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  • Edge of Memories : le JRPG français qui veut marier action nerveuse et héritage légendaire

    Si, comme moi, vous avez terminé Clair Obscur: Expedition 33 et cherchez déjà un autre JRPG made in France à surveiller, Edge of Memories de Midgar Studio mérite toute votre curiosité. Rarement un action RPG hexagonal a suscité autant d’anticipation dans la communauté, et pour cause : le projet s’entoure de pointures du JRPG japonais, de la musique à la direction artistique. Quand j’ai mis la main dessus, ce mélange de savoir-faire français et d’ADN japonais m’a clairement sauté aux yeux.

    Edge of Memories : un JRPG qui veut dépasser la synthèse entre action et stratégie

    • Équipe de vétérans issus de Nier, Xenoblade Chronicles X, Chrono Trigger : une promesse de qualité et d’authenticité.
    • Combats en temps réel nerveux avec changements de builds et attaques élémentaires pour une vraie profondeur tactique.
    • Ambiance sombre et post-apocalyptique qui change des mondes colorés habituels du JRPG.
    • Prévu pour fin 2025 sur PC (wishlist déjà ouverte sur Steam), avec toutes les attentes que cela implique pour la scène JRPG hors-Japon.
    FeatureSpecification
    PublisherNacon
    Release DateQ4 2025
    GenresAction RPG, JRPG
    PlatformsPC (Steam)

    Edge of Memories se déroule dans un univers frappé par la Corrosion, une calamité qui transforme humains et créatures en abominations. Vous incarnez Eline, la Soul Whisperer, qui arpente les terres dévastées d’Avaris pour résister à l’extinction. Mais contrairement à un JRPG classique, ici, le « tour par tour » laisse place à des affrontements en temps réel au rythme très soutenu : esquives, sauts, combos et gestion dynamique de builds sont au cœur de l’expérience.

    Ce qui m’a marqué lors de mon essai, c’est la possibilité de switcher entre plusieurs builds en plein combat. Chaque build modifie votre façon d’aborder les affrontements et offre des passifs qui peuvent tout changer, notamment face à des vagues d’ennemis qui ne pardonnent pas. Ajoutez à cela des attaques élémentaires – feu, glace, foudre – qui ne servent pas seulement à faire joli, mais réellement à exploiter les faiblesses adverses ou débloquer certains passages du monde. Ce système rappelle le meilleur des jeux d’action japonais, mais avec une touche de simplicité bienvenue dans la gestion des compagnons, Ysoris et Kanta. Vous paramétrez leurs compétences et les déclenchez au bon moment, un peu comme les tactiques d’alliés dans un Dragon Age.

    Côté inspiration, impossible de ne pas penser à Nier Automata : la nervosité des combats, les enjeux existentiels et le mélange d’énigmes environnementales font forcément écho à l’œuvre de PlatinumGames. Mais Edge of Memories se démarque par son atmosphère post-apo beaucoup plus sombre, presque suffocante, très loin de la fantaisie lumineuse d’un Final Fantasy. Pour les amateurs de challenge, la difficulté semble bien dosée : se jeter tête baissée dans un groupe d’ennemis, c’est la mort assurée.

    Ce qui alimente l’intérêt, c’est aussi l’équipe derrière le projet : Sawako Natori (scénariste de Nier), Emi Evans (voix de Nier Automata), Raita Kazama (character designer de Xenoblade Chronicles X) et Yasunori Mitsuda (compositeur de Chrono Trigger !). Pour un studio français, réunir autant de légendes du JRPG, c’est du jamais vu depuis très longtemps. Cela positionne Edge of Memories comme un candidat sérieux pour faire rayonner le JRPG made in Europe – et peut-être bouleverser la donne sur PC, là où le genre n’a jamais eu autant de visibilité qu’aujourd’hui.

    Pourquoi les joueurs devraient surveiller Edge of Memories

    Au-delà du CV de rêve de l’équipe, ce sont les sensations manette en main qui comptent. Les amateurs de combats exigeants façon Nier ou même Kingdom Hearts risquent d’être séduits par la rapidité et la fluidité des affrontements, tandis que les fans de stratégie apprécieront la gestion des builds et des compagnons. L’ambiance, plus mature et désespérée que la moyenne, promet aussi de sortir des sentiers battus du JRPG traditionnel. Reste à voir si la promesse sera tenue sur toute la longueur – on connaît la difficulté de marier ambitions et moyens, surtout pour un studio indépendant français, même épaulé par Nacon.

    On notera d’ailleurs que le choix de sortir d’abord sur PC et de se rendre immédiatement « wishlistable » sur Steam n’est pas anodin : c’est là que se trouve aujourd’hui le public le plus réceptif à la diversité et à l’expérimentation dans le JRPG, et où les succès critiques récents (Sea of Stars, Chained Echoes) ont montré qu’il y avait une vraie place pour l’innovation hors des sentiers battus japonais.

    TL;DR – Pourquoi on va suivre Edge of Memories de près

    Avec Edge of Memories, Midgar Studio ne se contente pas de singer la formule japonaise : ils veulent amener leur vision, en s’appuyant sur des pointures du genre, pour proposer un action JRPG aussi exigeant que riche en ambiance. Si la promesse est tenue jusqu’au bout, on pourrait tenir là un titre capable de rivaliser avec les classiques nippons et d’installer le JRPG français sur la carte mondiale. Pour les fans du genre, c’est un projet à surveiller de très, très près d’ici fin 2025.

    Source: Nacon via GamesPress

  • Nintendo Switch 2 : l’art de la contre-attaque hybride

    Nintendo Switch 2 : l’art de la contre-attaque hybride

    Il y a les géants qui misent tout sur la surenchère de puissance, et il y a Nintendo, cet artisan ingénieux qui préfère la subtilité. Avec la Switch 2, Nintendo ne cède toujours pas à la course aux téraflops : la firme de Kyoto fait une nouvelle fois le pari de l’innovation ludique et de la continuité. Mais la question persiste en 2024 : est-ce que l’audace créative est suffisante pour rivaliser avec la PS5, la Xbox Series X et le PC ?

    L’innovation comme signature, pas la démonstration de muscles

    Depuis la NES, Nintendo n’a jamais suivi le troupeau. La Game Boy a popularisé la portabilité, la DS l’écran tactile, la Wii le motion gaming, et la Switch l’hybride salon/portable. La Switch 2 prolonge cette tradition en offrant :

    • Une console toujours hybride, avec un écran OLED amélioré et une autonomie portée à 7 heures en lecture vidéo.
    • La rétrocompatibilité historique : plus de 90 % du catalogue Switch original fonctionne sans surcoût.
    • Un écosystème indé et familial renforcé grâce à un store plus performant et un support d’API modernes (Vulkan, DX12).

    « Notre objectif n’a jamais été d’atteindre un record de puissance brute, mais de proposer une expérience unique », explique Marie Sato, product manager chez Nintendo.

    Spécifications techniques détaillées

    Composant Switch 2 Switch 1
    Processeur NVIDIA Tegra X2 revisité @1,8 GHz (quad-core ARM Cortex-A78) Tegra X1 @1 GHz (quad-core ARM Cortex-A57)
    GPU 10 TFLOPS, architecture Ampere 0,35 TFLOPS, architecture Maxwell
    Mémoire vive 8 Go LPDDR5 4 Go LPDDR4
    Stockage interne 128 Go (extensible via microSDXC jusqu’à 2 To) 32 Go
    Résolution 1080p en dock, 720p en portable 1080p en dock, 720p en portable
    Ray tracing Support basique Non pris en charge

    Selon Digital Foundry, la Switch 2 tourne Metro Exodus à 30 fps en 1080p, un bond considérable par rapport aux 20 fps sacrificiels de la première génération. Les développeurs multi-plateformes, comme PlatinumGames, confirment que le portage de Bayonetta 3 affichera désormais un rendu plus fin et des effets volumétriques densifiés.

