Test Razer Kraken Kitty V3 Pro : le casque gaming à oreilles de chat enfin sérieux (2,4 GHz, THX,

Comment je me suis retrouvé à tryhard avec un casque à oreilles de chat

Je vais l’avouer tout de suite : j’ai longtemps ricané devant les casques à oreilles de chat. Dans ma tête, c’était un accessoire de stream, pas un vrai outil de jeu. Et puis j’ai passé une bonne quinzaine de jours avec le Razer Kraken Kitty V3 Pro sur la tête, entre sessions sur PC, PS5 et Switch, et je me suis rendu compte que je m’étais bien trompé.

Ce modèle, c’est la version enfin « sérieuse » de la gamme Kitty : sans-fil 2,4 GHz avec dongle + Bluetooth, les drivers TriForce Titanium de 40 mm de Razer, le THX Spatial Audio sur PC, et une autonomie annoncée autour de 70 heures si on coupe un peu la guirlande. Et surtout, au moment où j’écris ces lignes, il est passé de 179,99 $ à 129,99 $ sur Amazon pour la version blanche. D’un coup, il devient beaucoup plus facile à défendre.

Je l’ai utilisé comme casque principal pendant une dizaine de soirées : Marvel Rivals, un peu de Repo, des ranked sur Valorant et du chill sur Baldur’s Gate 3. Entre deux, il a aussi servi pour de la musique et quelques visios. Voici ce que ça donne, une fois l’effet « oreilles de chat RGB » passé.

Design, confort et le facteur « je ne sortirai jamais avec ça dehors »

Ma première réaction en déballant le Kraken Kitty V3 Pro : « ok, c’est assumé ». Les oreilles de chat RGB sont massives, tout comme les anneaux lumineux sur les oreillettes. En blanc, le casque a un côté setup kawaii de streameuse Twitch complètement assumé. Si tu cherches quelque chose de discret, on peut arrêter la lecture ici.

Côté construction, on reste dans le style Razer : arceau large, gros coussinets épais, beaucoup de plastique mais avec une impression de solidité correcte. Le casque n’est pas spécialement léger (on sent clairement les oreilles de chat ajoutées au châssis), mais après quelques ajustements de l’arceau, j’ai pu enchaîner des sessions de 3 à 4 heures sans point de pression insupportable.

Les coussinets englobent bien l’oreille et l’isolation passive est honnête : j’entendais encore un peu la télé du salon, mais le bruit du clavier mécanique disparaissait largement dès que la partie commençait. Ce n’est pas un casque fermé ultra isolant, mais pour une utilisation salon/chambre, c’est largement suffisant.

Ce qui m’a le plus surpris, c’est à quel point les oreilles de chat se font vite oublier en jeu. Devant le miroir, j’avais l’impression d’être en cosplay permanent. Mais une fois plongé dans un match de Repo, mon cerveau ne voyait plus qu’un casque Razer assez classique, jusqu’à ce que mon bureau se mette à clignoter rose sur mes hurlements (on en reparle).

Petit détail pratique : les commandes sont accessibles et logiques. On retrouve le molette de volume, un bouton de mute micro, et surtout un sélecteur 2,4 GHz / Bluetooth bien séparé, ce qui évite d’appuyer trois secondes sur un bouton mystère pour changer de mode. Ça paraît anodin, mais en plein match, ce genre de chose compte.

2,4 GHz + Bluetooth : le premier Kraken Kitty vraiment multi-plateforme

Le vrai saut générationnel de ce Kraken Kitty V3 Pro, c’est la connectivité. Les anciens modèles type Kraken Kitty V2 BT se contentaient du Bluetooth, ce qui était sympa pour la Switch ou le téléphone, mais franchement pas idéal pour jouer sérieusement sur console ou PC.

Là, on a enfin le duo 2,4 GHz via dongle + Bluetooth. Concrètement, sur PC et PS5, je n’ai utilisé que le dongle 2,4 GHz : latence imperceptible, aucun décrochage pendant mes sessions de 3-4 heures. On est au niveau des bons casques sans-fil du marché, ni plus ni moins, ce qui est déjà très rassurant pour un produit qu’on catalogue facilement comme « gadget » à cause de son look.

