrait valider automatiquement la première étape “Acquérir des explosifs…” une fois la caisse ouverte.

    Le type exact d’explosif peut varier (visuellement ce sont des grenades ou charges similaires), mais peu importe : tout ce qui inflige des dégâts explosifs fonctionnera pour la seconde partie du contrat.

    À ce stade, tu as fait le plus dur. Si le raid est trop chaud (beaucoup de Runners hostiles ou d’UESC qui convergent), n’hésite pas à extraire et revenir plus tard : la progression de cette étape est conservée.

    Étape 5 – Infliger efficacement 750 dégâts explosifs

    C’est la partie qui m’a paru la plus longue la première fois, simplement parce que je gaspillais mes explosifs. Les 750 dégâts s’accumulent sur plusieurs raids et comptent :

    • sur les troupes UESC (bots) ;
    • et sur les Runners ennemis (joueurs).

    En pratique, les UESC sont la cible la plus simple : prévisibles, nombreux, et moins mobiles que des joueurs expérimentés.

    Ma méthode PvE “safe” (recommandée)

    Voilà comment je fais maintenant pour progresser rapidement vers les 750 dégâts sans trop de risques :

    • Choisis un raid où tu comptes déjà farmer des UESC (par exemple près des points d’intérêt sécurisés ou des patrouilles connues).
    • Garde toujours au moins une arme de secours prête : ne force pas le kill à l’explosif si la situation devient dangereuse.
    • Quand tu repères un petit groupe de soldats UESC (2–3), essaie de :
      • te rapprocher discrètement,
      • les regrouper derrière un couvercle ou dans un couloir,
      • puis lancer une grenade bien placée au milieu du paquet.
    • Si tu peux, baisse-leur un peu la vie au tir avant de lancer l’explosif. Une seule explosion qui termine deux ennemis entamés vaut mieux que deux grenades pour tuer un seul soldat en pleine forme.

    Le contrat ne demande pas un nombre de frags mais bien une quantité de dégâts. Même si les ennemis ne meurent pas, chaque point de vie retiré à l’explosif compte. Tu verras la progression monter de raid en raid.

    Exploiter les affrontements entre factions et Runners

    Une autre astuce que j’utilise souvent : profiter des combats déjà en cours. Quand tu entends des tirs entre UESC et Runners, laisse-les s’user mutuellement, puis :

    • Contourne la zone pour arriver sur un flanc ou dans le dos du groupe le plus dense.
    • Lance une grenade dans le tas quand plusieurs cibles sont déjà blessées par l’échange de tirs.
    • Recule tout de suite derrière un couvert, au cas où un Runner survivant tente de te punir.

    Tu risques de ne pas récupérer tous les kills, mais ce n’est pas grave : tant qu’il y a des dégâts explosifs, le compteur du contrat monte. C’est une bonne façon d’avancer le contrat sans te jeter frontalement dans les fights.

    Pour les joueurs plus agressifs (PvP)

    Si tu aimes le PvP pur, tu peux aussi te concentrer sur les Runners ennemis :

    • Garde une grenade pour chaque échange à courte portée dans un bâtiment ou un couloir.
    • Utilise les explosifs pour finir un adversaire down derrière un couvert, plutôt que de le rusher.
    • Si tu joues en fireteam, coordonne-toi pour pousser une équipe ennemie dans une pièce et y balancer plusieurs explosifs en même temps.

    C’est plus risqué, mais les Runners ont souvent plus de points de vie ou de protection effective que les bots, donc chaque grenade bien placée peut représenter un gros chunk de dégâts.

    Erreurs fréquentes à éviter (que j’ai toutes faites)

    • Ignorer les boîtiers rouges : tirer directement sur les portes ou tenter de glitcher l’entrée ne sert à rien, il faut vraiment détruire les 2 boîtiers pour désactiver les barrières.
    • Foncer dans le bâtiment sans vérifier les pièges : même après la désactivation, certaines claymores restent ; toujours sécuriser l’étage en tirant à distance.
    • Gaspiller tous ses explosifs sur un seul ennemi : une grenade sur un soldat isolé full life, c’est le meilleur moyen de rallonger artificiellement le contrat.
    • Essayer de tout faire en un seul raid : les 750 dégâts sont pensés pour se faire sur plusieurs parties ; inutile de forcer au point de tout perdre.
    • Oublier que la progression est partagée : en fireteam, laissez celui qui a le contrat actif utiliser la majorité des explosifs pour maximiser sa progression.

    Récompenses et suite de la chaîne Traxus

    Une fois les deux objectifs validés, tu complètes Return on Investment 2 et tu gagnes un bon boost de réputation Traxus. Cela te rapproche :

    • de nouveaux équipements et armes dans la ligne Traxus ;
    • des contrats suivants de la chaîne Return on Investment 3–5, qui continuent à t’envoyer autour de Maintenance et des zones industrielles proches ;
    • de plus de contexte narratif sur ce que Traxus cherche réellement à “rentabiliser”.

    Maintenant que tu connais l’emplacement exact du bâtiment, la méthode de désactivation des défenses et une façon fiable de monter les dégâts explosifs, tu pourras boucler Return on Investment 2 en un ou deux raids tranquilles, là où j’en avais cramé quatre ou cinq la première fois.

    La prochaine étape logique est de continuer les contrats Traxus dans la même zone pendant que tu as encore les repères de Maintenance bien en tête. Enchaîner plusieurs contrats dans un seul raid est le meilleur moyen d’optimiser ton temps et ta réputation.

  • 12 jeux de construction qui volent vos nuits en 2026

    12 jeux de construction qui volent vos nuits en 2026

    Points clés

    • Une sélection de 12 jeux, du city-builder historique à l’usine automatisée, en passant par le builder cosy.
    • Pour chaque titre : plateformes, état actuel, DLC recommandés, fiche « À qui ça s’adresse » et session idéale.
    • Trouvez le style qui vous fera oublier l’heure : économie, survie, optimisation ou détente pure.

