Catégorie : Tests

  • Malys – Mon verdict sur le deckbuilder néo-noir de David Gaider

    Malys – Mon verdict sur le deckbuilder néo-noir de David Gaider

    Malys – Mon verdict sur le deckbuilder néo-noir de David Gaider

    Points forts & points à peaufiner

    • Ambiance visuelle et sonore immersive, coup de cœur instantané
    • Système de cartes audacieux, mais parfois un brin familier
    • Progression “grindy” qui ravira les acharnés de la relance
    • Pics de tension et boss mémorables, mais peu de surprises
    • Rejouabilité freinée par la répétition des séquences
    • Narration gothique intégrée au gameplay, un vrai plus
    • Early Access à prix correct, équilibre à ajuster

    Première immersion : synthwave et orgue gothique

    J’avoue, j’étais sceptique en lançant Malys sur mon vieux PC déjà à bout de souffle. Deckbuilder ? Encore ? Mais l’identité “David Gaider” et la promesse d’une ville néo-dystopique peuplée de démons ont suffi à me titiller. Dix minutes plus tard, entre synthwave à la Perturbator et orgue façon Castlevania, j’étais séduit par l’ambiance sonore et visuelle.

    Dans la chair putréfiée du Lower Stacks

    On incarne Noah, exorciste à la dérive, missionné pour neutraliser l’entité Malys au cœur d’un quartier en décrépitude. Les textes latéraux, écrits comme un roman noir, dépeignent ruelles crasseuses et bâtiments saturés de vapeurs putrides. Chaque rencontre gagne en tension grâce à des PNJ qui ne mâchent pas leurs mots.

    Combats stratégiques : entre sacrifices et candlelight

    Le cœur du gameplay repose sur un dilemme permanent : jouer une carte puissante ou la “brûler” pour générer de la candlelight. Premier boss, j’ai balancé mon prêtre trop vite, ignorant qu’il déclenchait des bonus à chaque sort posé. Ces archétypes à débloquer par l’échec font le sel du deckbuilder.

    Bonus dramaturgie : chaque attaque de Noah s’accompagne d’un réquisitoire à l’âme corrompue, un effet théâtral qui renforce la tension face aux possédés.

    Le piège de la répétition

    Au bout de deux heures, les couloirs du Lower Stacks se sont mis à se ressembler, et les rencontres aléatoires revenaient mot pour mot. En accès anticipé, c’est pardonnable, mais on attend plus d’inventivité de l’auteur de campagnes mythiques.

    Technique & optimisation en Early Access

    Sur ma configuration modeste, GPU à 90 °C et ventilateurs à donf ont ponctué mes sessions. Bilan : un seul crash et une interface claire, façon Baldur’s Gate. En revanche, les temps de chargement entre deux pièces identiques restent un peu lourds.

    Pour qui est fait Malys ?

    Si tu fuies les deckbuilders ou que la répétition te sort par les yeux, passe ton chemin. Par contre, les mordus d’ambiance gothique, de dialogues ciselés et de “runs” punitives y trouveront leur compte.

    Verdict après 15 heures

    Avec un carnet de combos griffonné à la hâte, je salue l’audace et le style. Mais la répétitivité m’a fait pester plus d’une fois après un run foiré. Malys a une âme forte, il lui manque juste un enrichissement du contenu pour durer.

    Conclusion & note finale

    Malys, c’est ce vin rouge corsé qu’on déguste dans une cave obscure : surprenant, brûlant, plein de caractère, mais en quête d’affinage. Note : 7/10. À surveiller, surtout si vous aimez la routine gothique.

    TL;DR – Malys résumé en une main

    • + Immersion visuelle et sonore soignée
    • + Système de cartes intelligent et punitif
    • + Narration gothique et dialogues mordants
    • – Environnements rapidement répétitifs
    • – Optimisation perfectible en Early Access
    • – Contenu à enrichir pour rivaliser avec les grands
  • Ruffy and the Riverside : nostalgie inventive mais brève

    Ruffy and the Riverside : nostalgie inventive mais brève

    Ruffy and the Riverside : nostalgie inventive mais brève

    Fan invétéré de plate-formers 3D old school, j’attendais Ruffy and the Riverside au tournant. Après plus de dix heures sur Xbox Series X, entre quête principale et 75 % des objectifs annexes, voici un bilan fait de trouvailles réjouissantes et de petits ratés plus frustrants.

    Un système de troc malin qui renouvelle le genre

    Le cœur du gameplay, c’est cette mécanique de “copie” de texture. Ruffy peut aspirer la matière d’un objet (roche, eau, liane) et la recracher ailleurs pour créer des ponts, altérer un décor ou révéler un passage secret. Après quelques tâtonnements – le tutoriel manquant un peu de clarté – ce concept devient rapide à appréhender et offre des moments “aha!” très satisfaisants.

    • Modifier l’eau d’un bassin en roche pour accéder à une plateforme cachée.
    • Transformer une paroi en liane pour grimper là où ça semblait impossible.
    • Customiser l’environnement en changeant la couleur ou le style des textures.

    Cependant, si l’idée brille par sa simplicité, on reste cantonné à une reprogrammation visuelle : pas d’effet physique (gravité inversée, matériaux mous) et aucune interaction poussée au-delà du skinning.

    Collecte et exploration : l’ADN des anciens

    Les fans de collectibles seront aux anges. Pierres de rêves, papillons, gemmes… chaque zone regorge de caches et de mini-quêtes qui titillent l’instinct de chasseur de trésors. Les environnements sont suffisamment denses pour qu’on hésite jamais à fouiller chaque recoin, et les PNJ parsèment la carte de répliques pleines de charme.

    Au bout de six heures, j’ai atteint environ 80 % des objectifs annexes et la plateforme commence à se compter sur les doigts d’une main. On regrette alors l’absence de nouvelles zones ou d’énigmes plus retorses, surtout quand on a déjà terminé la trame principale.

    Combats et rythme : un goût d’inabouti

    Les affrontements sont anecdotiques. Mobs aux patterns basiques, boss sans panache et feedback tactile peu convaincant poussent à éviter la castagne pour mieux se concentrer sur l’exploration. Une dimension action plus travaillée ou des mécaniques inspirées des beat’em up (un peu à la Shenmue) auraient vraiment dynamisé le rythme.

    Direction artistique et performances techniques

    J’ai adoré le trait crayonné des personnages, ce rendu “fait main” qui contraste avec des décors parfois trop génériques (textures d’herbe sans relief, eau plate). Le patchwork 2D/3D a du charme, mais manque d’homogénéité : généralement, on admire l’ours, on soupçonne le reste de pouvoir être mieux fini.

    Techniquement, Ruffy tourne correctement sur Series X : chargements rapides, aucun crash majeur. Quelques soucis de caméra et de collisions ont ponctué mon aventure, mais rien de rédhibitoire.