Sur PS5, c’est plug and play : j’ai planté le dongle dans un port USB de la console, le casque s’est connecté quasi instantanément, et c’était réglé. Le fait que la PS5 ne gère pas le Bluetooth audio nativement rend ce 2,4 GHz indispensable, là où les anciens Kitty demandaient des adaptateurs un peu crados pour fonctionner.

Sur Nintendo Switch et Switch 2, j’ai jonglé entre les deux modes : 2,4 GHz quand la console était sur le dock, Bluetooth quand je jouais affalé sur le canapé en mode portable. Rien à redire côté stabilité en BT, tant qu’on reste dans la même pièce. En voyage, c’est devenu mon casque de train pour la Switch et Spotify sur smartphone, ce qui n’était clairement pas mon plan de départ.

Le seul point un peu pénible, c’est de devoir constamment déplacer le dongle entre le PC et la PS5 si on n’a pas de hub USB sous la main. Razer ne propose pas ici de double dongle dans la boîte, ni de vraie connexion simultanée multi-device intelligente comme sur certains casques très haut de gamme. On reste sur un usage « un appareil 2,4 GHz + un appareil Bluetooth » à la fois, ce qui est compréhensible vu le positionnement tarifaire, mais bon, on s’habitue vite au confort maximum.

Qualité audio : bien plus équilibré que son look ne le laisse penser

J’avais peur de retrouver le son très « boom boom » des anciens Krakens, pensés avant tout pour faire trembler les explosions. Avec ses drivers TriForce Titanium de 40 mm, le Kraken Kitty V3 Pro m’a franchement rassuré.

Le profil sonore reste clairement orienté gaming, avec des basses présentes pour donner du corps aux explosions et aux ultis, mais elles ne mangent pas tout le reste. Sur Marvel Rivals, les tirs et capacités claquent sans transformer la scène sonore en bouillie. Les aigus restent propres : les bruits de pas, les rechargements, les petites cues sonores importantes en compétitif ressortent bien.

En comparant rapidement à un casque plus « sérieux » comme le Razer BlackShark V3 Pro qu’on voit souvent en promo, on perd un peu ce côté ultra analytique très utile pour l’esport pur et dur, mais le Kraken Kitty V3 Pro garde une signature agréable pour le jeu et la musique. Sur Spotify, entre du metal et de l’électro, je n’ai jamais eu l’impression d’avoir un truc complètement caricatural sur les oreilles.

Sur des jeux solo comme Baldur’s Gate 3 ou Cyberpunk 2077, les ambiances ressortent bien, la scène stéréo est large, et on profite vraiment des détails sonores : le feu de camp, les discussions lointaines, la pluie sur les toits de Night City… Pour un casque qui met autant l’accent sur le look, je m’attendais à pire, et au final j’ai continué à l’utiliser même pour de la simple écoute musicale en bosseur de fond.

Évidemment, si tu viens d’un casque hi-fi neutre, tu sentiras tout de suite la patte « gaming » avec des basses un peu gonflées. Mais dans sa catégorie, il reste surprenamment équilibré. Ce n’est pas juste un accessoire flashy, il tient la route sur le son.

THX Spatial Audio sur PC : le petit cheat légal

Sur PC, le Kraken Kitty V3 Pro prend une autre dimension grâce au THX Spatial Audio intégré via le logiciel Razer. Après une dizaine de minutes dans Synapse pour calibrer deux-trois trucs, je suis passé sur Repo et sur quelques FPS, et là, j’ai vraiment eu l’impression de changer de catégorie.

Sur la carte Headman Manor dans Repo, chaque craquement de parquet m’a fait sursauter. Les bruits de portes qui grincent derrière moi, les pas dans l’escalier, les murmures… avec le spatial activé, tout semblait vraiment venir de directions spécifiques, pas juste de la gauche ou de la droite. Ajoute à ça les cris paniqués de mes potes qui tournaient littéralement autour de ma tête, et l’ambiance devenait vraiment poisseuse.

