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  • Monster Hunter Stories 3 : vaincre Feral Aknosom et Great Izuchi

    Monster Hunter Stories 3 : vaincre Feral Aknosom et Great Izuchi

    Contexte : pourquoi la Partie 6 peut faire mal (surtout Feral Aknosom)

    Après avoir passé plusieurs heures sur la Partie 6 de Monster Hunter Stories 3, je me suis rendu compte que deux choses bloquaient vraiment : comprendre ce que le jeu attend de nous avec la quête Transgresseurs, et gérer les boss Feral Great Izuchi puis Feral Aknosom sans gaspiller toute sa jauge de Cœur. Ce guide reprend toute cette section, étape par étape, avec un focus sur trois points :

    • Les objectifs précis de la quête (où aller, qui voir, dans quel ordre)
    • Les mécaniques des boss (Wyvernsoul, Blightstone Crystal, ciblage…)
    • Comment tirer le maximum de la jauge de Lien (Kinship) et de la restauration d’habitat

    Je vais détailler ce qui a marché pour moi, les erreurs qui m’ont coûté des Cœurs, et comment optimiser vos combats sans grinder pendant des heures.

    Étape 1 – Entrer dans les Cataractes et débloquer la carte

    Une fois le Gardien wyvérien convaincu, vous pouvez enfin passer la porte et entrer dans les Cataractes. Le jeu vous lâche dans une zone assez ouverte, et ma première erreur a été de partir dans tous les sens sans sécuriser de repères.

    • Après la cinématique avec Corbin et les Rangers, avancez vers le village et repérez la tour avec une longue-vue à l’est.
    • Montez en haut de la tour et parlez au Félyne explorateur.
    • Il vous donne une carte des Canalta Timberlands, ce qui dévoile la zone sans devoir en explorer chaque recoin.

    Avant d’aller plus loin, je conseille de :

    • Activer le Catavan le plus proche pour un voyage rapide et un point de sauvegarde;
    • Faire un rapide tour des monstres de la zone pour prendre la température (sans tout farmer) et ajuster votre équipement si besoin.

    C’est aussi ici que vous croisez cette mystérieuse personne cornue — suivez la scène, puis préparez-vous : le premier vrai mur arrive tout de suite avec Feral Great Izuchi.

    Étape 2 – Combat : Feral Great Izuchi et ses deux Izuchis

    Le combat démarre contre un Feral Great Izuchi accompagné de deux Izuchis normaux. La première fois, j’ai essayé de nettoyer les petits en premier… et j’ai perdu un Cœur très vite. Ce qui marche beaucoup mieux, c’est de contrôler le pack tout en ciblant principalement le Feral.

    Schéma d’attaque et types à utiliser

    • Tous les Izuchis utilisent surtout des attaques Vitesse.
    • Répondez systématiquement avec des attaques Techniques en duel (Head-to-Head) pour gagner les échanges et monter votre jauge de Lien.
    • Les Izuchis normaux tapent moins fort : soignez-les uniquement si vous êtes vraiment sous pression.
    • Le Feral Great Izuchi doit rester votre cible principale.

    Gestion des parties & Wyvernsoul Gauge

    La clé de ce combat, c’est la Wyvernsoul Gauge du Feral, reliée à ses différentes parties de corps. Voici la séquence qui m’a donné les meilleurs résultats :

    • Étape 1 : viser la tête avec une arme contondante (ex. un marteau type Meteor Hammer).
      • Cela fait chuter rapidement sa jauge Wyvernsoul.
      • Profitez des tours où il vous cible pour enchaîner les double-attaques avec votre Monstie en utilisant des attaques Techniques.
    • Étape 2 : une fois chancelé, passez à la queue.
      • Visez la queue, idéalement avec une arme adaptée à l’icône de faiblesse de la partie (vérifiez l’icône arme en combat).
      • Même si le boss tente un Backlash, vous devriez pouvoir esquiver ou encaisser sans perdre un Cœur si votre défense est à jour.
    • Étape 3 : tournante des parties.
      • Dès qu’une partie est détruite, vérifiez la couleur de l’icône d’arme :
      • Icône dorée = la partie est faible à ce type d’arme, gardez-le.
      • Si la Wyvernsoul Gauge repasse au rouge, choisissez une autre partie encore intacte à focus.

    Timing Kinship : double Lien au bon moment

    Ne faites pas mon erreur : je claquais des compétences de Monstie dès que possible et j’arrivais à court de jauge de Lien au moment crucial. Ce qui fonctionne bien :

    • Évitez d’utiliser des compétences de Monstie sur les 6-7 premiers tours.
    • Gagnez un maximum de duels (attaques Techniques vs Vitesse) pour monter la jauge rapidement.
    • Vers le tour 7 environ, vous devriez avoir la jauge de Lien pleine pour :
      • Vous-même (montez en selle sur votre Monstie),
      • Et votre allié (Corbin / partenaire IA).
    • Déclenchez alors une double attaque de Lien (Synchro Rush) sur le Feral Great Izuchi.

    Cette double Kinship lui enlève une énorme portion de PV et le met souvent en posture de chute ou fin de combat. Si vous avez cassé au moins une partie avant, la fin du fight est beaucoup plus sûre.

    Screenshot from Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection - Goss Hairagy
    Screenshot from Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection – Goss Hairagy

    À éviter : ne vous acharnez pas sur les Izuchis normaux en ignorant complètement le Feral. Ils servent surtout à vous donner des duels faciles pour charger la jauge — profitez-en, mais gardez la priorité sur le Feral.

    Étape 3 – Découverte de Sheparden et rôle de Master Kol

    Après le combat, vous suivez finalement l’individu mystérieux jusqu’au village de Sheparden. C’est là que vous apprenez qu’il s’agit de Master Kol, malgré son jeune âge. La cinématique est importante pour le lore : elle explique pourquoi les gens de l’extérieur sont vus comme des Transgresseurs et fait le lien avec la Guerre de la Faille d’il y a 200 ans et l’apparition des monstres Feral.

    Avant de sortir du village :

    • Passez par le Forgeron pour améliorer au minimum votre armure si vous peinez à tenir les gros coups.
    • Rechargez vos objets de soin (Potions, Herbes, éventuellement quelques Grands remèdes si vous en avez).

    Kol finit par vous confier un objectif crucial : aider les Canynes via la restauration d’habitat. C’est le fil rouge de cette partie.

    Étape 4 – Canalta Timberlands, Invasive Arzuros et restauration d’habitat

    Direction les Canalta Timberlands. Sur la carte, repérez votre objectif principal, mais prenez le temps de comprendre deux choses : les marqueurs de monstres Feral/Invasifs et le fonctionnement de la restauration d’habitat.

    • Les icônes rougeâtres (ou marqueurs spécifiques sur la carte) indiquent un monstre Feral / Invasif.
    • Les affronter est souvent optionnel, mais très rentable :
      • Vous débloquez souvent un camp (Catavan, cantine, Écuries) après les avoir repoussés.
      • Vous pouvez ensuite investir dans la restauration d’habitat :
        • Réintroduire des Monsties,
        • Améliorer la qualité et la variété des œufs disponibles dans la région,
        • Rendre la zone plus intéressante pour la suite de votre progression.

    En approchant de l’objectif, le jeu vous propose de passer en nuit : acceptez, puis avancez. Utilisez un Monstie comme Rathalos pour viser l’arbre et distraire l’Arzuros invasif, puis ramassez les traces pour comprendre ses habitudes.

    Cover art for Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection - Goss Hairagy
    Cover art for Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection – Goss Hairagy

    Combat : Invasive Arzuros et Arzuros normal

    • Tour 1 : l’Arzuros normal vous provoque en duel.
      • Utilisez une attaque Vitesse avec un marteau type Meteor Hammer pour gagner le duel et infliger de gros dégâts.
    • Rapidement, l’Invasive Arzuros appelle un second monstre.
      • Ciblez-le avec votre Monstie pour déclencher des double-attaques et prendre l’ascendant.
    • L’objectif réel n’est pas de burst l’Invasive Arzuros, mais de tenir jusqu’à ce qu’il épuise son miel.
      • Plus vous tuez rapidement les Arzuros normaux, plus il consomme son stock de miel pour se buffer.
      • Une fois son miel épuisé, il finit par battre en retraite vers son antre.

    Lorsqu’il s’enfuit, suivez-le dans la tanière. À l’intérieur, interagissez avec le Quartz d’Œuf pour sauver l’œuf de Canyne. Vous êtes automatiquement ramené à Sheparden pour une petite cérémonie — et un gros gain de réputation auprès des villageois.

    Étape 5 – Suivre les Canynes jusqu’au mont Canalta

    Après la cérémonie, les Rangers décident d’aller plus loin et de s’attaquer aux Hellions. C’est là que les Canynes deviennent la clé de votre progression.

    • Quittez Sheparden et suivez les statues de Canyne disposées dans la zone.
    • Elles mènent à un tunnel étroit.
    • Changez de monture pour un Canyne et utilisez sa capacité de fouissage pour creuser le passage.

    De l’autre côté, vous arrivez dans une nouvelle section menant au Mont Canalta. Attendez-vous à :

    • Plusieurs impasses franchissables uniquement avec un Monstie volant (pensez à en avoir un dans votre équipe active).
    • Des tunnels supplémentaires à creuser avec Canyne.
    • Des ennemis plus costauds : gardez vos PV au-dessus de la moitié en permanence.

    La première fois, je me suis perdu facilement dans ce labyrinthe. Mon conseil : chaque fois que vous voyez un Catavan, activez-le immédiatement. Ça vous évitera de tout recommencer en cas de défaite contre le prochain boss : Feral Aknosom.

    Étape 6 – Boss : Feral Aknosom, stratégie Kinship en trois phases

    Le Feral Aknosom est, de mon expérience, le véritable test de cette Partie 6. J’ai perdu plusieurs Cœurs avant de comprendre que frapper sans réfléchir était la pire idée possible. Sa tête est équipée d’un Blightstone Crystal, et mal le gérer rend le combat interminable.

    Préparation rapide avant le combat

    • Niveau conseillé (d’après mon run) : milieu de la vingtaine pour le Rider et les Monsties principaux.
    • Équipement :
      • Une bonne arme contondante (marteau) pour la queue et certaines parties.
      • Une arme secondaire adaptée à l’icône de faiblesse des autres parties (épée/bouclier ou tranche plutôt que de s’entêter avec une seule arme).
    • Objets :
      • 10–15 Potions, quelques Méga-Potions si possible,
      • Plusieurs Graines adamantines pour booster votre défense,
      • Quelques remèdes basiques au cas où (saignement, malus divers selon votre RNG).

    Phase 1 – Ignorer la tête, casser la queue et économiser le Lien

    Le réflexe naturel est de viser la tête… ici c’est un piège. Tant que le Blightstone Crystal est intact, la tête est la pire cible.

    • Tour 1 : visez la queue avec votre marteau (Meteor Hammer si vous l’avez).
      • N’utilisez aucune compétence de Monstie : uniquement des attaques de base.
      • L’objectif est de commencer à entamer la jauge Wyvernsoul tout en chargeant le Lien.
    • Tours suivants :
      • Continuez à cibler les parties non crâniennes (queue / ailes / corps selon les faiblesses d’armes affichées).
      • Profitez de chaque tour où Aknosom vous cible pour caler une double-attaque avec votre Monstie (même type d’attaque que le boss, mais gagnante dans le triangle Pouvoir/Vitesse/Technique).

    Le but de cette première phase est simple : descendre la Wyvernsoul Gauge sans toucher la tête, tout en montant votre jauge de Lien le plus vite possible.

    Phase 2 – Briser la tête au bon moment, puis ne plus y toucher

    Lorsque la jauge Wyvernsoul est suffisamment basse, c’est le moment opportun pour s’occuper de la tête :

    • Changez d’arme si nécessaire selon l’icône de faiblesse de la tête.
    • Ciblez la tête juste assez longtemps pour :
      • La faire passer en état brisé,
      • Détruire le Blightstone Crystal.
    • Une fois le cristal détruit et la Wyvernsoul Gauge retombée, revenez immédiatement sur les autres parties lorsqu’il se ressaisit.

    La première fois, j’ai continué à frapper la tête après avoir cassé le cristal, et je me suis retrouvé à recharger sa Wyvernsoul sans m’en rendre compte. Résultat : plus d’attaques Feral dangereuses à encaisser. Ne reproduisez pas cette erreur : la tête n’est qu’un objectif ponctuel, pas votre focus permanent.

    Phase 3 – Défense, double Kinship et finition

    À ce stade du combat, si vous avez économisé votre jauge :

    • Vers le tour 7 environ, vous (et votre allié) devriez avoir la jauge de Lien pleine.
    • Sur un tour où Aknosom prépare une grosse attaque ou vient de récupérer, faites :
      • Graines adamantines si vous êtes ciblé (défense augmentée), puis
      • Montez en selle et lancez un double Lien avec votre allié.
    • Le double Kinship va souvent :
      • Le mettre en état de chute,
      • Faire descendre massivement ses PV.
    • Profitez de sa chute pour utiliser des attaques comme Topple Rush ou tout autre enchaînement multi-coups adapté à l’arme de faiblesse de la partie ciblée.

    Si, malgré tout, il lui reste un peu de vie, gardez votre sang-froid : ne claquez pas toutes vos Potions d’un coup. Soignez uniquement quand vous n’êtes plus en sécurité pour encaisser une autre attaque — le risque principal, c’est de gaspiller vos soins et de perdre un Cœur sur un tour où vous pensiez finir le boss.

    Une fois Feral Aknosom vaincu, utilisez le Catavan le plus proche pour revenir à Sheparden sans perdre de temps.

    Conclusion – Fin de Transgresseurs et préparation pour la suite

    De retour au village, parlez à Master Kol. Il vous remercie pour avoir débarrassé la région de Feral Aknosom et protégé les Canynes, mais vous prévient aussi de la prochaine menace : une créature surnommée Incarnation de la Nature, assez puissante pour remodeler l’environnement lui-même.

    En terminant cette Partie 6 et la quête Transgresseurs, vous avez :

    • Débloqué Sheparden et ses services (forgeron, Canynes, restauration d’habitat),
    • Appris à gérer les monstres Feral / Invasifs (Feral Great Izuchi, Invasive Arzuros, Feral Aknosom),
    • Pris en main les combos de Lien (double Kinship, gestion de jauge) qui seront vitaux pour les boss futurs.

    Si vous avez réussi ces combats en comprenant bien la logique Wyvernsoul & Blightstone Crystal, vous êtes prêt pour les défis plus corsés qui arrivent. À partir de là, gardez toujours en tête : ne gaspillez pas votre jauge de Lien, ciblez les bonnes parties au bon moment, et profitez de la restauration d’habitat pour rendre chaque région plus avantageuse pour vous.

  • Dix ans plus tard, Curse of Strahd explose encore toute la concurrence D&D 5e

    Dix ans plus tard, Curse of Strahd explose encore toute la concurrence D&D 5e

    La première fois que Barovie m’a avalé tout cru

    La première fois que j’ai fait jouer Curse of Strahd, je pensais lancer une campagne “comme les autres”. Un bon gros classique Dungeons & Dragons, un peu gothique, ça changeait des donjons remplis de gobelins. Six mois plus tard, j’avais une table de joueurs qui me DMait en pleine semaine pour savoir ce que faisait Ireena, si Ismark survivait hors champ, et à quel point Strahd les surveillait pendant qu’ils dormaient. J’avais rarement vu des joueurs avoir peur d’un PNJ en D&D de cette façon-là.

    Depuis, j’ai fait jouer Curse of Strahd deux fois intégralement, plus une troisième en tant que joueur. J’ai aussi fait du Rime of the Frostmaiden, du Descent into Avernus, et quelques campagnes maison sur 5e. Et franchement, au bout de toutes ces heures de jeu, mon constat est simple : dix ans après sa sortie, aucune autre campagne officielle 5e n’arrive au niveau de Curse of Strahd. Pas en termes de narration, pas en termes de méchant, pas en termes d’ambiance.

    Ce n’est pas juste de la nostalgie. À chaque fois que je reviens à Barovie, je me rappelle à quel point ce truc est bien conçu. C’est du gothique cradingue, oui, mais c’est surtout une leçon de game design narratif. Et plus j’observe la manière dont les jeux vidéo RPG pompent aujourd’hui les codes du jeu de rôle papier – de Baldur’s Gate 3 à des CRPG plus confidentiels bâtis sur les règles 5e – plus je réalise que Curse of Strahd avait déjà tout compris.

    On fête les dix ans du module, tout le monde repart de plus belle sur Ravenloft, et les rumeurs d’un retour officiel en 2026 circulent déjà. Mais avant de spéculer sur l’avenir, j’ai besoin de poser une chose fermement : si je dois faire jouer une seule campagne 5e à quelqu’un, aujourd’hui encore, ce sera celle-là. Et ce n’est pas près de changer.

    Strahd, le salaud le plus humain de D&D (et c’est pour ça qu’il fonctionne)

    Je vais être cash : la plupart des grands méchants de D&D, sur table, me laissent froid. Vecna, Tiamat, les démons ultra cosmiques… sur le papier c’est “épique”, en pratique c’est comme se battre contre une bombe nucléaire avec une gueule. C’est abstrait, c’est lointain. Narrativement, ça fonctionne en toile de fond, mais ça manque de chair.

    Strahd, lui, a de la chair, du sang, des passions minables. C’est littéralement un connard immortel coincé dans sa propre crise de la quarantaine. Il ne veut pas conquérir le multivers, il veut posséder une femme comme une chose, tuer son frère parce que la jalousie l’a bouffé de l’intérieur, et ensuite s’enfoncer dans un cycle de cruauté par ennui. Il est jaloux, petit, vaniteux, désespérément humain. Et c’est exactement ce qui le rend terrifiant.

    La première fois que mes joueurs l’ont rencontré, il n’a même pas dégainé une arme. Il est arrivé à cheval dans la brume, a parlé calmement, a observé le groupe comme s’il choisissait un vin à la carte, puis est reparti en laissant derrière lui une tension de malade. Ils savaient qu’ils n’avaient aucune chance à ce moment-là, et ils sentaient qu’il jouait avec eux comme avec des pions. Pendant des séances entières, Strahd n’a fait que parler, envoyer des lettres moqueuses, manipuler des PNJ qu’ils aimaient. Le nombre de fois où j’ai entendu “mais ce fils de pute nous regarde encore, là, non ?” autour de la table…

    C’est ça, le génie du module : Strahd n’est pas un “boss de fin”, c’est une présence. Il espionne, il teste, il provoque, il offre même parfois de l’aide. Il leur fait miroiter la reconnaissance, le pouvoir, la libération. Il est plus proche d’un antagoniste de roman que d’un sac de points de vie. Quand il entre enfin en mode combat de fin, ce n’est pas un “encounter” : c’est l’aboutissement logique d’une relation toxique et obsessionnelle qui dure depuis toute la campagne.