    Pourquoi je refais toujours des villes en 2026

    Peu importe les mastodontes AAA, je reviens toujours aux jeux de construction. Une capture d’écran d’entrepôts alignés, de bus coincés dans un rond-point ou d’un barrage bien huilé, et je replonge dans un nouveau « juste un dernier ajustement de chaîne de prod ». Cette liste rassemble les titres qui m’ont fait perdre la notion du temps en 2026.

    J’ai grandi avec SimCity 3000, avalé des étés sur Anno 1602, puis englouti des semaines à optimiser dans Factorio. Aujourd’hui, le genre s’est diversifié : city-builders classiques, usines automatisées, survie impitoyable ou builder cosy sans économie. Voici un guide qui mêle vieux briscards et perles récentes, en tenant compte de leur état actuel (version 1.0, DLC, mises à jour).

    Important : la numérotation n’est pas un classement, mais un parcours par « vibe ». Mon seul critère : est-ce que j’ai perdu la notion du temps en 2026 et est-ce que je peux le recommander à un·e néophyte ?

    1. Anno 1800

    Anno 1800 – trailer / artwork
    Anno 1800 – trailer / artwork
    • Plateformes : PC
    • État : version 1.0 (sortie 2019)
    • DLC recommandés : Terre des Lions, Siècle des Chemins de Fer
    • À qui ça s’adresse : amateurs de city-builders historiques et chaînes logistiques ambitieuses
    • Session recommandée : 1–2 h pour optimiser vos routes commerciales

    Anno 1800 m’obsède depuis 2019. On y passe du poisson et des vêtements de travail au champagne, bicyclettes et gramophones pour patrons capricieux. Jongler entre l’Ancien Monde, le Nouveau Monde et les extensions DLC, c’est résoudre un Rubik’s Cube à l’échelle d’un continent.

    Pourquoi y jouer en 2026 ? Pour sa profondeur économique, sa campagne-tutoriel et la variété infinie offerte par ses DLC. Si vous aimez tracer des routes commerciales parfaites, c’est un incontournable.

    2. Factorio (et l’extension Space Age)

    Factorio (et l’extension Space Age) – trailer / artwork
    Factorio (et l’extension Space Age) – trailer / artwork
    • Plateformes : PC
    • État : version 2.0, développement principal terminé
    • DLC recommandés : Space Age
    • À qui ça s’adresse : fans de puzzles logistiques et d’automatisation hardcore
    • Session recommandée : sessions longues (3–4 h) pour construire des usines complexes

    Oubliez la ville mignonne : Factorio, c’est l’usine tentaculaire où tapis roulants, trains et robots orchestrent une symphonie de production. La 2.0 et Space Age ajoutent plusieurs planètes à gérer, de nouvelles ressources et défis logistiques.

    Pourquoi y jouer en 2026 ? Pour l’élégance de ses systèmes et la satisfaction rare de lancer une ligne de production de fusées, tout en repoussant la pollution de vos adversaires insectoïdes.

    3. Satisfactory

    Satisfactory – trailer / artwork
    Satisfactory – trailer / artwork
    • Plateformes : PC
    • État : version 1.0 (septembre 2024)
    • DLC recommandés : N/A (contenu de base très riche)
    • À qui ça s’adresse : adepte de l’automatisation en 3D et du coop
    • Session recommandée : sessions modérées (2 h) ou longues en coop

    C’est l’âme de Factorio en world-building 3D. On y ramasse à la main, on construit des convoyeurs dans les falaises et on admire des plateformes géantes au-dessus de la canopée. En coop, c’est la fête des ratios et des trains.

    Pourquoi y jouer en 2026 ? Pour la démesure visuelle de vos lignes de production, la liberté de l’open world et la flexibilité des sessions sans pression de temps.

    4. Timberborn

    Timberborn – trailer / artwork
    Timberborn – trailer / artwork
    • Plateformes : PC
    • État : version 1.0 (post-Early Access)
    • DLC recommandés : N/A (mise à jour gratuite incluse)
    • À qui ça s’adresse : amateurs de city-builders originaux et gestion de l’eau
    • Session recommandée : 1–2 h pour maîtriser l’hydrologie

    Les castors ont pris le pouvoir : barrages, canaux, réservoirs et saison sèche vous forcent à concevoir des cités vertigineuses en bois. Un city-builder post-apo mignon et punitif si vous négligez l’eau.

    Pourquoi y jouer en 2026 ? Pour sa mécanique unique de gestion de l’eau, sa verticalité ludique et son charme atypique.

    5. Farthest Frontier

    Farthest Frontier – trailer / artwork
    Farthest Frontier – trailer / artwork
    • Plateformes : PC
    • État : version 1.0 (fin d’Early Access)
    • DLC recommandés : N/A
    • À qui ça s’adresse : joueurs exigeants en survie et agriculture simulée
    • Session recommandée : longues campagnes (3–4 h) pour planifier rotations et défenses

    Un mariage de Banished et d’Anno, avec hivers glacials, maladies et bandits. Chaque parcelle a sa fertilité, ses mauvaises herbes et son risque de gel. Rotation des cultures oblige.

    Pourquoi y jouer en 2026 ? Pour sa profondeur agricole, sa rigueur de survie et son réalisme impitoyable.

    6. Cities: Skylines II

    Cities: Skylines II – trailer / artwork
    Cities: Skylines II – trailer / artwork
    • Plateformes : PC, PS5, Xbox Series
    • État : version stable après plusieurs gros patchs
    • DLC recommandés : au choix selon transports ou aménagement urbain
    • À qui ça s’adresse : urbanistes en herbe en quête de détails poussés
    • Session recommandée : 2–3 h pour moduler trafic et zonage

    Après un lancement chaotique, les mises à jour ont stabilisé Skylines II. Trajectoires de vie, services publics détaillés, gestion de la topographie et échangeurs autoroutiers vous tiennent en haleine.

    Pourquoi y jouer en 2026 ? Pour enfin goûter à la vision ambitieuse de Colossal Order, malgré quelques aspérités techniques.