Sur des jeux compétitifs comme Valorant ou Apex, j’ai trouvé le THX Spatial Audio très utile pour les informations de position. Les ennemis qui grimpent une corde, un reload derrière un mur, un ulti lancé depuis un toit… tout est un peu plus facile à localiser. Ça ne va pas te transformer en pro player, mais ça t’évite clairement quelques morts bêtes.

Par contre, je ne l’ai pas laissé activé partout. Sur certains jeux solo avec déjà un gros mixage surround (par exemple certains open world), le spatial peut donner un côté un peu trop « cavernous », comme si tout résonnait un poil de trop. Là, je repassais simplement en stéréo classique dans Synapse, et le casque s’en sortait très bien.

En résumé : si tu joues sur PC, le THX Spatial Audio est clairement un argument en plus par rapport à d’autres casques à oreilles de chat qui se limitent à un simple stéréo. C’est un vrai plus concret, pas juste un logo de plus sur la boîte.

Micro, RGB réactif à la voix et autonomie : la vie avec le Kraken Kitty V3 Pro

Le micro, c’est souvent le point faible des casques très orientés look. Ici, on reste dans la bonne moyenne Razer : mes mates sur Discord m’entendaient clairement, sans souffle insupportable ni voix étouffée. On sent qu’on est sur un micro de casque, pas sur un vrai micro XLR évidemment, mais pour les calls en jeu et quelques streams occasionnels, ça fait totalement le boulot.

Le contrôle du mute via un bouton physique sur l’oreillette est bienvenu. En horreur multijoueur, j’ai fini par le spammer pour rigoler dans ma pièce sans hurler à l’oreille de tout le monde. Le retour visuel sur le casque aide à savoir si on est coupé ou pas, ce qui m’a évité deux-trois moments gênants en vocal.

Le vrai jouet, c’est le RGB réactif à la voix dans les oreilles de chat. Dans Synapse, j’ai pu configurer l’éclairage pour qu’il réagisse au son du micro. Résultat : sur Repo, à chaque fois que je criais en me faisant surprendre par un fantôme, tout mon setup se mettait à pulser en rose. On a passé une bonne demi-heure à hurler exprès pour voir jusqu’où on pouvait pousser le délire.

Évidemment, tout ça a un prix en batterie. Avec le RGB des oreilles et des oreillettes à fond et en 2,4 GHz, j’ai tenu grosso modo une petite semaine de soirées de 2 à 3 heures avant de devoir recharger. Dès que je baissais un peu la luminosité et que je coupais les effets les plus agressifs, on se rapprochait de ce que Razer annonce, autour des 70 heures dans le meilleur des cas.

La recharge en USB-C est rapide et pratique, et le casque peut fonctionner pendant la charge, ce qui m’a sauvé une session où j’avais oublié de le brancher la veille. Je branchais, je continuais à jouer, et une heure plus tard j’étais quasi full.

Kraken Kitty V3 Pro vs le reste du monde (et le reste de chez Razer)

Au fil des jours, je me suis surtout demandé : à qui ce casque s’adresse vraiment ? Parce que si tu t’en fiches totalement des oreilles de chat, Razer a d’autres options très solides.

Par exemple, le Razer BlackShark V3 Pro qu’on voit souvent en promo dans les deals (parfois autour de 150 $ alors qu’il était lancé bien plus haut) vise clairement les joueurs FPS compétitifs : gros drivers, THX Spatial très poussé, parfois même ANC selon les versions, mais un design beaucoup plus sobre et un poids un peu plus marqué. C’est le casque que je recommande aux gens qui veulent uniquement optimiser leur ratio.

À l’autre bout du spectre, des modèles plus budget comme le Logitech G325 Lightspeed jouent la carte du sans-fil simple : 2,4 GHz + Bluetooth, pas de micro sur perche, design plus léger, mais aussi moins d’immersion et de fonctions avancées. On reste dans quelque chose d’efficace, mais sans le côté premium (et sans les oreilles, évidemment).