    Et là, honnêtement, je ne connais aucun autre méchant de campagne 5e officielle qui arrive à ce niveau de pression psychologique. Certains essaient, mais à chaque fois que je reviens à Strahd, je me dis : “OK, voilà comment on fait un antagoniste qui colle aux joueurs pendant des années.”

    Une sandbox gothique qui tient debout de bout en bout

    Beaucoup de campagnes prétendent offrir un “sandbox” ouvert. En vrai, c’est souvent un couloir sinueux : tu peux choisir l’ordre de trois donjons avant de revenir bien sagement dans le rail prévu par le bouquin. Curse of Strahd, lui, est un des rares modules 5e où le monde existe indépendamment des joueurs et se sent vivant, même si tu ne touches pas à tout.

    Screenshot from Dungeons & Dragons: Krynn Series
    Screenshot from Dungeons & Dragons: Krynn Series

    Chaque zone de Barovie a sa personnalité propre, jusqu’au moindre village pourri :

    • La première rencontre avec le village de Barovie, noyé dans le brouillard et la fatalité.
    • Vallaki, sa paranoïa, ses festivals ridicules et ses factions prêtes à exploser.
    • Krezk, plus calme mais chargé d’une mélancolie presque religieuse.
    • Le moulin aux hags, viscéral et dérangeant à un point que certains groupes préfèrent éviter.
    • Le monastère de Saint Markovia, la tour d’Ezmerelda, les ruines perdues dans la brume…

    À chaque fois que j’y retourne, je redécouvre un détail passé inaperçu : un PNJ oublié, une rumeur que personne n’avait suivie, un artefact dont mon groupe précédent s’était foutu. Et ce qui est brillant, c’est que rien n’est vraiment “optionnel” au sens narratif : même si un lieu n’est jamais visité, son existence pèse sur la Barovie, sur les rumeurs, sur la manière dont les PNJ perçoivent leur monde.

    Je ne compte plus les fois où mes joueurs ont décidé de partir dans une direction complètement inattendue, et où le module me donnait quand même de quoi rebondir. Tu peux faire une campagne très politique autour de Vallaki, une campagne plus mystique autour des Vistani et des anciennes magies, ou partir sur du pur survival gothique en collant les joueurs au plus près des villages. Le bouquin supporte tout ça sans imploser.

    Quand je compare ça à certains autres bouquins 5e, j’ai l’impression que beaucoup de campagnes sont des parcs à thème. Tu passes par la zone désert, la zone enfer, la zone glace parce que c’est cool à parcourir, mais tu sens les rails sous tes pieds. Barovie, à l’inverse, est un lieu où tu pourrais poser d’autres scénarios, d’autres histoires, sans Strahd, et ça fonctionnerait encore. C’est ce sentiment de “vrai endroit” qui manque cruellement à d’autres publications.

    La rejouabilité, la vraie, pas celle des jaquettes

    On nous vend souvent la “rejouabilité” comme un argument marketing. Dans les faits, combien de campagnes 5e voulez-vous sincèrement refaire de zéro ? Perso, très peu. Curse of Strahd fait partie de cette petite poignée que j’ai plaisir à relancer, parce que le cœur émotionnel change vraiment suivant le groupe.

    Ma première table était composée de gros bourrins optimisés, joueurs de jeux de baston et de CRPG tactiques qui voyaient tout par le prisme du combat et de l’optimisation. Pour eux, Barovie était un terrain de chasse hostile, Strahd un prédateur supérieur. Ils l’ont affronté comme un raid boss, en min-maxant tout, en préparant des plans dignes de heists. Le final dans le château Ravenloft ressemblait à un mix entre Castlevania et une run hardcore de Dark Souls.

    Ma deuxième table, quelques années plus tard, c’était l’inverse : des narrativistes, des fans de Disco Elysium et de CRPG verbeux, prêts à creuser chaque trauma de PNJ. Résultat, ils ont passé beaucoup moins de temps à explorer les donjons et beaucoup plus à démêler les relations, à essayer de sauver ce qui pouvait l’être. Ils ont tenté des deals tordus avec Strahd, ont cherché à briser ses habitudes, à réconcilier des factions. La fin a été moins “héroïque” mais émotionnellement bien plus lourde. Même module, campagne radicalement différente.

    Ce n’est pas un hasard si on voit aujourd’hui des moddeurs intégrer Strahd dans des jeux vidéo récents, jusqu’à créer des mini-campagnes entières dans des CRPG modernes rien que pour dîner avec ce foutu comte vampire. Quand un antagoniste est assez fort pour survivre au changement de médium et pour inspirer des créateurs des années après, c’est qu’il se passe quelque chose.

    Screenshot from Dungeons & Dragons: Krynn Series
    Screenshot from Dungeons & Dragons: Krynn Series

    La vérité, c’est que la plupart des campagnes officielles ne supportent pas trois lectures complètes. Curse of Strahd, lui, gagne à être refait, parce qu’il révèle à chaque fois de nouvelles facettes. Je ne peux pas en dire autant de beaucoup de contenus 5e postérieurs.

    Physique contre D&D Beyond : le vieux grimmoire ou le grimoire sur tablette ?

    Je vais être honnête : je suis à la base un ayatollah du livre physique. J’adore ouvrir un gros bouquin de campagne, annoter, coller des post-it, le laisser se gondoler à force d’utilisation. Ma première run de Curse of Strahd s’est faite sur un exemplaire papier tellement surchargé de marques et de cartes imprimées que le dos a fini par céder.

    Mais quand j’ai rempilé pour la deuxième fois, j’ai fini par craquer pour la version numérique sur D&D Beyond. Et là, j’ai dû ravaler mon snobisme. Pouvoir :

    • cliquer directement sur les blocs de stat des monstres,
    • afficher ou cacher des zones de cartes pour les montrer aux joueurs,
    • naviguer de Strahd à un lieu puis à un PNJ sans perdre le fil,
    • gérer mes notes de MJ dans le même écosystème,

    … ça a rendu la gestion de la campagne infiniment plus fluide. Surtout pour un module comme celui-là où Strahd peut littéralement apparaître n’importe où, n’importe quand : en numérique, je peux chopper sa fiche et ses pouvoirs en deux clics sans ralentir la scène.

    Je ne vais pas faire de pub gratuite à qui que ce soit, mais si je dois préparer encore une campagne Barovie (et ça arrivera, soyons honnête), je mixerai probablement les deux : le bouquin physique pour l’inspiration et le plaisir fétichiste de l’objet, et la version digitale pour ne pas me noyer dans les onglets et les photocopies. Curse of Strahd est justement le genre de campagne où cette praticité change vraiment l’expérience, parce que le rythme et la tension ne pardonnent pas un MJ qui passe sa vie le nez dans un index.

    Ravenloft 2026 : vrai retour ou mirage marketing ?

    Depuis quelques mois, ça bruisse de partout : D&D préparerait un retour en grande pompe à Ravenloft en 2026, avec des titres qui circulent déjà dans les conversations, du genre “Ravenloft: The Horrors Within”. Certains articles en parlent comme si c’était déjà signé, emballé, prêt à partir à l’imprimerie.

    Problème : au moment où j’écris ces lignes, Wizards of the Coast n’a rien officiellement confirmé. On a des indices, des anniversaires qui tombent bien (les 10 ans de Curse of Strahd, les 5 ans d’un autre guide Ravenloft), un appétit évident pour l’horreur gothique dans la fanbase… mais pas d’annonce en béton armé. Et j’en ai marre de voir la hype se construire sur du vent et des demi-fuites.

    Est-ce que ça m’empêche d’espérer ? Absolument pas. Je rêve d’un ouvrage qui :

    • met à jour Strahd et ses sbires pour les futures évolutions de règles,
    • pousse encore plus loin l’horreur psychologique,
    • propose des variantes de Barovie et d’autres domaines de terreur aussi forts narrativement,
    • assume pleinement le ton adulte et dérangeant de la campagne originale, au lieu de le lisser.

    Mais soyons clairs : même si ce bouquin sort un jour, il va avoir une pression monstrueuse sur les épaules. Faire mieux que Curse of Strahd, ce n’est pas juste ajouter des pages et des règles. C’est comprendre pourquoi Strahd fonctionne : parce que c’est un méchant émotionnel, parce que Ravenloft a un sens du lieu incroyable, parce que le module respecte l’intelligence et l’agence des joueurs.

    Screenshot from Dungeons & Dragons: Krynn Series
    Screenshot from Dungeons & Dragons: Krynn Series

    Si c’est pour nous servir une compil de domaines de la peur en mode catalogue, sans ce fil rouge viscéral qui relie tout à la tragédie d’un seul homme, ça fera peut-être un bon supplément de lore… mais ça ne remplacera pas la campagne qui, dix ans plus tard, continue de squatter mes pensées de MJ.

    Dix ans plus tard, je juge tout D&D 5e à l’aune de Barovie

    Je ne suis pas en train de dire qu’il n’y a rien de bon dans les autres campagnes 5e. Rime of the Frostmaiden a quelques idées de structure sympa, Descent into Avernus a des moments de pure folie métal, et il y a des aventures plus récentes qui embrassent enfin la liberté et la réactivité chères au jeu de rôle papier, dans la lignée de ce qu’on voit aujourd’hui dans les meilleurs CRPG.

    Mais honnêtement ? Quand je les ai maîtrisées, je n’ai jamais ressenti ce que je ressens en Barovie : cette impression d’être dans un roman vivant, où chaque choix des joueurs vient gratter une cicatrice encore ouverte chez un antagoniste central, où chaque village respire, où l’horreur n’est pas juste un skin sur des rencontres de combat mais un ressenti permanent qui s’infiltre dans les discussions, les silences, les regards.

    Après des centaines d’heures à lancer des dés derrière un écran, ma grille de lecture est devenue brutale : si une campagne ne me donne pas envie, dès les premières pages, de revenir y jouer avec un autre groupe très différent, elle passe derrière Curse of Strahd. Et jusqu’ici, aucune n’a réussi à la détrôner sur ce critère-là.

    Je ne dis pas que tout le monde doit aimer Ravenloft. Certains détestent l’horreur, d’autres en ont marre des vampires, pas de souci. Mais en tant que MJ qui a grandi avec des JRPG dramatiques, des jeux comme Shenmue qui prennent le temps de construire un monde, et des RPG modernes qui osent remettre la narration et le choix au centre, je reconnais un jalon quand j’en vois un. Curse of Strahd en est un, et l’industrie tourne encore autour, que ce soit sur table ou sur écran.

    Alors oui, je suis exigeant. Oui, je suis dur avec les nouvelles sorties D&D. Quand on m’annonce “la meilleure campagne depuis des années”, ma première réaction, c’est : “OK, mais est-ce que vos joueurs continueront à parler de ce méchant et de ce monde dix ans après ?” Parce que c’est ça, le vrai test. Et pour l’instant, dans tout D&D 5e, seul Curse of Strahd y a réellement survécu.

    Si vous ne l’avez jamais joué, franchement, arrêtez de scroller des listes de “meilleures campagnes” et allez affronter Strahd. Et si, comme moi, vous l’avez déjà maîtrisé une fois… osez le refaire avec une table radicalement différente. C’est là que vous verrez à quel point ce module est réellement en avance sur son temps. Dix ans plus tard, Barovie n’a pas lâché sa prise. Et pour un jeu de rôle, c’est probablement le plus beau compliment qu’on puisse faire.

  • The Seven Deadly Sins: Origin : Guide Acte 2 & boss Albion

    The Seven Deadly Sins: Origin : Guide Acte 2 & boss Albion

    Pourquoi l’Acte 2 bloque autant (et ce que ce guide va vous éviter)

    Après avoir passé plusieurs heures à tourner en rond dans la Forêt du Roi des Fées et à me faire retourner par l’Albion Mutant, j’ai fini par mettre de l’ordre dans cet Acte 2 de The Seven Deadly Sins: Origin. Entre le brouillard, les nuages de poison, les mécanismes de vent et ce boss qui ne prend presque pas de dégâts directs, il y a beaucoup de points où l’on peut rester coincé.

    Ce guide suit l’Acte 2 dans l’ordre, depuis l’arrivée au quai oublié jusqu’à la victoire sur l’Albion Mutant, avec un focus sur :

    • Comment franchir la barrière de brouillard en suivant la fée lumineuse.
    • Comment utiliser correctement le Livre des Étoiles et les mécanismes de vent.
    • La méthode fiable pour dissiper les nuages de poison au Champignonnière.
    • Le chemin logique à travers les différentes zones de la Forêt du Roi des Fées.
    • Une stratégie détaillée pour le boss Albion Mutant (jauge d’étourdissement, cœur, canons-fleurs).

    Comptez environ 1 h à 1 h 30 pour faire tout l’Acte 2 en jouant tranquillement, sans compter les éventuels essais supplémentaires sur le boss.

    Étape 1 – Rejoindre la Forêt du Roi des Fées

    À la fin de l’Acte 1, vous obtenez votre propre navire. C’est votre point de départ pour l’Acte 2.

    • Montez à bord et interagissez avec l’autel au centre du bateau pour en prendre le contrôle.
    • Dirigez-vous vers la zone marquée sur la mer : c’est le quai oublié qui mène à la Forêt du Roi des Fées.
    • Dès que vous débarquez sur la plage, une cinématique se lance (vue depuis les yeux du Roi des Fées).

    Une fois de retour aux commandes de Tristan, suivez les indications de Tioreh pour grimper la falaise : son talent d’exploration accélère énormément l’ascension (ne faites pas mon erreur de tout escalader à la main, c’est long et vous risquez des chutes inutiles).

    En haut, avancez jusqu’au pont en bois qui mène au portail de la forêt. Tioreh mentionne une barrière anormale et un brouillard très dense.

    Approchez la zone marquée : un petit être floral à tête jaune lumineuse apparaît, puis s’enfuit dans le brouillard. C’est votre fil d’Ariane : collez-lui aux basques et suivez absolument tous ses virages. Si vous perdez sa trace, faites demi-tour jusqu’au dernier point où vous l’avez vu et attendez, il repasse souvent par les mêmes boucles.

    En le suivant correctement, vous finissez par émerger de l’autre côté de la barrière : bienvenue dans la Forêt du Roi des Fées.

    Étape 2 – Premier puzzle de vent et arrivée à l’Arbre Sacré

    Dès l’entrée dans la forêt, vous trouvez votre premier combo mécanisme de vent + fleur bleue. C’est là que j’ai réalisé à quel point les personnages de vent sont indispensables dans cet acte.

    • Repérez le mécanisme de vent à côté d’une fleur bleue fermée.
    • Équipez un personnage de type vent (par exemple Howzer).
    • Attaquez le mécanisme de vent pour générer un souffle : la fleur bleue s’active.
    • Sautez sur la fleur active pour être propulsé en hauteur.
    • En l’air, ouvrez votre planeur ou utilisez un dash puis le planeur pour passer à travers les anneaux et atterrir près du marqueur de quête.

    En atterrissant, vous déclenchez une cinématique où le Livre des Étoiles réagit de façon étrange, et vous rencontrez la fée Puora qui devient votre guide vers l’Arbre Sacré.

    Suivez Puora jusqu’au croisement et prenez le chemin de gauche. Vous apercevez alors Harlequin (King), mais une version passée qui ne reconnaît pas Tioreh. Continuez jusqu’à l’Arbre Sacré et parlez à Gerharde pour avancer l’histoire et obtenir des infos cruciales sur le Livre des Étoiles et les anomalies temporelles.

    Screenshot from The Seven Deadly Sins: Origin
    Screenshot from The Seven Deadly Sins: Origin

    En sortant de l’Arbre Sacré, discutez avec Howzer. Il repart pour Liones pendant que vous poursuivez l’enquête dans la forêt.

    Étape 3 – Screamers, Viola, Daisy et fragments noirs

    Direction la zone de commerce, où vous retrouvez le Harlequin du passé, puis le Terrain de jeu des fées. Là, vous rencontrez un Screamer particulier qui chante et rend tout le monde étourdi.

    • Laissez la cinématique se dérouler : Harlequin vous soigne.
    • Chassez le Screamer reconnaissable à son halo violet.
    • Affrontez-le : ce n’est pas encore un gros combat de boss, mais les AOE sonores peuvent surprendre.
    • Après le combat, Harlequin le transperce, ce qui fait tomber un fragment noir.

    Ensuite, allez au Jardin de Lumière (Light Garden) où vous rencontrez Viola, une fée capable de communiquer avec les Screamers. Il protège celui-ci, que l’on apprend à connaître sous le nom de Nook, et évoque un mystérieux intrus dans la forêt.

    Le groupe décide d’aller voir Daisy au Repos des Esprits. Elle vous en dit plus sur le Livre des Étoiles, prend le fragment noir et vous renvoie vers Gerharde. Mais avant cela, vous devez retrouver les amis de Viola au Champignonnière.

    Étape 4 – Nuages de poison et Forêt de la Tentation

    C’est ici que le Livre des Étoiles : Mouvement devient indispensable. J’ai perdu pas mal de temps la première fois à chercher un interrupteur caché alors qu’il fallait simplement déplacer le mécanisme de vent.

    • À l’arrivée au Champignonnière, un large nuage de poison bloque le passage.
    • Repérez le mécanisme de vent et utilisez le Livre des Étoiles (compétence Mouvement) pour le soulever.
    • Placez-le près de la fleur marquée d’une icône de vent, légèrement sur la gauche.
    • Attaquez le mécanisme avec votre personnage de vent : le souffle active la fleur et balaye le nuage de poison.

    À l’intérieur de la petite zone de quête, vous devez nettoyer plusieurs nuages de poison tout en gérant des ennemis fongiques. Je conseille fortement :

    Screenshot from The Seven Deadly Sins: Origin
    Screenshot from The Seven Deadly Sins: Origin
    • D’avoir au moins un personnage avec un contresort de zone ou un bon contrôle (stun, knock-up) pour ne pas être submergé.
    • De toujours repérer un point haut ou un rebord pour respirer et soigner en cas de panique.

    En vous dirigeant vers le sud-est de cette zone, vous dissipez un autre nuage de poison et découvrez la fée Sage, amie de Viola. Elle vous apprend que des Screamers ont emmené des fées vers la Forêt de la Tentation, que vous reconnaîtrez à sa brume rougeâtre.

    En approchant, une courte séquence avec Harlequin (toujours la version passée) se déclenche. Il vous guide vers l’origine de l’énergie liée aux fragments noirs. Avant la fin, il se sépare du groupe et vous laisse suivre la piste des fées disparues jusqu’à une grotte.

    Dans la grotte de la Tentation, vous affrontez une petite série de quatre combats avant de retrouver Puora en train de protéger les jeunes fées. En ressortant, Harlequin vous attend à l’extérieur, près d’une plante noire entourée de Screamers.

    Préparez vos ultimes : le combat contre la horde de Screamers est assez dense, même si Harlequin combat à vos côtés. Une fois tous les ennemis vaincus, les fragments noirs se détachent et le chef des Screamers, Surk, révèle qu’un homme encapuchonné est derrière toute cette corruption.