    Pour qui ? Le public ciblé

    Ruffy and the Riverside séduira les 20-40 ans nostalgiques de leur jeunesse vidéoludique et en quête d’une expérience chill de 6-8 heures. Les plus jeunes peuvent apprécier l’esthétique et la simplicité, mais la durée de vie limitée risque de vite lasser. Quant aux amateurs d’épreuves de fond ou de sessions marathon, passez votre chemin.

    Verdict : un petit bonbon à savourer

    Ruffy and the Riverside n’est pas une révolution, mais un hommage sincère agrémenté d’une mécanique de troc brillante. La formule aurait gagné à être plus ambitieuse (physique, combats, étendue des zones), mais offre tout de même quelques heures plaisantes et inventives.

    Note finale : 6,5/10

    En bref : un platformer court et attachant pour nostalgiques, à tester pour son originalité, sans en attendre un mastodonte.

  • Philips Evnia 34M2C8600 QD-OLED : test immersif mais de niche

    Philips Evnia 34M2C8600 QD-OLED : test immersif mais de niche

    Philips Evnia 34M2C8600 Review: Immersive Yet Niche

    In a nutshell – Key takeaways for the Philips Evnia 34M2C8600:

    • Ambiglow immersion: impressive halo effect, but uneven and light-sensitive.
    • QD-OLED brilliance: true blacks, 99 % DCI-P3, 0.1 ms GTG.
    • SDR capped at 450 nits; subpixel layout softens text in bright rooms.
    • Stand: 13 cm height, ±5° tilt; no swivel or rotation for portrait mode.
    • Feature-rich: DP 1.4, 2× HDMI 2.1, USB 3.2 hub, audio jack; built-in fan 35–42 dB.
    • Price: €700–750; rivals include Alienware AW3423DW and LG 32GS95UE.

    First encounter: nostalgia, neon and that “wow” factor

    I’ll confess that shimmering arcade marquees and early OLED demos shaped my gaming soul. Unboxing the 34M2C8600 Evnia (QD-OLED, 3440 × 1440, Ambiglow) felt like unearthing a retro joystick token. My test bench: Ryzen 9, Radeon RX 7900 XT via DisplayPort 1.4, adjustable blinds, and open-/closed-back headphones. The result? A heady rush of neon glow, tempered by some hard truths.

    “Wow” moment—and the fine print

    With the “OLED Colors” demo, Ambiglow cast a pulsing halo on my white wall. In Cyberpunk 2077 HDR, I recorded 1 200 nits peak at center—City of Neon never looked so alive. Switch to SDR, and you top out at 450 nits, trailing high-end LCDs like the LG 34GP83A-B (500–600 nits). Productivity apps? The 0.233 mm pixel pitch and QD-OLED subpixel geometry impart a slight softness to text under bright ambient light. Tweaking gamma and contrast helps, but true clarity invites a calibration session.

    Ambiglow: immersive halo or bright gimmick?

    At 34 inches, Ambiglow wraps color around your desk—but its magic fades with imperfect surfaces or stray daylight. My colorimeter saw up to a 40 % drop in perceived brightness on non-white walls; intensity varied by 15 % between the top (60 cd/m²) and bottom (70 cd/m²) LED strips. In Alien Isolation at night, the halo startled me twice—yet it vanished in a sunlit office. For ~€720, consider Ambiglow a party trick for dedicated dark-room setups.

    QD-OLED image quality: numbers that impress

    • Infinite contrast: pixels off = absolute black.
    • GTG response: 0.1 ms (80 %→20 % measured).
    • Native gamut: 99 % DCI-P3, 98 % Adobe RGB; avg. ΔE 1.2 in Standard mode.
    • Peak HDR: 1 200 nits center, 1 100 nits edges.
    • Gray uniformity: up to 7 % deviation at 25 % brightness.

    For solo gaming or widescreen cinema, deep blacks and punchy colors shine. But white-text UI invites slight color fringing and subpixel blur—after two hours reading, I felt eye fatigue. No preset matched daylight white perfectly; a CalMAN profile was the cure.

    Extended image tests: viewing-angle & HDR tone mapping

    Colors hold firm out to 30° off-axis; beyond 45°, blues and reds lose ~10 % saturation. Keep your co-op partner within that cone. HDR tone mapping excels at preserving midtones: highlights pop without overblow, shadow detail tracks down to 2 % Luma. Ultra-dark HDR scenes dipped below 0.5 % output, causing faint crush in some titles.

    Performance benchmarks: ghosting, PWM & motion clarity

    • Input lag: 3 ms @144 Hz (RTSS, DP 1.4).
    • Ghosting & motion blur: MPRT off: 2.5 ms; with GPU-driven BFI: ~1.8 ms (brightness halved).
    • PWM & flicker: none below 25 % brightness; gentle 240 Hz flicker >80 %.
    • Black Frame Insertion: only via GPU utilities.

    Street Fighter 6 felt snappy, though esports pros may prefer Alienware’s 2 ms lag. Valorant at 175 Hz with FreeSync Premium Pro was glitch-free. The panel itself adds no interpolation artifacts.

    Power consumption & thermal behavior

    Measured on a Kill-A-Watt:

    • Standby: 0.5 W
    • Idle (120 cd/m² SDR): 22 W
    • 144 Hz SDR @100 % brightness: 45 W
    • Peak HDR (1 200 nits center): 75 W

    After 30 minutes of HDR play, the rear panel hit 40 °C, spooling the fan to 42 dB—enough to break concentration in quiet rooms without headphones.

    Uniformity across brightness levels

    Gray uniformity:

    • 25 % brightness: up to 7 % deviation.
    • 50 % brightness: up to 5 % deviation.
    • 75 % brightness: up to 8 % deviation, slight vignetting.

    Color stayed within ΔE 4 at mid-levels; reds/greens above 80 % trended orange in one corner. Fine for gaming/movies, but professionals should calibrate.

    User scenarios: beyond gaming

    Photo & video editing

    “Professional” mode nails sRGB and Rec.709 out of the box. Post-calibration, I hit ΔE ≤ 1.1 and 98 % Adobe RGB—solid for color-critical work. No portrait pivot limits vertical workflows.

    Office productivity & multitasking

    Ultrawide space is a boon for side-by-side docs, but 450 nits max and text softness demand a desk lamp in daylight. Flicker-free above 25 % brightness keeps headaches at bay.

    Streaming & multimedia

    Wide gamut and HDR barrelling create a home-cinema vibe for 21:9 films. USB hub ports ease webcam and capture gear hookups; onboard speakers suffice only for voice calls.

    Before & after calibration: measured gains

    Here’s how an X-Rite i1Display Pro sharpened performance:

    Calibration impact on key metrics
    Metric Out-of-box After Calibration
    Avg. ΔE 1.8 0.9
    Max ΔE 3.2 1.4
    White point 6 720 K 6 500 K
    Gamma deviation ±0.15 ±0.02

    Post-calibration, grayscale tracking shifts from an S-curve to near-linear, and color-checker patches stay below ΔE 1.