    « Nous avons revu l’architecture CPU pour un gain de 30 % et ajouté des cœurs GPU dédiés au compute shading », précise Kenji Watanabe, ingénieur en chef chez Nintendo.

    Service en ligne et eShop : un chantier prioritaire

    Si la console séduit, son online reste le point faible de Nintendo. Au lancement, la Switch 2 propose :

    • Un abonnement Switch Online à 4,99 €/mois avec 4 jeux NES/SNES supplémentaires par trimestre.
    • Une refonte de l’eShop : interface plus réactive, recherche intelligente et recommandations basées sur l’IA.
    • L’ajout de serveurs dédiés avec matchmaking cross-play limité.

    Pourtant, les retours des testeurs pointent encore des temps de chargement en ligne trop longs et une stabilité perfectible en heures de pointe. « Nous travaillons à la mise en place d’un CDN mondial et à l’intégration de fonctionnalités cloud save plus robustes », assure Naoki Takahashi, directeur de la plateforme en ligne chez Nintendo.

    Des analystes, comme Clara Martin de GamesIndustry.biz, recommandent à Nintendo de lancer une offre Premium à 9,99 €/mois avec stockage cloud illimité et accès anticipé à des bêtas exclusives, pour rattraper son retard face à PlayStation Plus et Xbox Game Pass.

    Contexte marché : PS5, Xbox Series X et PC dans le viseur

    Comparée à la PS5 (10,28 TFLOPS, SSD ultra-rapide) et à la Xbox Series X (12 TFLOPS, DirectX Raytracing natif), la Switch 2 n’est pas la plus puissante. Sur PC, des configurations milieu de gamme offrent déjà du 60 fps en 1440p pour un budget similaire. Alors pourquoi investir ?

    • Exclusivités Nintendo : Zelda: Echoes of Hyrule, Metroid Prime 4, Mario Galaxy 3 ne sortiront sur aucune autre machine.
    • Écosystème familial unique : contrôleurs adaptables, accessoires Labo compatibles, gamedesign accessible dès 3 ans.
    • Demographie : plus de 50 % des acheteurs Switch sont des joueurs occasionnels ou des familles, un segment moins couvert par Sony et Microsoft.

    Dylan Summers, analyste chez NPD, estime que la Switch 2 pourra combler un vide entre la console de salon pure et le PC portable, en capturant 10 % de part de marché addi­­tionnelle d’ici 2026, principalement grâce aux titres indés et à la portabilité.

    Conclusion : un pari mesuré, mais cohérent

    La Switch 2 ne bousculera pas les standards GPU, mais elle confirme ce que Nintendo maîtrise le mieux : une expérience de jeu décalée, accessible et tournée vers l’innovation ludique. Si la rétrocompatibilité fait office de cadeau aux fans et que l’eShop retrouve stabilité et fluidité, Nintendo tiendra sa promesse d’artisan du jeu vidéo. Et dans un marché saturé de puissance brute, la subtilité pourrait bien redevenir la clé d’un succès durable.

    Source : interviews Nintendo, Digital Foundry, NPD, GamesIndustry.biz

  • Elden Ring Nightreign : le coopératif qui réinvente le PvE

    Elden Ring Nightreign : le coopératif qui réinvente le PvE

    FromSoftware secoue une fois de plus le monde du jeu vidéo avec Elden Ring Nightreign, un spin-off inattendu qui troque le style Soulslike solo pour une expérience PvE en escouade. Attendu le 30 mai 2025, le titre mise sur des runs à trois joueurs dans une région inédite, Limveld, où la menace Night’s Tide – un anneau de flammes mouvant – pousse sans cesse les aventuriers vers des secteurs plus redoutables.

    Un univers rythmé par le temps et le danger

    Chaque session de Nightreign se déroule sur trois jours in-game, avec un cycle jour/nuit qui influe sur la faune, la flore et les quêtes disponibles. Au lever du soleil, des créatures plus discrètes émergent pour semer la pagaille dans les marais luminescents. Dès la tombée de la nuit, c’est tout un bestiaire cauchemardesque qui rôde sous le flux de Night’s Tide, vous obligeant à vous retrancher ou à foncer tête baissée selon votre stratégie d’équipe.

    https://www.youtube.com/embed/Z_fmEDsQPh4

    Huit classes, mille combinaisons tactiques

    Pour affronter Limveld, les joueurs choisissent parmi huit classes complémentaires : le Chevalier lourd, le Rôdeur agile, le Lance-Runes mystique, le Mage de givre, le Prêtre de la flamme, l’Alchimiste explosif, le Nécromancien occulte et le Barde enchanteur. Chacune apporte un rôle précis en survie : tanking, contrôle de foule ou support offensif. L’opportunité de tester tous les duos et trios possibles promet un vrai laboratoire de synergies.

    Cela dit, Nightreign ne pardonne pas l’imprudence : l’anneau de feu réduit progressivement la zone jouable, favorisant les affrontements frénétiques et les phases de fuite-coordinée. Les petites embuscades contre des Nightlords, des boss pensés pour casser les routines, obligent à revoir son build et à rester réactif.

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    Le roguelite “light” pour fluidifier les runs

    En cas de défaite, le système de progression roguelite « allégé » entre en jeu. Vous conservez certaines reliques et améliorations permanentes – hausse de PV, bonus d’armure, élévation de niveau pour une compétence spécifique – destinées à être réinvesties sur la prochaine tentative. Cet équilibre entre perte partielle et gain durable démontre la volonté de conserver la tension sans décourager les néophytes du studio.

    On passe ainsi d’une frustration classique à une satisfaction renouvelée à chaque essai, tout en maintenant l’authenticité sombre et exigeante marque de fabrique de FromSoftware. Résultat : même les joueurs les plus aguerris trouveront matière à peaufiner leur build avant d’oser défier les Nightlords de haut rang.

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    Une rejouabilité dopée aux défis quotidiens

    Chaque jour, un boss unique – parfois issu de l’univers d’Elden Ring, parfois imaginé pour l’occasion – se dresse en sentinel sur la carte. Les compositions d’escouade les plus efficaces auront droit à des récompenses exclusives. Entre jets aléatoires de reliques et objectifs secondaires à remplis, le grind se montre toujours gratifiant.

    Au total, les fans pourront compter sur une quinzaine de biomes à explorer, chacun avec son lot de secrets, de temples enfouis et de lignes de quêtes annexes. Les plus méfiants jugeront peut-être que la variété s’essoufflera après vingt heures de jeu, mais la dimension coopérative et la progression permanente devraient entretenir la flamme plus longtemps.

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    Précommandes record et enjeux pour FromSoftware

    À moins de deux semaines du lancement, Nightreign a déjà franchi le cap des 2,5 millions de précommandes, un exploit qui reflète l’ampleur de la hype autour de la franchise. Reste à savoir si le titre pourra soutenir son élan sur le long terme.

    Pour le studio, l’enjeu est double : prouver qu’il peut renouveler son gameplay tout en préservant le standing hardcore, et séduire un public plus large — notamment les joueurs désireux de partager l’aventure Elden Ring en équipe. Les premiers retours de la presse spécialisée, évoquant un « savant mélange de coopération et de tension, digne des meilleurs roguelites », laissent espérer le meilleur.

