Awaysis : quand la physique redéfinit le dungeon-brawler

Certaines annonces font vibrer mon âme de vieux briscard du jeu vidéo, et celle d’Awaysis ne fait pas exception. 17-BIT, le studio derrière Skulls of the Shogun et GALAK-Z, se lance dans un « dungeon-brawler physique » qui promet de faire souffler un vent de nouveauté. Mais entre discours marketing et réalité du gameplay, quelles surprises nous réserve vraiment cette aventure où la gravité se mêle à notre dextérité ?

Awaysis : promesse physique et hommage rétro

  • Physique au cœur du système : Des arènes mouvantes où chaque chute, poussée et rebond dicte le combat, loin du hack’n’slash traditionnel.
  • OST signée Chip Tanaka : Le maestro des thèmes de Metroid et EarthBound apporte sa patte 8-bits pour flatter la fibre nostalgique.
  • Difficulté adaptative : Un système de spawn dynamique pour maintenir le défi, sans céder à l’injustice aléatoire.
  • L’expertise de 17-BIT : Le studio excelle dans les clins d’œil aux classiques, mais n’a pas toujours convaincu sur la longévité de ses mécaniques.
Éditeur Date de sortie Genres Plateformes
CULT Games À venir Dungeon-brawler, Action, Physique PC (Steam), PS5, Xbox Series X/S

Le trailer illustre bien cette ambition : héros virevoltants, ennemis projetés dans le vide et arènes flottantes. On est loin du couloir gris où l’on enchaîne les frappes sans y penser. Si la physique est maîtrisée, elle pourrait devenir le véritable moteur de plaisir et non un simple gadget.

Pourtant, prudence : combien de jeux ont vanté leurs arènes dynamiques pour finir avec trois décors identiques et un gameplay répétitif ? Le risque, c’est que la physique non optimisée tourne au chaos frustrant plutôt qu’à la jouissance tactique. 17-BIT devra prouver qu’il a dompté son propre concept.

Quant à l’ambiance sonore, Chip Tanaka reste un gage de qualité. Mais une OST réussie ne sauve pas toujours un titre s’il peine à équilibrer fun et challenge. D’où ma réserve : la nostalgie, même bien sonnée, ne garantit pas une expérience durable.

La difficulté adaptative, elle, peut être une aubaine pour éviter la routine ou un piège qui dilue toute sensation de progression. Trop « juste » et le jeu s’aseptise ; trop brutal, il se transforme en loterie frustrante. Espérons que 17-BIT évite le « flat design » de la courbe de challenge.

Le studio n’est pas un débutant : Skulls of the Shogun demeure une pépite tactique, tandis que GALAK-Z pâtissait d’une répétition trop rapide. Avec Awaysis, ils misent sur un mariage entre rétro et innovations mécaniques. Le concept séduit, mais la mise en œuvre sera déterminante pour exister dans un marché saturé de promesses non tenues.

Ce que ça signifie pour les joueurs

Si le genre vous a lassé de recycler la formule Diablo, Awaysis mérite un coup d’œil. Son approche physique pourrait récompenser ceux qui improvisent et exploitent chaque surface, plutôt que de cliquer frénétiquement sur le bouton d’attaque. Reste à voir si le fun et le chaos s’équilibrent pour offrir un vrai renouveau.

TL;DR : promesse vs réalité

Awaysis intrigue avec son gameplay 100 % physique, son OST nostalgique et sa difficulté adaptative. Mais face aux promesses marketing, la méfiance reste de mise : le plaisir viendra-t-il vraiment à la prise en main ?

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