    7. Workers & Resources: Soviet Republic

    Workers & Resources: Soviet Republic – trailer / artwork
    Workers & Resources: Soviet Republic – trailer / artwork
    • Plateformes : PC
    • État : version 1.0 (2024) + DLC Early Start (2025)
    • DLC recommandés : Early Start
    • À qui ça s’adresse : planificateurs extrêmes et maniaques du réalisme économique
    • Session recommandée : longues sessions (4–5 h) pour peaufiner schémas industriels

    Une ville soviétique ultra-réaliste où chaque brique exige extraction, transport, production et acheminement à la main. Logement, éducation, eau, déchets, import/export : tout se planifie au millimètre.

    Pourquoi y jouer en 2026 ? Pour l’expérience la plus détaillée et complexe du marché, parfaite pour amateurs de défi logistique.

    8. Planet Zoo

    Planet Zoo – trailer / artwork
    Planet Zoo – trailer / artwork
    • Plateformes : PC
    • État : version 1.0 (2019) + multiples DLC animaux
    • DLC recommandés : collection Mammifères, Pack Oiseaux marins
    • À qui ça s’adresse : créatifs amoureux de la faune et de la construction modulaire
    • Session recommandée : 1–2 h de création et d’observation

    Frontier signe un bac à sable animalier d’exception : terraformation fine, construction brique par brique, comportements crédibles des espèces. Créez des enclos dignes d’un parc moderne.

    Pourquoi y jouer en 2026 ? Pour son arsenal de DLC et son plaisir contemplatif, idéal pour des sessions détendues.

    9. Jurassic World Evolution 3

    Jurassic World Evolution 3 – trailer / artwork
    Jurassic World Evolution 3 – trailer / artwork
    • Plateformes : PC, PS5, Xbox Series
    • État : version 1.0 (2024) + premier DLC
    • DLC recommandés : pack Scénarios d’expansion
    • À qui ça s’adresse : gestionnaires de parcs sous adrénaline et fans de dinos
    • Session recommandée : 1–2 h pour gérer crises et créations

    Le meilleur des parcs à dinosaures : habitats optimisés, interactions entre espèces, orages dévastateurs et gestion de crise en temps réel. Un spectacle contrôlé.

    Pourquoi y jouer en 2026 ? Pour l’équilibre parfait entre simulation accessible et carnage jurassique.

    10. Two Point Museum

    Two Point Museum – trailer / artwork
    Two Point Museum – trailer / artwork
    • Plateformes : PC, PS5, Xbox Series, Switch
    • État : version 1.0 (2023) + mises à jour d’équilibrage
    • DLC recommandés : packs Thèmes culturels
    • À qui ça s’adresse : néophytes et amateurs d’humour méta
    • Session recommandée : 1–2 h pour des runs rapides

    Après les hôpitaux et campus, Two Point passe au musée. Expositions folles, visiteurs loufoques et gestion étonnamment solide font de chaque partie un cocktail accessible et profond.

    Pourquoi y jouer en 2026 ? Pour son humour décalé, sa prise en main rapide et sa profondeur modulable.

    11. Against the Storm

    Against the Storm – trailer / artwork
    Against the Storm – trailer / artwork
    • Plateformes : PC
    • État : version 1.0 (fin 2023) + patchs de contenu
    • DLC recommandés : N/A
    • À qui ça s’adresse : joueurs pressés aimant l’optimisation en session courte
    • Session recommandée : 1 h pour un run complet

    Un city-builder roguelite où chaque partie d’une heure vous confronte à des tempêtes surnaturelles, des races de colons variées et un pool d’améliorations aléatoires. Succès addictif garanti.

    Pourquoi y jouer en 2026 ? Pour son format idéal en session du soir et sa rejouabilité élevée.

    12. Tiny Glade

    Tiny Glade – trailer / artwork
    Tiny Glade – trailer / artwork
    • Plateformes : PC
    • État : Early Access actif
    • DLC recommandés : N/A
    • À qui ça s’adresse : créatifs en quête d’un builder contemplatif
    • Session recommandée : 30 min–1 h pour dessiner en toute liberté

    Pas de chiffres, pas de stress : Tiny Glade propose un builder purement tactile et contemplatif. Tracez un mur, un toit ou une arche, et laissez la magie faire le reste. Un véritable carnet de croquis numérique.

    Pourquoi y jouer en 2026 ? Pour les soirées où vous voulez juste construire sans contraintes ni menus complexes.

    Conclusion

    En 2026, le genre de la construction n’a jamais été aussi riche et varié. Que vous cherchiez une immersion historique, une usine folle ou un moment de détente absolue, cette liste vous offre un point d’entrée taillé pour chaque profil. Installez, lancez et préparez-vous à perdre la notion du temps.

  • J’ai découvert Star Wars avec Shadows of the Empire, pas avec les films – et je ne le regrette pas

    J’ai découvert Star Wars avec Shadows of the Empire, pas avec les films – et je ne le regrette pas

    Chez moi, Star Wars était presque interdit – et un vieux jeu PC a tout fait exploser

    Je n’ai pas découvert Star Wars dans une salle de cinéma, ni sur une VHS usée jusqu’à la corde. Chez moi, on était une famille Star Trek. Vraie, pure, militante. Les vaisseaux propres, les uniformes impeccables, les longs dialogues moraux à table – ça, c’était sacré. Star Wars, en revanche, c’était vu comme de la « fantasy spatiale bruyante » qui allait « embrouiller » la vision noble de la SF. Autant dire que c’était à la limite du blasphème.

    Résultat : les films Star Wars étaient persona non grata à la maison. Pas de VHS, pas de DVD, pas de diffusion télé tolérée. Mais il y a une chose que mes parents n’avaient pas anticipée : les jeux vidéo. Et c’est là qu’entre en scène Star Wars: Shadows of the Empire, sorti à l’origine sur Nintendo 64 le 19 décembre 1996, puis sur PC le 23 septembre 1997. Ce n’est pas juste un « vieux jeu Star Wars » pour moi. C’est littéralement ma porte d’entrée dans toute la galaxie.

    Je me souviens très bien du moment. Un pote de collège me file un CD-ROM en me disant : « Tiens, c’est un jeu Star Wars, tu pilotes des trucs et tu tires sur tout le monde, tu vas kiffer. » Chez moi, un jeu vidéo, ça passait. Star Wars ou pas, mes parents n’allaient pas fouiller jusque dans les menus d’installation de Windows 95. Ce CD-là, c’était ma contrebande de spice, mon premier contact clandestin avec cette saga qu’on m’avait refusée.