    Étape 5 – Étang, Guardian Rampart et Forêt du Souvenir

    Après le rapport de Gerharde sur la prolifération des monstres, vous devez vous rendre à l’étang du Roi des Fées. Vous y surprenez Harlequin qui discute avec Helbram. Une fois la scène terminée :

    • Inspectez l’étang à trois emplacements marqués.
    • À chaque point d’inspection, un ennemi apparaît : éliminez-le pour pouvoir interagir.
    • Après le troisième point, une cinématique se lance, une plante noire apparaît avec quatre ennemis supplémentaires à éliminer.

    Près d’un embranchement, vous retrouvez ensuite Daisy, proche du corps d’un Albion vaincu depuis longtemps. Elle vous explique que le Livre des Étoiles peut amener des gens et des choses d’autres temporalités, mais pas encore les renvoyer. Elle vous envoie ensuite aider Gerharde à réparer le Guardian Rampart, la barrière protectrice créée par Harlequin et Diane.

    Retournez à l’Arbre Sacré, interagissez avec le cœur de l’arbre : une cinématique montre Tioreh tentant de renforcer la barrière avec l’aide du jeune Harlequin. Après un dernier dialogue avec Gerharde, Viola arrive affolé : problème à la Forêt du Souvenir.

    Vous pouvez y aller via l’auto-déplacement ou manuellement. Sur place, plusieurs fées sont inconscientes, corrompues par des fragments noirs. En les purifiant, vous déclenchez une cinématique où un homme encapuchonné réanime le corps de l’Albion. Celui-ci s’éloigne vers l’Arbre Sacré et commence à frapper la barrière.

    Screenshot from The Seven Deadly Sins: Origin
    Screenshot from The Seven Deadly Sins: Origin

    Rejoignez le marqueur pour une nouvelle cinématique : Harlequin transperce l’Albion, qui semble vaincu… puis se régénère sous la forme d’un Albion Mutant plus petit mais bien plus agressif. Le vrai combat de boss commence ici.

    Étape 6 – Combat de boss : battre l’Albion Mutant

    Préparatifs recommandés

    • Niveau & équipement : essayez d’avoir votre équipe principale au moins au même niveau que les ennemis de la Forêt du Souvenir, avec des armes upgradeées. Utilisez le menu Échap → Personnage → Amélioration pour renforcer vos armes avant le combat.
    • Composition :
      • 1 perso mobilité/CC (pour briser les membres rapidement).
      • 1 perso à dégâts soutenus mono-cible pour le cœur.
      • 1 perso plus safe ou de soutien selon votre style.
    • Consommables : préparez des soins et des buffs d’attaque/défense si vous en avez débloqués. Ils font vraiment la différence sur la durée du combat.

    Phase 1 – Casser les membres pour charger la jauge d’étourdissement

    La première erreur que j’ai faite : taper le torse d’Albion comme un sac de frappe et me demander pourquoi sa barre de vie ne bougeait presque pas. Vous ne pouvez quasiment pas lui faire de dégâts directs au début.

    • Ciblez en priorité les jambes (et les autres membres si l’ouverture se présente).
    • Chaque série de coups sur un membre remplit la jauge d’étourdissement.
    • Restez mobile : Albion a de grosses attaques de balayage et de piétinement. Esquivez vers l’arrière ou sur le côté plutôt que frontalement.
    • Quand la jauge se remplit, Albion s’effondre au sol.

    Dès qu’il tombe, ne perdez pas de temps :

    • Courez et escaladez son corps jusqu’à la poitrine.
    • Vous voyez alors son cœur exposé : concentrez tous vos DPS dessus.
    • Utilisez vos compétences à gros dégâts à ce moment-là uniquement, pas avant.

    Avec un bon cycle, vous pouvez descendre l’Albion Mutant à environ 30 % de PV au cours de ces premières phases. Mais à ce seuil, il se relève plus furieux que jamais et change de pattern.

    Phase 2 – Albion enragé et canons-fleurs

    Une fois enragé, l’Albion Mutant repousse tout ce qui s’approche : foncer au corps-à-corps devient quasi impossible, vous êtes littéralement repoussé. C’est là que le jeu vous donne la solution : les canons-fleurs invoqués par Harlequin et les fées.

    • Repérez les petites fleurs-canon dans l’arène.
    • Interagissez ou positionnez-vous derrière pour tirer en direction de la poitrine d’Albion.
    • Visez à nouveau le cœur dans sa poitrine : chaque tir réussit à remplir la jauge d’étourdissement.
    • Restez attentif aux zones dangereuses au sol : des pics violets commencent à apparaître et punissent les joueurs statiques.

    À chaque fois que vous remplissez la jauge avec les canons-fleurs, vous obtenez une courte fenêtre pour remettre quelques coups. Cependant, le boss se relève beaucoup plus vite que dans la première phase, et selon les mises à jour la durée de l’étourdissement peut varier légèrement. Ne gaspillez pas vos plus gros sorts s’il lui reste quelques pourcents de PV : gardez-les pour la toute dernière ouverture.

    Erreurs fréquentes et astuces avancées

    • Erreur : rester collé aux jambes en phase 2.
      Une fois qu’Albion commence à repousser tout le monde, forcez-vous à jouer la mécanique des canons-fleurs. Insister au corps-à-corps ne fait que vous exposer à ses attaques de zone.
    • Erreur : claquer les ultimes trop tôt.
      Ce qui marche le mieux pour moi : garder au moins un ultime pour une phase d’étourdissement sur le cœur. Le bonus de dégâts est bien plus rentable sur le point faible.
    • Erreur : négliger les esquives pour viser avec les canons.
      Ne fixez pas le cœur en continu ; tirez 2–3 fois, repositionnez-vous pour éviter les attaques, puis revenez sur un canon-fleur. Viser en étant immobile au milieu des pics violets est la meilleure façon de se faire punir.
    • Astuce équipe : un personnage avec de bonnes attaques à distance ou semi-distance facilite beaucoup la phase 2, car il profite mieux des fenêtres de tir créées par les canons-fleurs.

    Après quelques cycles membres → étourdissement → cœur → canons-fleurs, l’Albion Mutant finit par tomber, déclenchant la fin de l’Acte 2 et la résolution temporaire de la crise dans la Forêt du Roi des Fées.

    Check-list rapide Acte 2 (pour ne plus se perdre)

    • Quai oublié & brouillard : suivre la créature à tête jaune à travers la barrière.
    • Entrée de la forêt : utiliser un perso de vent sur le mécanisme pour activer la fleur bleue et planer vers l’Arbre Sacré.
    • Arbre Sacré : parler à Gerharde, puis à Howzer à la sortie.
    • Terrain de jeu : poursuivre le Screamer violet, récupérer le fragment noir avec Harlequin.
    • Jardin de Lumière : rencontrer Viola et Nook.
    • Repos des Esprits : parler à Daisy, lui confier le fragment noir.
    • Champignonnière : déplacer le mécanisme de vent avec le Livre des Étoiles, nettoyer les nuages de poison, sauver Sage.
    • Forêt de la Tentation : suivre Harlequin jusqu’à la grotte, secourir les fées, vaincre la horde de Screamers avec Surk.
    • Étang du Roi des Fées : inspecter 3 points, éliminer les vagues d’ennemis et la plante noire.
    • Daisy & Albion : discuter près du corps d’Albion, apprendre le vrai pouvoir du Livre des Étoiles.
    • Guardian Rampart : aider Tioreh et le jeune Harlequin à renforcer la barrière.
    • Forêt du Souvenir : sauver les fées, assister à la résurrection d’Albion et au début de l’assaut sur l’Arbre Sacré.
    • Boss Albion Mutant :
      • Phase 1 : casser les membres pour charger la jauge d’étourdissement, grimper et frapper le cœur.
      • Phase 2 : rester à distance, utiliser les canons-fleurs pour viser le cœur, esquiver les pics violets et finir le boss lors des dernières ouvertures.

    Avec ce chemin clair et quelques essais pour bien maîtriser les timings d’esquive et d’étourdissement d’Albion, l’Acte 2 devient beaucoup plus fluide. Ce que je retiens surtout : penser en termes de mécaniques (vent, poison, fragments noirs, cœur de boss) plutôt que de simplement chercher à tout frapper. En gardant ça en tête, la suite de The Seven Deadly Sins: Origin devient bien plus agréable à explorer.

  • Fortnite: How to Master Chapter 7 Season 2 Rivalries – Full Guide

    Fortnite: How to Master Chapter 7 Season 2 Rivalries – Full Guide

    Pourquoi cette saison change tout (et comment je m’y suis perdu au début)

    Après une quinzaine d’heures sur Fortnite Chapitre 7 Saison 2, j’ai clairement sous-estimé à quel point la mécanique de Rivalités allait changer ma façon de jouer. Entre le choix d’équipe (La Fondation ou le Roi des Glaces), les nouvelles zones comme Forteresse Glacée et la refonte des PNJ, j’ai passé mes premières parties à faire n’importe quoi : mauvais camp pour mon style de jeu, drops toxiques, quêtes mal optimisées…

    Ce guide rassemble ce que j’aurais aimé savoir dès le 19 mars : comment choisir votre camp sans regret, où atterrir sur la nouvelle carte, comment profiter des nouvelles armes et surtout comment enchaîner les quêtes hebdomadaires et les PNJ pour rentabiliser chaque minute. Je le structure en étapes très concrètes, exactement comme j’ai fini par m’organiser moi-même.

    Étape 1 – Choisir entre La Fondation et le Roi des Glaces (sans le regretter)

    La première fois que vous lancez le Chapitre 7 Saison 2, le jeu vous force à choisir un camp : Équipe Fondation ou Équipe Roi des Glaces. D’après tout ce qu’on a pour l’instant et ce que j’ai vu en jeu, ce choix est considéré comme irréversible pour la saison. Ne cliquez pas au hasard “juste pour voir”.

    Concrètement, votre équipe va :

    • Déterminer pour qui vous gagnez des points de Rivalité.
    • Débloquer des récompenses et armes spécifiques via les machines de Rivalité (armes exotiques, perks, etc.).
    • Contribuer au score global de la saison : l’équipe gagnante décidera le style bonus du Passe de combat débloqué pour tout le monde.

    Comment décider : La Fondation ou Roi des Glaces ?

    Je me suis planté sur mon premier compte en choisissant par réflexe le skin le plus stylé, sans réfléchir au reste. Voici la grille de décision que j’utilise maintenant :

    • Vous aimez le jeu agressif / polyvalent : partez plutôt sur La Fondation. Les récompenses associées penchent vers des armes plus “classiques” (fusils d’assaut, fusils à pompe type Chaotic Recharge Shotgun) et des perks qui renforcent le push et le contrôle de zone.
    • Vous adorez le chaos et les pouvoirs spéciaux : orientez-vous vers le Roi des Glaces. Ses gantelets mythiques et ses armes associées offrent plus de mobilité verticale et de burst, parfaits pour les fights spectaculaires autour de Forteresse Glacée.
    • Vous jouez surtout avec une squad fixe : alignez-vous tous sur la même équipe pour maximiser les points de Rivalité et profiter des mêmes machines de Rivalité pendant la partie.
    • Vous jouez en solo sans objectif compétitif : choisissez simplement l’esthétique qui vous plaît le plus (La Fondation plus “héros tech”, le Roi des Glaces plus “fantasy froide”) et ne vous prenez pas la tête.

    Ne faites pas mon erreur : j’ai cliqué en 2 secondes sur le Roi des Glaces, puis réalisé que je préférais les armes plus “traditionnelles” de La Fondation pour les fins de zone. Si vous hésitez vraiment, regardez un ou deux matchs complets avec chaque équipe sur un autre compte ou chez un ami avant de valider sur votre compte principal.

    Étape 2 – Comprendre la nouvelle carte et choisir de bons drops

    La Saison 2 garde 14 lieux nommés mais en remplace quatre de façon assez radicale :

    • Forteresse Glacée : bastion du Roi des Glaces au nord, avec un boss mythique.
    • Dark Dominion : ancienne zone industrielle devenue repaire plus sombre.
    • New Sanctuary : nouveau QG de La Fondation.
    • Squibbly Shores : zone côtière avec une grosse concentration de PNJ.

    Les premières heures, j’ai voulu à tout prix contester Forteresse Glacée à chaque partie. Résultat : 10 lobbies où je meurs avant d’avoir ramassé une arme correcte. Si vous voulez progresser vos quêtes et votre Passe de combat, je vous conseille plutôt ces approches :

    Cover art for Fortnite Festival: Season 1
    Cover art for Fortnite Festival: Season 1

    Route “safe” pour XP et quêtes

    • Drop à New Sanctuary : bonne densité de coffres, PNJ importants (La Fondation, The Order, etc.) et accès facile au centre de la carte.
    • Faites vos premiers dégâts pour la quête “250 dégâts avant la première tempête” sur les premiers joueurs qui rotent, sans forcer les duels impossibles.
    • Profitez-en pour activer les Holodiscs ou autres objets de quête liés à La Fondation, souvent placés dans ou autour de cette zone.
    • Ensuite, rotez vers Dark Dominion pour compléter les objectifs de découverte des nouvelles zones.

    Route agressive autour de Forteresse Glacée

    Si vous aimez le risque et que vous voulez les gantelets du Roi des Glaces rapidement :

    • Atterrissez juste à l’extérieur de Forteresse Glacée (sur une petite maison ou un spot avec 2-3 coffres) au lieu de viser le centre du POI.
    • Équipez-vous rapidement puis rentrez dans la forteresse en troisième lame : laissez les deux premières squads s’entretuer sur le boss et terminez les survivants.
    • Récupérez les gantelets du Roi des Glaces et exploitez leur mobilité pour sortir vite si la zone ou les adversaires deviennent dangereux.

    Sur mes parties classées, cette approche “bordure de POI” m’a donné des early fights beaucoup plus contrôlables qu’un drop directement sur le boss.

    Étape 3 – Bien utiliser les nouvelles mobilités (grenade et tyrolienne portable)

    La saison ajoute deux gros outils de déplacement. Les noms exacts varient un peu selon les sources/régions, mais en jeu vous les reconnaîtrez très vite :

    • Une grenade de surpuissance / Overdrive qui vous propulse et booste vos déplacements pendant un court instant.
    • Un déployeur de tyrolienne portable qui crée une ligne pour traverser un ravin ou monter/descendre rapidement.

    Au début je les gaspillais pour “faire le show”. Ce qui fonctionne vraiment :

    • Pour rotater hors de Forteresse Glacée : gardez une grenade de mobilité pour quitter la zone après avoir récupéré le mythique. Ça évite de mourir à la première équipe qui campe la sortie.
    • Pour la quête “infliger 250 dégâts avant fermeture de la première tempête” : utilisez la grenade pour rusher une équipe isolée juste après l’atterrissage, puis reculez. Vous gagnez l’initiative sans être coincé.
    • Pour tenir les hauteurs autour de Dark Dominion : placez le déployeur de tyrolienne entre deux toits ou falaises. Ça vous offre une réplique rapide en cas de focus, surtout en parties classées.
    • En fin de partie : évitez de les utiliser à découvert. Combiner un boost de grenade + couverture naturelle est plus fort que de voler en plein milieu de la zone où tout le monde vous voit.

    Pro-tip que j’ai découvert après plusieurs morts ridicules : avant d’abuser de ces objets, vérifiez vos touches. Sur PC par exemple, n’hésitez pas à mettre ces objets de mobilité sur la même touche rapide que vos anciens grappins, et si besoin passez par Options → Commandes pour adapter votre layout.

    Étape 4 – Nouvelles armes : quoi privilégier dans la méta early-saison

    Le pool de loot a été largement renouvelé. Les trois armes qui m’ont le plus marqué :

    • Vector 7 (sniper) : cadence plutôt élevée pour un sniper, parfait pour punir les rotations à moyenne/longue distance. Associez-le à une AR stable et évitez de le jouer si vous n’êtes pas à l’aise avec le flick.
    • Gantelets du Roi des Glaces (mythique) : obtenus via le boss de Forteresse Glacée. Mélange de mobilité verticale et de burst en AOE. Très fort pour surprendre une équipe en hauteur, mais vous exposez beaucoup votre position. À utiliser avec une arme hitscan (AR ou SMG) pour finir les cibles.
    • Chaotic Recharge Shotgun : pompe qui récompense les engagements rapprochés et le timing. Il m’a semblé très fort dans les intérieurs de Dark Dominion et New Sanctuary, mais difficile à exploiter si vous restez trop loin.

    Ce qui a le mieux marché pour moi en début de saison :

    • En solo : AR polyvalente + Chaotic Recharge + mobilité. Je sacrifie souvent le sniper pour un slot de soins supplémentaire.
    • En duo/squad : un joueur dédié Vector 7 pour ouvrir les fights, un autre sur gantelets + pompe pour entrer finir les cibles.

    N’essayez pas de forcer le Vector 7 si vous n’avez pas l’habitude des snipers : j’ai perdu trop de fights en insistant avec alors qu’une simple AR m’aurait sauvé.

    Étape 5 – Rentabiliser les quêtes de la Semaine 1 (180 000 XP)

    La Semaine 1 démarre fort avec 9 quêtes liées à La Fondation, à 20 000 XP chacune, soit 180 000 XP au total. La plupart tournent autour de :

    • Visiter ou interagir avec les nouveaux lieux (New Sanctuary, Forteresse Glacée, Dark Dominion, Squibbly Shores).
    • Activer des Holodiscs et autres objets narratifs pour La Fondation.
    • Réussir des objectifs pendant la première phase de partie (comme infliger 250 dégâts avant la fermeture du premier cercle).

    Une route d’une partie pour valider un maximum de quêtes

    • 1. Drop à New Sanctuary :
      • Activez le Holodisc/terminal de quête principal de La Fondation si vous avez l’objectif.
      • Faites quelques kills rapides pour avancer la quête des 250 dégâts.
    • 2. Rotation vers Dark Dominion :
      • Profitez-en pour valider l’objectif “visiter Dark Dominion” ou équivalent.
      • Louez un Spécialiste si la quête vous le demande (voir section PNJ plus bas).
    • 3. Fin de mid-game vers Squibbly Shores :
      • Vous y trouverez plusieurs PNJ regroupés, idéal pour les quêtes qui demandent d’utiliser plusieurs services en une seule partie.
      • Terminez vos dégâts manquants sur les joueurs qui rotent par la côte.

    En jouant normalement, cette route m’a permis de boucler 5 à 6 quêtes sur une seule partie, sans forcer des comportements trop artificiels.

    Astuce XP : ne négligez pas les objectifs “bêtes” comme ouvrir un certain nombre de coffres ou récolter des matériaux dans une zone spécifique. Combinés aux 180 000 XP hebdo, ils font gratter plusieurs niveaux de Passe de combat très vite, surtout au lancement de saison.

    Étape 6 – Dompter le nouveau système de PNJ et de Spécialistes

    Les PNJ sont beaucoup plus importants cette saison. Ils proposent :

    • Génération d’or (gratuite) – une interaction simple pour récupérer quelques lingots.
    • Rift d’évasion – pour environ 500 or, vous ouvrez une faille et pouvez vous repositionner.
    • Recharge de munitions – pour 500 or.
    • Soins / boucliers – là encore autour de 500 or.
    • Recrutement de Spécialistes – des alliés contrôlés par l’IA qui vous suivent (heals, ammo, soutien offensif).