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    https://www.youtube.com/embed/Djtsw5k_DNc
    Additional gameplay footage

    Verdict provisoire

    Elden Ring Nightreign prend le pari risqué d’ouvrir l’univers de la série à la coopération en PvE, sans diluer l’exigence ni l’esthétique brutale qui ont fait son succès. Si les runs s’avèrent aussi addictives que prometteur, et que la boucle roguelite « light » tient ses promesses, le spin-off pourrait redéfinir les standards du coop en monde ouvert. Dans le cas contraire, il pourrait n’être qu’une curiosité agréable, privée du souffle épique d’un solo légendaire. Réponse le 30 mai prochain.

    https://www.youtube.com/embed/AWrXpJQBJF0
    Additional gameplay footage

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  • Dark Souls : le jeu qui a redéfini le jeu vidéo moderne

    Dark Souls : le jeu qui a redéfini le jeu vidéo moderne

    Je dois l’avouer dès le départ : ma façon de jouer n’a plus jamais été la même depuis Dark Souls. Ce n’est pas pour flatter la légende ou alimenter la nostalgie : c’est un constat brutal et sincère. Dark Souls a provoqué un « avant/après » dans mon parcours de gamer, un véritable point zéro que peu de titres ont su atteindre.

    Pourquoi Dark Souls est un séisme culturel

    • Il a fait de la difficulté un moteur d’émotion et de progression, là où l’industrie chérissait la facilité.
    • Sa narration environnementale invite le joueur à interpréter et à découvrir, plutôt qu’à regarder des cutscenes.
    • Son level design en boucle, oppressant et cohérent, est un modèle qui défie encore les open worlds modernes.
    • Il a engendré le genre « souls-like » et redéfini les attentes des joueurs et des développeurs.

    Je ne suis pas un observateur distant du phénomène. J’ai essayé cent fois de vaincre Ornstein et Smough, j’ai traversé Blighttown à la frontale, et j’ai pleuré de rage autant que de joie à chaque victoire « méritée ». Ce vécu intense m’a rendu intransigeant : Dark Souls n’est pas qu’un jeu difficile, c’est un manifeste sur ce qu’un jeu vidéo peut et doit être.

    Bande-annonce de Dark Souls : ambiance sombre et audace de gameplay.

    La difficulté : un art pédagogique

    On me demande souvent pourquoi persister dans un jeu qui humilie sans pitié son joueur. Ceux qui n’ont jamais appris d’une mort répétée ne comprennent pas. Chaque échec dans Dark Souls enseigne un peu plus : on apprend à adapter sa stratégie, à repérer un pattern, à anticiper. Pas de consignes, pas de zones de confort, juste une pédagogie par le feu : le succès n’est jamais gratuit, il se mérite.

    Après des années de RPG scriptés et de quêtes FedEx, j’ai redécouvert le vrai frisson du risque et de la conquête. Aujourd’hui, tout jeu qui me prend par la main me laisse indifférent. Le succès des souls-like, de Hollow Knight à Nioh, prouve que de nombreux joueurs partagent ce goût pour l’exigeant.

    Narration environnementale : l’intelligence du joueur

    Oubliez les longues cinématiques à rallonge : Dark Souls raconte son histoire dans chaque recoin, chaque description d’objet, chaque architecture. C’est au joueur de reconstituer le passé de Lordran, d’interpréter le destin de Solaire ou le mystère du Premier Flamme. Cette approche transforme le lore en chasse au trésor intellectuelle et valorise la curiosité.

    Rares sont les titres qui osent laisser autant de place à l’imagination et à l’interprétation. Ici, le joueur n’est pas passif, il devient co-auteur de l’histoire.

    Labyrinthe vs open world : Elden Ring ne fait pas oublier Lordran

    J’ai adoré Elden Ring, mais je refuse de céder à l’idolâtrie collective. Le monde de Dark Souls, avec ses raccourcis savamment placés et ses boucles interconnectées, est un chef-d’œuvre de level design. Chaque détour vous ramène vers un lieu familier, chaque couloir suscite une découverte nouvelle. Les plaines d’Elden Ring offrent l’immensité, mais rarement cette tension contenue propre aux labyrinthes de Lordran.

    Souvenez-vous du premier raccourci déverrouillé entre le Sanctuaire de Lige-Feu et la Paroisse des Mort-vivants : un instant de révélation, la certitude que le monde était un organisme vivant et non un simple décor.

    Boss fights : respect et mémorisation

    Un boss de Dark Souls n’est pas un punching-ball. C’est une chorégraphie précise où chaque attaque a un rythme, une portée, une intention. Bourrer frénétiquement ne suffit pas : il faut lire les signaux, appréhender l’environnement, adapter son tempo. Battre Ornstein et Smough sans préparation tient de l’exploit, et c’est précisément cette exigence qui forge le respect et la fierté du joueur.

    Les boss artificiellement « durs » sans substance narrative ou mécanique n’atteignent jamais cette tension authentique.

    Un contrepoint : l’accessibilité et ses atouts

    Certains pensent que ce modèle de difficulté intéresse un public trop restreint, et ils ont raison : Dark Souls n’est pas pour tout le monde. Les néophytes peuvent se sentir perdus, frustrés ou exclus. L’essor de modes plus accessibles, du tutoriel renforcé et des checkpoints fréquents répond à une demande légitime pour des expériences moins punitives.

    Pourtant, je crois qu’il est dangereux d’abandonner l’exigence au profit d’une standardisation trop sécuritaire. L’équilibre entre accessibilité et défi reste à trouver, mais ne sacrifions pas le potentiel émotionnel du risque.

    Un héritage auquel tenir

    Dark Souls a inspiré des chefs-d’œuvre comme Bloodborne ou Hollow Knight, mais aussi une génération de clones insipides. La plupart captent l’apparence sans saisir l’âme : la juste difficulté, le lore implicite et le level design cohérent. Si le marché évolue vers plus d’accessibilité, il doit aussi préserver l’esprit d’audace et de respect du joueur que FromSoftware a su imposer.

    Conclusion

    Dark Souls n’est pas qu’un jeu « hardcore » : c’est une philosophie ludique qui valorise l’effort, l’interprétation et la persévérance. En repoussant les limites du design, de la narration et de la difficulté, il a redonné à l’industrie une ambition nouvelle. Pour moi, il reste le jalon incontournable, celui qui m’a réappris à savourer la défaite autant que la victoire. À nous, joueurs, de défendre cette exigence et de refuser que le jeu vidéo perde sa capacité à nous surprendre et à nous élever.

    TL;DR – Dark Souls, le jeu qui m’a réappris à aimer perdre (et gagner)

    Dark Souls a révolutionné le game design, la narration et la difficulté en faisant de chaque échec une leçon et de chaque victoire un véritable triomphe. Son héritage impose aux studios de ne jamais sacrifier l’exigence et la liberté d’interprétation au confort immédiat. C’est à ce prix que le jeu vidéo reste un média fort et inoubliable.

  • Overwatch 2 Stadium : Saison 17, MMR, nerfs et Forge dévoilés

    On ne va pas se mentir : quand Blizzard a dévoilé le mode Stadium d’Overwatch 2, je ne pensais pas qu’il deviendrait si central dans la méta. Après avoir vu la communauté l’adopter massivement, je comprends enfin pourquoi le studio y investit autant. Les développeurs viennent de présenter les ajustements de la Saison 17 – et pour une fois, on sent qu’ils ont écouté les retours des joueurs plutôt que le département marketing.

    Overwatch 2 Stadium, Saison 17 : ce qui change vraiment

    • Matchmaking réparé : le MMR, qui déséquilibrait les parties dès le lancement, est corrigé à partir du 3 juin.
    • Freja revue à la baisse : cooldowns allongés et nouvel objet anti-air pour limiter sa dominance en Stadium.
    • Forge intégrée : sauvegarde, partage et utilisation des builds de tous les joueurs, en live.
    • Mode non classé : best-of-five, backfill automatique et rythme plus chill pour se détendre entre amis.