    Et franchement, presque trente ans après, avec le jeu dispo sur GOG et son trentième anniversaire qui approche, je me rends compte à quel point c’était un moment fondateur. Pas juste pour mon rapport à Star Wars, mais pour ma façon de voir les jeux vidéo.

    Shadows of the Empire, avant d’être un jeu, c’était une expérience transmedia bordélique… et fascinante

    Quand on rejoue aujourd’hui à Shadows of the Empire, on a l’impression d’un reliquat d’une autre époque. Et c’est exactement ça. En 1996, Lucasfilm ne se contente pas de sortir un jeu : c’est un projet multimédia complet autour d’une histoire située entre L’Empire contre-attaque et Le Retour du Jedi. Roman (écrit par Steve Perry), comics, BO, jouets, et ce jeu vidéo – le tout conçu comme un « film sans film » pour relancer l’intérêt de la saga juste avant les Éditions Spéciales de 1997.

    Moi, évidemment, je ne savais rien de tout ça à l’époque. Je ne savais pas que Dash Rendar était une sorte de Han Solo discount, que le prince Xizor régnait sur le cartel Black Sun, ni que tout ça allait finir classé en « Legends » des années plus tard, mis de côté quand Disney a fait le grand ménage dans le canon. Pour moi, Shadows of the Empire, c’était Star Wars, point final. Mon canon, ma version de l’histoire.

    Et rétrospectivement, c’est ça qui me fascine encore : j’ai découvert la saga par un bout complètement de travers. Par un jeu qui mélange vols spatiaux, phases à pied bancales, cinématiques un peu cheap, une histoire qui diverge même du roman dont il est censé être l’adaptation… et pourtant, ça tenait debout dans ma tête de gosse. C’était cohérent, excitant, vivant.

    La claque de Hoth : quand j’ai compris que les jeux pouvaient faire du cinéma interactif

    Comme beaucoup, ma première vraie claque dans Shadows of the Empire, c’est le niveau de la Bataille de Hoth. Sauf que moi, je n’avais jamais vu la scène originale dans L’Empire contre-attaque. Je ne savais pas que ce moment était culte. J’ai vécu la bataille à l’envers : d’abord manette (enfin, clavier) en main, ensuite sur un écran de cinéma des années plus tard.

    En 1996 sur N64, et en 1997 sur PC, cette mission, c’était un exploit technique. Les devs pensaient au départ que faire voler un snowspeeder en 3D libre autour d’AT-AT géants, avec un câble qui s’enroule dynamiquement autour des pattes, c’était impossible sur console. Et pourtant, ils l’ont fait. Tu décolles, tu plonges vers la surface glacée, la musique symphonique démarre, tu tires ton grappin, tu tournes autour de ces mastodontes, et ils s’effondrent dans un fracas de métal.

    Pour moi, c’était plus qu’un niveau réussi : c’était la preuve que le jeu vidéo pouvait rivaliser avec le cinéma. Tu n’étais pas en train de regarder la bataille de Hoth, tu la vivais. Tu n’étais pas un figurant anonyme, tu étais celui qui faisait tomber les quadripodes. Quand, des années plus tard, j’ai enfin vu l’original, je n’ai pas eu la réaction « wow, le film a inspiré le jeu », mais exactement l’inverse : « ah, ils ont refait mon niveau de jeu en film ». Mon cerveau était câblé à l’envers, et j’adore ce décalage.

    Screenshot from Star Wars: Shadows of the Empire
    Screenshot from Star Wars: Shadows of the Empire

    Et c’est là que je commence à en vouloir un peu à certaines productions modernes. Aujourd’hui, on a des jeux Star Wars ultra scriptés, ultra cinématiques, qui te laissent regarder des cutscenes de 10 minutes en te filant un QTE symbolique histoire de dire « tu participes ». En 1996, avec leur 3D cubique, ils te laissaient vraiment voler, rater ta trajectoire, te crasher sur la neige, recommencer encore et encore. C’était rugueux, mais libérateur.

    Dash Rendar, mon Han Solo de contrefaçon – et ça me va très bien

    Parlons de Dash Rendar. Aujourd’hui, quand je vois des fans se moquer de lui en mode « clone Wish de Han Solo », j’ai un petit réflexe de défense. Pour moi, c’était le premier héros Star Wars que j’ai incarné. Pas Luke, pas Han, pas Leia. Un mercenaire un peu grande gueule, pilote de l’Outrider, toujours à la frontière entre intérêt perso et cause rebelle. Un archétype, oui. Un peu grossier, oui. Mais à douze ans, c’était mon mec.

    Le jeu te balade avec Dash à travers quatre grands chapitres : Hoth, les bas-fonds de la galaxie (Mos Eisley, Ord Mantell avec IG-88), puis toute l’intrigue autour de Xizor et de son bastion orbital. On alterne entre niveaux à pied, séquences en speeder bike, combats spatiaux. Sur le papier, c’est la promesse rêvée : être au cœur de la trilogie sans être coincé dans les bottes de Luke.

    Évidemment, en revoyant ça avec mes yeux de joueur adulte, je vois les coutures. Le scénario du jeu tord parfois celui du roman pour caser une séquence d’action de plus. Des alliés meurent dans le jeu alors qu’ils survivent dans le livre, certains événements sont complètement réarrangés, et le jeu te fait croire que Dash meurt dans l’explosion finale de la station de Xizor… sauf si tu joues en difficulté plus élevée et décroches la fin secrète où on apprend qu’il a survécu hors champ.

    Mais c’est précisément ce genre de contradictions qui m’ont fait aimer le côté tentaculaire de Star Wars. Avant même que Disney vienne tamponner « Legends » sur tout ça, j’avais déjà compris que cette galaxie vivait aussi dans ses versions alternatives, ses maladresses, ses zones grises. Pour moi, Dash Rendar reste canon dans mon cœur, même si Lucasfilm l’a relégué au rayon « curiosités rétro ».