    Competitor comparison: specs & pricing

    Ultrawide gaming monitor comparison
    Model SDR/HDR (nits) Input Lag Gamut Warranty Price (EU/US)
    Philips Evnia 34M2C8600 450 / 1200 3 ms 99 % DCI-P3 3 yrs €700–750 / $800–850
    Alienware AW3423DW 350 / 1000 2 ms 98 % DCI-P3 3 yrs €650–700 / $900–950
    LG 32GS95UE 400 / 900 4 ms 95 % DCI-P3 2 yrs €800–850 / $1 000–1 050

    Philips and Alienware match three-year warranties; LG offers two. Prices swing by ~€50 on location and retailer.

    Long-term reliability: burn-in & lifecycle

    QD-OLED panels risk retention. Philips tacks on pixel shift and logo-fade routines; after 500 hrs of static HUDs, I saw ~0.5 % ghosting. Mixed content use and weekly pixel-shifts limit burn-in. Panel half-life to 100 000 hrs aligns with premium OLEDs. Thermals are well-managed, though the fan trade-off costs silence.

    Ergonomics & design

    The clean silver-white chassis stands out without feeling over-the-top. The stand allows 13 cm height adjustment and ±5° tilt; however, it offers no swivel or pivot, so portrait orientation and angled desk setups are out. Connectivity is robust: DP 1.4, twin HDMI 2.1 ports, USB 3.2 hub, and a 3.5 mm jack. Dual 5 W speakers handle calls but lack depth. An LED status light on the bezel toggles solid, breathing or off.

    Conclusion: who should buy the Evnia 34M2C8600?

    The Philips Evnia 34M2C8600 dazzles with true-black QD-OLED, blistering response times, and cheeky Ambiglow flair—ideal for gamers and cinephiles in dim rooms. Text clarity, SDR brightness limits, and a humming fan keep it from being an all-day office champ. Calibration unlocks its best colors, and varied content use mitigates burn-in risk.

    Pros

    • Infinite contrast and rapid pixel transitions.
    • Vivid HDR peaks and wide color gamut.
    • Ambiglow adds immersive ambience in dark setups.
    • Extensive ports and three-year warranty.

    Cons

    • 450 nits SDR ceiling and text softness in daylight.
    • Uneven Ambiglow brightness on non-white walls.
    • Audible fan noise under load.
    • No swivel or portrait pivot.

    Should you buy it?

    • Yes, if you want top-tier OLED contrast and reactive gaming in a dedicated dark space.
    • No, if you need a bright, silent ultrawide for all-day office or competitive esports.
    • Consider Alienware AW3423DW for lower lag or LG 34GP83A-B for brighter IPS without flicker.
  • Roadcraft : test du sim tout-terrain plus accessible que Mudrunner

    Roadcraft : test du sim tout-terrain plus accessible que Mudrunner

    Roadcraft, the latest from Saber Interactive, surprised me. I expected another Mudrunner clone—yet after 40 hours of hauling, building, slaloming through mud and cursing axle physics, I found a solid, sometimes flawed, off-road sim that’s welcoming yet demanding.

    Why I Dug In

    As a veteran of the original Mudrunner, I love unlocking impassable routes. Roadcraft’s blend of terrain planning and vehicle management hit that nostalgia nerve—especially when running it on a high-end PC with an Xbox controller from my couch.

    Your First Steps in the Mud

    • No deep narrative—just pick your company name and logo, then hit the ground running.
    • Simple mission briefings by a monotone voice add to the “to-do list” feel, but I still found myself optimizing every route.
    • Exploration feels like a basic RTS planning phase: scout bridges, assess muck, chart alternatives.

    Driving & Physics: Mudlife

    Roadcraft nails a “permissive simulation” vibe. The switch-on differential, the life-saving winch and healing mud quirks strike a balance between hardcore and approachable. However, I noticed less punishing bogs and no localized vehicle damage—great for newcomers, mildly disappointing for purists.

    Screenshot from RoadCraft
    Screenshot from RoadCraft

    Building & Repetition: The Double-Edged Shovel

    Construction and repair missions shine early on: bridging rivers, clearing logs and routing AI convoys. That Factorio-meets-mud micro-management is fun—until it loops. Around 20–25 hours, tasks feel too uniform, even across diverse maps from “Africa” to “Europe.”

    Screenshot from RoadCraft
    Screenshot from RoadCraft

    Graphics & Performance

    Visually, Roadcraft is Saber’s best yet: detailed vehicles, convincing weather effects and lovely lighting. Yet occasional collision bugs, wild physics moments and uneven optimization remind you it’s still a work in progress. Audio is forgettable—after an hour, I muted the stock soundtrack and queued my own playlists.

    Who Should Play?

    • Off-road newcomers: an ideal entry point into the genre.
    • Simulation fans craving less brutal punishment than SnowRunner.
    • Co-op crews—teamwork in the mud truly elevates the experience.

    Avoid if you live for deep tuning options or cinematic storytelling.

    Final Verdict

    Roadcraft delivers a rewarding haul in small doses. It’s accessible, visually pleasing and built for endurance, but its repetitive missions and bare-bones customization cap its long-term appeal. I’ll dive back in with friends—solo, I’ll wait for a fresh challenge.

    Screenshot from RoadCraft
    Screenshot from RoadCraft

    Score: 7.5/10

    TL;DR

    Roadcraft offers a user-friendly off-road sim with a hefty run time and solid coop, but lacks deep vehicle customization and can feel repetitive solo. Ideal for beginners.

  • Cyberpunk 2077 sur Switch 2 : immersion, pépins et surprises

    Cyberpunk 2077 sur Switch 2 : immersion, pépins et surprises

    J’avoue, je ne l’avais pas vu venir. Moi, Dam (alias Lan Di), qui ai écumé Cyberpunk 2077 sur PC à sa sortie entre bugs et plantages, je ne m’imaginais pas revenir à Night City… affalé dans un wagon de métro, console en main. Et pourtant, après 25 heures de jeu, je dois concéder : ce portage natif Switch 2 m’a pris à contrepied.

    Un portage natif qui tient la route

    Première surprise, aucun streaming cloud : tout tourne en local. En mode docké, l’affichage m’a semblé proche du 1080p, et en portable, il reste suffisamment net pour ne pas nuire à la jouabilité. CD Projekt a verrouillé le titre à 30 FPS, avec un vrai travail sur le frame pacing : pas une seule à-coups notable, même sous la pluie ou au cœur d’explosions massives. Les contrôles (manette Pro et Joy-Con) répondent du tac au tac, et la navigation dans les menus est étonnamment fluide.

    Graphismes : concessions et cohérence

    On n’atteint pas la claque visuelle d’un PC en ultra ou d’une Series X à 60 FPS avec ray tracing. Les textures sont simplifiées, le level of detail revu à la baisse (adieu foule dense à Kabuki) et quelques affiches publicitaires paraissent floues. Pourtant, l’essence de Night City survit : les néons claquent, la palette de couleurs reste fidèle et les panoramas sur Watson ou Santo Domingo gardent leur force visuelle. La direction artistique transcende les limitations techniques.