    Le dernier Weekly Recall de Blizzard ne mâche pas ses mots : c’est le matchmaking qui a été le plus critiqué. Conçu pour équilibrer l’arrivée des nouveaux, le système de MMR provoquait en réalité des écarts de niveau hallucinants. Avec la mise à jour du 3 juin, on devrait enfin retrouver des matchs homogènes, et l’expérience de jeu n’en sera que plus agréable d’ici la mi-juin.

    https://www.youtube.com/embed/GKXS_YA9s7E

    Côté héros, Freja était devenue incontournable au point de gâcher le fun. Au menu : Quick Dash passe à 4,5 s, Updraft à 12 s et Take Aim devient moins punitif. Et pour éviter qu’elle ne domine toutes les parties, Blizzard ajoute un équipement anti-air dédié. Un nerf salutaire qu’on aurait aimé voir plus tôt, mais mieux vaut tard que jamais.

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    La vraie petite révolution, c’est l’arrivée de la Forge. Accessible depuis la Practice Range, ce système vous permettra de créer, stocker et partager vos builds en pleine partie. Si l’idée d’avoir accès aux configurations “idéales” de la communauté est séduisante, il faudra surveiller l’effet “copier-coller” qui pourrait freiner l’originalité.

    Pour les joueurs qui veulent juste s’éclater sans pression, le mode non classé propose du best-of-five au lieu du classique seven, un backfill instantané pour remplacer les leavers et une distribution de cash plus généreuse. Adieu les ragequits qui plombent une partie, bienvenue à l’inclusivité !

    Dernière nouveauté : des restrictions de groupes calquées sur le compétitif, afin d’éviter que des équipes très expérimentées ne roulent sur des débutants. Preuve que Blizzard ne considère pas Stadium comme un simple gadget, mais comme un mode à part entière.

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    Pourquoi vous devriez y jeter un œil

    Si vous avez lâché Overwatch 2 à force de subir la pression du compétitif classique, Stadium Saison 17 pourrait bien vous réconcilier avec le jeu. Entre matchmaking plus fiable, équilibre des héros et système de builds pensé pour tous, Blizzard semble prêt à faire de ce mode un véritable terrain d’expérimentation, en se basant sur les retours de la communauté.

    TL;DR

    Saison 17 de Stadium, c’est : matchmaking recalibré, Freja nerfée, Forge pour partager vos builds et mode non classé plus détendu. Un suivi live service intelligent qui redonne envie de replonger.

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    ÉditeurBlizzard Entertainment
    Date de sortieMise à jour Saison 17 dès le 3 juin 2024
    GenresFPS, Hero Shooter, Stadium (round-based)
    PlateformesPC, PlayStation, Xbox, Nintendo Switch

    Source : Blizzard Entertainment via GamesPress

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  • Diablo Immortal fête ses 3 ans : événements spéciaux, loot gratuit et l’art de fidéliser les joueurs

    Impossible de passer à côté du raz-de-marée ARPG en ce moment. Entre la Saison 8 de Diablo 4, la 0.2.0 de Path of Exile 2 et la Saison 2 de Last Epoch, on se croirait à l’âge d’or du hack’n’slash. Pourtant, alors que tout le monde surveille les mastodontes du genre, Diablo Immortal souffle tranquillement sa troisième bougie, et pour l’occasion, Blizzard met le paquet sur les événements spéciaux et les cadeaux, histoire de rappeler que son free-to-play mobile a encore des tours dans son sac. Ce genre de célébration, c’est toujours un signe : Blizzard n’a pas l’intention de laisser filer sa base de joueurs, et il compte bien réactiver la nostalgie comme la générosité pour garder tout le monde dans son écosystème.

    Diablo Immortal : Un anniversaire sous le signe du farm et du fan-service

    • Des boss légendaires à affronter dans un nouveau mode « Trial of True Evils »
    • Une pluie de récompenses gratuites et d’événements temporaires jusqu’au 2 juillet
    • La fonctionnalité de réforging d’équipements d’ensemble enfin mise en avant
    • Un timing malin pour rappeler l’existence du jeu face à la concurrence féroce des ARPG actuels
    FeatureSpecification
    PublisherBlizzard Entertainment
    Release Date2 juin 2021
    GenresAction-RPG, Hack’n’slash, MMO
    PlatformsPC, iOS, Android

    Pour les joueurs vétérans comme pour ceux qui ont lâché Immortal après quelques semaines, ce qu’organise Blizzard pour l’anniversaire a de quoi piquer la curiosité. On a droit à une série d’événements où l’on affronte les grands boss du jeu (The Butcher, Baal, Skarn et Diablo) dans un format « gauntlet » évolutif, accessible à partir du niveau 30. Cette volonté de rendre hommage à toute l’histoire du jeu, c’est clairement un clin d’œil aux anciens, mais aussi une façon intelligente de motiver les nouveaux venus à grinder un peu pour atteindre le niveau requis. Les boss qui s’adaptent à la puissance du joueur, c’est aussi un argument pour ne pas décourager ceux qui reviennent juste pour l’anniversaire.

    En parallèle, les événements « Infernal Trials » relancent la machine à farm via des défis dans différents modes de jeu, avec des récompenses à la clé comme des Telluric Pearls (toujours utiles pour le craft), ainsi que des objets légendaires et des gemmes étoilées. Ce système de points basé sur la participation sonne très « battle pass saisonnier » : motivant mais classique. Ce n’est pas révolutionnaire, mais ça fait le taf pour relancer l’engagement des joueurs qui avaient déserté le jeu ou qui n’avaient jamais vraiment accroché à la structure free-to-play du titre.

    Ce qui m’a vraiment retenu, c’est la possibilité de reforger les Set items – une mécanique souvent réclamée par la communauté frustrée de dropper en boucle des doublons inutiles. Si vous êtes du genre à écumer les donjons en quête du set parfait, vous savez combien cette feature change la donne. Recycler trois pièces d’un même set contre une version augmentée, avec jusqu’à trois affixes bonus, c’est un vrai push vers l’optimisation… mais aussi un clin d’œil à la philosophie du loot toujours plus rare et plus fort qui fait le sel de Diablo depuis le premier épisode.

    Là où Blizzard se montre malin, c’est dans les cadeaux offerts à tous ceux qui se connectent : transmogs (coucou le Baby Butcher pour les familiers, de quoi faire sourire les vétérans de Tristram), cadres d’avatar anniversaire, Legendary Crests, objets d’ensemble ou légendaires, et même la gemme légendaire « Blood Floe » à récupérer après le 19 juin. Ça sent bon l’opération séduction pour ramener les exilés… et ça marche, parce que tout le monde aime les cadeaux, surtout quand l’accès est aussi simple que se reconnecter en jeu et avoir lié son compte Battle.net.

    Pourquoi cet anniversaire compte vraiment pour les fans de hack’n’slash

    Disons-le franchement : Diablo Immortal reste un cas à part dans l’écosystème Diablo. Le jeu a souffert de son modèle free-to-play agressif à la sortie, mais trois ans plus tard, il a trouvé sa niche, surtout chez les joueurs mobiles qui cherchent du contenu régulier et une expérience Diablo « light » mais efficace. Avec le raz-de-marée d’événements ARPG en ce moment, Blizzard veut clairement éviter que son jeu soit totalement éclipsé. Proposer des événements à durée limitée, c’est jouer sur le FOMO… mais c’est aussi un moyen de prouver que le jeu vit encore, évolue, et n’est pas prêt à disparaître sous la concurrence.

    Côté expérience, le loot gratuit et les modes boss rush sont de vrais arguments pour revenir, ne serait-ce que quelques sessions. Pour ceux qui n’ont pas accroché au rythme ou au modèle économique à la sortie, c’est peut-être le bon moment pour redonner une chance à Immortal, surtout si vous cherchez quelque chose de plus « arcade » et moins exigeant qu’un PoE 2 ou D4 en saison. Et si vous êtes un collectionneur ou un complétiste, difficile de résister à l’appel des transmogs et des cadres collectors.