    Oui, les phases à pied ont mal vieilli. Et alors ?

    On ne va pas se mentir : une bonne partie de Shadows of the Empire a atrocement vieilli. Les niveaux à pied, surtout. Caméra capricieuse, plateformes un peu pétées, gunfights flottants, IA aux fraises… on est en plein dans l’ADN Nintendo 64 de la 3D approximative. Sur PC, même avec un clavier-souris, ça reste rigide.

    Des boss comme IG-88 sur Ord Mantell ou la forme volante de Xizor, c’est le genre d’affrontements qui te font plus lutter contre le moteur de jeu que contre le personnage lui-même. Les derniers niveaux, très spatiaux, donnent l’impression d’avoir été rushés, avec des cinématiques un peu confuses essayant de t’expliquer des enjeux Empire vs Black Sun vs Alliance pendant que toi tu cherches juste où est la prochaine cible.

    Screenshot from Star Wars: Shadows of the Empire
    Screenshot from Star Wars: Shadows of the Empire

    Mais honnêtement, je préfère largement ce bordel ambitieux à une propreté fade. Ce jeu tente tout : phases de vol, combats au sol, poursuite en speeder sur Tatooine, infiltration dans des installations impériales, dogfights autour d’une station spatiale géante. En 1996, sur une N64 qui venait juste de sortir et un PC moyen de l’époque, c’était presque suicidaire comme cahier des charges. Et malgré tous ses défauts, ça tient suffisamment pour que je puisse encore y retourner aujourd’hui sans avoir l’impression de m’infliger une punition.

    Surtout, j’en ai marre qu’on juge ces jeux rétro uniquement à l’aune de « est-ce que ça tient la route en 2026 ? » La vraie question, c’est : est-ce que ça avait des choses à dire, à tenter, à risquer ? Et là, la réponse est clairement oui. Les séquences de vol tiennent encore la route, la structure globale est étonnamment variée, et l’ambiance Star Wars transpire de partout, même à travers les polygones anguleux.

    De la VHS manquante au canon bancal : comment ce jeu a façonné mon Star Wars perso

    Ce qui est drôle, c’est de voir à quel point Shadows of the Empire a tordu ma perception de Star Wars quand j’ai enfin pu voir les films. Quand j’ai découvert L’Empire contre-attaque, j’avais déjà en tête « ma » bataille de Hoth, avec mon snowspeeder et mes manœuvres foireuses. Quand Luke évoque son sauvetage et croise vaguement Dash dans le roman, moi je visualise les modèles 3D tout cabossés du jeu.

    Et ce n’est pas juste une anecdote marrante. Ça dit quelque chose de la manière dont les grands univers de fiction vivent aujourd’hui. Disney peut décider qu’une partie de cet univers passe dans une sorte de purgatoire « Legends », mais pour toute une génération, ces médias restent fondateurs. Pour certains, c’est la trilogie originale. Pour d’autres, la prélogie. Pour moi, c’est un jeu sorti en 1996, bricolé, parfois incohérent, mais incroyablement audacieux pour son époque.

    Quand je vois des débats infinis sur « qu’est-ce qui est canon » ou non, j’ai envie de rire. Mon entrée dans la saga, c’est un jeu qui trahit par moments le roman dont il est tiré, qui a une fin secrète où le héros survit si tu joues assez bien, et qui a été rétrogradé hors canon officiel en 2014. Si ça, ce n’est pas la preuve que le « canon » est surtout une construction marketing, je ne sais pas ce qu’il vous faut.

    Pourquoi rejouer à Shadows of the Empire en 2026 (et comment ne pas le détester)

    La bonne nouvelle, c’est qu’on n’a plus besoin de ressortir une N64 jaunie ou un vieux PC sous Windows 98 pour se faire une idée. Aujourd’hui, Shadows of the Empire est dispo sur GOG, avec une compatibilité adaptée aux machines modernes. Pas besoin de bidouiller un émulateur foireux ou de supplier un ami de te prêter ses cartouches poussiéreuses.

    Si tu y viens en 2026, il faut juste accepter une chose de base : tu ne joues pas à un jeu « moderne », tu visites un fossile vivant. Et ce fossile a encore des dents. Les missions de vol fonctionnent toujours étonnamment bien : Hoth évidemment, mais aussi les séquences dans l’espace et la poursuite en speeder. Avec un peu de patience pour régler les touches et la sensibilité, tu peux vraiment t’amuser, pas juste « étudier un morceau d’histoire » comme un musée chiant.

    Les missions à pied, elles, demandent un peu de bonne volonté. Il faut accepter les angles de caméra douteux, les sauts approximatifs, la visée qui n’a clairement pas été pensée pour notre exigence actuelle. Si tu es du genre à décrocher instant quand un jeu ne respecte pas tes standards d’ergonomie 2026, tu vas souffrir. Mais si tu prends ça comme un road trip rétro, comme un document de ce qu’on essayait de faire avant que les moteurs modernes ne standardisent tout, tu vas voir d’un autre œil les jeux d’aujourd’hui.

    Screenshot from Star Wars: Shadows of the Empire
    Screenshot from Star Wars: Shadows of the Empire

    Et puis, soyons honnêtes : quand on voit qu’en 2023–2024 des jeux Star Wars AAA sortent encore sur PC avec des problèmes de stuttering et des bidouilles de moteur nécessaires pour obtenir une fluidité correcte, on se dit que la technique n’a pas forcément rendu tout le monde plus humble. Shadows of the Empire, lui, faisait ce qu’il pouvait avec ses 3D brutes, mais au moins tu sentais l’effort pour repousser les limites, pas pour masquer des compromis sous une couche de ray tracing.

    Ce que ce vieux jeu m’a appris sur les jeux vidéo (et sur moi-même en tant que joueur)

    Si je prends la peine de défendre un jeu sortis en 1996, ce n’est pas juste de la nostalgie facile. C’est parce que je vois, dans Shadows of the Empire, trois choses que le jeu vidéo moderne a trop tendance à oublier.