    Deux zones sont particulièrement fortes pour “enchaîner” les PNJ sans trop se déplacer :

    • Squibbly Shores : 4 PNJ très proches (plusieurs variantes de Chef Squibbly + Squibbly lui-même).
    • New Sanctuary : La Fondation, The Order et d’autres PNJ liés à l’histoire dans un périmètre réduit.

    Ma route PNJ préférée à Squibbly Shores

    C’est là que j’ai réussi à valider le plus rapidement les quêtes liées aux services PNJ :

    • 1. Drop à l’extrémité du POI : lootez au moins une arme correcte et un peu d’or en fouillant la zone.
    • 2. Premier PNJ :
      • Récupérez l’or gratuit.
      • Si vous avez assez, achetez une recharge de munitions ou de bouclier (souvent demandé par les quêtes).
    • 3. Deuxième PNJ (juste à côté) :
      • Utilisez un autre type de service (par exemple un rift) pour valider un second objectif.
    • 4. Troisième/quatrième PNJ :
      • Recrutez un Spécialiste si c’est dans vos quêtes ou si vous jouez en solo.
      • Profitez-en pour compléter une troisième interaction de service dans la même partie.

    Attention : les Spécialistes ne sont “pas vraiment discrets”. Ils tirent parfois un peu trop vite et peuvent révéler votre position si vous essayez de jouer furtif. En classement élevé, je les évite sauf si je sais exactement pourquoi je les prends (tank, bait, ou mission spécifique).

    Erreurs fréquentes à éviter (je les ai toutes faites)

    • Cliquer sur un camp au hasard dès l’écran de choix, alors que la décision impacte toute la saison.
    • Forcer le drop Forteresse Glacée sans plan B, ce qui se termine souvent en mort avant d’avoir touché une arme.
    • Ignorer les objets de mobilité alors que la carte a beaucoup de dénivelés et de ravins cette saison.
    • Oublier la quête des 250 dégâts avant la première tempête : si vous ne la jouez pas activement, vous perdez une partie entière pour rien.
    • Recruter des Spécialistes en pleine stealth play : ils attirent la bagarre, ce qui est génial en mode agressif, catastrophique en mode infiltration.

    Conclusion – Comment aborder la suite de la saison

    Cette Saison 2 du Chapitre 7 mélange choix de camp, refonte de la carte et méta arme/PNJ assez différente de la saison précédente. Une fois que j’ai arrêté de tout tester au hasard et que j’ai structuré mes parties comme dans ce guide, j’ai :

    • Validé les 9 quêtes de la Semaine 1 en quelques sessions au lieu de toute la semaine.
    • Trouvé des routes de drops stables (New Sanctuary / Squibbly Shores) pour XP sans tilt.
    • Mieux exploité mon alignement d’équipe pour profiter des armes et récompenses associées.

    Gardez en tête que la saison va continuer à évoluer : nouvelles quêtes hebdomadaires, ajustements de la méta (notamment pour les armes comme le Vector 7 ou le Chaotic Recharge Shotgun) et événements autour de La Fondation et du Roi des Glaces. Adaptez vos routes, surveillez les changements sur les PNJ et n’hésitez pas à ajuster votre style de jeu autour des forces de votre camp.

    Avec une bonne gestion de votre choix d’équipe, des drops intelligents et une approche méthodique des quêtes et des PNJ, vous pourrez profiter pleinement de cette saison Rivalités tout en montant votre Passe de combat et vos rangs sans vous sentir perdu comme au tout début.

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    Kingdom Come: Deliverance sur PS5 et Xbox Series – superbe upgrade technique, mais 60 fps encore

    Retour en Bohême en 2026 : enfin une vraie version current‑gen… ou presque

    J’avais remis Kingdom Come: Deliverance de côté pendant des années pour une raison toute bête : sur PS5 et Xbox Series, on devait encore lancer la vieille version PS4/Xbox One, coincée à 30 fps avec des textures baveuses. Pas franchement le meilleur moyen de se replonger dans l’aventure de Henry alors que le deuxième épisode vient de sortir.

    Avec l’arrivée des versions natives PS5, PS5 Pro, Xbox Series X et Series S, gratuites pour les possesseurs des éditions PS4/One, j’ai enfin sauté le pas. J’ai relancé une partie sur PS5 “de base”, puis refait quelques heures sur Series X et un bout sur Series S chez un pote, histoire de voir ce que cette “grosse mise à niveau” change vraiment.

    Mon setup principal : PS5 reliée à un OLED 120 Hz avec VRR, et une “vieille” TV 60 Hz sans VRR à côté pour comparer. C’est important, parce que ce Kingdom Come current‑gen vit clairement dans une zone grise entre 45 et 60 fps, et selon votre écran l’expérience peut passer de “agréable” à “un peu gerbante” assez vite.

    Globalement, on a enfin un rendu visuel digne du PC en ultra sur console, mais un 60 fps qui ne tient pas toujours la route. Et toute ma partie a été rythmée par ce compromis constant : est‑ce que j’accepte ces petites secousses pour profiter de cette Bohême de 1403 enfin nette et détaillée ?

    Un vrai bond visuel : textures HD, ombres ultra et intérieurs transformés

    Ma première claque a été très simple : j’ai lancé d’abord l’ancienne version PS4 sur PS5 par curiosité. 1080p, 30 fps, textures molles, ombres grossières… ça pique, surtout quand on a le souvenir embelli par les années. Puis je passe sur l’app PS5 native, j’active l’option “textures HD” dans le menu, et là le jeu change littéralement de visage.

    Sur PS5 et Xbox Series X, cette bascule vers les assets “PC ultra” se voit partout :

    • Le bois des maisons révèle enfin un vrai grain, au lieu d’un à‑peu‑près flou.
    • Les armures et tissus ont du relief, les mailles ressortent, les broderies ne sont plus des tâches colorées.
    • Les chemins boueux, la terre retournée dans les champs, tout gagne en détail et en lisibilité.

    Le jeu reste ce qu’il est – on ne parle pas d’un remake next‑gen, juste de l’original poussé à fond – mais pour la première fois sur console, on a vraiment l’impression de jouer à la version PC bien réglée, pas à un portage bridé par 5 Go de RAM.

    Les ombres, surtout, m’ont frappé. L’ancienne version avait des ombres floues, qui “bavaient” sous les pieds des PNJ et disparaissaient à quelques mètres. Là, le preset “ultra” apporte :

    • Des contours plus nets, jusque dans les herbes et les petits détails.
    • Des silhouettes plus propres sur les personnages, sans escaliers trop visibles.
    • Une cohérence bien meilleure avec le cycle jour/nuit, les ombres de bâtiments qui s’étirent de façon crédible.

    Mais c’est à l’intérieur que la mise à jour m’a le plus bluffé. Le passage à une occlusion ambiante et une illumination globale façon PC ultra change vraiment l’ambiance :

    • Les intérieurs de tavernes et de maisons sont plus sombres, plus denses, avec des poches d’ombre autour des meubles et dans les coins.
    • Les visages sont mieux “modelés” par la lumière des chandelles, avec des volumes plus crédibles.
    • Et surtout, ces effets de volumétriques avec la poussière dans les rayons de lumière qui percent par les fenêtres : ça, sur console, on ne l’avait jamais vraiment eu sur ce jeu.

    Je me souviens très bien de mon premier réveil dans la maison de Therese après l’attaque du village : en 2018 sur PS4, c’était surtout un décor fonctionnel. Là, en 2026 sur PS5 avec les options poussées, tu as vraiment cette ambiance de pièce confinée, épaisse, où le soleil n’entre qu’en filets lumineux dans la fumée. C’est tout bête, mais ça fait beaucoup pour l’immersion.

    À l’extérieur, le niveau de détail de la végétation et des bâtiments a aussi été largement remonté. Les arbres et les buissons ne “popent” plus sous ton nez comme avant, les lointains sont plus crédibles. En arrivant à Rataje au galop, j’ai vraiment eu ce petit moment de “ah, d’accord, c’est comme ça que le jeu aurait dû tourner sur console depuis le début”.

    Screenshot from Kingdom Come: Deliverance II - Gallant Huntsman's Kit
    Screenshot from Kingdom Come: Deliverance II – Gallant Huntsman’s Kit

    Attention toutefois : la Series S est clairement mise à la diète. Pas d’option “textures HD” dans le menu, un niveau de texture intermédiaire, moins fin, et un éclairage global plus simplifié avec du flicker visible dans certains intérieurs. Ça reste nettement mieux que la version One, mais on n’a pas le “full fat” PC ultra des grandes sœurs.

    FSR 1, résolution dynamique et aliasing : une net upgrade… avec du scintillement

    Sur le papier, Warhorse vise un 60 fps avec une résolution dynamique qui oscille entre 1080p et 1440p sur PS5, PS5 Pro et Series X. Series S, elle, descend plus bas, autour de 720p-972p. Le tout est ensuite upscalé via AMD FSR 1, la première génération, purement spatiale.

    Concrètement, cela donne une image globalement plus nette que la version PS4/One, surtout grâce aux textures HD et au LOD revu, mais on sent bien les limites de FSR 1 :

    • Beaucoup de scintillement sur les toits en tuiles, les clôtures ou la végétation fine, surtout en mouvement de caméra.
    • Des escaliers visibles sur certains contrastes (branches d’arbres sur le ciel, par exemple).
    • Une sorte de “fourmillement” dans les distances moyennes quand la résolution dynamique tombe vers 1080p.

    Sur mon OLED, en restant à une distance raisonnable, ça ne m’a pas gâché l’expérience, mais en repassant sur un vieux LCD 60 Hz sans VRR, avec plus d’input lag et une image moins propre, ces défauts sautent beaucoup plus aux yeux. On sent que le jeu aurait vraiment gagné à profiter d’un upscale plus moderne (FSR 2, voire un truc maison plus sophistiqué).

    Petite précision qui a son importance : la PS5 Pro n’a pas droit à un mode spécifique ni au PSSR de Sony ici. C’est littéralement la même app PS5 qui tourne juste sur un hardware plus costaud. Résultat : l’image tient un peu mieux la barre des 1440p, donc un léger gain de netteté, mais rien qui change fondamentalement la donne côté aliasing. On est sur une amélioration “par brute force”, pas sur un vrai mode Pro pensé pour la machine.

    La quête du 60 fps : un objectif atteint… à moitié

    C’est là que les choses se compliquent. Sur toutes les consoles current‑gen, il n’y a qu’un seul mode : pas d’option “Qualité 30 fps” / “Performance 60 fps”. Le jeu vise d’office les 60 images par seconde, quel que soit le support. Sur le papier, c’est séduisant. Dans la pratique, le moteur (un CryEngine lourdement modifié) ne tient pas tout à fait la cadence, surtout côté CPU.

    Sur ma PS5 :

    • En rase campagne, à cheval ou à pied, c’est globalement fluide, collé à 60 fps. Les combats isolés dans les bois passent crème.
    • Dès que j’entre dans un village dense ou que je traverse la rue principale de Rataje à l’heure de pointe, ça commence à tousser : la barre de framerate plonge vers les 45-50 fps, et ça se ressent dans la manette.
    • Les pires moments que j’ai observés, c’est dans la cour du château avec une foule de soldats scriptés : j’ai senti cette “pesanteur” dans la caméra, cette petite saccade constante qui fait tiquer, surtout sans VRR.

    C’est typiquement du CPU‑bound : beaucoup de PNJ, d’IA, de scripts, et paf, le moteur sature. Warhorse a bien parlé d’optimisation du multi‑threading et d’un backend de rendu modernisé, et on le sent par rapport à la vieille version, mais ça ne suffit pas à figer le framerate à 60.

    Cover art for Kingdom Come: Deliverance II - Gallant Huntsman's Kit
    Cover art for Kingdom Come: Deliverance II – Gallant Huntsman’s Kit

    Sur Series X, mon expérience a été très proche, avec deux différences :

    • Les baisses dans les mêmes scènes “stress test” me paraissaient un poil plus marquées que sur PS5, avec des sensations plus proches du plancher des 45 fps que du “presque 60”.
    • J’ai aussi croisé quelques micro‑déchirements d’image en haut de l’écran (tearing), discrets mais présents, que je n’ai pas vus sur PS5.

    Rien de dramatique sur un écran avec VRR activé : ma Series X était branchée sur le même OLED 120 Hz, et dans la plage 40-60 fps, le VRR masque beaucoup de ces variations. Mais en désactivant le VRR pour tester “comme sur une TV standard”, les micro‑saccades dans les villes sont devenues bien plus visibles.

    Le cas le plus intéressant, c’est la PS5 Pro. Là, on sent clairement l’avantage du hardware surcadencé :

    • Les mêmes scènes qui tombent à 45–48 fps sur PS5 tournent plutôt autour de 52–55 fps sur Pro.
    • Les grands galops en pleine nature sont quasi systématiquement à 60 fps, même avec un peu de trafic sur la route.
    • Les gros rassemblements de PNJ baissent toujours, mais la chute est moins brutale, ce qui donne un feeling plus “continu”.

    Ce n’est pas parfait – loin de là — mais c’est la version qui se rapproche le plus d’un “vrai” 60 fps console, sans compromis visuel supplémentaire.

    Et puis il y a la Series S, la petite surprise du lot. Grâce à sa résolution plus basse et à ses réglages rabotés (textures plus light, ombres moins fines, GI allégée), elle tient souvent mieux le cap que les grosses machines dans les mêmes scènes :

    • En village peu dense ou sur les routes, on est presque tout le temps à 60 fps.
    • Dans les zones vraiment chargées en PNJ, ça chute aussi, mais plus autour de 50 fps que de 45.
    • Dans un comparatif côte à côte, je l’ai même vue “gagner” quelques batailles de framerate face à la Series X sur une longue vue de Rataje.

    Ironique : la console la moins chère offre parfois l’expérience 60 fps la plus propre, au prix d’une image plus floue et moins détaillée. Si vous jouez sur un écran 1080p classique et que le piqué d’image vous importe moins que la fluidité, c’est loin d’être un mauvais deal.

    Jouer vraiment : VRR, confort et immersion dans un RPG déjà exigeant

    Kingdom Come: Deliverance est déjà un jeu exigeant de base : combats punitifs, gestion de la stamina, système de sauvegardes pas toujours indulgent, simulation historique qui ne prend pas le joueur par la main. Ajouter à ça un framerate instable sur un écran sans VRR, et l’expérience peut vite devenir fatigante.

    Sur mon écran VRR, après 10 heures de jeu, je dois avouer que j’ai fini par “oublier” les variations de 60 à 45 fps dans la plupart des situations. Les combats à l’épée restaient lisibles, les parades manuelles réactives, et je ne pestais vraiment que dans les gros rassemblements en ville où l’input devenait un poil pâteux.

    En revanche, sur mon second écran non VRR, j’ai senti la différence dès la première arrivée à Rataje. La caméra qui se balade dans la rue principale pendant que des PNJ scriptés vont et viennent, la rotation pour examiner des étals… tout d’un coup, chaque micro‑saccade te saute au visage. Dans un jeu où tu passes beaucoup de temps à trotter d’un village à l’autre et à parler aux gens, ça peut user à la longue.

    Techniquement parlant, il manque clairement deux choses à cette version current‑gen :

    • Un mode “Qualité 30 fps” pour ceux qui préfèrent un framerate stable à tout prix.
    • Un meilleur upscaler, type FSR 2, pour réduire le scintillement sans tout casser côté perfs.

    Malgré ça, je ne vais pas faire semblant : rejouer à Kingdom Come avec ces textures HD, cette lumière retravaillée et ces chargements infiniment plus courts, ça m’a redonné envie de tout refaire avant de replonger dans le 2. Errer dans les bois au petit matin, voir la brume accrocher les rayons du soleil à travers les arbres, puis déboucher sur un village qui n’a plus cet aspect “PS3 tardif”, ça change totalement la perception du jeu.

    Et puis il y a le confort tout bête : menus plus réactifs, inventaire qui ne lag plus quand tu le ouvres avec 50 babioles récupérées sur des cadavres, transitions plus rapides entre les dialogues et le gameplay. Rien de spectaculaire en soi, mais sur un RPG déjà très verbeux et très lourd dans ses systèmes, ça compte énormément.

    Faut‑il y jouer (ou y rejouer) sur current‑gen aujourd’hui ?

    Le timing de cette mise à niveau est clairement pensé pour accompagner la sortie de Kingdom Come: Deliverance 2. Et à ce niveau‑là, la mission est globalement remplie : si vous aviez repoussé le premier en vous disant “je le ferai quand il tournera mieux sur ma PS5 / Series X”, c’est maintenant que ça devient raisonnable.

    La meilleure manière de résumer :

    • Vous avez un écran avec VRR : foncez. Les variations de framerate restent là, mais sont largement masquées, et vous profitez d’une version qui, visuellement, enterre sans discussion les anciennes éditions console.
    • Vous jouez sur une TV 60 Hz sans VRR : c’est jouable, mais gardez en tête que vous vivrez régulièrement entre 45 et 60 fps, surtout en ville. Si vous êtes très sensible aux micro‑saccades, vous risquez de grincer des dents.
    • Vous êtes sur Series S : étonnamment, c’est une option tout à fait valable si la pure fidélité graphique vous importe moins que la sensation de fluidité. L’image est plus floue, mais le 60 fps est souvent plus souvent au rendez‑vous que sur Series X ou PS5.
    • Vous avez un bon PC : honnêtement, cette upgrade console n’a pas changé la donne pour vous. Le PC reste le meilleur endroit pour jouer à KCD en 4K, 60 fps stables et au‑delà.

    Pour moi, cette version current‑gen fait exactement ce qu’il faut pour rendre le premier épisode “fréquentable” en 2026, sans avoir besoin de fermer les yeux sur la technique. Je ne me suis plus senti puni pour avoir choisi de le faire sur console plutôt que sur PC, ce qui n’était pas le cas avant.

    Verdict : un excellent ravalement de façade, freiné par un 60 fps fragile

    Après une bonne quinzaine d’heures à écumer villages et forêts sur PS5, puis quelques sessions comparatives sur Series X et Series S, mon sentiment est assez clair :

    • Sur le plan visuel, cette mise à jour est un vrai game changer pour Kingdom Come: Deliverance sur console. Textures, ombres, volumétriques, LOD : tout est significativement mieux.
    • Sur le plan des performances, on n’est pas au niveau d’un “remaster” pensé pour le 60 fps, plutôt d’un “PC ultra porté tel quel et serré très fort”. Ça marche souvent, mais ça craque dans les coutures dès que la simulation est un peu chargée.

    Malgré ces réserves, si vous envisagez de vous lancer dans la saga avant ou après le 2, je recommanderais sans hésiter cette version current‑gen à quiconque possède au moins une PS5 / Series avec VRR. Pour les autres, la question est plus nuancée, mais le gain par rapport à la version PS4/One d’origine reste tellement massif que le compromis me semble encore acceptable, à condition d’être prévenu.