    TL;DR – Diablo Immortal souffle ses 3 ans, et c’est le moment idéal pour récupérer du loot (presque) gratuit

    Blizzard joue la carte de la fidélisation pure avec l’anniversaire de Diablo Immortal : boss iconiques à affronter, loot exclusif, amélioration d’équipements et distribution de cadeaux. Ce n’est pas une révolution du genre, mais c’est un signal fort que le titre a encore de l’énergie à revendre. Les anciens comme les nouveaux ont des raisons de revenir, ne serait-ce que pour quelques sessions de farm bien senties. À l’heure où la concurrence ARPG fait rage, c’est une piqûre de rappel bienvenue à la communauté – et, qui sait, peut-être le point de départ d’une deuxième vie pour ce spin-off souvent sous-estimé.

    Source: Blizzard Entertainment via GamesPress

  • Sydless : le fast-FPS rétro survolté d’Opia Games bouscule le genre avec son twist de balle

    Ce n’est pas tous les jours qu’un fast-FPS français ose sortir des sentiers battus. Lors de l’AG French Direct 2025, l’annonce de Sydless par Opia Games a directement attiré mon attention, non seulement pour sa direction artistique qui fleure bon les années 90, mais surtout pour sa promesse de gameplay mêlant vitesse, rebonds frénétiques et atmosphère mystérieuse. Après le décalé The Lone Blade, le studio d’Angoulême revient avec un projet bien plus nerveux, qui pourrait bien donner un coup de jeune au genre fast-FPS solo, à mille lieues des shooters formatés qu’on voit défiler sur Steam. Voyons pourquoi Sydless pourrait être le prochain jeu à surveiller de près.

    Sydless : Quand le fast-food devient fast-FPS psychédélique

    Ce trailer d’annonce donne le ton :

    À retenir : pourquoi Sydless mérite votre attention

    • Une vraie prise de risque sur le gameplay : Le cœur du jeu repose sur une balle rebondissante qui accélère à chaque lancer, combinant réflexes et planification stratégique.
    • Ambiance rétro-liminale : L’univers distordu d’un fast-food 90s plongé dans l’anomalie donne une personnalité forte, loin des shooters sans saveur.
    • Accessibilité maîtrisée : Opia veut un jeu facile à prendre en main mais difficile à maîtriser, avec plusieurs modes de difficulté pour tous les profils de joueurs.
    • Pouvoirs à débloquer sans grind : Pas d’XP ou de monnaie, tout se débloque en jouant, pour éviter la frustration du farming inutile.
    FeatureSpecification
    PublisherOpia Games
    Release Date2026
    GenresFast-FPS, Solo, Action, Aventure
    PlatformsPC (Steam, Epic Games Store)

    Un fast-FPS solo… et vraiment solo
    Dans un marché saturé de shooters multijoueurs et de battle royale clonés, Sydless assume fièrement son solo nerveux et scénarisé. On incarne Diego, employé de fast-food des années 90 propulsé dans un monde alternatif où son quotidien dégénère à cause d’une mystérieuse Anomalie. Le twist ? Sa seule défense, c’est une balle rebondissante, qui accélère à chaque utilisation. Ça évoque les FPS à la Quake ou les shooters à scoring à l’ancienne, mais avec une mécanique centrale inédite et un univers qui tranche radicalement avec la concurrence.

    Opia Games : petit studio, grandes ambitions
    Pour ceux qui avaient suivi la scène indé, Opia Games s’était déjà fait remarquer avec The Lone Blade, un jeu original où l’on incarnait… une épée. Leur expérience passée leur a permis d’affiner leur vision, et ils assument vouloir un produit plus « plug and play », où le plaisir de jeu est immédiat, mais la profondeur réelle pour ceux qui visent le 100 %. Le passage par des incubateurs comme Wizz à Angoulême a aussi professionnalisé leur approche, ce qui se ressent dans la clarté du projet Sydless.

    Gameplay : entre réflexes, skill et variété
    Ce qui distingue vraiment Sydless, c’est la centralité de la balle rebondissante. Plus on la manipule, plus elle va vite, rendant chaque niveau aussi dangereux qu’exaltant. Le système de pouvoirs – matérialisés par des tatouages sur le bras de Diego – permet d’adapter son style de jeu et d’enrichir la panoplie d’options sans tomber dans les systèmes de progression à rallonge. À la lecture des interviews, il est clair que le studio mise sur le plaisir de maîtriser des mécaniques, et pas sur le grinding artificiel. Pour moi, c’est une vraie bouffée d’air frais.

    Direction artistique : retour vers les liminal spaces
    Visuellement, Sydless tape dans le mille pour tous ceux qui ont un faible pour le weirdcore ou les backrooms. Fast-food, couleurs étranges, décors absurdes et déformés… On ressent cette vibe à la fois familière et inquiétante, accentuée par une esthétique entre peinture 2D stylisée et éclairage 3D. Ça pourrait paraître kitsch, mais ici, ça participe à l’identité du jeu et à sa lisibilité, point essentiel pour un shooter où chaque fraction de seconde compte.

    Musique : breakbeat et électro pour la nostalgie
    La bande-son, inspirée du breakbeat et de l’électro 2000s, colle parfaitement à cette ambiance de fast-FPS rétro. On sent qu’Opia cherche à recréer une vibe, pas juste à remplir du fond sonore.

    Des boss, des pouvoirs, mais pas de microtransactions
    Autre point qui m’a rassuré : Sydless ne succombe pas aux sirènes du tout-microtransactions. Il n’y aura ni monnaie in-game ni points d’XP à grinder. Les pouvoirs se débloquent simplement en jouant, et l’objectif reste le skill, pas le portefeuille. Les boss, quant à eux, sont annoncés comme de vrais tests de skill, tirant parti de toutes les mécaniques du jeu. C’est exactement le genre de promesse que je veux voir tenir par un studio indé.

    Ce que Sydless change vraiment pour les joueurs

    Pour moi, Sydless coche plusieurs cases qu’on réclame à cor et à cri dans la communauté FPS solo : un univers original, un gameplay à la fois accessible et exigeant, et une identité qui ne doit rien aux copies conformes AAA. Pas d’économie artificielle, pas de lootboxes, mais du vrai skill à développer et une expérience qui promet d’être aussi nerveuse que stylée. La promesse « easy to learn, hard to master » ne demande qu’à être vérifiée manette en main, mais vu leur passif, je leur accorde le bénéfice du doute.

    Ce projet s’adresse autant aux nostalgiques des shooters old school qu’aux curieux en quête d’expériences décalées. Côté direction artistique et sonore, le projet est déjà solide. Reste à voir si le level design suivra sur la durée et si la difficulté saura contenter aussi bien les speedrunners que les joueurs occasionnels. Quoi qu’il en soit, Sydless est un outsider à suivre de très près d’ici 2026, surtout si vous aimez les vrais challenges arcade.

    TL;DR : Sydless, le fast-FPS solo français qui ose l’originalité

    • Un shooter nerveux centré sur une balle rebondissante ultra-rapide, pour un mélange inédit entre skill et stratégie.
    • Ambiance rétro-liminale à la croisée des années 90 et des backrooms, avec une direction artistique qui sort du lot.
    • Progression basée sur le skill, sans microtransactions ni grind inutile.
    • Un studio indé qui tente (avec culot) de renouveler le genre fast-FPS solo. À surveiller sur PC en 2026.

    Source: Opia Games via GamesPress

  • Pompeii: The Legacy – Le city builder romain qui veut révolutionner le genre

    Il y a des annonces qui font tilt instantanément chez tout amateur de jeux de gestion, et Pompeii: The Legacy en fait clairement partie. Dès le premier teaser, j’ai senti que Siscia Games ne voulait pas juste surfer sur la mode des city builders, mais proposer une expérience historique, immersive et pleine de défis. La nouvelle démo jouable dévoilée sur Steam m’a confirmé que ce projet a du potentiel, et qu’il pourrait bien bousculer les ténors du genre en 2025.