    • Avoir des ambitions techniques déraisonnables, même si ça casse un peu. La Bataille de Hoth, les transitions entre phases à pied et vaisseau, c’était de la folie douce à l’époque – et c’est précisément ce qui a marqué.
    • Assumer le transmedia comme un bazar vivant, pas comme un tableur Excel de canon figé. Oui, le jeu contredit le roman par endroits. Oui, la fin secrète change tout. Et alors ? Ça donne du relief, de la matière à débattre.
    • Laisser la place à l’imaginaire du joueur : avec peu de polygones et des cinématiques limitées, ce jeu m’a pourtant fait fantasmer sur des pans entiers de la galaxie. Là où certains jeux modernes saturent chaque trou de lore d’un codex interminable.

    Personnellement, ça a façonné ma manière d’aborder les franchises. Je ne prends plus ce qu’on me vend comme « canon officiel » pour une vérité gravée dans le marbre. Je cherche les bords, les projets bancals, les tentatives avortées, les jeux oubliés. C’est souvent là que se cachent les choses les plus intéressantes.

    Et en tant que joueur, ça a relevé mes attentes de façon étrange : je peux pardonner des bugs, des angles de caméra ratés, un moteur vieillissant, tant que je sens qu’il y a une vraie ambition derrière. En revanche, je deviens très intolérant avec les jeux lisses, ultra maîtrisés techniquement, mais qui n’osent rien en termes de structure, de ton ou de propositions de gameplay.

    Mon Star Wars commencera toujours par un CD-ROM et un Dash Rendar pixelisé

    Quand je repense à mon parcours de joueur, il y a des jalons évidents : ma première claque en versus sur un jeu de baston, mes heures perdues dans des RPG narratifs façon Shenmue ou autres, les nuits blanches devant des open worlds modernes. Mais quelque part au milieu, il y a ce CD-ROM interdit, glissé dans le lecteur d’un PC familial, et l’ouverture de cette fameuse galaxie lointaine, très lointaine, par la porte la plus étrange possible.

    Je ne dis pas qu’il faut absolument avoir découvert Star Wars par Shadows of the Empire pour « bien » aimer la saga. Je dis juste que ce genre de détours, de chemins de traverse, sont précieux. Ils donnent une couleur unique à notre relation avec ces franchises qu’on croit connaître par cœur. Et ils rappellent qu’un jeu vidéo sorti en 1996, considéré aujourd’hui comme un « produit dérivé Legends », peut avoir plus d’impact sur une personne qu’une trilogie entière vue dans le bon ordre.

    Alors oui, si tu lances Shadows of the Empire sur GOG en 2026, tu vas soupirer devant certains passages. Tu vas pester contre la maniabilité. Tu vas te dire « ok, ça a vraiment trente ans ». Mais si tu grattes un peu la rouille, tu vas aussi voir ce que je vois : un jeu qui, avec tous ses défauts, a eu les tripes d’essayer d’être tout Star Wars à la fois, à une époque où personne n’avait encore vraiment la recette.

    Et moi, quoi que Lucasfilm, Disney ou quiconque en disent, mon Star Wars à moi commencera toujours par cette musique midi qui se lance sur un écran 640×480, un logo polygonal et un mercenaire en veste marron qui s’appelle Dash Rendar. Tout le reste, même les films, est venu après.

  • Ces « finger-sticks » à 4 € ont sauvé mes claviers (et je ne reviendrai jamais en arrière)

    Ces « finger-sticks » à 4 € ont sauvé mes claviers (et je ne reviendrai jamais en arrière)

    Le jour où j’en ai eu marre de jouer avec des doigts dégueulasses

    Je joue depuis la première PlayStation et j’ai cramé plus de manettes que je n’ose l’avouer. Mais ce qui m’a toujours filé la honte, ce n’est pas la manette qui lâche après des centaines d’heures de Dark Souls. C’est le combo infernal clavier mécanique à 150 € + doigts pleins de chips + micro-miettes coincées sous les touches. Pendant des années, j’ai vécu avec ce paradoxe : j’adore grignoter en jouant, mais je déteste les claviers poisseux, les sticks gras et les boutons collants.

    J’ai essayé toutes les « solutions » classiques : lingettes à portée de main, pause pour aller se laver, tentative pathétique de manger avec les phalanges plutôt qu’avec le bout des doigts (spoiler : ça ne marche pas, et ça fait encore plus de miettes). À chaque session de grind sur un MMO ou un roguelike, même galère : soit j’acceptais de pourrir mon setup, soit je renonçais au snack. Et, honnêtement, renoncer au snack n’a jamais vraiment été une option crédible pour moi.

    C’est là qu’un truc qui ressemblait à une mauvaise blague d’Instagram s’est imposé dans ma vie de joueur et de télétravailleur : les finger-sticks, ces mini baguettes qui se clipsent entre l’index et le majeur. Et je vais le dire cash : je pensais que c’était une connerie de plus pour feed l’algorithme. Trois ans plus tard, je refuse de jouer sans.

    Le gadget qui avait l’air débile… et qui est devenu indispensable

    La première fois que j’ai vu des finger-sticks, je me suis sincèrement marré. Des baguettes à doigts, vraiment ? On avait déjà les chaises « gaming », les gants pour manette, les supports de casque RGB. On n’avait pas besoin d’un énième bout de plastique inutile pour « améliorer » l’expérience. Et pourtant, ma curiosité a fini par l’emporter, surtout quand j’ai capté le problème qu’ils essaient de régler : non pas nettoyer après coup, mais empêcher la saleté d’arriver sur la souris, le clavier ou le pad.

    J’ai donc pris un pack de quatre, sans grande conviction. On clipse le truc entre index et majeur, ça dépasse comme une pince, et on s’en sert pour choper chips, cacahuètes, bonbons, légumes, peu importe. En gros, c’est comme si j’avais deux doigts supplémentaires qui ne touchent jamais ma manette ni mon clavier. Et la première soirée Elden Ring avec ça a été un petit déclic : j’ai pu enchaîner les tentatives sur un boss sans pause forcée « lavabo + serviette », et mon clavier était nickel après trois heures de session.