    Note finale : 8/10 – Une excellente refonte technique, enfin digne du jeu, amputée d’un vrai mode 30 fps stable et d’un upscale moderne. Pour vivre Bohême 1403 sur console en 2026, c’est malgré tout la version à privilégier.

    TL;DR – Kingdom Come: Deliverance current‑gen en résumé

    • + Textures HD et presets “ultra” PC enfin disponibles sur PS5, PS5 Pro et Series X.
    • + Intérieurs transformés par une meilleure lumière, occlusion ambiante et volumétriques.
    • + LOD et végétation revus, beaucoup moins de pop‑in et un monde plus crédible.
    • + Series S étonnamment solide côté framerate, malgré une image plus floue.
    • – 60 fps non verrouillé : chutes régulières à 45–50 fps dans les zones denses en PNJ.
    • – FSR 1 seulement, avec pas mal de scintillement et d’aliasing en mouvement.
    • – Aucun mode 30 fps stable pour ceux qui privilégient une fluidité constante.
    • – PS5 Pro sans support dédié : pas de PSSR, juste du “brute force”.
    • ⇒ Recommandé si vous avez un écran VRR ou si vous acceptez un 60 fps parfois vacillant pour profiter d’un KCD enfin propre sur console.
  • Test de Project Songbird sur PS5 : un survival horror intime où la peur sert la musique

    Test de Project Songbird sur PS5 : un survival horror intime où la peur sert la musique

    Un blocage créatif, une cabane isolée… et un jeu qui m’a poursuivi après l’écran titre

    Je ne pensais pas qu’un “petit” survival horror de cinq heures allait me rester en tête plus longtemps que certains AAA que j’ai poncés pendant quarante. Pourtant, 24 heures après avoir fini Project Songbird sur PS5, je suis encore en train de revoir mentalement une poignée de scènes, un monologue en particulier… et deux sursauts très précis où j’ai réellement senti mon cœur rater un battement.

    Je l’ai terminé en deux soirées, casque sur les oreilles, lumières éteintes, en Performance sur PS5 (priorité à la fluidité, même si ce n’est pas un FPS ultra nerveux). Ce qui m’a accroché, ce n’est pas un gunplay spectaculaire ni des boss gigantesques, mais la façon dont le jeu utilise la peur pour parler de choses dont on n’a pas forcément envie de parler : l’art, la perte, la pression des attentes, la honte de ne plus être “à la hauteur”.

    Sur le papier, on pourrait le ranger un peu vite dans la case “petit indie à la Alan Wake qui fait son Silent Hill psychologique”. En pratique, Project Songbird est surtout un jeu d’auteur qui prend son sujet très au sérieux, et qui organise tout – mécaniques, interface, lumière, son – autour de ce discours. Quitte à frustrer parfois, mais au moins il sait ce qu’il veut.

    Mes premières heures : plus proche de l’angoisse intime que du parc d’attractions horrifique

    Le point de départ est simple : Dakota, une autrice-compositrice incapable d’écrire la moindre note depuis un drame personnel, part s’isoler dans une cabane pour retrouver l’inspiration. Blocage créatif + cabane au fond des bois + météo déprimante… les clichés sont là, mais le jeu les utilise comme décor pour quelque chose de plus intime. On ne part pas “résoudre un mystère de village maudit”, on part surtout se confronter à soi-même. Et ce détail change la manière dont on vit chaque scène.

    Les trois actes s’enchaînent de manière très claire. Premier acte : on explore, on apprend les lieux, on commence à comprendre que quelque chose ne tourne pas rond. Deuxième acte : le jeu serre la vis, les menaces se concrétisent, les puzzles se compliquent (parfois trop, j’y reviens). Troisième acte : la narration prend le dessus, avec quelques séquences qui cassent le quatrième mur et un monologue qui m’a littéralement cloué sur ma chaise.

    La chose qui m’a frappé dès la première heure, c’est à quel point Project Songbird refuse de me traiter comme un touriste. Il n’y a pas de marqueur d’objectif, pas de minimap, pas de HUD qui hurle “va là-bas”. Pas même ces éternelles peintures jaunes qui ont envahi les jeux d’action modernes. Ici, ce sont les couleurs de la lumière qui te guident : un halo rouge au loin, un néon verdâtre, une tache de bleu froid. Au bout d’un moment, mon cerveau arrêtait de “chercher le marqueur” et se mettait à lire naturellement l’espace. C’est là que j’ai compris que le jeu voulait tout raconter par la diégèse, pas par une surcouche d’interface.

    Un survival horror à l’ancienne… où j’ai passé plus de temps à fuir qu’à tirer

    En termes de structure, on est sur quelque chose de très classique : zones semi-ouvertes à explorer, objectifs à remplir, petits allers-retours, quelques combats, des puzzles, puis une grosse montée en tension en fin d’acte. Là où le jeu surprend, c’est dans l’équilibre qu’il choisit entre l’action et le reste.

    Pour poser le cadre : je n’ai pas tué mon premier ennemi avant plus de la moitié du jeu. Quand j’ai fini la partie, j’avais tiré une quinzaine de balles, pas plus. Et, très honnêtement, la plupart de ces tirs étaient des coups de confort, pour nettoyer une zone dans laquelle je savais que j’allais traîner pour résoudre un puzzle. Ce n’est pas un jeu qui te pousse à vider des chargeurs, c’est un jeu qui te pousse à serrer les dents, observer les patterns et choisir tes batailles.

    Au début, j’ai presque joué comme dans un Amnesia : se baisser, éteindre la lampe, avancer lentement, retenir sa respiration IRL quand une silhouette déformée passe à deux mètres. Le level design encourage cette approche “hit and run” : tu entres dans une zone, tu comprends d’où vient la menace, tu remplis ton objectif, et tu files. Quand les choses dérapent, ce n’est pas parce que tu as mal visé ; c’est parce que tu as mal évalué le risque ou mal lu l’environnement.

    Ce qui est agréable, c’est que la peur n’est pas uniquement “bouh, un monstre”. Il y a beaucoup de tension psychologique, des moments où tu te demandes si ce que tu vois est vraiment là ou juste une projection de la culpabilité de Dakota. La voix off (et parfois une sorte de narrateur qui s’adresse directement à toi) renforce cette sensation de malaise. J’ai rarement eu l’impression d’être “en sécurité”, même dans les rares pièces bien éclairées.

    Screenshot from Project Songbird
    Screenshot from Project Songbird

    Lumière, couleurs, tableaux : quand le level design parle à ta place

    Au bout de deux ou trois heures, je me suis rendu compte que je ne réfléchissais même plus en termes de “niveaux” ou de “zones”, mais en termes de ambiances. Une clairière enveloppée d’un vert malade, un couloir bleuté qui donne l’impression d’être sous l’eau, une salle noyée de rouge où l’on comprend instantanément qu’on ne va pas y rester longtemps. Le jeu structure tout avec la couleur, et ça remplace littéralement l’interface.

    C’est particulièrement vrai dans les sections en extérieur. De nuit, avec le vent et la pluie en fond sonore, suivre une lumière rouge au loin devient presque un acte de foi. Pendant un moment, je me suis demandé si ce n’était pas trop “jeu indé qui veut être malin”. Puis je me suis surpris à retrouver la route du retour vers la cabane sans même y penser, juste en cherchant les points lumineux familiers. Le design avait fait son travail sans que j’aie besoin d’une flèche sur l’écran.

    Un détail que j’ai adoré : les tableaux accrochés aux murs, réalisés par un peintre réel. On le sent. Ce ne sont pas de simples textures génériques ; ils participent à l’identité des lieux, racontent quelque chose sur la propriétaire de la cabane, sur ce qu’elle valorise, sur le rapport au beau dans un espace qui, par ailleurs, est en train d’être grignoté par quelque chose de très moche. Ça colle parfaitement au thème de l’art en souffrance.

    Des puzzles tantôt malins, tantôt injustes : quand la diégèse oublie l’accessibilité

    Sur le papier, les puzzles sont cohérents avec tout le reste : ils utilisent l’environnement, évitent les gros panneaux “tourne-moi trois fois”, et s’insèrent naturellement dans ce que Dakota est en train de faire. Quand ça fonctionne, ça donne des petits moments de satisfaction assez précieux. Quand ça déraille… ça coince vraiment.

    Il y a d’abord un moment un peu anecdotique mais révélateur de la philosophie du jeu. Je tournais depuis bien dix minutes autour d’un problème impliquant de l’eau. Je fouille la zone, je passe devant la station de pompage plusieurs fois, je peste contre moi-même… jusqu’au moment où je tilte : “Évidemment, le seau est à la station de pompage.” Ce n’est pas un bug, ce n’est pas une mauvaise indication, c’est juste le jeu qui refuse de coller un gros curseur brillant sur l’objet clé. Sur le coup, j’ai soupiré. Dix minutes plus tard, je me suis dit “OK, c’était moi le problème.”

    En revanche, dans le deuxième acte, il y a deux énigmes qui m’ont vraiment sorti de l’expérience. Les solutions reposent sur des mots en anglais. Et je ne parle pas d’un petit jeu de mot discret, mais d’un puzzle qui exige que tu comprennes et manipules un mot anglais pour avancer alors que le reste de ta partie est en français.

    Screenshot from Project Songbird
    Screenshot from Project Songbird

    Sur le plan du design, c’est compliqué à défendre. D’un côté, je vois bien l’intention : jouer avec les mots, faire écho au métier de Dakota, lier directement la langue et la résolution du problème. De l’autre, c’est un joli mur pour tous les joueurs qui ne sont pas à l’aise avec l’anglais, sans prévenir, au milieu d’un jeu autrement parfaitement localisé. En termes d’accessibilité, c’est un raté assez flagrant.

    Ce n’est pas que ces puzzles soient impossibles ; c’est qu’ils cassent la logique interne d’un jeu qui, jusque-là, te parlait dans ta langue, te guidait par la lumière et le son, pas par des subtilités linguistiques importées d’une autre langue. Si vous jouez en français et que vous sentez que vous butez anormalement longtemps à ce moment-là, ce n’est pas forcément vous qui plagez : c’est le jeu qui a glissé sur sa propre ambition.

    Un jeu qui s’écoute autant qu’il se regarde

    Visuellement, Project Songbird m’a laissé une impression assez paradoxale. Objectivement, ce n’est pas un monstre technique. Les modèles sont corrects sans être renversants, certaines textures accusent un peu le coup quand on colle la caméra dessus, et la direction artistique reste assez sobre. Pourtant, pendant une bonne partie de la partie, j’ai eu cette sensation bizarre de “réalisme émotionnel”. Beaucoup de lieux ne sont pas beaux dans un sens carte postale, mais ils sonnent juste.

    La vraie star, c’est le son. Et c’est logique quand on se rappelle que la protagoniste est une musicienne. Le jeu n’en fait pas des caisses avec des violons stridents à chaque jumpscare. Il travaille surtout les ambiances : le silence pesant dans la cabane, la pluie qui noie presque la voix intérieure de Dakota, ce grondement sourd au loin quand quelque chose approche avant même que tu le voies. Avec un casque, j’ai senti plusieurs fois mon corps se raidir avant même que mon cerveau comprenne pourquoi.

    Il y a aussi le travail sur la voix. Dakota est doublée de manière très convaincante, avec une fragilité qui colle au thème du jeu. À certains moments, la narration flirte avec le méta : une voix qui semble commenter tes choix, se moquer de ton obstination, ou te tendre la main. On n’est jamais totalement sûr si elle parle à Dakota ou à nous. Ce flottement renforce l’idée qu’on est autant spectateur que co-auteur de ce blocage créatif.

    Performance sur PS5 : rien de spectaculaire, mais rien qui casse l’ambiance

    Sur PS5, j’ai opté pour le mode fluide, et je n’ai pas rencontré de souci majeur. Le jeu n’est pas très gourmand et ça se sent : pas de chutes de framerate marquantes, pas de bug bloquant dans ma partie. J’ai tout de même eu droit à deux petits soucis de checkpoint un peu mal placés, qui m’ont fait recommencer une section de fuite un peu plus loin en arrière que je ne l’aurais voulu. Rien de dramatique, mais dans un jeu très basé sur la tension, répéter la même séquence peut grignoter un peu l’effet “première fois”.

    Les temps de chargement sont courts, la prise en main au pad est immédiate (on reste dans du FPS/aventure assez classique en terme de commandes). Pas de fonctionnalités DualSense particulièrement mémorables à signaler de mon côté : quelques vibrations et résistances de gâchettes, mais rien qui transforme l’expérience.

    Screenshot from Project Songbird
    Screenshot from Project Songbird

    Un jeu pour qui ? Pas pour les chasseurs de headshots, clairement

    Après ces cinq heures, ce qui me reste de Project Songbird, ce n’est pas le souvenir d’un ennemi en particulier ou d’un twist de scénario incroyable. Ce sont des morceaux de phrases, des silences gênants, cette façon qu’a le jeu de t’obliger à rester un peu trop longtemps dans une pièce où tu préférerais ne pas t’attarder. C’est un survival horror qui se soucie plus de ce que tu vas ruminer après le générique que de ce que tu vas clipper pour TikTok.

    Si vous cherchez un jeu d’horreur à la Resident Evil, rempli de puzzles “clé-serrure” et de combats nerveux toutes les deux minutes, vous allez probablement trouver le rythme de Project Songbird trop posé, voire “mou”. Le jeu assume de prioriser la narration, le sous-texte, la cohérence diegétique. On passe beaucoup de temps à marcher, observer, écouter, encaisser.

    En revanche, si vous avez aimé la densité psychologique d’un Silent Hill 2, les jeux d’auteur qui osent être un peu inconfortables, ou les expériences plus courtes mais marquantes qui s’avalent en un week-end, là vous êtes dans la cible. Ce n’est pas un “walking simulator” au sens où on est loin de se contenter de marcher et lire des notes ; il y a du danger réel, des séquences de fuite bien tendues et quelques bastons. Simplement, tout est calibré pour servir le propos, pas l’adrénaline gratuite.

    Verdict : imparfait, parfois obtus, mais profondément cohérent

    Ce que je respecte le plus chez Project Songbird, c’est sa cohérence. Tout ne fonctionne pas, clairement. Les puzzles basés sur l’anglais sont une faute d’accessibilité, certains checkpoints cassent un peu le rythme, et les amateurs de gros chocs visuels risquent de trouver la direction artistique trop discrète. Mais le jeu se fixe un objectif – parler d’art, de perte, de pression, via un survival horror intimiste – et il va au bout de cette idée.

    Ce n’est pas un jeu “parfait”, si tant est que ça existe, mais c’est un jeu “rond” : un cercle bien fermé, sans mode multijoueur plaqué ni mécaniques qui crient “on a rajouté ça parce que ça se vend”. Quand le générique est tombé, je n’ai pas eu envie de le relancer pour tout ramasser à 100 %. J’ai plutôt eu envie de rester assis quelques minutes, en silence, à laisser retomber ce que le jeu venait de remuer.

    Pour moi, c’est là qu’il gagne sa place dans un calendrier 2026 déjà saturé de “gros” jeux narratifs : il ne cherche pas à être plus massif, plus long, plus tout. Il cherche à être juste, à sa propre échelle. Et, malgré ses accrocs, il y arrive largement.

    Note de Dam (FinalBoss) : 8/10 – un survival horror d’auteur, court mais marquant, qui rate quelques marches côté accessibilité mais réussit là où ça compte : me faire peur pour mieux me parler de choses que j’aurais préféré éviter.

    TL;DR – Project Songbird en bref

    • Durée : environ 4-5 heures, structurées en trois actes très distincts.
    • Style : survival horror narratif, avec beaucoup de furtivité et très peu de combats obligatoires.
    • Forces : mise en scène diegétique (lumière > HUD), travail sonore excellent, thématiques adultes (art, deuil, attentes), quelques scènes et monologues qui restent en tête.
    • Faiblesses : deux puzzles basés sur l’anglais qui posent un vrai problème d’accessibilité, checkpoints parfois mal placés, technique sobre qui ne fera pas tourner les têtes.
    • Pour qui ? : pour celles et ceux qui veulent un jeu d’horreur court, intense, plus axé sur la psyché et le ressenti que sur l’action frénétique.
  • Death Stranding 2 : configurer les contrôles PC – clavier, manette et DualSense

    Death Stranding 2 : configurer les contrôles PC – clavier, manette et DualSense

    Pourquoi bien configurer les contrôles dans Death Stranding 2 change tout

    Après une bonne quinzaine d’heures sur la version PC de Death Stranding 2: On the Beach, je me suis rendu compte que 90 % de mes chutes ridicules, de mes cargaisons éclatées et de mes ratés en combat venaient… de mes contrôles mal configurés. Entre le poids de la cargaison, les véhicules, les armes, l’Odradek, la photo, ça fait énormément d’actions à gérer. Voici comment j’ai fini par tout organiser proprement, que ce soit au clavier-souris, à la manette Xbox/PlayStation ou en DualSense sur PC.

    Comptez une petite demi-heure pour tout régler aux petits oignons la première fois, mais derrière vous gagnez en confort, en précision, et vous profitez vraiment des retours haptiques de la DualSense si vous jouez en filaire.

    Étape 1 – Comprendre les contrôles clavier-souris par défaut

    Je joue toujours quelques heures en configuration « stock » avant de toucher quoi que ce soit, juste pour voir ce qui me gêne vraiment. Sur Death Stranding 2, les touches par défaut sont globalement logiques, mais il y a quelques pièges ergonomiques.

    Déplacements et équilibre

    • Se déplacer : W / A / S / D
    • S’accroupir / se relever : C
    • Marcher (pas prudents) : Ctrl
    • Sprint : Shift
    • Sauter / grimper : Espace
    • Centre de gravité à gauche : Clic gauche
    • Centre de gravité à droite : Clic droit
    • Retenir son souffle : Alt

    Le réflexe que j’ai mis du temps à prendre, c’est d’utiliser les clics de souris pour rattraper l’équilibre au lieu de marteler les touches de déplacement. Ne faites pas mon erreur de bourrer le clavier : en maintenant les clics au bon moment, Sam se redresse tout seul, même chargé comme un mulet.

    Interaction, combat et outils

    • Action / Interagir / Activer terminal : F
    • Monter / descendre d’un véhicule : F
    • Porter sur le dos : E
    • Attaque de mêlée : V
    • Prêt d’un outil / Visée : Clic droit
    • Tirer / Utiliser l’équipement / Poser une structure : Clic gauche
    • Ajuster la structure (haut / longueur / courbe) : Molette haut
    • Ajuster la structure (bas / longueur / courbe) : Molette bas
    • Changer de structure : R
    • Attache d’arme (activer / désactiver) : G
    • Changer le mode de tir : B
    • Lumière d’arme (on/off) : Z
    • Recharger : R
    • Changer le zoom : Alt
    • Lumière de l’Odradek : 3

    Je me suis souvent emmêlé entre R (changer de structure) et R pour recharger. Ça paraît idiot, mais en pleine panique on spamme la touche et on se retrouve à switcher d’outil au lieu de recharger. Plus loin je vous explique comment séparer clairement vos touches d’armes de celles de construction.