    Pompéi ressuscitée : ambitions et risques d’un city builder historique

    • Véritable immersion dans la Rome antique : La reconstruction de Pompéi après l’éruption du Vésuve offre un cadre unique, loin des villes génériques habituelles.
    • Défis dynamiques et catastrophes naturelles : Entre éruptions, séismes et invasions de criquets, la gestion de crise est au cœur du gameplay.
    • Profondeur de gestion sur plusieurs générations : Au-delà de la simple construction, on gère dynastie, commerce, recherche et relations avec l’Empire romain.
    • Démo en évolution rapide : Siscia Games écoute déjà la communauté et promet d’ajouter des mécaniques majeures avant la sortie finale.

    Fiche technique :

    FeatureSpecification
    PublisherSiscia Games
    Release Date2025
    GenresCity builder, Stratégie, Gestion, Histoire
    PlatformsPC (Steam)

    Ce qui distingue Pompeii: The Legacy, c’est d’abord son contexte historique rarement exploré en profondeur. On est 20 ans après la fameuse éruption de 79 ap. J.-C., et c’est à nous de redonner vie à une cité dévastée – pas simplement en posant des routes, mais en incarnant littéralement une famille romaine sur plusieurs générations. Ça me rappelle un peu le feeling narratif d’un Pharaoh ou d’un Caesar III, mais boosté par des mécaniques modernes, des arbres de recherches inspirés de Civilization et une gestion des catastrophes digne de Frostpunk.

    La démo – qui offre déjà plus de deux heures de jeu – sert de véritable terrain d’expérimentation pour Siscia Games, qui ne se contente pas d’un “proof of concept”. On y retrouve une UI retravaillée, des graphismes améliorés et, surtout, la promesse de voir débarquer très vite de nouveaux contenus : quêtes supplémentaires dès le 6 juin, mode sandbox, système de commerce méditerranéen, événements dynamiques, chaînes de production pour le vin et l’huile d’olive… Le suivi est déjà plus réactif que certains AAA sortis récemment. Un nouveau patch le 9 juin apportera aussi des optimisations de performance, une meilleure gestion de la santé des citoyens et des tutoriels enrichis. Pour une simple démo, c’est très généreux.

    Ce qui me frappe, c’est l’approche “tout risque”. Pompeii: The Legacy veut nous faire gérer l’imprévisible : les joueurs devront faire face à des désastres récurrents, de la colère du Vésuve aux incendies en passant par des marchés volatiles et des enjeux politiques avec Rome. On sent que Siscia Games veut éviter le piège du city builder pépère. Cela dit, j’attends de voir si la profondeur des mécaniques (commerce, recherche, dynastie) tiendra sur la durée, ou si le jeu ne risque pas de tomber dans la gestion punitive sans marge de manœuvre.

    Clairement, Pompeii: The Legacy s’adresse aux amateurs de stratégie qui veulent du challenge historique crédible, mais tout aussi bien aux fans de city builders classiques lassés de toujours gérer des mégalopoles anonymes. L’idée de suivre la reconstruction de Pompéi sur 200 ans, de faire évoluer sa famille et d’influencer (un peu) l’histoire, c’est rafraîchissant. En 2025, la concurrence sera rude avec Cities Skylines 2 ou le très attendu Manor Lords, mais Pompeii a une vraie carte à jouer avec son identité forte et ses mécaniques de survie/gestion hybrides.

    En tant que joueur, ce qui me donne vraiment envie d’y retourner, c’est cette sensation de voir la ville renaître malgré (ou grâce à) l’adversité, avec une vraie montée en puissance au fil des générations. Reste à voir si Siscia Games tiendra ses promesses, notamment sur le rythme des mises à jour et l’équilibrage de la difficulté, deux points souvent critiques dans le genre.

    TL;DR – Pourquoi on attend Pompeii: The Legacy

    • Un city builder historique, riche et immersif, qui mise sur l’originalité.
    • Des mécaniques de gestion avancées mêlant survie, dynastie et politique impériale.
    • Un suivi développeur déjà très engagé, avec une démo boostée en contenu.
    • Reste à surveiller l’équilibrage, mais le potentiel est clairement là pour bousculer le marché en 2025.

    Source: Siscia Games via GamesPress

  • F1 25 sur PC et PS5 – Mon expérience après 30 heures : carrière étoffée, gameplay trop sage ?

    Je dois l’avouer, chaque année je me dis “cette fois, j’attends que la saga F1 évolue vraiment avant de replonger”. Mais voilà, le combo anniversaire de la Formule 1 et la promesse d’un mode Carrière revisité a eu raison de ma résolution : j’ai craqué pour F1 25 sur PC et PS5. Après plus de 30 heures de jeu (principalement sur PC avec un T300RS et quelques sessions canap’ sur PS5 pour comparer), je peux enfin vous raconter, sans filtre, ce que ça donne vraiment manette ou volant en main.

    Points clés à retenir de mon expérience F1 25

    • Le mode Carrière fait un vrai bond en profondeur, surtout pour les gestionnaires dans l’âme
    • Point de Rupture 3 remet du piquant narratif, même si la formule commence à ronronner
    • Peu de nouveautés côté pilotage pur et sensations, surtout pour les vieux de la vieille
    • Accessibilité exemplaire, mais frustration pour les puristes du volant
    • L’intégration du futur film Apple TV+ est amusante mais superficielle… pour l’instant
    • Pas de vrai gap graphique, malgré quelques détails immersifs sympas

    Premier contact : entre excitation et scepticisme

    Je me suis lancé dans F1 25 avec un mélange d’espoir (en vrai, j’attendais beaucoup du nouveau mode Carrière) et de crainte de retrouver ce syndrome du “patch annuel” à la EA Sports. Premier lancement, je remarque tout de suite la présentation léchée – menus clairs, musique sous licence, ambiance paddock… mais, honnêtement, c’est le genre de polish cosmétique auquel Codemasters nous a habitués depuis F1 2021.

    Ce qui m’a frappé tout de suite, c’est la mise en avant du mode “Point de Rupture” (Breaking Point). J’avais bien aimé le côté soap opéra des précédents volets – c’est un bon guilty pleasure, même si ça vire un peu cliché. Là, on retrouve les têtes connues (Devon Butler, Ackermann, Callie Mayer et Aiden Jackson) avec le choix, dès le départ, de quel pilote incarner. Petit plus : ça change, enfin, la perspective de l’histoire. J’y reviendrai…

    Mode Carrière : la (vraie) star de F1 25 ?

    Après une première soirée à explorer les menus et faire une ou deux courses d’essai, j’ai plongé dans la Carrière. Je suis ce genre de joueur qui adore la gestion aussi bien que la piste, genre à passer trop de temps sur les arbres de recherche plutôt que sur l’asphalte, donc la promesse d’un mode “propriétaire” enrichi m’intriguait beaucoup.

    Cette fois, on sent que Codemasters a bossé : planification affinée, gestion RH plus poussée, choix d’activités qui impactent vraiment la progression de l’écurie. J’ai passé de longues minutes à optimiser mon planning : envoyer mes deux pilotes à des événements promo pour booster les finances, puis investir dans la formation du staff pour gagner ces fameux points de ressource. Le nouvel arbre de compétences façon RPG pour le proprio – franchement, c’est addictif. À chaque point gagné, je me surprenais à hésiter entre améliorer le relationnel ou booster la R&D. C’est le genre de micro-management que j’aurais adoré avoir sur Football Manager si la F1 m’avait recruté à la place !