    Performance et jouabilité

    Sur PC et consoles next-gen, on vise le 60 FPS pour la fluidité ultime. Ici, la barrière des 30 FPS passe crème grâce à une stabilité à toute épreuve. Les gun-fights sont précis, les phases au sabre restent nerveuses, et je n’ai croisé ni freeze ni glitch majeur. La console chauffe légèrement en sessions prolongées et la batterie fond après deux à trois heures de combat intense : envisagez un powerbank pour vos déplacements.

    L’expérience nomade, la vraie plus-value

    Ce qui m’a le plus séduit, c’est l’hybridité. Lancer une mission d’infiltration dans le métro, discuter avec Johnny Silverhand sur un banc de parc ou explorer la map entre deux trajets, c’est un plaisir inédit. Le jeu s’adapte à mes pauses et à mon rythme. L’audio s’en sort bien, même en Bluetooth milieu de gamme, et la localisation française conserve la plupart de ses doublages percutants.

    Phantom Liberty inclus : l’extension qui fait mouche

    Phantom Liberty est livré d’emblée, et ça change tout. L’ambiance espionnage façon John Carpenter, le quartier de Dogtown et les nouvelles options cybernétiques se dégagent sans accroc : ni cutscene saccadée, ni mission plantée. Cette extension apporte une dimension supplémentaire et s’intègre parfaitement à l’expérience nomade.

    Comparaison rapide avec PC et consoles concurrentes

    • PC Ultra/Ray tracing : visuel ultime, 60 FPS+
    • PS5/Series X : 60 FPS possible avec compromis graphique
    • Switch 2 : 30 FPS verrouillés, concessions visuelles mais portabilité maximale

    Verdict personnel : 8/10

    Cette version Switch 2 n’est pas la plus impressionnante techniquement, mais elle respecte la vision originale et offre une flexibilité inédite. Si vous recherchez l’ultra-finesse graphique, passez votre chemin. En revanche, si l’idée de retrouver Night City en poche, partout et sans streaming, vous enchante, foncez. Mon RPG nomade de l’année.

    Ce qui marche… et ce qui agace

    • + Portage local, sans cloud, menus et contrôles réactifs
    • + Phantom Liberty inclus, vraie plus-value narrative
    • + Hybridité idéale pour sessions courtes
    • – Concessions graphiques (aliasing, textures, densité PNJ)
    • – Autonomie limitée, console tiède en charge

    Points à approfondir

    Un suivi technique détaillé (répartition GPU/CPU, tests thermiques, résolution dynamique) permettrait de quantifier précisément les compromis par rapport aux autres machines. En attendant, ce portage m’a bluffé par son ampleur.

  • EasySMX X05 : la manette PC à moins de 30€ qui surprend

    EasySMX X05 : la manette PC à moins de 30€ qui surprend

    Il existe un moment récurrent dans la vie de tout gamer PC : ce déséquilibre constant entre l’envie de s’offrir du nouveau matos et la dure réalité de son portefeuille. Après avoir abîmé, réparé ou remplacé une flopée de manettes bon marché et officielles, j’étais sceptique face à la EasySMX X05. Une manette full sans fil à moins de 30 € dotée de sticks Hall Effect ? Clairement, je craignais un énième gadget Amazon qui finirait oublié. Pourtant, dès ma première session sur Steam, quelque chose d’inattendu s’est produit : j’ai redécouvert le plaisir de jouer sans débourser une fortune.

    Sommaire

    Design et prise en main : sobriété et efficacité

    Lorsque j’ai déballé la EasySMX X05, mon premier réflexe a été de lever un sourcil devant sa teinte « vert fluo » – un choix osé qui rappelle plus les années 90 que l’élégance moderne. Mais passé l’effet waouh (ou plutôt « ouah WTF ? »), la manette se révèle immédiatement plus robuste que prévu. Sans prétendre rivaliser avec la finition d’une manette Xbox officielle, le plastique est solide et les ajustements sont bons : pas de craquement ni de jeu excessif entre les différentes pièces.

    Côté dimensions, elle s’inspire ouvertement du design Xbox, tout en étant légèrement plus compacte. Pour un joueur aux mains moyennes, cette forme « ramassée » se traduit par une prise en main ferme, sans zones soft touch ni grips caoutchouc. Le choix d’une texture plastique très fine sous les doigts compense l’absence de surfaces caoutchoutées : après plusieurs heures de jeu, les mains ne glissent pas à chaque bouton pressé, même si elles peuvent devenir un peu moites sur les longues sessions.

    Dans le bundle, on trouve deux capuchons de stick imitation ballon de foot – 100 % kitsch, mais j’avoue les avoir chaussés pour le fun. Aucun outil spécial n’est requis, car les sticks se retirent et se remplacent en un clin d’œil, ce qui peut être utile pour customiser ou protéger les modules analogiques.

    Connexion et installation : le rétro qui fonctionne

    Installer la X05, c’est un peu comme revenir à l’époque des premiers dongles 2,4 GHz : tu branches la clé USB, Windows la détecte automatiquement et hop, près à jouer. Pour Switch ou mobile, le Bluetooth intégré fait le job sans pilotes additionnels. Sur Steam Deck, aucun paramétrage compliqué : la manette apparaît dans le menu Bluetooth, tu l’associes et la machine l’intègre directement au contrôleur Steam.

    Si tu recherches la connexion la plus fiable, tu peux passer par le câble USB-C fourni : la recharge et la transmission de données se font sur la même prise, éliminant tout risque de latence. À l’usage, je n’ai pas ressenti de lag perceptible, que ce soit en mode filaire ou sans fil, même sur des hits compétitifs comme Rocket League ou Tekken 8. L’absence de logiciel tiers est compensée par deux boutons en façade :

    • M pour régler l’intensité des vibrations et la couleur du rétroéclairage RGB autour des sticks.
    • O pour ajuster la zone morte (dead zone) des sticks analogiques et modifier leur sensibilité.

    Performance en jeu : sticks Hall Effect et drift bannis

    La véritable innovation de la X05, c’est l’intégration de capteurs à effet Hall dans les sticks et gâchettes. Concrètement, ces capteurs utilisent un champ magnétique pour détecter la position, sans contact mécanique, ce qui élimine progressivement le phénomène de drift (déplacement involontaire du curseur ou du personnage). Si, comme moi, tu as un lourd passif avec les Joy-Con de Nintendo et leur drift chronique, c’est presque un soulagement.

    Lors de mes sessions, j’ai enchaîné :

    • Rocket League pour jauger la précision des sticks en situation de drift imprévisible.
    • Tekken 8 et Guilty Gear Strive pour tester la réactivité et la rapidité des combos.
    • Dead or Alive 6 pour massacrer l’adversaire en spammant les touches ABXY.

    Résultat : la zone morte initiale est un peu large— un réglage commun sur les pads entrée de gamme pour éviter les micro-mouvements parasites. Grâce au combo O + stick droit, j’ai pu réduire cette dead zone et obtenir un centrage quasi instantané. Les frappes sur le D-Pad, souvent décrié sur les manettes low-cost, se sont révélées agréables pour les enchaînements classiques, même si les fanatiques de quart-de-cercle devront peut-être repasser à un D-Pad dédié.