    Gestion, menus et navigation

    • Changer la caméra gauche/droite : T
    • Mode boussole : X
    • Communication : Y
    • Gestion de la cargaison : I
    • Pause / Anneau terminal : Tab
    • Raccourcis roue :
      • Armes / outils : 1
      • Panneaux : 2
      • Tenues / fieldwear : 3
      • Options de cargaison : 4
    • Photo mode : F8

    Astuce toute bête mais qui m’a fait gagner du temps : j’ai pris 10 minutes pour mémoriser vraiment les quatre raccourcis 1-4. Au lieu d’ouvrir constamment l’inventaire, j’ai fini par tout faire depuis ces roues rapides.

    Contrôles de véhicule (clavier)

    • Frein / marche arrière : S
    • Tourner à gauche : A
    • Boost de vitesse : Shift
    • Recharge d’urgence de la batterie : B
    • Mode boussole (véhicule) : X

    Le jeu affiche de toute façon un rappel des touches en bas de l’écran quand vous êtes au volant, mais je vous conseille d’au moins retenir où sont le frein et le boost avant de vous lancer dans une descente bien chargée.

    Screenshot from Death Stranding 2: On the Beach
    Screenshot from Death Stranding 2: On the Beach

    Étape 2 – Layout manette (Xbox / PlayStation) et ce qui m’a posé problème

    Sur manette, la configuration est très proche de celle du premier Death Stranding. C’est celle que j’utilise pour les longues sessions, surtout avec la DualSense.

    Déplacements, caméra et équilibre

    • Caméra : Stick droit
    • Déplacement : Stick gauche
    • Sprint : L3 (cliquer le stick gauche)
    • Changer la caméra gauche/droite : R3 (cliquer le stick droit)
    • Sauter / grimper : A (Xbox) / X (PS)
    • S’accroupir / se relever : RB (Xbox) / R1 (PS)
    • Retenir son souffle : maintenir RB / R1
    • Équilibre gauche : LT / L2
    • Équilibre droite : RT / R2

    Le fait d’avoir l’accroupissement sur RB / R1 m’a gêné au début : j’avais le réflexe B / Rond comme dans d’autres jeux. Si vous êtes comme moi, gardez ça en tête pour le remapping via Steam Input.

    Interaction, combat et outils

    • Interaction / action : X (Xbox) / Carré (PS)
    • Ramasser / porter la cargaison : Y / Triangle
    • Attaque de mêlée : B / Rond
    • Prêt de l’outil / visée : LT / L2
    • Tirer / utiliser l’équipement : RT / R2
    • Recharger : X / Carré
    • Changer le mode de tir : Flèche droite
    • Scanner / Odradek : LB / L1
    • Mode boussole : maintenir LB / L1

    Menus, cargo et photo

    • Envoyer des likes : Bouton View (Xbox) / Touchpad (tap)
    • Communication : maintenir View / Touchpad
    • Gestion de la cargaison : Menu (Xbox) / Options (PS)
    • Pause / Anneau terminal : Menu / Options
    • Raccourcis D-Pad :
      • Armes / outils : Droite
      • Tenues / fieldwear : Gauche
      • Options de cargaison : Haut
      • Panneaux : Bas
    • Photo Mode : View (Xbox) / côté droit du touchpad (PS)

    Véhicules (manette)

    • Monter / descendre : X / Carré
    • Accélérer : RT / R2
    • Frein / marche arrière : LT / L2
    • Direction : Stick gauche
    • Boost : L3
    • Saut de véhicule : A / X
    • Drift : B / Rond
    • Scanner / boussole (véhicule) : LB / L1 (maintenir pour la boussole)

    En manette, la conduite est nettement plus naturelle qu’au clavier. La seule chose qui m’a piégé au début, c’est le drift sur B / Rond : en voulant juste freiner, je déclenchais des dérapages inutiles. Si ça vous arrive aussi, pensez à le remapper.

    Étape 3 – Reconfigurer les touches clavier dans les options du jeu

    Bonne nouvelle : le PC offre un remapping complet clavier-souris directement en jeu. Pas besoin d’outils externes.

    Screenshot from Death Stranding 2: On the Beach
    Screenshot from Death Stranding 2: On the Beach
    • Ouvrez le menu : Échap
    • Allez dans : Système → Paramètres → Commandes
    • Choisissez l’onglet Clavier et souris
    • Sélectionnez l’action à modifier puis appuyez sur la nouvelle touche

    Ce que j’ai changé et que je recommande :

    • S’accroupir de C à Ctrl, et Marcher de Ctrl à C – plus naturel pour ma main gauche.
    • Attaque de mêlée de V à Mouse4 (bouton latéral de souris) pour les réactions rapides.
    • J’ai séparé les structures et les armes en mettant le changement de structure sur une touche éloignée (par exemple G) pour éviter toute confusion en combat.

    Dans ce même menu, descendez tout en bas et réduisez la « durée minimale d’appui » (Minimum Button Hold Duration) à environ 3 ou 4. Les interactions sont ainsi plus réactives : plus besoin de maintenir longtemps pour valider des choix ou prendre un colis.

    Étape 4 – Activer Steam Input pour remapper une manette

    C’est là que je me suis fait avoir : le jeu ne permet pas de remapper chaque bouton de manette en interne. Pour ça, il faut passer par Steam Input. Sans cette étape, vous êtes quasiment bloqué avec le layout par défaut.

    • Dans votre bibliothèque Steam, faites un clic droit sur Death Stranding 2: On the Beach
    • Cliquez sur Propriétés…
    • Allez dans l’onglet Manette
    • Dans « Remplacer les paramètres de manette pour ce jeu », choisissez « Activer l’entrée Steam »

    Ensuite :

    • Lancez le jeu depuis Steam.
    • Ouvrez le menu Steam en superposition (Shift + Tab par défaut).
    • Allez dans Paramètres de la manette pour ce jeu.
    • Choisissez un profil de manette (Xbox/PlayStation) puis éditez chaque bouton.

    Ce qui a vraiment tout changé pour moi :

    • Mettre Accroupir sur B / Rond via Steam Input, façon jeu d’action classique.
    • Mettre la mêlée sur RB / R1, plus facile à spammer.
    • Créer un modificateur (par exemple maintenir LB / L1) qui transforme la croix directionnelle en raccourcis supplémentaires lorsque pressé.

    Pensez à tester vos changements dans une zone tranquille avant de partir en expédition lourde : j’ai perdu un chargement entier parce que j’avais inversé frein et boost en véhicule dans mes premiers tests…

    Étape 5 – Utiliser une DualSense sur PC (haptique et gâchettes adaptatives)

    Si vous avez une DualSense, c’est clairement la meilleure façon de sentir le poids de la cargaison, les vibrations du terrain et la résistance des freins de vos véhicules. Sur PC, Death Stranding 2 gère :

    • Les retours haptiques détaillés (pluie, pas, roulement des véhicules)
    • Les gâchettes adaptatives sur L2 / R2 (tension quand vous retenez l’équilibre, freinez trop fort, etc.)

    Attention toutefois : ces effets sont garantis en filaire. En Bluetooth, la manette fonctionne, mais à l’heure où j’écris je n’arrive pas à récupérer le même niveau d’haptique spécifique au jeu. Il est possible que des mises à jour améliorent ça, donc gardez un œil sur les notes de patch.

    Screenshot from Death Stranding 2: On the Beach
    Screenshot from Death Stranding 2: On the Beach

    Brancher et configurer la DualSense en filaire

    • Branchez la DualSense en USB-C à votre PC.
    • Windows la détecte généralement comme « Controller (PS5) » ou similaire.
    • Dans Steam : Paramètres → Manette → Paramètres généraux.
    • Cochez Prise en charge de la manette PlayStation.
    • Dans votre bibliothèque, assurez-vous que l’entrée Steam est activée pour Death Stranding 2 (voir l’étape précédente).

    Dans le jeu, pensez à régler le type d’icônes de manette (Xbox / PlayStation / générique) dans Système → Paramètres → Commandes. Personnellement je préfère les icônes PlayStation quand je suis en DualSense, histoire de ne pas avoir à traduire mentalement « A » en « Croix » en pleine action.

    Étape 6 – 5 réglages « pro » pour un meilleur confort

    Une fois les bases calées, voici les ajustements qui m’ont fait gagner en précision et en confort, que je recommande à tous ceux qui veulent optimiser leur expérience.

    • Réduire la durée d’appui minimum : comme dit plus haut, passer à 3–4 rend les interactions plus nerveuses.
    • Baisser légèrement la sensibilité de la caméra sur manette pour mieux lire le terrain, surtout en descente. J’ai fini autour de 35–40 %.
    • Tester la zone morte (deadzone) des sticks : sur certains pads un peu vieux, réduisez-la un peu mais pas trop pour éviter la dérive de caméra.
    • Reprendre le layout du premier Death Stranding si vous aviez vos habitudes : plusieurs options de type de commandes ou un profil Steam peuvent vous y aider.
    • Mettre les commandes critiques sur des boutons faciles : retenue de souffle, équilibre et frein véhicule sur des touches/gâchettes où vous avez naturellement les doigts.

    Je regrette d’avoir passé mes premières heures en mode « je m’adapte au jeu ». Quand j’ai enfin pris le temps de tout remapper proprement, je suis passé d’un Sam maladroit à un vrai livreur pro, juste parce que mes mains arrêtaient de se battre contre les commandes.

    Conclusion – Prenez 30 minutes, gagnez des dizaines d’heures de confort

    Death Stranding 2 sur PC offre un contrôle extrêmement fin de tout ce que fait Sam, mais seulement si vous prenez le temps de dompter les options :

    • Apprenez les bases clavier-souris ou manette avant de tout changer.
    • Remappez le clavier directement en jeu pour coller à vos habitudes.
    • Activez Steam Input pour reprendre le contrôle total du layout manette.
    • Exploitez la DualSense en filaire pour sentir vraiment le poids de la cargaison et des véhicules.
    • Ajustez les détails (durée d’appui, sensibilité, deadzones) jusqu’à ce que tout soit naturel.

    Une fois que tout est bien en place, vous pensez beaucoup moins aux touches, et beaucoup plus à la route, aux BT et à vos lignes de corde. Et c’est exactement là que Death Stranding 2 devient vraiment addictif.

  • Oblivion a 20 ans : si Bethesda ignore cette leçon pour The Elder Scrolls 6, c’est foutu

    Oblivion a 20 ans : si Bethesda ignore cette leçon pour The Elder Scrolls 6, c’est foutu

    Je me souviens encore du jour où j’ai acheté The Elder Scrolls IV: Oblivion comme si c’était hier. Boîte PC, CD-ROM brillant, carte de Cyrodiil pliée comme un trésor. J’ai claqué toutes mes économies d’ado dans un magasin qui n’existe même plus aujourd’hui. On est rentrés en bande, on a lancé l’installation, et dès que la caméra a tournoyé autour de la Cité Impériale, j’ai cherché une excuse pour virer tout le monde de ma chambre. Ce voyage-là, je voulais le vivre seul.

    Vingt ans plus tard, le 20 mars 2026, je suis toujours coincé quelque part entre les murailles de Chorrol et un coucher de soleil orange sur la Côte d’Or. Oblivion n’est pas juste un “vieux jeu culte” pour moi, c’est le moment où j’ai compris ce que pouvait être un RPG en monde ouvert: pas une checklist, pas un parc d’attractions, mais un espace où les systèmes se mélangent pour raconter ma histoire. Et c’est précisément ce que Bethesda est en train de perdre de vue.

    Oblivion, le jour où j’ai compris ce que pouvait être un RPG

    Mon premier perso sur Oblivion, c’était un Argonien magicien-voleur, construit n’importe comment. Je ne comprenais rien à l’optimisation, au “level scaling” ou aux builds efficaces. Je savais juste que je voulais un lézard qui lance des boules de feu et qui pique tout ce qui brille. Et le jeu me laissait faire. Je ratais des sorts, je me faisais one-shot par un ours ridicule, mais chaque compétence montée à la dure racontait une micro-histoire. Tu veux améliorer ta discrétion ? Tu rampes littéralement derrière des PNJ pendant des heures. C’est bête, mais c’est toi qui le fais, pas un menu abstrait qui balance des points de talent à la pelle.

    On peut se moquer de son système de progression parfois pété, mais au moins il était honnête. Tu deviens ce que tu fais. Tu spammes la magie, tu deviens mage. Tu traînes en armure lourde, tu deviens tank. C’est brut, parfois bancal, mais incroyablement lisible. Quand je regarde certains RPG modernes qui transforment tout en arbres de talents ultra formatés, j’ai la sensation qu’on a perdu ce lien organique entre l’action et la progression.

    Et puis il y a les quêtes. Oblivion, c’est l’assassinat dans la maison de plage avec la Guilde des Voleurs, la nuit à bord du navire piraté où tu te réveilles au milieu de la mer, la quête où tu te retrouves littéralement piégé dans un tableau à l’aquarelle, ou ce meurtre en huis clos pour la Confrérie Noire qui aurait fait rougir pas mal de jeux d’enquête. Ce n’est pas juste la “quantité” de contenu, c’est le soin, la personnalité, la façon dont chaque ligne de dialogue, chaque mise en scène respire un auteur derrière.

    Un créatif de Bethesda a récemment qualifié Oblivion de version la plus “brute” de l’ADN Bethesda. Pour une fois, je suis d’accord avec le discours marketing. Oblivion, c’est justement le moment où leurs obsessions – exploration, systèmes, liberté – ne sont pas encore diluées dans le pipeline industriel qui donnera plus tard Skyrim, Fallout 4, puis Starfield.

    Un monde cousu main, pas généré à la chaîne

    Je n’ai jamais oublié le choc de voir Oblivion tourner sur Xbox 360 chez un pote. Moi, je jouais sur PC, clavier-souris, mods, ini bidouillés. Eux, ils découvraient un vrai RPG occidental sur console, avec une ville immense, des PNJ qui vivent vaguement leur vie, et cette fameuse boussole qui te pointe tes objectifs. On pourra ergoter sur la casualisation, mais cette petite barre en bas de l’écran a littéralement sauvé le jeu pour plein de gens. Sans elle, Morrowind-style, la moitié de mes potes aurait décroché.

    Mais derrière cet accessoire bienvenu, tout reposait sur du contenu conçu à la main. Les grottes ont des identités, les ruines ayléides ont des mini-narrations, les guildes ont des arcs scénaristiques qui montent en puissance. Oui, il y a du remplissage. Oui, certains contrats de la Guilde des Combattants sont anecdotiques. Mais même les quêtes “mineures” ont souvent au moins une idée, un twist, un PNJ un peu chelou. On sent des designers qui se sont posés autour d’une table pour imaginer quelque chose, pas un algorithme qui tire des combinaisons “va là, tue ça, rapporte-ça”.

    Quand je compare ça à Starfield, la gifle est brutale. Des centaines de planètes procédurales, des avant-postes copiés-collés, des quêtes radiantes qui t’envoient looter un coffre planqué dans la 27e grotte générée selon le même template. La promesse d’“infini” s’effondre parce que rien n’a de valeur, rien ne semble pensé pour être unique. Oblivion n’avait pas besoin de mille mondes, il n’avait qu’un seul continent… mais chaque recoin de Cyrodiil pouvait devenir le théâtre d’une histoire qui n’appartenait qu’à toi.

    Screenshot from The Elder Scrolls IV: Oblivion Remastered
    Screenshot from The Elder Scrolls IV: Oblivion Remastered

    Starfield, DLSS 5 et l’illusion du progrès

    On célèbre les 20 ans d’Oblivion en plein drama autour de DLSS 5 et des upscalers IA qui “sauvent” les performances de Starfield. Des vidéos circulent avec des comparatifs 4K, du grain qui disparaît, des visages plus nets, des étoiles plus lumineuses. Très bien. Techniquement, c’est impressionnant. Mais tout ce bruit autour de DLSS 5 me renvoie à une question que Bethesda semble éviter: à quoi ça sert d’affiner le lissage d’un jeu qui, au fond, manque d’âme ?

    Je repense aux visages infâmes d’Oblivion, à ces patates humaines aux yeux globuleux qui te fixent en hurlant les mêmes lignes de dialogue. Même à l’époque, c’était un mème vivant. Aujourd’hui, Oblivion Remastered a corrigé pas mal de choses côté textures et éclairage, et c’est bien. Mais je n’ai jamais eu besoin qu’un garde de la Cité Impériale ressemble à un mannequin photoréaliste pour que sa réplique “Arrêtez-vous, criminel scélérat !” me reste en tête. C’est sa place dans mes propres bêtises, dans mes fuites ratées, dans mes amendes payées à contre-cœur, qui lui donne du sens.

    La course à la tech masque une réalité gênante: on sait upscaler des pixels comme des dieux, mais on ne sait plus forcément upscaler le design. Le contraste est terrible entre l’Oblivion de 2006, techniquement limité mais audacieux dans ses systèmes, et un Starfield 2023 qui mise sur des solutions technologiques et des systèmes procéduraux pour compenser un manque de prise de risque dans l’écriture et la structure du monde.

    Remaster, Skyblivion et la barre que les fans placent pour TES6

    Je vais être franc: quand Oblivion Remastered est sorti en 2025, j’ai râlé. D’un côté, j’étais content de replonger avec une excuse officielle. De l’autre, impossible d’ignorer les soucis de performance sur PC, les chutes de framerate absurdes pour un jeu de cette génération, les bugs ressuscités comme des zombies qu’on pensait enterrés depuis des années. Visuellement, c’est plus propre, plus stable sur console, mais on sent bien que c’est un remaster au sens le plus littéral: on a passé un coup de polish, pas remis en question le cœur de l’expérience.

    Et paradoxalement, je suis content que ce soit resté un remaster et pas un remake. Todd Howard l’a expliqué: l’objectif était de retrouver le jeu tel qu’on s’en souvenait, pas de redessiner les armures, pas de refaire le jeu “moderne” façon reboot. Sur ce point, bravo. Je ne voulais pas d’un Oblivion transformé en Skyrim 1.5. Je voulais mes ruines ayléides un peu vides, mes villes trop petites pour être crédibles, ma musique qui se répète. Parce que c’est là-dedans que se trouve l’ADN qu’on risque de sacrifier pour TES6 si on n’y fait pas gaffe.

    Screenshot from The Elder Scrolls IV: Oblivion Remastered
    Screenshot from The Elder Scrolls IV: Oblivion Remastered

    En parallèle, le projet Skyblivion, ce remake bénévole sous le moteur de Skyrim, a encore été repoussé à 2026. Et tu sais quoi ? Les fans applaudissent quand même. Parce que l’équipe martèle que la priorité, c’est la qualité, pas la vitesse. “Deux fois plus d’Oblivion”, “la qualité avant la vitesse” – voilà le genre de mantra que j’aimerais entendre pour The Elder Scrolls 6, pas juste “plus grand”, “plus de planètes”, “plus de tout”. La commu est en train de dire à Bethesda ce qu’elle attend: du soin, du temps, pas du contenu artificiellement infini.

