Pour une fois, ce n’est pas Mario qui me donne envie de dépenser pour une nouvelle console Nintendo. La première démonstration de gameplay de Donkey Kong Bananza, dévoilée ce 18 juin, m’a autant surpris qu’enthousiasmé. Ce titre n’est pas juste un énième retour nostalgique, mais le premier jeu qui me fait sérieusement envisager l’achat d’une Switch 2 dès sa sortie – et ça, Nintendo ne l’avait plus réussi depuis longtemps avec une nouvelle IP phare.
Donkey Kong Bananza : l’exclu Switch 2 qui ose enfin secouer la formule plateformer Nintendo
- Exploration verticale inversée : on creuse, on plonge, on explore de haut en bas plutôt qu’une banale progression ascendante – un vrai twist sur la progression classique façon Mario 3D.
- Transformations inédites : Donkey Kong change radicalement de gameplay selon ses formes, bouleversant notre manière d’aborder chaque obstacle.
- Mécaniques de destruction créative : objets, décors, sols… tout peut être brisé ou modifié pour avancer, et pas juste pour décorer.
- Un retour osé pour Donkey Kong : premier vrai jeu solo original pour le gorille depuis 2014, et un titre qui veut clairement montrer la puissance de la Switch 2.
| Feature | Specification |
|---|---|
| Publisher | Nintendo |
| Release Date | 17 juillet 2025 |
| Genres | Plateformes 3D, Aventure, Action |
| Platforms | Nintendo Switch 2 |
Clairement, de tous les extraits de gameplay diffusés par Nintendo depuis l’annonce de la Switch 2, celui-ci est une claque. On sent la volonté de proposer quelque chose de neuf, là où les “nouvelles générations” se contentent parfois d’un vernis graphique et de suites paresseuses pour attirer les fans. Bananza casse la routine, et le choix de Donkey Kong prouve que Nintendo ose enfin sortir de son confort Mario-centré pour marquer un virage. Cela faisait une éternité (depuis Tropical Freeze sorti en 2014 !) qu’on attendait un épisode dédié au héros simiesque. Et franchement, il était temps.
L’exploration verticale inversée, c’est LE truc qui m’a frappé. Délaisser l’escalade à la Mario pour plonger à travers des biomes toujours plus profonds, ça change tout dans notre perception du level design. L’île Lingot, son mystère de bananes dorées et la présence de Pauline (sympa la connexion avec Odyssey !) offrent d’un coup un vrai terrain d’expérimentation mécanique. Chaque couche de l’île nous balance dans des environnements au style graphique bien affirmé : plages tropicales, temples, cavernes glacées… avec à chaque fois de nouveaux secrets et implications sur la façon de progresser. Enfin un vrai “monde vivant” et pas juste une succession de décors interchangeables.

Mais le plus prometteur reste la dose de créativité qu’on devine derrière les mécaniques destructrices. Si un décor interactif ultra-poussée n’est pas qu’un gimmick visuel mais sert directement le gameplay – par exemple en révélant de nouveaux chemins ou en modifiant la topographie du niveau – alors je dis oui ! Nintendo promet que rien n’est figé : on fracasse, on creuse, on détourne l’environnement pour avancer. Reste à voir si cela tient les promesses hors des démos balisées… Mais sur la vidéo, le potentiel est indéniable.
Côté transformations, c’est la meilleure idée volée à la fois à Mario (costumes), à Kirby (variantes de pouvoirs) et à DK himself (les bêtes de Jungle Beat). Chacune chamboule le gameplay : marcher sur l’eau en mode Bananza Zèbre, planer en Bananza Autruche, ou tout détruire façon Bananza Kong. Forcément, ça rend chaque zone moins prévisible et offre une vraie rejouabilité. Seul bémol côté sceptique : la durée d’utilisation de ces transformations serait apparemment limitée. On espère que cela ne cassera pas trop la fluidité du jeu ou ne fera pas gadget après trois heures.
Quant au réalisme des promesses graphiques, on sait que Nintendo ne joue pas la surenchère technique type PlayStation/Xbox, mais préfère l’optimisation maison. Sur Switch 2, les environnements détaillés, les effets de profondeur, la fluidité du gameplay, c’est crédible à condition de ne pas s’attendre à de la 4K ray tracing. Ce qui compte, c’est la cohérence artistique : et là, le mix entre Odyssey et Tropical Freeze fonctionne à fond. S’il y a la même attention portée à la bande-son et à la réinterprétation des musiques iconiques que sur la preview, je suis déjà conquis.
Ce que ça change pour les joueurs Nintendo (et pour la Switch 2)
Ce Donkey Kong Bananza, c’est bien plus qu’un “jeux de lancement” de plus. Pour la première fois depuis presque une décennie, un jeu 3D Nintendo exclusif ose sortir des sentiers battus, proposer un twist mécanique fort et surprendre — plutôt que de recycler un Mario Kart ou un Mario semi-nouveau. Pour moi, c’est capital pour justifier l’investissement dans la Switch 2. Les collectors de Pokémon ou le énième portage de Zelda n’auront, cette fois, pas le même pouvoir de séduction.
Le risque, c’est que Nintendo mise tout sur cet effet “waouh” et ne creuse pas assez la durée de vie ou la variété réelle une fois la démo passée. Mais honnêtement, la promesse de 160 cristaux à collecter, de 174 fossiles à dénicher, d’énigmes musicales avec Pauline et d’environnements évolutifs… ça donne envie de s’abandonner au jeu plutôt qu’à une case à cocher sur la roadmap de lancement.
TL;DR – En vrai, la Switch 2 tient peut-être déjà son premier vrai killer app
Donkey Kong Bananza coche toutes les cases de ce qu’on attend d’un lancement de nouvelle console : prise de risque mécanique, gameplay réinventé, nouveau souffle pour une licence phare laissée trop longtemps à l’écart. Pour la première fois, Nintendo donne l’impression de viser plus haut que la nostalgie ou le simple recyclage, avec un jeu qui pourrait bien faire décoller la Switch 2. Reste à voir si la promesse tiendra sur la longueur, mais pour une exclu 3D aussi inventive — et pas juste “plus belle” — il fallait bien un Donkey Kong pour enfin me tenter de passer à la caisse.

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