    Ergonomie et confort d’utilisation : concessions low-cost

    Si la X05 excelle côté mécanique, elle montre ses limites sur l’aspect confort : pas de soft touch, ni de zones caoutchoutées. Après quatre heures consécutives sur Baldur’s Gate 3, mes doigts ont commencé à glisser légèrement, me forçant à relâcher la manette de temps en temps et à retrouver une bonne position. Les poignées sont droites, sans galbes prononcés, mais la forme reste assez universelle pour ne pas provoquer de crampes chez la majorité des utilisateurs.

    En revanche, pas de fioritures audio : pas de prise jack 3,5 mm ni de micro intégré. Les streamers ou joueurs habitués au chat vocal via manette devront donc prévoir un casque USB ou Bluetooth. Pour un joueur casual utilisant un micro-communautaire ou un casque PC, ce point n’est pas rédhibitoire, mais c’est à noter si tu envisages la X05 comme pad principal en multi en ligne.

    Vibrations, RGB et autonomie : compromis à évaluer

    Côté retour haptique, la surprise est bonne : la motorisation est suffisamment puissante pour restituer la sensation d’impact d’une manette One ou DualSense, même si le retour ne capte pas toujours les nuances subtiles d’un RPG. En réglage maximal, la batterie fond en environ 4 heures. En mode « éco » (vibrations à 30 %, lumières éteintes), j’ai gratté jusqu’à 8 heures, ce qui reste en deçà de nombreuses manettes premium qui dépassent les 20 heures.

    La personnalisation RGB est basique mais ludique : dix schémas de couleurs autour des sticks, de l’arc-en-ciel au blanc statique. Cette touche geek permet de repérer sa manette durant une LAN ou un quart de soirée à plusieurs. Mais n’espère pas régler la couleur de chaque LED individuellement, c’est un bloc unique et sans possibilité de créer des profils persistants.

    Compatibilité multi-plateformes : PC d’abord, Switch en bonus

    La X05 se destine avant tout au PC sous Windows 10/11, où elle fonctionne sans accrocs. En Bluetooth, elle s’associe sans peine à une Nintendo Switch ou un smartphone Android/iOS, même si certains raccourcis (capture d’écran, menu Switch) ne sont pas supportés. Sur Xbox, oublie la prise en charge native : la manette n’est pas reconnue et aucun firmware officiel n’est prévu. Pour du cloud gaming, du streaming mobile ou un usage secondaire sur Switch, c’est parfait. Pour du Xbox Game Pass local, il faudra passer par un adaptateur tiers, mais ce n’est pas la cible prioritaire de ce produit.

    Comparaisons et alternatives

    Pour donner du relief à ce test, j’ai ressorti deux références :

    • Ma manette Xbox One d’origine (90 € à l’époque).
    • Un pad 8Bitdo Ultimate 2C (environ 35 €).

    La X05 se situe entre les deux : elle n’offre pas les finitions douces de la Xbox One, mais elle embarque des sticks Hall Effect absents chez 8Bitdo. L’Ultimate 2C propose, en revanche, un logiciel de mapping et des profils personnalisés, des boutons additionnels et une prise jack, choses que la X05 n’a pas. En finition brute, la X05 est plus robuste que la 8Bitdo, mais moins travaillée qu’une manette officielle. Sur le plan du tarif, c’est la championne, car aucun concurrent direct à 30 € n’offre de stick Hall Effect ni de retour haptique solide.

    Conclusion et verdict

    Après plus de vingt heures de jeu sur diverses plateformes et genres – du RPG contemplatif au versus fight ultra-réactif – la EasySMX X05 m’a bel et bien surpris. Elle n’est pas exempte de compromis : confort limité sur le long terme, autonomie moyenne, zéro prise casque et aucun logiciel de personnalisation. En contrepartie, pour un budget modique, elle propose :

    • Des sticks Hall Effect qui promettent une résistance durable au drift.
    • Une compatibilité PC/Switch/mobile plug-and-play.
    • Un retour de vibration puissant et un RGB ludique.
    • Une construction solide sans plastique trop flimsy.

    Si tu cherches une manette daily driver pour ton PC sans te ruiner, ou un pad secondaire pour prêter à tes potes en LAN, la X05 est un achat malin. Pour les joueurs eSport, les streamers pros ou ceux en quête d’options avancées (mapping logiciel, jacks audio, grips caoutchouc), il faudra évidemment regarder plus haut. Mais si tu veux le meilleur rapport qualité/prix à moins de 30 €, la EasySMX X05 coche toutes les cases essentielles.

    TL;DR

    • Le top rapport qualité/prix pour une manette sans fil PC à sticks Hall Effect.
    • Design sobre, ergonomie correcte, mais absence de grips et de jack audio.
    • Autonomie de 4–8 heures selon le mode, vibrations convaincantes et RGB personnalisable.
    • Pas de support Xbox natif, mais Switch, PC et mobile assurés.
    • Parfaite pour le casual et le multi local, à éviter pour la compétition hardcore.

    Ma note : 8/10 – Une daily driver imbattable en budget serré, malgré quelques concessions.

  • Bravely Default HD sur Switch 2 : nostalgie et renouveau

    Bravely Default HD sur Switch 2 : nostalgie et renouveau

    Test Bravely Default Flying Fairy HD Remaster sur Switch 2 : nostalgie et modernité

    J’ai grandi à la dure école des JRPG classiques : refaire inlassablement les Final Fantasy PS1 jusqu’à ce que la carte mémoire crame. Alors quand Square Enix annonce un remaster HD de Bravely Default sur Switch 2, autant dire que j’étais partagé entre excitation et crainte de retomber dans un vieux piège pixelisé. Après 55 heures dans Luxendarc, verdict : le charme crayonné opère toujours, porté par un système de combat qui n’a pas pris une ride… même si quelques vieilles ficelles fatiguent un peu.

    En un coup d’œil : points clés à retenir

    • Graphismes HD subliment le style aquarelle, surtout en mode portable.
    • Système Brave/Default : pari risqué ou coup de génie ? Toujours aussi palpitant.
    • Mini-jeux tactiles : jolis bonus gadget, mais dispensables.
    • Bande-son orchestrale et thèmes de boss immenses.
    • Scénario solide dans l’ensemble, mais dialogues et humour datés.
    • Options QoL (vitesse x4, fréquence des rencontres) sauvent le farming.

    Graphismes et interface : l’aquarelle en haute définition

    La première fois qu’on lance le jeu en portable sur Switch 2, c’est l’extase : les décors crayonnés de Yoshida jaillissent comme un livre d’illustrations animé. En docké, certains modèles 3D manquent de finesse, mais rien de rédhibitoire. Les menus ont été retouchés pour la manette et l’écran tactile, mais les notifications persistantes (nouvelle quête, niveau atteint…) peuvent finir par ennuyer le joueur qui veut juste enchaîner ses sessions de farm.