    Le message implicite est clair: si un groupe de moddeurs bénévoles peut viser ce niveau de fidélité pour recréer Cyrodiil, alors Bethesda n’a aucune excuse pour livrer un TES6 qui se repose paresseusement sur des systèmes procéduraux fadasses. Le standard n’est plus fixé uniquement par les studios AAA; il est co-écrit par des fans qui donnent gratuitement des années de leur vie pour prolonger la durée de vie d’un jeu de 2006. Ignorez ça, et vous perdez le cœur de votre audience.

    De l’armure de cheval aux Créations : la pente glissante

    On ne peut pas parler d’Oblivion sans parler de l’armure de cheval. À l’époque, on se marrait (jaune) devant ce DLC cosmétique à 2,50 $ pour habiller son destrier en or bling-bling. C’était ridicule, ça faisait hurler, ça servait à rien. Ce qu’on n’a pas réalisé, c’est qu’on était en train d’assister au prototype de tout ce qu’on déteste aujourd’hui: microtransactions, cosmétiques hors de prix, contenu tronçonné.

    Vingt ans plus tard, on est cernés par les battle pass, les skins premium et les boutiques en jeu. Bethesda a son propre système de “Créations”, un magasin intégré où du contenu supplémentaire, parfois anecdotique, est vendu au compte-goutte. Soudain, l’armure de cheval ressemble presque à une époque plus naïve. Mais la leçon reste la même: l’appétit vient en mangeant. Si on ne met pas de limites à TES6, on se retrouvera avec des montures, des maisons, des quêtes “exclusives” éparpillées dans un écosystème monétisé jusqu’à la moelle.

    Je ne suis pas contre le DLC sur le principe. Les extensions d’Oblivion comme Shivering Isles restent pour moi un exemple brillant de ce que peut être un add-on: une vraie nouvelle idée, un ton radicalement différent, une prise de risque artistique. Mais c’est précisément pour ça que l’armure de cheval reste un avertissement: quand tu passes de l’extension folle et inventive au cosmétique débile, tu ouvres une boîte de Pandore. Et TES6, avec sa portée potentielle, serait le terrain de jeu rêvé pour les pires excès.

    Ce que The Elder Scrolls 6 doit oser voler à Oblivion

    Alors, concrètement, qu’est-ce que je veux voir revenir de l’ère Oblivion dans The Elder Scrolls 6 ? D’abord, un vrai système de compétences qui reflète ce que je fais, pas juste un arbre de talents générique où je clique sur des +5 % de dégâts. Je ne demande pas forcément un copier-coller du leveling parfois tordu d’Oblivion, mais au minimum ce lien direct entre mes actions et mon identité ludique. Quand j’ai passé trois nuits à forcer des serrures dans les ruelles de Bravil, je veux que le jeu reconnaisse que je suis devenu un voleur, pas juste quelqu’un qui a coché une case.

    Ensuite, des factions qui comptent. La Confrérie Noire, la Guilde des Voleurs, les guildes de Mages et de Guerriers d’Oblivion avaient des arcs narratifs cohérents, avec des chefs, des trahisons, des ascensions. Tu sentais que ton rôle dans ces organisations changeait le monde, même un peu. Dans Starfield, beaucoup de quêtes de factions ressemblent à des lignes de production parallèles: tu consommes des missions, tu débloques un titre, fin. TES6 doit revenir à ce modèle où s’engager dans une guilde, c’est choisir une vie.

    Screenshot from The Elder Scrolls IV: Oblivion Remastered
    Screenshot from The Elder Scrolls IV: Oblivion Remastered

    Troisième point: arrêter la fascination malsaine pour la génération procédurale. Radiant AI, à l’époque d’Oblivion, c’était le chaos: des PNJ qui volent, qui se tapent dessus, des comportements imprévisibles. Mais ce chaos donnait naissance à des anecdotes uniques. Aujourd’hui, quand tout est lissé, calibré, “sécurisé” pour éviter les bugs, on perd aussi ces histoires accidentelles qui font qu’on se rappelle d’une partie dix ans plus tard. TES6 n’a pas besoin de mille planètes ou d’un terrain infini. Il a besoin d’un territoire dense, cohérent, où les scripts, les routines et quelques grains de folie systémique se rencontrent.

    Enfin, il va falloir arrêter de croire que tout se règle avec la taille du monde et les teraflops de la machine. Oblivion, même remasterisé, reste techniquement en retard sur ce que la PS5, la Series X ou un bon PC peuvent afficher aujourd’hui. Et pourtant, je replonge avec plus de plaisir dans une promenade vers Skingrad que dans la énième approche d’une planète vide dans Starfield. La prochaine fois que Bethesda veut brandir un DLSS 5 ou une feature graphique comme argument de vente, j’aimerais les entendre parler, au moins autant, de quête design, de systèmes, de choix réellement impactants.

    Vingt ans plus tard, ce que je demande encore à Bethesda

    Oblivion fête ses 20 ans, et quelque part, ça me fait mal. Pas juste parce que ça me rappelle que j’ai vieilli – que je n’achète plus de boîtes, que mes jeux arrivent par codes Steam sans carte ni manuel. Ça me fait mal parce qu’en regardant la trajectoire de Bethesda, j’ai l’impression de voir un studio qui s’éloigne de ce qui faisait sa force pour courir après des tendances éphémères: univers gigantesques mais creux, monétisation ubiquitaire, mise en avant de la tech plutôt que du design.

    Je ne suis pas naïf. TES6 aura sans doute sa boutique de Créations, ses objets cosmétiques, ses packs payants. Il aura des quêtes radiantes, du remplissage, des compromis. Mais ce n’est pas ça qui m’inquiète le plus. Ce qui me fait vraiment peur, c’est l’idée d’un Elder Scrolls 6 qui regarde plus du côté de Starfield que d’Oblivion, qui confond la quantité de contenu avec la qualité de l’aventure, qui sacrifie le cousu main sur l’autel de la génération infinie.

    Après des centaines d’heures passées à Cyrodiil, après avoir tout vu, tout moddé, tout cassé, je continue de relancer Oblivion non pas parce qu’il est “objectivement” meilleur que tout ce qui a suivi, mais parce qu’il me rappelle ce que c’est d’être lâché dans un monde construit par des humains qui avaient quelque chose à raconter. Si TES6 veut marquer les vingt prochaines années comme Oblivion a marqué les vingt dernières, il devra avoir le courage de revenir à ça: moins d’algorithmes, plus d’auteurs. Moins de DLC d’armure de cheval, plus de Shivering Isles.

    Je n’achèterai pas TES6 pour savoir jusqu’où DLSS 5 peut pousser le moteur Bethesda, ni pour voir combien de points d’intérêt la carte peut afficher. Je l’achèterai – ou pas – pour une seule raison: est-ce que je sens à nouveau ce pincement au cœur en voyant une ville au loin, en me demandant quelles histoires m’attendent derrière ses murs, comme ce jour de 2006 où la Cité Impériale est apparue sur mon vieux moniteur cathodique. Oblivion m’a montré ce que pouvait être un RPG. À Bethesda, maintenant, de décider s’ils se souviennent encore de ce qu’ils ont créé.

  • Starfield se relance le 7 avril : vraie version 2.0 ou simple ravalement de façade ?

    Starfield se relance le 7 avril : vraie version 2.0 ou simple ravalement de façade ?

    Le 7 avril, Bethesda ne sort pas “juste” Starfield sur PS5 : le studio tente un vrai reset soft de son RPG spatial, avec une refonte gratuite du voyage spatial, un DLC scénarisé à petit prix et une baisse du tarif du jeu de base. En clair, c’est le moment où Starfield essaie de devenir le jeu qu’il aurait dû être en 2023.

    Points clés, sans le vernis marketing

    • Free Lanes, la plus grosse mise à jour gratuite depuis le lancement, ajoute le vol interplanétaire dans un système, de nouveaux POI, ressources (X‑Tech), véhicules, pets et des améliorations NG+.
    • Terran Armada, DLC scénarisé vendu 10 $ (gratuit pour les possesseurs des éditions Premium), étend la Tracker Alliance avec une nouvelle faction robotique et une campagne dédiée.
    • Starfield arrive enfin sur PS5 le 7 avril, avec support DualSense et modes PS5 Pro, le tout accompagné d’une baisse de prix globale à 49,99 $ pour l’édition de base.
    • Bethesda cadence le tout comme un “Starfield 2.0” de fait : gros patch système + nouvelle histoire + nouveau public console en une seule date.

    Free Lanes : un vrai rattrapage sur le voyage spatial

    La pièce maîtresse du 7 avril, ce n’est pas la version PS5, c’est Free Lanes (écrit aussi “Freelanes” dans certains documents, mais on parle bien du même patch). Selon plusieurs previews, c’est la plus grosse mise à jour gratuite de Starfield, née directement des retours des joueurs : le sentiment d’explorer un tableur de fast travel plutôt qu’une galaxie.

    Concrètement, Free Lanes permet enfin de voler librement entre les planètes d’un même système. On parle d’un “cruise” interplanétaire avec plusieurs vitesses, où le transit devient un moment de jeu : discussions avec les compagnons, gestion du vaisseau, déroutage vers des anomalies procédurales, épaves, rencontres hostiles ou opportunités de loot. Ce n’est toujours pas du “sans couture” complet à la No Man’s Sky (les voyages entre systèmes et les atterrissages restent dépendants de transitions), mais c’est bien plus qu’un simple menu de fast travel.

    Free Lanes ajoute aussi :

    • des nouveaux points d’intérêt spatiaux et au sol,
    • une ressource X‑Tech pour pousser plus loin la customisation d’équipement (skins Constellation, Neon et autres variantes d’armes/armures selon certains médias),
    • un nouveau véhicule terrestre pour enfin traverser les surfaces plus vite,
    • des pets et options de crew supplémentaires, dont de nouveaux compagnons recrutables,
    • un partage de ressources entre avant-postes et divers conforts (favoris de planètes, champ de vision des caméras de vaisseau, etc.),
    • la possibilité de conserver une partie de son gear en New Game+ au lieu de repartir nu comme un ver à chaque cycle Starborn.

    Tout ça ressemble moins à un “patch sympa” qu’à un rééquilibrage de la philosophie du jeu : faire en sorte que l’espace soit un endroit à jouer, pas juste un écran de chargement glorifié. Quand certains sites parlent de “Starfield 2.0” malgré les dénégations de Todd Howard, ce n’est pas totalement abusif – même si la structure fondamentale, elle, ne change pas.

    Terran Armada : un DLC à 10 $ pour tester l’appétit du public

    À côté, Terran Armada fait figure de complément modeste mais ciblé. Pour environ 9,99 $ / 10 € (et inclus pour les détenteurs des éditions Premium ou des passes déjà existants sur Xbox et PC), ce DLC ajoute une nouvelle faction robotique – la Terran Armada – qui mène des incursions à travers la carte stellaire.

    Au programme : une nouvelle storyline dédiée, de nouveaux personnages, lieux, systèmes d’ennemis, récompenses et, surtout, une extension de la Tracker Alliance avec de nouvelles cibles et activités répétables. C’est du Bethesda très “quest pack” : une brique narrative qui se greffe sur l’existant, plutôt qu’une extension à la Shivering Isles qui redéfinit le jeu.

    Le prix est révélateur. À 10 $, on n’est pas sur le gabarit de Shattered Space (le gros DLC 2024) ni des anciennes extensions premium type Dawnguard. Terran Armada ressemble davantage à un test : voir combien de joueurs reviennent pour un contenu scénarisé modulaire, tout en dopant la couche “chasse à la prime” que Bethesda a commencé à pousser avec les missions Tracker.

    Screenshot from Starfield Digipick-Locking Minigame Simulator
    Screenshot from Starfield Digipick-Locking Minigame Simulator

    Si j’avais le PR de Bethesda en face, la question serait simple : est-ce un one-shot pour accompagner la “2.0”, ou le format de tous les futurs ajouts scénarisés ? Parce qu’un jeu-service déguisé en RPG solo, on en a déjà vu, et ça finit rarement bien quand la cadence de contenu ne suit pas.

    PS5, baisse de prix : Bethesda organise le grand reset

    Après presque trois ans d’exclusivité Xbox/PC depuis le 6 septembre 2023, Starfield débarque enfin sur PS5 le 7 avril 2026, selon les annonces recoupées par plusieurs sites spécialisés. Une source isolée évoque une date au 8, mais tout le reste — et la communication officielle — pointe clairement vers le 7.

    La version PS5 arrive avec les mises à jour accumulées depuis le lancement, plus Free Lanes et Terran Armada dès le jour un. Sur le plan technique, Bethesda promet l’intégration complète du DualSense (gâchettes adaptatives pour les armes et le pilotage, light bar pour la santé et l’intégrité du vaisseau, haut-parleur du pad pour les journaux audio) et des modes dédiés PS5 Pro : un mode visuel 4K/30 et un mode performance 60 fps.

    Parallèlement, le prix du jeu de base tombe à 49,99 $ / ~50 € sur toutes les plateformes, avec une édition Premium à 69,99 $ (~70 €) qui regroupe le jeu + Shattered Space + Terran Armada. Dit autrement : le 7 avril, le ticket d’entrée baisse et le package devient beaucoup plus crédible pour un nouveau joueur.

    Pour les premiers acheteurs à 70 € sur Xbox ou PC, ça piquera un peu, évidemment. Mais en termes de timing industriel, la logique est claire : attendre d’avoir une refonte de gameplay solide et au moins deux gros contenus scénarisés avant d’ouvrir les vannes vers une autre console et d’ajuster le prix. Cyberpunk 2077 a fait exactement la même manœuvre avec sa version 2.0 et Phantom Liberty.

    La vraie question : Starfield a-t-il enfin une identité claire ?

    Depuis le lancement, Starfield donnait l’impression d’un “Fallout dans l’espace” qui n’assume jamais complètement ce qu’il veut être : simulateur de cargo spatial ? RPG de factions ? bac à sable d’exploration procédurale ? Free Lanes, les véhicules, les pets, le meilleur NG+ et l’extension des activités Tracker vont tous dans le même sens : densifier l’entre-deux, combler les blancs entre les îlots de bon contenu narratif.

    Cover art for Starfield Digipick-Locking Minigame Simulator
    Cover art for Starfield Digipick-Locking Minigame Simulator

    Mais les limites structurelles restent là : beaucoup de planètes peu inspirées, des allers-retours de menu, des chargements réguliers. Le 7 avril ne transformera pas magiquement Starfield en Star Citizen solo parfaitement seamless. En revanche, il pourrait suffire à faire basculer l’expérience du côté “je relance par plaisir” plutôt que “je m’acharne parce que j’ai déjà payé”.

    Ce 7 avril ressemble donc moins à une suite qu’à un verdict : si, avec plus de liberté spatiale, de densité d’événements et un prix plus raisonnable, Starfield ne trouve toujours pas son public durable, Bethesda ne pourra plus accuser le manque de features “évidentes”. Le jeu sera jugé sur ce qu’il est, pas sur ce qu’il promettait d’être.

    À surveiller le 7 avril et après

    • Stabilité et perfs du patch Free Lanes sur toutes les plateformes, surtout avec le nouveau vol interplanétaire et les véhicules.
    • Réception du voyage spatial “2.0” : les joueurs le verront-ils comme une vraie transformation, ou juste un pansement élégant sur une structure trop rigide ?
    • Portée réelle de Terran Armada : campagne mémorable ou simple pack de contrats Tracker un peu mieux emballé.
    • Version PS5 vs Xbox/PC : parité technique, qualité des modes PS5 Pro et impact concret des features DualSense.
    • Prochaine feuille de route : si Bethesda présente rapidement d’autres DLC ou gros patches, on saura que le format “extensions modulaires + gros patchs systémiques” est là pour durer.

    TL;DR

    Le 7 avril, Starfield se relance en bloc : arrivée sur PS5, énorme update gratuite Free Lanes qui revoit le voyage spatial, et DLC scénarisé Terran Armada vendu 10 $ (inclus en Premium), le tout accompagné d’une baisse de prix globale à 49,99 $.

    Ce combo transforme la date en véritable “moment 2.0” pour un jeu qui a passé trois ans à se chercher, en comblant plusieurs lacunes évidentes (vol interplanétaire dans un système, véhicules, meilleure boucle NG+, plus d’événements spatiaux).

    La chose à regarder de près : si, malgré ce reset technique, de contenu et de prix, Starfield parvient enfin à s’imposer comme un RPG spatial de référence, ou s’il restera l’exemple d’un géant qui a corrigé la forme sans jamais trouver le fond.

  • Crimson Desert sur PS5 Pro : un mode Qualité HDR sublime… qui n’arrive pas à cacher tous ses défauts

    Crimson Desert sur PS5 Pro : un mode Qualité HDR sublime… qui n’arrive pas à cacher tous ses défauts

    **Analyse du mode Qualité de Crimson Desert sur PS5 Pro : HDR à 1 500 nits, ray tracing généreux et terrain ultra travaillé, mais aussi artefacts de displacement, pop-in bien visible et anti-aliasing parfois capricieux.**

    Crimson Desert sur PS5 Pro : quand le mode Qualité montre tout, y compris les problèmes

    Ma première réaction en lançant la vidéo de Digital Foundry sur Crimson Desert en mode Qualité sur PS5 Pro a été très simple : enfin un jeu qui ose réellement pousser le HDR et le ray tracing sur console, sans se cacher derrière un flou de reconstruction trop agressif. Et très vite, deuxième réaction : quand l’image est aussi nette, il devient impossible de cacher les petits (et gros) défauts du moteur.

    Ce qui est intéressant ici, c’est que c’est exactement l’inverse de ce que proposent beaucoup de jeux actuels. Sur PS5 et PS5 Pro, les modes Performance et Balanced de Crimson Desert s’appuient sur la reconstruction temporelle (PSSR côté Sony) pour tenir le framerate. Résultat : plus de fluidité, mais aussi une image un peu plus « douce » qui masque pas mal d’artefacts. En mode Qualité HDR, Digital Foundry montre au contraire un rendu extrêmement tranchant en 4K, ray tracing actif, HDR poussé à 1 500 nits… et d’un coup, tout devient visible, le meilleur comme le pire.

    Il m’a fallu un moment pour comprendre que cette vidéo n’est pas juste un « beau diaporama » de screenshots next-gen. C’est presque un cas d’école de ce qui se passe quand un studio vise un rendu PC très ambitieux, et qu’il doit ensuite le faire rentrer dans le cadre d’une console, même boostée comme la PS5 Pro.

    Les modes graphiques de Crimson Desert sur PS5 / PS5 Pro

    Avant de plonger dans le détail du mode Qualité, il faut poser le décor. Crimson Desert propose plusieurs modes graphiques sur console, avec des compromis assez différents. Digital Foundry a déjà décortiqué le Balanced et le Performance sur PS5 Pro, cette nouvelle vidéo se concentre sur le Qualité avec HDR activé et un pic réglé à 1 500 nits, parfaitement calé sur un téléviseur type LG G4.