    Mais ce qui m’a aussi amusé, c’est de devoir gérer les égos de mes pilotes titulaires. Premier clash dans ma partie : Aiden Jackson en mode diva après une victoire chanceuse à Montréal, qui commence à faire de l’ombre à Callie Mayer. J’ai hésité : le rappeler à l’ordre, le féliciter, ou l’ignorer pour voir si ça s’envenime ? Ce genre de petite mécanique narrative pimente quand même bien la sauce, même si ça reste gentiment scripté.

    En revanche, en mode “Carrière pilote”, rien de bien neuf depuis deux éditions. La F2 est toujours une option sympa pour débuter, mais le reste, c’est du déjà-vu. Je me suis vite remis à manager l’écurie, c’est là que F1 25 tire son épingle du jeu pour moi.

    Point de Rupture 3 : le drama calibré pour fans de Netflix

    Franchement, même si ça reste un fil rouge secondaire, je ne peux pas nier avoir enchaîné les premiers chapitres de Breaking Point avec un petit plaisir coupable. C’est du Drive to Survive à la sauce Codemasters, avec des séquences scriptées, des objectifs de course taillés pour le spectacle (“ramène la voiture dans les points malgré une crevaison”, “bats ton rival sous la pluie à Spa”).

    J’ai aimé que le choix du pilote modifie les scènes et les réactions du paddock, même si on sent rapidement où ça veut nous emmener. En revanche, les dialogues sont parfois tellement surjoués que j’en ai rigolé tout seul devant l’écran (“Tu crois vraiment pouvoir battre Devon Butler ? Pfff…”). Mais entre deux séances gestion, ça fait le job pour relancer l’intérêt. Honnêtement, si ce mode disparaissait, je trouverais la série bien terne. Les persos sont caricaturaux, mais au moins, ça donne une âme à la licence.

    Un gameplay qui ronronne (trop) : ni révolution ni déception

    Là, c’est LE point qui m’a laissé sur ma faim. Alors oui, pour quelqu’un qui débarque, F1 25 se prend en main en douceur. L’accessibilité est vraiment au top : aides paramétrables, interface claire, retours haptiques sur la DualSense bluffants (sur PS5), et tout un tas de réglages pour moduler la difficulté.

    Mais après des dizaines d’heures sur F1 22 et F1 24, je m’attendais à sentir un vrai changement dans le ressenti au volant. Or, malgré les promesses de Codemasters sur la physique revue, je n’ai pas ressenti une différence marquée. Les suspensions, le freinage, la gestion de l’ERS… tout ça est cohérent, mais je n’ai jamais eu ce petit frisson que j’attends d’une “nouvelle” simulation. Les sensations sont bonnes, parfois un peu trop sages – j’aurais aimé des monoplaces plus nerveuses, moins prévisibles, surtout sous la pluie ou en sortie d’épingle.

    J’ai testé différentes configurations : manette, volant, différents niveaux d’aides. Verdict ? C’est fun, mais les puristes resteront un peu sur leur faim. Pour tout dire, je me suis surpris à repasser sur Assetto Corsa Competizione en plein week-end de F1 pour retrouver ce côté “tu ne maîtrises rien tant que tu n’as pas tout compris”. Ici, on est plus dans le confort que dans la sueur froide.

    Les “petites” nouveautés : circuits inversés, F1 Zone et film Apple

    Question contenu, ce n’est pas la révolution mais quelques ajouts font plaisir. Les circuits en sens inversé (Silverstone, Spielberg, Zandvoort) sont une bonne idée pour casser la routine, même si clairement, ça sent la feature “pour meubler” faute de nouveaux tracés cette année.

    La F1 Zone m’a laissé perplexe. C’est cool d’avoir un hub communautaire pour fans hardcore (défis, sondages, événements autour des pilotes). Mais, honnêtement, je n’y ai pas passé beaucoup de temps – c’est plus un bonus social qu’un vrai mode de jeu. Le mode F1 World reste pratique pour enchaîner les Grand Prix ou tenter le online, mais là aussi, rien de fondamentalement neuf.

    Enfin, l’intégration de la promo pour le film Apple TV+ m’a surtout fait sourire. Les persos modélisés sont crédibles, mais ça reste du bonus cosmétique pour l’instant. À voir si une vraie collaboration débouche sur du contenu scénarisé plus travaillé avec la sortie du film.

    Technique et immersion : joli propre, mais pas ébouriffant

    Niveau graphismes, je n’ai pas eu de vraie claque. Sur PC, tout à fond (RTX 4070, 1440p), c’est propre et fluide, mais le gap avec F1 24 est mince. Quelques détails font mouche – la poussière sur la visière, les reflets, les stands bien vivants – mais c’est du fignolage plus que de la vraie next-gen. Sur PS5, c’est solide en 60 FPS, mais j’ai repéré quelques textures un peu à la traîne dans les stands et sur certains circuits secondaires.

    Point positif : la modélisation des circuits (surtout ceux avec données LIDAR comme Bahreïn ou Suzuka) est bluffante de fidélité. Les bruits moteurs, les radios d’ingé, l’ambiance paddock – tout ça contribue à l’immersion quand on joue au casque, mais rien de vraiment “wow” non plus. J’aurais aimé un mode photo plus poussé ou un replay plus cinématographique, mais là encore, on sent que ce n’est pas la priorité.

    Pour qui ? Le verdict du paddock FinalBoss

    Si vous découvrez la F1 en jeu vidéo ou que vous n’avez pas touché à la licence depuis quelques années, F1 25 est un excellent point d’entrée. Accessible, riche en contenu, modes variés… on ne s’ennuie pas, et le mode Carrière offre une vraie profondeur de jeu.

    Mais pour les vieux briscards du pad ou du volant (coucou les joueurs de rFactor ou iRacing qui veulent de la pure simulation), l’absence de vraie refonte du gameplay et des sensations risque de frustrer. Disons que si vous jouez surtout pour le pilotage pur et l’adrénaline, F1 25 ne sera pas le shoot de dopamine attendu. Par contre, si la gestion, l’ambiance paddock et les petits dramas à la Netflix vous parlent, c’est clairement un cru plus inspiré que F1 24.

    Le mot de la fin : solide, mais vivement l’an prochain pour une vraie révolution

    Je me suis pris au jeu, surtout grâce au mode Carrière enrichi et à Breaking Point 3. J’ai pesté parfois devant le manque de prise de risques sur la physique et les graphismes, mais je ne regrette pas mes heures passées à manœuvrer entre développement du staff, égos de pilotes et objectifs économiques. Pour moi, F1 25 c’est un bon millésime, mais pas la révolution que j’espérais. On sent que Codemasters garde ses vraies cartouches pour l’an prochain… ou un reboot total ?

    TL;DR : F1 25 en bref selon Dam

    • Mode Carrière enfin profond et prenant – la vraie star du jeu
    • Gameplay accessible et propre, mais trop sage pour les puristes
    • Point de Rupture 3 remet du fun dans la série
    • Peu de nouveautés vraiment marquantes côté circuits et technique
    • Parfait pour les nouveaux venus et les gestionnaires en herbe, moins pour les accros de la simu pure
  • Hell is Us — Mon expérience d’exploration sans carte : la découverte au centre du chaos surnaturel

    J’ai toujours été fasciné par les mondes sci-fi qui flirtent avec l’étrange tout en gardant un ancrage dans le familier. Que ce soit l’austérité labyrinthique de The Oldest House dans Control, les panoramas post-apo de Death Stranding ou les lumières maladives de New Vegas, j’aime sentir que je suis un étranger invité dans un univers qui me regarde bizarrement en retour. Quand j’ai mis les mains sur Hell is Us, je n’avais qu’une attente : être surpris, désorienté, obligé de réfléchir – pas juste de suivre un point jaune sur un écran. C’est précisément ce que j’ai vécu. Voici comment Rogue Factor a retourné mon cerveau et pourquoi je pense que ce jeu peut bouleverser la formule open-world.