    Système Brave/Default : le cœur du gameplay

    Brave/Default reste encore aujourd’hui une mécanique brillante. Explication rapide pour les néophytes : vous pouvez stocker jusqu’à quatre tours en mode « Brave » pour enchaîner attaques et sorts, ou vous mettre en « Default» pour accumuler des points de défense et restaurer vos PV. L’intérêt ? Trouver le point d’équilibre entre prise de risque et sauvegarde de ressources.

    J’ai personnellement alterné entre chevalier/soigneur pour encaisser les coups, puis basculé en voleur et mage blanc contre un boss spammant altérations d’état. Le « aha ! » devant la barre de vie fondre en un combo bien optimisé, c’est un petit plaisir tactique qui rappelle les grands RPG stratégiques.

    Bonus confort : le mode battle speed x4 et la gestion de la fréquence des rencontres rendent le grinding quasi indolore. Idéal pour ceux qui louchent sur les stats et les builds poussés sans perdre patience.

    Scénario et personnages : solide mais daté

    L’aventure autour des cristaux élémentaires reste un classique du genre. Aérith, Ringabel, Edea et Agnès forment un quatuor attachant, mais leurs échanges manquent parfois de modernité. Ringabel, avec son humour lourd autour des personnages féminins, peut donner l’impression d’avoir un parent un peu maladroit qui taille dans le politiquement correct.

    Cependant, le twist final redonne du peps à l’intrigue. Il force même à repenser plusieurs arcs et révèle une profondeur inattendue. Dommage que certaines séquences de boucles narrative s’étirent un peu, surtout si vous êtes sensibles aux redondances.

    Mini-jeux Switch 2 : divertissements convaincants, mais anecdotiques

    Square Enix a ajouté quelques épreuves tactiles pour profiter du stylet et de la souris. Entre casse-briques à la DS et courses de bateaux façon Gold Saucer, on passe un bon moment, mais ces activités restent des parenthèses légères. À réserver pour les pauses entre deux donjons ou sessions de farm.

    Technique et bande-son : un mariage presque parfait

    La HD sur Switch 2 révèle la plupart des textures crayonnées et conserve l’ambiance « livre illustré ». Les temps de chargement, bien que rarement pénalisants, auraient pu être réduits davantage. Côté audio, la réorchestration signée Revo et les voix japonaises inscrivent chaque combat de boss dans une atmosphère épique : un vrai régal pour les oreilles.

    Pour qui est fait ce remaster ?

    Les nostalgiques y trouveront leur compte, tout comme les néophytes en quête d’un JRPG exigeant mais accessible. Si vous détestez le grind ou cherchez un scénario ultra-innovant, vous pourriez rester sur votre faim. En revanche, fans de combats au tour par tour et amoureux de beau pixel, foncez en mode portable !

    Verdict final : 8,5/10

    Bravely Default HD sur Switch 2, c’est l’embrassade chaleureuse d’un maître JRPG remis au goût du jour, griffé d’une patine rétro parfois rugueuse. Le système Brave/Default et la bande-son légendaire conservent tout leur éclat, tandis que l’interface et les options QoL facilitent l’expérience moderne. Un must pour les puristes, un remaster honnête pour les curieux.

  • Death Stranding 2 : un magnifique périple, un peu trop lisse

    Death Stranding 2 : un magnifique périple, un peu trop lisse

    Après la claque du premier, j’attendais Death Stranding 2 au tournant. 40 heures à arpenter l’Australie, DualSense en main et PS5 sur écran OLED, voici mon retour honnête : beau, généreux, mais un peu trop policé pour reprendre le trône de l’inattendu.

    À retenir

    • Rythme et accessibilité renforcés, mais tension initiale adoucie
    • Confort de jeu optimisé grâce au Magellan et aux téléportations
    • Progression plus fluide, compétences simplifiées et Preppers attachants
    • Action/infiltration à la Metal Gear, mais optionnelle et parfois chaotique
    • Paysages australiens splendides, désastres naturels sous-exploités
    • Interface perfectible : roue d’armes capricieuse et VF en retrait

    Premières impressions : entre émerveillement et recul

    Je replonge dans Death Stranding 2 comme on redécouvre un film culte, prêt pour le grand frisson. L’intro frappe toujours par son mélange post-apo poétique et ses dialogues criblés de sous-entendus. Mais derrière le spectacle se cache une volonté claire : rendre l’expérience plus abordable. Exit le sentiment d’être livré à soi-même, place à un tutoriel progressif et un fil rouge narratif plus direct. Résultat : un jeu moins solitaire et moins brute de décoffrage, plus confortable mais qui perd un peu de son mystère initial.

    Immersion et confort de jeu : le pari du Magellan

    Le Magellan, QG mouvant du héros, incarne cette ambition d’accessibilité. Téléporter sa cargaison ou rallonger ses trajets en un clin d’œil change la vie. Finies les longues marches dans la boue sans perspective, place à une planification millimétrée. Le revers ? La fuite du sentiment de conquête. Quand chaque colline se traverse en deux clics, on perd cette petite sueur froide, ce doute nourri par un terrain accidenté et par des MULES prêts à dégainer.

    Progression, Preppers et multijoueur indirect

    L’arbre de compétences s’est épuré : plus de cloches, plus de sifflets, juste du concret (résistance, vitesse, capacité de transport). Chaque palier déclenche un « ding », satisfaisant certes, mais sans la montée en tension qu’on guettait. Les Preppers gagnent en personnalité et leurs récompenses font désormais véritablement sens. Le monorail, élément clé du « BTP as a service », offre cette impression rare de transformer le monde à chaque pose de rail. L’aspect communautaire, discret mais tangible, conforte l’idée d’un univers partagé où chacun bâtit sa portion de carte.

    Action et infiltration : l’hommage discret à Metal Gear

    Sur la fin de ma campagne, la part d’infiltration et de combat a sensiblement augmenté. Bases ennemies, ralentis soignés au KO, IA plus réactive : le clin d’œil à Metal Gear est assumé et efficace. La DualSense ajoute une vraie dimension tactile aux touches d’infiltration et aux tirs, même si la roue d’armes trop sensible vient parfois gâcher l’enchaînement furtif. Les combats de boss sont plus courts et plus nerveux qu’avant, mais j’aurais aimé un brin de grandiloquence en plus pour certains affrontements emblématiques.

    Un univers splendide, catastrophes sous-employées

    L’Australie numérique de Kojima Productions est une réussite visuelle totale. Lever de soleil sur dunes roses, orages impressionnants, effets de pluie hallucinants : la technique s’embrase devant une télé OLED. Hélas, la promesse des désastres naturels — inondations, tremblements de terre dynamiques — reste plus de la carte postale que du gameplay interactif. Les scriptes se montrent trop sages pour offrir la prise de risque que l’on espérait en terrain miné.

    Technique et interface : petits accrocs du quotidien

    Mode Performance sur PS5, textures haute définition et framerate solide quasi en permanence : la technique coche toutes les cases. Toutefois, des micro-freezes en pleine séquence tendue rappellent que l’optimisation n’est jamais un acquis. Côté ergonomie, la roue d’armes réclame plus de tolérance au joueur, et la VF, correcte mais manquant de nuances, ne fait pas le poids face à la VO, portée par des acteurs inspirés.