Le Kraken Kitty V3 Pro, lui, se cale au milieu : c’est clairement un casque pour ceux qui veulent du style ET du sérieux. Il ne va pas rivaliser avec les monstres ultra haut de gamme sur tous les points techniques, mais il n’a pas non plus les compromis son/micro très marqués des casques purement « cosplay » qu’on trouve souvent sur Amazon.

Par rapport aux anciens Kraken Kitty V2 BT et compagnie, le combo 2,4 GHz + THX Spatial Audio sur PC change tout. On n’est plus sur « un casque mignon qui dépanne », mais sur un vrai casque principal crédible pour quelqu’un qui joue autant qu’il ou elle poste des photos de son setup sur Instagram.

À qui je le recommande, et que vaut-il surtout à 129,99 $ ?

Après ces deux semaines avec le Kraken Kitty V3 Pro, je l’ai rangé dans une catégorie très précise : le casque idéal pour ceux qui assument le look kawaii mais refusent de sacrifier le confort et le son.

À 179,99 $, je le trouvais honnêtement un peu dur à recommander à tout le monde. On payait très cher les oreilles de chat et le RGB. Mais à 129,99 $ pour la version blanche au moment où j’écris ces lignes, l’équation change : on est dans la même zone de prix que beaucoup de casques gaming sans-fil sérieux, sauf qu’on a en plus :

  • Un sans-fil 2,4 GHz + Bluetooth vraiment polyvalent (PC, PS5, Switch/Switch 2, mobile)
  • Un son correct, clair et équilibré pour du gaming et un peu de musique
  • Le THX Spatial Audio sur PC, qui fait une vraie différence dans certains jeux
  • Une autonomie solide, même avec un peu de RGB
  • Et, évidemment, ces oreilles de chat RGB entièrement personnalisables

Je ne le conseillerais pas :

  • À ceux qui jouent uniquement en compétitif très tryhard et se fichent du look : là, un BlackShark V3 Pro ou autre casque e-sport dédié reste plus cohérent.
  • À ceux qui veulent un casque discret pour bosser en open space ou prendre le train sans attirer tous les regards. Même en coupant le RGB, ça reste un casque avec des oreilles de chat.
  • À ceux qui n’ont besoin que d’un casque PC filaire : on paie ici le sans-fil et le prestige de la gamme.

Mais si tu cherches un casque fun, confortable, techniquement solide, qui passe aussi bien sur PS5 que sur PC, et que l’idée d’avoir des oreilles de chat lumineuses te fait plus sourire que fuir… alors oui, à 129,99 $ la version blanche, le Razer Kraken Kitty V3 Pro devient un très bon plan.

Note personnelle : 8/10 à son prix promo, 7/10 à son prix plein pot.

TL;DR – Le Razer Kraken Kitty V3 Pro en deux minutes

  • Design : énorme casque blanc (ou rose) avec oreilles de chat RGB. Clairement pas discret, mais assumé et plutôt bien construit.
  • Confort : arceau large, bons coussinets, un peu lourd mais supportable sur des sessions de plusieurs heures.
  • Connexion : 2,4 GHz via dongle + Bluetooth. Marche nickel sur PC, PS5 (dongle), Switch/Switch 2 (dock ou BT) et mobile.
  • Son : drivers TriForce Titanium 40 mm, signature gaming mais étonnamment équilibrée. Basses présentes, aigus lisibles.
  • THX Spatial Audio (PC) : vrai plus pour l’horreur et les FPS, à activer au cas par cas selon les jeux.
  • Micro : clair pour le vocal et le jeu en ligne, suffisant pour streamer sans prétention.
  • RGB : oreilles de chat et oreillettes entièrement personnalisables, avec mode réactif à la voix hilarant en multi.
  • Autonomie : jusqu’à ~70 h annoncées sans RGB, plusieurs soirées tranquilles même avec les lumières actives.
  • Prix : à 179,99 $, il se bat contre des casques plus sérieux ; à 129,99 $ en promo, il devient un excellent compromis style/perf.
  • Verdict : si tu veux un casque à oreilles de chat mais que tu refuses les jouets cheap, le Kraken Kitty V3 Pro est clairement celui à viser.

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