    Au bout de quelques jours, le truc est devenu réflexe. Aujourd’hui, dès que j’installe un setup de longue session – PC, console, même deck portable sur le canapé – je sors automatquement un finger-stick, comme d’autres sortent leur manette élite. Ce n’est plus un gadget, c’est un élément de mon « loadout IRL » de joueur.

    Prévenir plutôt que frotter : pourquoi ces 4 € valent plus qu’un kit de nettoyage

    On dépense des fortunes dans des kits de nettoyage « spécial gaming » : bombes d’air comprimé, gels gluants qui collent la poussière, brosses antistatiques, sprays désinfectants brandés. Tout ça attaque le problème après coup. Ton clavier est déjà crade, ta souris déjà poisseuse, ta manette déjà marbrée de graisse de chips. Tu passes plus de temps à réparer qu’à jouer.

    Les finger-sticks prennent le problème à la racine. Le gras, les miettes, le sucre n’atteignent jamais la surface de tes périphériques. Point. Au lieu de démonter un clavier mécanique pour aspirer les bouts de tortilla et les poils de chat, tu évites juste de les y déposer. Ça paraît évident, mais dans un milieu où on te vend des housses en silicone pour clavier comme si c’était normal de plastifier son setup pour manger, ça fait presque figure d’hérésie.

    Je suis passé par l’étape des protections en silicone. Résultat : sensation de frappe dégueulasse, toucher mou, bruit étouffé, chauffe des doigts, poussière qui s’incruste entre la couche et les touches. J’ai fini par tout enlever et accepter la fatalité des traces de snack. Les finger-sticks ont cassé ce compromis : je garde le plaisir brut de mon clavier, de ma souris, de ma manette, sans les sacrifier à chaque apéro.

    Et franchement, mettre 4 € dans un pack en promo Spring Sale plutôt que 15-30 € dans des sprays et des hacks de nettoyage, ça me semble aujourd’hui presque insultant de simplicité. Surtout en télétravail, où le clavier sert autant pour les mails pro que pour Baldur’s Gate 3.

    Concrètement, comment ça change une session de jeu ou une journée de boulot

    Je vais être concret. Voilà comment je m’en sers au quotidien :

    • Sur PC, je garde la main droite sur la souris, finger-stick clipsé sur la main gauche, posée pas loin du bol. Entre deux combats de boss ou deux teamfights, je chope un snack, clic, je rejoue. Aucun aller-retour lavabo.
    • Sur console, surtout sur des jeux narratifs à la Shenmue ou des JRPG, je tiens la manette normalement, je pose un instant sur mes genoux quand il y a une cinématique, hop, quelques gâteaux pris avec le stick, et je repars. Les sticks analogiques restent propres, même après des heures.
    • En home office, pendant que je réponds à des mails ou que je suis en call audio, j’ai mon finger-stick dans une main et je tape de l’autre. Granola, fruits secs, petits légumes : le clavier reste net, même après une matinée entière.

    Ce n’est pas juste une question de propreté, c’est aussi une question de rythme. Quand je grind un ladder de jeu de baston ou que je boucle un run dans un roguelite, je ne veux pas casser mon flow tous les quarts d’heure pour aller me laver les mains. Avec ces baguettes de doigts, mon flow reste intact, et mon matos aussi. Je gagne du temps, je garde ma concentration, et je ne sacrifie pas mon confort de jeu.

    Je les utilise depuis environ trois ans, à chaque fois que je snacke en jouant ou en bossant, que ce soit sur tour, laptop, console de salon ou portable. Honnêtement, si je compte le nombre de sessions où ils m’ont servi, le coût par utilisation doit se compter en fractions de centime.

    Lave-vaisselle, PLA et bullshit marketing : ce qu’il faut vraiment savoir

    Un des gros arguments qui m’a fait adopter le truc sur la durée, c’est la facilité de nettoyage. Mon set actuel va tout droit dans le panier à couverts du lave-vaisselle depuis trois ans. Pas de déformation visible, pas de fissure, pas de couleur qui bave. On est clairement sur un plastique qui encaisse bien la chaleur et les cycles répétés.

    Mais là où je lève un sourcil, c’est quand je vois certains vendeurs jurer que tous les finger-sticks du marché sont « 100 % lave-vaisselle safe » alors qu’en parallèle, des versions artisanales en PLA (impression 3D sur Etsy et compagnie) précisent noir sur blanc de ne pas les mettre au lave-vaisselle parce que ça risque de se déformer. Moralité : tout dépend du matériau et de la qualité de fabrication.

    Mon conseil de maniaque de matos : vérifier la description et, si le doute persiste, considérer le lave-vaisselle comme un bonus, pas comme un droit acquis. Pour un modèle cheap ou manifestement imprimé en PLA, un simple rinçage à l’eau chaude avec un peu de savon fait l’affaire. Ça reste infiniment moins chiant que de sortir la bombe d’air comprimé pour déloger les miettes du clavier.

    Oui, le marketing aime te vendre ça comme « l’accessoire ultime pour gamer propre ». Ça, c’est du bullshit. Tu peux très bien vivre sans. Mais je suis fatigué d’entendre l’argument inverse, tout aussi débile : « il suffit de se laver les mains » ou « tu n’as qu’à pas manger en jouant ». Dans le monde réel, les gens mangent devant leur écran. Les gamers, les devs, les auteurs, tout le monde. Soit on fait semblant de l’ignorer, soit on met en place des solutions intelligentes.

    « Tu n’as qu’à pas manger en jouant » : l’argument qui ne tient pas debout

    Je vais être clair : l’injonction « ne pas manger devant son PC » me fait doucement rire. C’est le même discours que « ne pas jouer plus d’une heure par jour ». C’est peut-être valable dans un manuel scolaire, mais ce n’est pas comme ça que vivent les gens qui poncent des JRPG de 80 heures, des raids MMO ou des campagnes complètes de CRPG. Quand tu lances une grosse session le soir ou le week-end, le snack fait partie du rituel.

    On peut faire semblant d’être au-dessus de ça, jouer les puristes qui posent manette et clavier à la moindre faim… ou on peut accepter la réalité et s’équiper en conséquence. Pour moi, les finger-sticks sont une réponse honnête à cette réalité : je veux manger, je veux jouer, je veux garder mon matériel propre. Les trois en même temps.