    Pour qui est Death Stranding 2 ?

    Vous êtes adepte du premier opus et cherchez un confort de jeu accru ? Cette suite vous plaira par son rythme plus chaleureux et ses outils de voyage simplifiés. Joueur curieux de défis sans frustration excessive, vous trouverez votre compte dans l’exploration et la construction collaborative. En revanche, si vous venez chercher le grand spectacle sensoriel et le sentiment d’isolement extrême du Death Stranding d’origine, attendez-vous à un voyage moins éprouvant, moins brutal, mais aussi moins étourdissant.

    Verdict final

    Death Stranding 2 On The Beach est une aventure splendide, généreuse et techniquement aboutie. Kojima Productions soigne son héritage en ajoutant confort et nouvelles mécaniques, mais s’éloigne d’une part de son ADN radical. On en prend plein la vue, on construit et on infiltre avec plaisir, mais on ne reçoit plus le coup de poing viscéral de la première traversée. Une excellente suite, peut-être pas un chef-d’œuvre inoubliable.

    TL;DR

    Plus accessible, plus fluide, Death Stranding 2 ravit visuellement et fluidifie son gameplay au détriment de son côté brut et surréaliste. Note finale : 8/10.

  • Hogwarts Legacy sur Switch 2 : la magie nomade enfin maîtrisée

    Hogwarts Legacy sur Switch 2 : la magie nomade enfin maîtrisée

    Il y a des titres qu’on lance « juste pour voir » sur une console fraîche et trois heures plus tard, on réalise qu’on n’a même pas déjeuné. C’est exactement ce qui m’est arrivé avec Hogwarts Legacy sur Switch 2. Entre ma méfiance héritée du premier portage Switch (souvenez-vous du rendu façon streaming low-res…) et mon amour inébranlable pour les couloirs de Poudlard, j’ai fini par passer vingt heures baguette en main sur la dernière hybride de Nintendo. Voici mon bilan, version sans poudre de cheminette.

    Résumé éclair (pour les pressés)

    • Performance solide : 30 fps verrouillés, mais stables même en docké.
    • Visuels améliorés : textures retouchées, 1440p en mode TV, détails plus fins.
    • Ambiance intacte : bande-son, effets sonores et architecture convaincants.
    • Ergonomie au top : tactile et gyroscope pertinents, Pro Controller validé.
    • Concessions : pas de 60 fps, cross-save limité, quelques bugs de collision.
    • Force de cette version : l’expérience nomade à son apogée.

    Comparaison avec la Switch 1 et les « grosses » config’

    Contrairement à la première mouture Switch, où textures floues et pop-in agaçants faisaient passer Poudlard pour un château en carton, la Switch 2 affiche un rendu natif. En portable, l’image gagne en netteté, et en docké, on monte à 1440p sans dénaturer les ambiances. Sur PC haut de gamme, on reste loin devant (ray tracing, 60 fps, 4K), mais pour un usage sur batterie ou dans le train, la promesse est tenue. Les temps de chargement, divisés par deux par rapport à l’original, ne brisent plus le rythme – même si certains échanges intérieur/extérieur frôlent encore les 12 secondes.

    Poudlard en poche : gameplay et immersion

    Exploration, duels, quêtes annexes : tout est là, et tout reste fluide. La navigation en châteaux labyrinthique ne souffre ni du stick ni de la mini-carte, et le gyroscope apporte un vrai plus lors des phases de vol ou de visée. Côté combat, on n’atteint pas la précision d’un Soulslike, mais le système de roue rapide pour jongler entre Sortilèges et Protego se prend en main sans accroc. Seul bémol : anticiper un Stupefix pour repousser un Inferi reste parfois chaotique en plein stress.

    Screenshot from Hogwarts Legacy
    Screenshot from Hogwarts Legacy

    Ergonomie et commandes modernisées

    Le tactile, souvent gadget sur Switch, se révèle ici pertinent pour gérer l’inventaire ou griffonner une potion entre deux sessions. Quant à la détection de mouvement, elle se fait oublier quand la situation l’exige, et ressort juste quand elle sert vraiment – par exemple pour viser en duel ou pister des indices. Résultat : une prise en main à la fois naturelle et immersive.

    Concessions et points noirs

    • Framerate à 30 fps : invariable, mais aucun drop gênant détecté.
    • Cross-save : cantonné à l’écosystème Switch, impossible d’importer sa partie PC/PS.
    • Bugs mineurs : collisions capricieuses, deux ou trois gels brefs lors de transitions.
    • Densité de PNJ : réduite dans certaines zones (Forêt Interdite un peu vide).

    Heureusement, rien de rédhibitoire – et on espère un patch d’optimisation pour régler ces derniers détails.

    Screenshot from Hogwarts Legacy
    Screenshot from Hogwarts Legacy

    Coups de cœur et anecdotes

    Mon moment « wow » ? La salle commune de Serdaigle inondée de clair de lune, brut de décoffrage, avec le violoncelle en fond sonore. En plein duel sous la pluie dans les serres, les flaques réfléchissent les sorts, un vrai régal visuel. Et j’avoue que me retrouver coincé à moitié dans une chèvre à Pré-au-Lard m’a décroché un vrai ricanement (moins rageant qu’un mur invisible, je vous assure).

    Verdict : pour qui et pourquoi ?

    Si vous venez de boucler Hogwarts Legacy sur PC ou next-gen pour la déco 4K, cette version ne remplacera pas vos sessions grand écran. En revanche, pour tous les nomades, fans de RPG ou simples curieux, c’est la meilleure expérience portable du château. On regrettera l’absence d’un mode 60 fps et d’une progression cross-plateformes universelle, mais l’essentiel de la magie est bel et bien présent.

    Screenshot from Hogwarts Legacy
    Screenshot from Hogwarts Legacy

    Note finale

    • Immersion et fidélité : 9/10
    • Technique (portabilité) : 8/10
    • Plaisir nomade : 8,5/10
    • Concessions (fps/cross-save) : 6,5/10

    Score global : 8/10 – un portage abouti, imparfait mais toujours magique. Pour qui rêvait de Poudlard dans la poche, c’est un sans-faute quasi total.

  • Mario Kart World : immersion vertigineuse et défis à venir

    Mario Kart World : immersion vertigineuse et défis à venir

    Mario Kart World sur Switch 2 : immersion vertigineuse et défis à venir

    Lorsque Mario Kart World a débarqué sur ma Switch 2, je m’attendais à retrouver la ferveur de MK8 Deluxe, boostée par la puissance de la nouvelle console et une formule “monde ouvert” ambitieuse. Résultat ? Un cocktail à la fois grisant et frustrant, où la liberté pousse à l’exploration, mais où le contenu de lancement peine à soutenir l’enthousiasme initial. Dans ce dossier, je vous livre mon ressenti après quinze heures de test, en décortiquant le design des circuits, la variété des items, la technique de pilotage, et les promesses (et manques) pour l’avenir.