    À retenir : Hell is Us, ce n’est pas un open-world comme les autres

    • Pas de carte, pas de marqueurs : tout repose sur votre sens de l’observation et la logique
    • Un datapad centralise vos infos, mais c’est vous qui faites le tri
    • L’immersion passe par la prise de notes et la manipulation d’indices physiques
    • Le combat existe, mais il sert avant tout à rythmer l’exploration et la tension, pas à dominer la progression
    • Une ambiance surnaturelle et déstabilisante, qui vous pousse à la curiosité

    Mon premier contact avec Hadea – Perdu sans carte, volontairement

    Ce qui m’a frappé immédiatement, c’est le sentiment de désorientation totale – et, chose étrange, j’ai adoré ça. Dès la première minute, Hell is Us fait un pied de nez à toutes les conventions du genre : pas de mini-carte, aucun repère lumineux qui fait clignoter l’objectif, pas même une boussole pleine d’icônes. Juste mon avatar, Rémi, exilé de longue date qui revient dans son pays natal ravagé par la guerre civile et… une calamité surnaturelle. Le jeu me prévient d’entrée : « Ici, pas de balises, pas de GPS, débrouille-toi. »

    J’ai pris mon vieux carnet Moleskine (oui, IRL), prêt à griffonner, parce que j’avais entendu dire que le jeu encourageait vraiment la prise de notes à l’ancienne. Résultat, après seulement 30 minutes, ma page ressemblait à une équation d’Einstein dessinée par un enfant de cinq ans. Mais c’est là que la magie opère: chaque info, chaque phrase, chaque croquis de portail ou de symbole bizarre avait son importance.

    Le datapad, ce n’est pas une carte – c’est un puzzle mental

    Je pensais que le datapad serait un remplaçant sophistiqué du journal de quêtes traditionnel. Grosse erreur. Ce truc-là, c’est comme un tableau de détective dans une série policière : il centralise toutes les conversations et indices, mais il ne relie jamais les points à ma place. Au fil de mes discussions avec les PNJ (et Dieu sait qu’il y en a, surtout dans le village de Jova), les infos s’accumulent, mais il faut toujours retourner à ses notes, recroiser les points de repère mentionnés (« la vieille antenne », « le pont de pierre », « la maison brûlée »), et essayer de deviner où aller ensuite.

    Un moment précis m’a marqué : après avoir récupéré un plan griffonné avec une flèche rouge dans une maison abandonnée, j’ai passé vingt minutes à tourner en rond – jusqu’à ce qu’un détail de la conversation avec un vieil homme, noté en marge de mon carnet, me revienne. J’avais noté « arbre mort = passage ». Ce n’était pas une énigme à proprement parler, mais il fallait recouper, tester. C’est le genre de petits moments « Eurêka ! » qui rendent Hell is Us aussi nerveusement satisfaisant que frustrant par moments.

    Des puzzles, des langues alien et le plaisir d’être perdu

    Plus j’avançais, plus je découvrais des mécanismes qui m’échappaient : des serrures sans clés, des écritures inconnues, des artefacts dont je ne comprenais pas encore l’utilité. C’est là qu’on sent l’influence de jeux à l’ancienne genre Myst, mais avec la modernité d’un monde vivant, dynamique. On n’est jamais vraiment bloqué, parce que chaque découverte, même partielle, nourrit la carte mentale du joueur. Le jeu ne récompense pas tant la complétion que la curiosité et l’observation.

    J’ai eu des flashbacks de mes sessions sur Breath of the Wild en mode « HUD off », où je m’orientais à la force du vent et à la mémoire visuelle. Ici, c’est pareil, mais en plus angoissant, parce que l’ambiance est franchement étrange. Tout semble signifiant, rien n’est jamais expliqué clairement.

    Dialogue, lore, et immersion : la densité avant la quantité

    Ce qui fait aussi la différence chez Hell is Us, c’est la densité des dialogues. Je ne parle pas de la quantité de texte, mais du fait que chaque ligne de conversation peut ouvrir de nouvelles pistes, des questions de lore, ou parfois juste une anecdote qui met la chair de poule. À droite de l’écran, tu peux creuser le background du monde, ses crises, ses mythes ; à gauche, tu as les questions clés pour progresser. C’est foisonnant sans être confus, à condition de rester attentif.

    Le combat : une montée de tension, pas le cœur du jeu

    C’est là que j’ai été surpris. J’avais peur que Rogue Factor tombe dans le piège du combat « soulslike » pour faire genre. Oui, il y a des affrontements – et oui, ça tape dur, avec des esquives, des parades, des armes blanches, et des bestioles bizarroïdes qui m’ont rappelé un croisement entre Death Stranding et Control. Mais très vite, j’ai compris que l’action n’est pas là pour dominer l’expérience, seulement pour la rythmer. Quand je me suis fait encercler par trois créatures amphibiens, c’était tendu, mais le jeu ne m’a jamais puni gratuitement. J’ai pu reprendre mon souffle, observer, et réessayer.

    Petit détail qui tue : le drone sur mon épaule. Il m’a servi autant de scanner que d’outil de stun en combat. On sent que le studio veut qu’on s’approprie le monde, qu’on expérimente. Ce n’est pas une simple mécanique gadget, mais vraiment un relais d’immersion, comme le datapad.

    Aspects techniques et direction artistique : entre malaise et fascination

    Je dois préciser que j’ai joué sur un PC moyen de gamme (RTX 3060, 16Go de RAM). Le jeu tourne bien, même si j’ai eu quelques petites baisses de framerate dans les zones ouvertes très chargées. Artistiquement, on sent la patte unique de Rogue Factor : c’est parfois beau, parfois carrément dérangeant. Les architectures alien se découpent dans le décor comme des blessures ouvertes, et les effets de lumière contribuent beaucoup à l’ambiance anxiogène. Ce n’est pas du « photoreal », mais ça colle parfaitement au propos.

    Pour qui ? À qui s’adresse vraiment Hell is Us ?

    Soyons clairs : si vous êtes allergique à l’idée de prendre des notes ou de galérer un quart d’heure pour comprendre où aller, passez votre chemin. Mais si, comme moi, vous aimez les jeux qui ne vous tiennent pas la main, qui misent sur la découverte et l’intuition, Hell is Us risque de provoquer ce frisson rare du « vrai » open-world. C’est une expérience qui demande patience, attention, et un goût du risque. Si vous avez aimé vous perdre dans la steppe de Morrowind, les énigmes de The Witness ou que vous avez rêvé de désactiver le HUD dans vos mondes ouverts favoris, ce jeu est fait pour vous.

    Mon verdict — Est-ce que ça tient la route ?

    Après quelques heures dans les chaussures de Rémi, je n’ai qu’une envie : repartir explorer Hadea, carnet en main. Tout n’est pas parfait — l’absence de guidage peut frustrer, le rythme n’est pas toujours maîtrisé, et j’aimerais voir comment la promesse tient sur la durée (je prédis que certains joueurs décrocheront face à la densité d’informations à gérer). Mais Hell is Us m’a rappelé ce que j’aimais dans l’exploration vidéoludique : le doute, la joie de la découverte, la satisfaction de débloquer un passage par pure déduction. Si Rogue Factor maintient ce cap, on tient là un jeu qui marquera durablement les amateurs d’exploration authentique.

    TL;DR

    Hell is Us refuse le GPS et les balises, et vous balance dans un monde aussi fascinant qu’hostile. Prenez des notes, ouvrez l’œil, et laissez-vous happer par une expérience qui récompense la curiosité bien plus que le « 100 % ». Si vous aimez être perdu, ce jeu est pour vous. Et, franchement, on en avait sacrément besoin.