Gatekeeper 1.0 : Un Diablo futuriste rencontre Hades avec un nouveau boss final et le tank Aegis

C’est le genre de mélange qui fait tilt immédiatement – prenez les bastons frénétiques de Diablo, balancez-les dans une boucle roguelike à la Hades, ajoutez une patine SF fluo, et saupoudrez le tout de coop jusqu’à quatre joueurs. Gatekeeper s’est fait une petite réputation rugueuse dans l’early access depuis un an et demi, et voir Gravity Lagoon officialiser la sortie 1.0 pour le 1er août (avec une sacrée grosse update en prime), c’est l’occasion rêvée de regarder ce que cet outsider du loot-run a vraiment dans le ventre. Oui, il y a un boss final. Oui, il y a un nouveau gros bras jouable. Mais ce qui m’a vraiment accroché, c’est ce côté « best of » des tendances du hack ‘n’ slash moderne, façon indé, qui ne cherche pas à singer les triple A mais à marier le meilleur de deux mondes.

Gatekeeper 1.0 : Diablo, Hades et la dose de coop SF qu’il manquait

  • Culmine 18 mois d’accès anticipé riche en mises à jour, et une sortie très attendue le 1er août
  • Arrivée d’Aegis, héros tanky orienté contrôle de zone, idéal pour les joueurs qui aiment temporiser et « bunkeriser » le terrain
  • Baston nerveuse à la Diablo, runs procéduraux à la Hades, le tout servi par une coop jusqu’à 4 – rare sur le segment roguelite
  • Un vrai focus sur la rejouabilité : nouveaux événements, artefacts, objectifs, et le boss final enfin là
Feature Specification
Publisher Gravity Lagoon
Release Date 1 août 2024 (v1.0)
Genres Hack’n’Slash, Action-Roguelike, Coop, Science-fiction
Platforms PC (Steam)

Quand Gatekeeper a débarqué avec son prologue Steam il y a plus d’un an et demi, il avait déjà ce truc : des reviews « Très Positives » (84%), et un mélange assez culotté de gameplay. Je m’y attendais pas, mais ils ont affiné la formule run après run : la nervosité et la puissance de Diablo, le format « runs à mort » et le feeling punitif/progressif de Hades, le tout sur une DA SF tranchée qui n’essaie jamais de faire du sous-Blizzard. Bref, c’est devenu ce spécialiste du loot et de la micro-décision, mais avec assez de chaos collectif pour que la coop ne vire jamais au solo déguisé.

La mise à jour 1.0 n’est pas qu’un simple patch cosmétique : on parle du boss final, d’un nouveau pack d’artefacts, plus d’événements, de nouveaux objectifs, et surtout ce neuvième personnage jouable : Aegis. C’est un vrai « tank contrôleur de zone », parfait si t’en as marre des persos qui foncent partout comme Sonic : il pose des tourelles (qui absorbent aussi une partie de ses dégâts, bien vu), il dash avec un leurre, et surtout, il sort des ultis à faire trembler la map. En bref : si certains persos te frustraient par leur manque de contrôle, voilà une alternative plus méthodique. Aegis, ex-commandant muté par les cristaux d’arcane, n’est pas qu’un cliché de plus ; il a plein de mécaniques de zone et d’absorption qui vont probablement twist le meta coop, surtout en runs difficiles.

Mais là où Gatekeeper tire son épingle du jeu, c’est dans sa gestion de la difficulté, du loot et du rythme. Gravity Lagoon a bossé pour l’équilibrage (annoncé comme « spicy »), et promet des « quality-of-life » vraiment attendus par les joueurs vétérans. C’est ce que je mate toujours dans ce genre de jeu : si l’équilibre entre skill, progression et hasard est bon, la durée de vie suit. Gatekeeper a su corriger ses débuts un peu raides et se positionne, à mon sens, comme un incontournable indé du hack ‘n’ loot coop, pile entre la répétitivité de Diablo et la pression nerveuse de Hades.

Enfin, le modèle économique reste raisonnable : le jeu est dispo à -25% sur Steam jusqu’au 26 juin (11,24 €), et si t’es du genre à vouloir essayer avant de t’engager sur 30-40h, c’est maintenant qu’il faut craquer. Ce prix d’entrée abordable est rare pour un ARPG aussi solide sur son contenu, avec un suivi de plus d’un an en accès anticipé.

Pourquoi cette sortie compte pour les gamers

Gatekeeper coche pas mal de cases pour les fans de hack ‘n’ slash lassés des AAA surchargés de microtransactions ou des runs solos dont on fait le tour trop vite. Là, la coop permet de vrais builds de groupe, les runs sont propices à la prise de risques et il y a un vrai sens de la progression collective. Et mine de rien, le retour du « tank de contrôle » (un archétype rare dans ce style) risque de parler à une génération de joueurs qui ont grandi sur du gameplay à la Torchlight, mais qui cherchent du neuf à plusieurs. Si Gravity Lagoon continue d’écouter sa commu post-lancement, on pourrait voir Gatekeeper rejoindre le top des ARPG indé, aux côtés de jeux comme Risk of Rain 2.

Ma seule vraie question reste la profondeur post-boss : est-ce que le endgame sera « assez » pour tenir sur la durée ? L’expérience prouve qu’un run-based ne vit que si le contenu haut niveau est régulièrement renouvelé. Mais vu l’update massive et la communication proactive du studio, on peut espérer un suivi solide.

TL;DR – Gatekeeper 1.0, la synthèse indé qu’on attendait

Gatekeeper sort d’early access le 1er août avec un bilan solide : loot à la Diablo, runs à la Hades, DA SF, coop à 4, nouveau boss et héros tanky inédit. Gravity Lagoon livre un hack ‘n’ slash roguelike qui n’essaie pas d’imiter les mastodontes mais propose sa propre vision, fun et directe. Si t’attends une vraie alternative indé nerveuse pour jouer entre potes ou farm solo, c’est clairement un jeu à surveiller, surtout à ce prix-là (encore en promo jusqu’au 26 juin).

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