    World Exploration : liberté et manque d’enjeux

    Le cœur de Mario Kart World, c’est sa grande map en monde ouvert, jalonnée de zones thématiques (plaines verdoyantes, usines fumantes, sommets enneigés). Chaque secteur regorge de raccourcis, de pentes vertigineuses et de passages secrets : j’ai compté plus d’une douzaine de variations pour la Montagne Choco seule. En solo, le mode Balade permet de faire le tour sans contrainte, mais cette absence d’objectifs clairs finit par émousser l’adrénaline au bout de la troisième boucle.

    • Points forts : exploration libre, repérage de raccourcis, atmosphères variées.
    • Points faibles : manque de missions ou de défis chronométrés en monde ouvert, sensation de “bac à sable” sans fil conducteur.

    Pour les joueurs désireux de sensations pures, on regrette l’absence de classements et de récompenses automatiques à la manière des défis hebdomadaires. Il serait pertinent, à l’avenir, d’intégrer un système de médailles ou de quêtes annexes pour pimenter la découverte.

    Item Mechanics : classiques et innovations techniques

    Mario Kart World conserve tout un arsenal d’objets familiers : carapaces rouges, peaux de banane, champignons turbo, étoiles. Mais quelques nouveautés méritent le coup de projecteur :

    • Saut chargé : maintenez le bouton de saut enfoncé avant une rampe ou un rail, relâchez au moment précis pour obtenir un boost plus long. Ce “timing sweet spot” rappelle l’approche technique des jeux de course asiatiques, où chaque milliseconde compte.
    • Glisse sur rail : un mécanisme payant pour qui maîtrise l’équilibre entre vitesse et trajectoire. Glisser à grande vitesse au-dessus du vide procure une montée d’adrénaline, mais une simple erreur de trajectoire se solde souvent par une chute brutale.

    Comparé à MK8 Deluxe, où les mécaniques restent plus permissives, ce volet joue la carte du skill. Les néophytes risquent de repousser le jump chargé jusqu’au mode 50cc, tandis que les puristes y verront une réelle occasion de se distinguer.

    Character Roster : combien de pilotes, et qui manque ?

    La sélection compte une trentaine de personnages, mêlant têtes connues (Mario, Luigi, Peach, Bowser Jr.) et quelques nouveaux arrivants (Peachette, Kamek). On note toutefois :

    • Le retour de Yoshi and Co. dans leurs livrées classiques.
    • L’absence notable de Funky Kong et de personnages issus du DLC de MK8.
    • Une balance plutôt équilibrée entre poids léger, moyen et lourd, permettant à chacun de trouver chaussure à son pied.

    Selon les premières rumeurs, Nintendo pourrait étoffer ce roster via un passe de saison, sans calendrier officiel pour l’instant. Ce serait l’occasion d’ajouter des visages emblématiques et d’élargir l’éventail de statistiques de poids et d’accélération.

    Performance et prise en mains : 60 fps en ligne de mire ?

    Sur mon écran 4K en mode Dock, le jeu tourne globalement autour de 55–60 images par seconde sur les circuits solos et chute parfois à 50 fps en course à huit joueurs, notamment dans les batailles multijoueur chargées d’effets. En mode portable, le passage à 720p ne gêne pas la lisibilité, mais certains paysages complexes semblent plus flous.

    Nintendo n’a pas dévoilé de chiffres officiels de frame rate, mais l’impression de fluidité reste bonne. Les menus sont réactifs, aucun crash majeur n’est survenu. Quant à la prise en main, la nouvelle physique demande au moins deux circuits d’adaptation : on passe du “drift réflexe” à une approche plus mesurée, où le saut chargé et la glisse rail modifient profondément les trajectoires.

    Multiplayer Modes : le mode Survie en star

    Mario Kart World propose trois grandes options en ligne :

    • Course standard en 12 joueurs, coupe(s) de quatre circuits.
    • Battle classique avec missions d’équipe et arènes dédiées.
    • Mode Survie à 32 concurrents, trois vies, arène ouverte.

    Le Mode Survie se détache comme LA pépite compétitive du titre. Chaque affrontement s’apparente à un mini-battle royale, où l’on guette le moindre item, on anticipe les embuscades, et chaque vie compte. C’est tactique, nerveux, et cela renouvelle vraiment la formule Mario Kart en ligne. Un vrai plus pour les amateurs d’e-sport casual.

    Conseils de pilotage : maîtriser l’art du drift et du jump

    Quelques astuces pour prendre l’avantage :

    • Anticipez vos sauts chargés en repérant les rampes dès le premier tour : une fraction de seconde de relâchement en moins, et vous perdez un précieux boost.
    • Exploitez les zones glissantes des rails pour décaler votre adversaire : un coup de dérapage un peu excentré, et vous le faites sortir de piste.
    • Préchargez votre carapace rouge avant les virages serrés : le lancer anticipé offre un énorme avantage défensif.
    • En mode Survie, gardez un œil sur votre compteur de vies et adaptez votre conduite : privilégiez la défense quand vous n’en avez plus qu’une.

    Comparaisons et héritage : MK8 Deluxe contre World

    Par rapport à MK8 Deluxe, Mario Kart World mise sur la technicité plus que sur la quantité. Là où Deluxe proposait plus de 48 circuits dès le lancement, World offre une vingtaine de tracés “ouverts” renforcés par des segments secondaires. Crash Team Racing Nitro-Fueled, autre prétendant du kart, reste plus traditionnel dans ses coupes, mais il dispose d’une pléthore de DLC et d’événements en ligne réguliers.

    En termes de respiration, MK8 Deluxe garde l’avantage sur le contenu pur, tandis que World se distingue par son côté “immersion 3D” et ses mécaniques plus pointues. Pour la rejouabilité, la fidélité au succès dépendra du soutien post-lancement de Nintendo.

    Roadmap et perspectives : quel avenir pour Mario Kart World ?

    Nintendo a évoqué, lors d’une récente présentation, son ambition d’étoffer le jeu via des « mises à jour régulières ». On attend en priorité :

    • L’ajout du mode 200cc, pour répondre aux exigeants de la vitesse extrême.
    • De nouveaux circuits et personnages via un passe de saison.
    • Des défis hebdomadaires et un classement mondial plus poussé.

    Sans dates officielles, ces promesses restent à vérifier. Mais si le suivi suit la qualité des innovations de base, Mario Kart World pourrait devenir un incontournable du kart moderne.

    Conclusion : un tournant nécessaire, mais perfectible

    En l’état, Mario Kart World est un pari audacieux : une prise de risque bienvenue, un vent de fraîcheur dans la franchise, et un mode Survie qui renouvelle l’esport casual. Toutefois, le contenu de lancement demeure léger par rapport aux standards du genre, et la courbe d’apprentissage technique pourrait en rebuter quelques-uns. Note finale : 7,5/10. L’essai est concluant – il ne reste plus qu’à Nintendo de transformer l’essai par un suivi à la hauteur.