    Quant à l’argument écologique du « encore du plastique », il est recevable pour les gadgets qu’on utilise deux fois avant de les jeter. Mais là, on parle d’un accessoire réutilisable des centaines de fois. Mon premier pack tient toujours. Comparé aux lingettes à usage unique, aux gants jetables, aux films plastiques qui finissent à la poubelle au bout de quelques semaines, ça me semble même plus cohérent à long terme.

    Ce qui m’énerve vraiment, c’est qu’on accepte sans broncher des tonnes de merdes RGB inutiles collées partout sur nos setups, mais qu’on se moque d’un outil qui, lui, résout un problème concret. Si je dois choisir entre une bande LED de plus derrière l’écran ou un accessoire qui protège mon clavier à 150 € des doigts gras, le choix est vite fait.

    Le rapport qualité-prix est indécent (surtout en promo Spring Sale)

    Le timing n’est pas anodin : en ce moment, on trouve des packs de quatre finger-sticks autour de 4 € pendant le Spring Sale d’Amazon. On parle grosso modo d’un euro par pièce pour un accessoire que tu peux utiliser tous les jours, pendant des années. Dans un milieu où un tapis de souris « gamer » peut grimper à 40 €, ce ratio utilité/prix est presque absurde.

    Je ne vais pas faire semblant que chaque modèle est un chef-d’œuvre d’ingénierie. La plupart sortent probablement de la même usine, rebadgée pour différentes marques. Mais sur ce type de produit, ce n’est pas ce qui me dérange. Je veux quelque chose qui pince correctement, ne glisse pas sur les doigts, survive au lave-vaisselle ou au moins au lavage à la main, point barre. Et sur ce critère, mon pack à quatre balles a mieux performé que certaines manettes « pro » à 180 € qui ont développé du stick drift en moins d’un an.

    Si je mets ça en perspective avec ce que j’ai cramé en nettoyage et en remplacement de matériel au fil des ans – claviers bon marché à moitié morts d’avoir été aspergés, souris brillantes de gras, manettes collantes que j’ai fini par reléguer au fond d’un tiroir – ces 4 € sont probablement l’un des meilleurs investissements que j’ai faits pour mon setup, avec un bon casque et un fauteuil correct.

    Et ce n’est pas que pour les « gamers ». En home office, entre deux visios et une base de snacks pas forcément très sains, ça évite d’avoir un clavier de boulot qui ressemble à un dessous de table de fast-food. Quand on commence à manipuler du matériel pro ou des machines de prêt, ça devient carrément une nécessité morale de ne pas les renvoyer dégueulasses.

    Pourquoi je suis presque vexé que les fabricants de périphériques ne les offrent pas déjà

    Avec le temps, un truc me frappe : on nous vend des claviers et des manettes comme des objets « premium », on nous sort des éditions collector pour tout et n’importe quoi, mais aucun constructeur majeur ne prend au sérieux la manière dont on utilise ces périphériques dans la vraie vie. Ils savent très bien que les joueurs mangent devant l’écran. Pourtant, rien n’est pensé pour ça.

    Quand j’ai commencé Shenmue sur Dreamcast, je me suis pris une claque sur ce que peut être une expérience de jeu « totale », qui pense à la routine du joueur, à son temps, à son immersion. Aujourd’hui, côté hardware, on se contente souvent de balancer plus de LED et un logiciel de plus à installer. Pendant ce temps, le truc qui améliore vraiment mon quotidien de joueur, c’est un morceau de plastique à 1 € pièce qui m’évite de bousiller mon setup à chaque apéro.

    Honnêtement, je ne comprends pas qu’aucun fabricant de clavier ou de manette n’ait encore glissé un ou deux finger-sticks brandés dans la boîte, surtout sur les gammes premium. Ça coûterait des cacahuètes et ce serait un message clair : « on sait comment vous utilisez vraiment nos produits, on assume, et on vous aide à les garder propres ».

    À la place, on continue de voir des pubs absurdes où des setups parfaits brillent sous lumière néon, sans un seul verre, sans une seule chips à l’horizon. C’est ce décalage entre l’image fantasmée et la réalité du joueur moyen qui me donne envie de défendre des accessoires comme les finger-sticks. Parce qu’au moins, eux partent de la vie réelle.

    Ma ligne de crête de joueur exigeant : ce que ces petits bouts de plastique ont changé

    Je suis devenu un joueur plus exigeant avec le temps. Quand tu as passé des centaines d’heures sur des jeux qui respirent le soin du détail, que ce soit dans le game design ou l’ergonomie, tu n’as plus envie de tolérer des compromis débiles dans ton setup. Pour moi, les finger-sticks, c’est exactement ça : un détail qui paraît insignifiant, mais qui améliore concrètement chaque session.

    Je ne prétends pas que c’est l’accessoire miracle universel. Certains vont trouver ça ridicule, ou ne pas aimer la sensation. D’autres, qui ont une discipline quasi militaire sur la nourriture à côté du PC, n’en auront probablement pas besoin. Mais pour tous ceux qui vivent vraiment devant leurs écrans – games, télétravail, séries, tout mélangé – c’est une solution honnête, peu chère et durable à un vrai problème.

    Personnellement, je suis arrivé à un point où, si je perdais mon pack actuel, j’en rachèterais un directement, promo ou pas. Le fait qu’on en trouve un lot de quatre pour environ 4 € en Spring Sale, c’est juste la cerise sur le gâteau. Je n’ai pas besoin d’un partenariat de marque ni d’un code créateur pour dire que ça fait trois ans que ce truc a rendu mes claviers, mes souris et mes manettes plus propres, sans que je doive sacrifier mes snacks.

    Si l’industrie veut me vendre des innovations « pour joueurs », qu’elle commence par s’inspirer de ce genre d’accessoire simple, pensé pour la vraie vie, pas pour les photos de catalogue. En attendant, mon setup restera comme il est : claviers mécaniques à nu, manettes sans housse, snack toujours à portée… et ces foutus finger-sticks, coincés entre mes doigts, que je ne pensais jamais prendre au sérieux.