    Specifications

    Le point clé de la vidéo de Digital Foundry : le mode Qualité de la PS5 Pro ne semble pas utiliser la reconstruction PSSR de Sony. Résultat, l’image est d’une netteté qui rappelle plus un très bon PC branché sur un écran 4K qu’un mode « cinéma » habituel de console. Mais forcément, quand on arrête de lisser le rendu, les défauts de la chaîne de rendu ressortent avec une brutalité que les modes Performance masquent en partie.

    HDR à 1 500 nits : quand Crimson Desert se prend pour une démo technique de TV haut de gamme

    Le premier truc qui saute aux yeux – sans mauvais jeu de mots – c’est le traitement HDR. Crimson Desert propose un réglage interne pour le pic de luminosité, et DF le cale à 1 500 nits pour l’aligner sur la dalle de leur LG G4. Vu d’un bon téléviseur HDR, on est clairement dans le haut du panier console.

    Les ciels brûlants du désert, les reflets du soleil sur l’eau, le métal poli des armures… tout explose littéralement en dynamique. DF note un cas intéressant : sur l’écran HDR de capture, l’exposition paraît parfaite, mais une fois tone-mappée vers la version SDR de la vidéo YouTube, certaines zones semblent « cramées », presque blanches. C’est un classique : un jeu qui exploite vraiment l’espace HDR ne se laisse pas toujours traduire proprement en SDR.

    Dans les scènes au bord de l’eau, la lumière réverbérée sur les vagues ou sur les dalles de pierre « mouillées » donne cette impression d’huile brillante, presque trop propre pour un univers médiéval crasseux. Personnellement, j’adore ce genre d’exagération visuelle, parce que cela rappelle que l’on est avant tout dans une œuvre stylisée, pas dans une simulation photo-réaliste façon documentaire.

    Le point agréable, c’est que ce HDR ne sert pas juste à afficher des pics lumineux pour le show. Les scènes de fin d’après-midi, avec un soleil rasant qui vient teinter les montagnes d’une lumière orange, montrent que la plage dynamique est aussi bien utilisée sur les demi-teintes. Les zones d’ombre gardent du détail, sans virer au gris délavé. C’est le genre de nuance qu’on ne voit qu’en pause-café devant l’écran, mais qui, inconsciemment, donne au monde un côté « vivant » plutôt que cartonné.

    Ray tracing et éclairage : un mélange GI / reflets / lumières locales étonnamment ambitieux

    Crimson Desert ne se contente pas de coller un sticker « ray tracing » sur sa fiche produit. Le moteur essaie réellement de combiner plusieurs briques RT : reflets, éclairage global et éclairage local ray-tracé, le tout intégré dans un monde ouvert massif.

    Dans les séquences mises en avant par Digital Foundry, les reflets sont particulièrement parlants. À la surface de l’eau, sous une plateforme de bois ou de métal, on distingue clairement des reflets d’objets qui ne devraient pas être visibles en simple SSR (screen space reflections). DF montre comment, lorsque la caméra est inclinée, on reste capable de voir des éléments cachés dans la géométrie, ce qui trahit la présence de RT dans le BVH (la structure de données qui décrit la scène pour le ray tracing).

    On voit aussi une approche hybride : le jeu mélange SSR et RT. Sur certains murs, par exemple, seules les grandes masses géométriques semblent reflétées en RT, sans les détails d’éclairage ou de texture. Le SSR vient compléter – quand c’est possible – ce manque de précision, ce qui donne un reflet globalement cohérent, même si, en mettant la vidéo en pause, on perçoit bien que tout n’est pas physiquement exact. C’est le compromis habituel des jeux actuels : on balance les photons là où ça se voit le plus, on triche ailleurs.

    Plus intéressant encore, l’éclairage local ray-tracé. DF rappelle que les ombres principales du soleil et de la lune sont gérées via des shadow maps classiques, mais que les torches, lanternes et autres sources d’éclairage secondaire utilisent un éclairage et des ombres en RT. Dans une grotte ou une forteresse, le simple fait de voir une lumière chaude se propager de manière crédible sur les surfaces (murs, armures, bois) donne une impression de densité que peu de jeux open world proposent sur console. Ce n’est pas au niveau des grosses démos PC avec path tracing intégral, mais pour une machine type PS5 Pro, le résultat reste franchement costaud.

    Côté global illumination (GI), le rendu est convaincant. L’exemple de la montagne lointaine, teintée d’un orange intense par le soleil couchant, est révélateur. Ce n’est pas juste une texture peinte avec un dégradé ; on sent que l’éclairage indirect apporte une couleur secondaire sur les volumes, ce qui évite l’effet « carton plâtre » que l’on voit dans bien des jeux en monde ouvert.

    Screenshot from Crimson Desert
    Screenshot from Crimson Desert

    Displacement mapping partout : beaucoup de wow, un peu de cassure

    Un des choix les plus marquants de Crimson Desert est l’usage massif du displacement mapping. Là où la plupart des jeux se contentent de normal maps ou de parallax mapping pour donner du relief aux briques ou aux pavés, Crimson Desert pousse le curseur plus loin : les surfaces sont réellement déformées, avec un relief souvent très prononcé.

    Digital Foundry le souligne bien : la plupart du temps, l’illusion est excellente. Les murs, les roches, les dalles au sol gagnent une épaisseur et une texture presque tactile. Quand la lumière rase ces surfaces en HDR, on obtient un rendu qui n’a rien à envier à certaines démos PC.

    Mais cette générosité a un prix. Dans certaines zones, DF montre des artefacts assez visibles sur les bords des surfaces : des sortes de cassures, d’escaliers bizarres ou de silhouettes qui se détachent mal. Tant que l’on court en combat, cela passe ; dès que l’on s’arrête pour regarder l’environnement de près – ce que fait forcément Digital Foundry – ces défauts sautent aux yeux.

    Sur PC, la solution est simple : on peut désactiver le displacement si on ne supporte pas ces défauts. Sur PS5 Pro, en mode Qualité, ce n’est pas le cas. Le trade-off est donc imposé : plus de relief, plus de caractère visuel, mais aussi quelques anomalies de géométrie de temps en temps. Personnellement, je préfère largement ce parti-pris audacieux à un terrain trop lisse. Un open world qui ne tente rien de ce côté-là finit par ressembler à tous les autres.

    Foliage animé au loin, nuages volumétriques et terrain non « heightmapisé » : un monde qui respire

    Un détail que j’ai adoré dans l’analyse de DF : la façon dont Crimson Desert gère le foliage lointain. Même très loin de la caméra, les arbres conservent leurs ombres et, surtout, ils continuent d’être animés par le vent. Dans la plupart des jeux, passé une certaine distance, le feuillage devient une simple texture figée ou une silhouette très simplifiée. Ici, même à l’horizon, on sent les bourrasques.

    C’est le genre de raffinement qui ne se voit pas toujours consciemment, mais qui contribue massivement à la sensation de « monde vivant ». Le fait que ces arbres lointains soient en plus correctement ombrés, éclairés par la GI et le HDR, renforce encore cette impression.

    Les nuages volumétriques participent aussi à cette réussite. DF évoque une ressemblance avec le rendu qu’on trouve dans le moteur Decima (Horizon, Death Stranding), et la comparaison n’est pas ridicule. L’épaisseur des formations nuageuses, les couches superposées, les variations de densité : tout cela donne des ciels qui ne se contentent pas d’être jolis, mais qui structurent la lumière globale de la scène.

    Sur le terrain en lui-même, Crimson Desert s’éloigne du schéma « heightmap + objets posés dessus » qui domine une bonne partie des open worlds, en particulier ceux sous Unreal Engine. DF insiste sur les arches rocheuses, les surplombs gigantesques, les cavités creusées dans la masse, les formations improbables que l’on traverse en vol ou en escalade. On est plus proche d’un mix entre un jeu d’action-aventure et un sandbox que d’un simple tapis de collines avec quelques cailloux répétés.

    Ce choix de terrain plus libre a un impact énorme sur le ressenti d’exploration. Quand on saute en wingsuit (ou équivalent) depuis une corniche et qu’on plonge au milieu de ces architectures naturelles, on comprend vite que le moteur et les outils environnementaux n’ont pas été pensés comme un simple « remplissage de map ». Et, honnêtement, cela justifie à lui seul pas mal des compromis techniques que l’on voit ailleurs.

    Screenshot from Crimson Desert
    Screenshot from Crimson Desert

    Pop-in, streaming et artefacts d’anti-aliasing : l’envers du décor du mode Qualité

    Une fois l’enthousiasme passé sur la beauté brute du rendu en mode Qualité, les défauts deviennent difficiles à ignorer. Digital Foundry insiste sur plusieurs aspects qui reviennent régulièrement pendant la capture.

    Pop-in très perceptible

    Le pop-in est probablement le grief le plus visible. Objets, éléments de décor, parfois même certaines couches de foliage apparaissent brutalement ou se raffinent sous les yeux du joueur. C’est un problème récurrent des mondes ouverts très denses, mais ici, la netteté accrue du mode Qualité rend ces transitions encore plus choquantes.

    Là où un mode Performance flouté par de la reconstruction agressive peut lisser ces changements, le mode Qualité, sans PSSR, n’offre nulle part où se cacher. Sur les captures de DF, on voit très bien des détails de rocher, de végétation ou des structures qui émergent d’un coup à moyenne distance. L’effet n’est pas catastrophique, mais il est suffisamment fréquent pour casser un peu l’illusion de continuité du monde.

    TAA, resolve et denoiser parfois capricieux

    Autre point noir, plus subtil mais tout aussi important : les problèmes de resolve, d’anti-aliasing temporel (TAA) et de denoising sur certaines surfaces. DF pointe des streaks, des traînées et une sorte de bruit résiduel sur les reflets ou sur les zones très brillantes, notamment sur l’eau ou sur certaines armures.

    Ce genre de défaut vient généralement d’une combinaison de tâches :

    • le TAA qui essaie de stabiliser l’image dans le temps,
    • le denoiser RT qui lisse le bruit inhérent aux calculs de ray tracing,
    • et les mouvements de caméra / de personnages qui multiplient les cas limites.

    Dans un mode Performance, à résolution plus faible, une partie de ces problèmes est « avalée » par la reconstruction et le flou de mouvement. En mode Qualité, avec une image proche du 4K natif, ces artefacts se détachent nettement. On voit parfois littéralement le denoiser lutter pour suivre.

    Pas de PSSR en Qualité : plus net, mais plus cru

    Le fait que le mode Qualité ne semble pas utiliser PSSR est un choix qui m’intrigue. Sur le papier, on pourrait imaginer un mode hybride : résolution un peu plus basse, reconstruction PSSR de haute qualité, RT intact, 30 fps verrouillé. Les développeurs ont manifestement préféré miser sur la netteté brute plutôt que sur une reconstruction plus « intelligente ».

    Digital Foundry montre bien le résultat : une image extrêmement définie, parfaite pour mettre en valeur le displacement, la GI et les reflets, mais aussi un terrain de jeu idéal pour tous les petits défauts de la pipeline de rendu. Les halos, les bavures de TAA, les pop-in de LOD, les approximations de RT deviennent plus visibles que dans les modes Performance et Balanced, qui reposent justement sur PSSR et une résolution plus modulable.

    Combat, caméra et lisibilité : un système exigeant, mis en valeur par la mise en scène

    Digital Foundry ne se limite pas aux curseurs graphiques, la vidéo s’attarde aussi sur le gameplay, surtout le combat et la caméra. Ce qui est intéressant, c’est à quel point le rendu visuel et la grammaire de mise en scène sont liés ici.

    En verrouillant un ennemi, la caméra adopte un comportement presque digne d’un jeu de combat : elle cherche en permanence à garder les deux protagonistes dans le cadre, recadre, pivote, ajuste la distance pour ne jamais perdre l’action. Le résultat est très cinématographique. Couplé aux animations lourdes et à la grande importance de la priorité d’animation, on obtient des duels qui ont un vrai poids, mais qui peuvent déranger ceux qui préfèrent des contrôles hyper-réactifs façon hack’n’slash.

    DF souligne que le système a un côté « Soulslike » sur certains aspects (timing, priorités d’animation, télégraphiage des coups), tout en restant plus rapide. Cette hybridation peut expliquer pourquoi certaines critiques sont divisées sur le feeling du combat : il faut accepter d’entrer dans un rythme particulier, où l’on lit les animations autant que les barres de vie.

    La caméra, pour sa part, fait un travail très solide pour cadrer les affrontements. Mais ce même choix de mise en scène peut parfois compliquer la vie dès que la densité d’ennemis augmente ou que le terrain devient accidenté. Le mode Qualité, avec sa lisibilité accrue et sa profondeur de champ limitée, accentue à la fois le côté « film d’action interactif » et la difficulté à lire les menaces à 360 degrés.

    Screenshot from Crimson Desert
    Screenshot from Crimson Desert

    Petit bémol relevé par DF : le système d’infiltration. Techniquement, on peut se faufiler, approcher des ennemis par derrière et les éliminer discrètement. Mais l’IA a tendance à repérer très rapidement le joueur et à le traquer de manière agressive, ce qui rend difficile de tirer parti de ces mécaniques sur la durée. Ce n’est pas un défaut graphique, mais encore une fois, le fait d’observer le jeu sous l’angle de la clarté visuelle met aussi à nu la façon dont les systèmes de gameplay ont été calibrés.

    PS5 Pro vs PS5 standard : pour qui ce mode Qualité a-t-il du sens ?

    Les séquences sur PS5 Pro en mode Qualité tranchent nettement avec le gameplay montré sur PS5 de base par d’autres médias. Sur la console standard, on est manifestement sur une cible 30 fps plus sage, une résolution inférieure et un RT plus timide. L’impression générale reste correcte et stable, mais on sent que le moteur est bridé.

    La PS5 Pro, elle, permet vraiment d’exprimer l’ambition visuelle de Crimson Desert, que ce soit via le Balanced (environ 1440p/40 fps) ou le Performance (60 fps) avec PSSR, ou via ce mode Qualité HDR « vitrine technologique ». La question devient donc : à qui conseiller ce mode Qualité plutôt que les autres.

    Tel que montré par Digital Foundry, le mode Qualité semble surtout taillé pour :

    • les joueuses et joueurs équipés d’un très bon écran 4K HDR, capable de monter réellement à 1 000–1 500 nits,
    • ceux qui privilégient l’impact visuel, la photo, l’exploration tranquille et la contemplation,
    • ceux qui acceptent un 30 fps solide en échange d’un ray tracing plus riche et d’une image très nette.

    Pour une expérience plus équilibrée, le mode Balanced autour de 40 fps sur un écran 120 Hz garde beaucoup de la richesse visuelle tout en offrant une réactivité supérieure. Et si l’on vise le confort maximal en combat, le mode Performance garde sa pertinence, même si l’on perd une partie du RT et de la précision d’éclairage.

    Il est intéressant de noter que, dans les séquences montrées par DF, certaines imperfections (artefacts de reflets, bruit, pop-in) se voient davantage en mode Qualité que dans les modes plus rapides. C’est un paradoxe assez fascinant : la version la plus « cinématographique » est aussi celle qui expose le plus crûment les limites techniques du moteur.

    Ce que Crimson Desert réussit réellement sur PS5 Pro

    En recollant tout ce que montre Digital Foundry, on obtient une image assez claire de ce que Crimson Desert fait bien – et même très bien – sur PS5 Pro, en particulier en mode Qualité.

    • Un HDR réellement ambitieux, qui exploite la plage dynamique de manière crédible, avec des pics de luminosité et des nuances subtiles.
    • Un usage généreux du ray tracing (reflets, éclairage local, GI) pour un open world console, sans se contenter du minimum syndical.
    • Un world design qui casse le moule des terrains heightmap basiques, grâce à des arches, surplombs, cavités et verticalité prononcée.
    • Un foliage vivant, même à grande distance, avec animation et ombres conservées, ce qui donne une vraie sensation de vent et de météo.
    • Un mode Qualité extrêmement net, qui met en valeur la richesse des matériaux, des textures et du displacement.
    • Une mise en scène du combat travaillée, avec une caméra qui cadre les duels comme un jeu de baston, et un système d’animation qui donne du poids aux coups.

    Pris comme vitrine de la PS5 Pro, Crimson Desert coche donc beaucoup de cases : c’est dense, spectaculaire, très « next-gen » dans son intention, et surtout différent de ce que l’on voit habituellement chez les gros open worlds plus sages techniquement.

    … et ce qui reste problématique en mode Qualité

    En miroir, la vidéo de DF liste aussi ce qui risque d’agacer pas mal de joueurs, surtout ceux qui sont sensibles aux défauts d’image.

    • Le pop-in régulier d’éléments de décor et de foliage, très visible en 4K nette.
    • Les artefacts de displacement mapping sur certaines surfaces, avec des contours qui se brisent ou « bavent ».
    • Les problèmes de TAA, de resolve et de denoiser, surtout sur les reflets et surfaces très brillantes.
    • L’absence de PSSR en mode Qualité, qui empêche de lisser certains défauts tout en améliorant la précision globale.
    • Un 30 fps figé, qui, même stable, reste un compromis difficile à accepter pour les joueurs habitués au 60 fps sur PS5 Pro.
    • Un système d’infiltration peu satisfaisant, avec une IA qui repère vite le joueur, rendant la discrétion frustrante.

    On sent clairement un moteur pensé pour une cible PC high-end, puis adapté tant bien que mal aux différentes configurations console. La PS5 Pro s’en sort globalement avec les honneurs, mais la marge de manœuvre est assez limitée dès que l’on veut conserver à la fois le RT, la haute résolution et la stabilité de l’image.

    Alors, faut-il jouer à Crimson Desert en mode Qualité sur PS5 Pro ?

    La vraie conclusion que l’on tire de cette analyse, c’est que le mode Qualité de Crimson Desert sur PS5 Pro est un mode « d’auteur ». Il ne cherche pas à plaire à tout le monde. Il vise une expérience très cinématographique, avec un HDR démonstratif, un ray tracing généreux et un niveau de détail qui frôle parfois l’overkill. En échange, il laisse apparaître les coutures du moteur : pop-in, artefacts de displacement, anti-aliasing capricieux.

    Si l’on résume, ce mode est parfait pour :

    • ceux qui veulent profiter de Crimson Desert comme d’une démo technique PS5 Pro,
    • ceux qui privilégient la contemplation, la photo et l’exploration à la compétitivité des combats,
    • ceux qui sont équipés d’un écran HDR sérieux, capable de rendre justice au pic 1 500 nits.

    Pour un premier run centré sur le gameplay, les quêtes et les boss, le mode Balanced ou Performance restera probablement un meilleur choix. Le Balanced 40 fps sur un écran 120 Hz offre un compromis très agréable entre fluidité et fidélité, tout en profitant de PSSR et d’un RT toujours présent. Le Performance à 60 fps, lui, sacrifie plus de choses sur l’autel de la réactivité, mais il rend les combats nettement plus confortables.